OBSERVATIONS
Ici se termine tout ce qui est relatif à l'histoire symbolique d'Adam, d'Eve, de-Caïn et d'Abel
376 a:loïm ,
Les faits qui leur appartiennent ont été souvent reproduits par la peinture et la sculpture; et .mon intention , en donnant plus d'étendue à l'explication littérale du texte, avait été de choisir parmi les ouvrages des plus grands maîtres, pour joindre à ce volume, dont les détails philologiques ont pu fatiguer souvent le lecteur ,. quelques dessins qui reposassent sa vue; mais ces compositions sont connues et elles n'ont rien de particulier qui prouve que les auteurs avaient cherché à pénétrer Tesprit du texte. Je lésai abandonnées.
L'artiste ingénieux et même habite qui , dans le XII® ou le XIII® siècle, orna de sculptures la façade de la cathédrale de Bazas , et qui enrichît une des portes de cette église en y sculptant dix bas-reliefs historiques, dont il prit les sujets dans la cosmogonie de Moïse ,. avait parfaitement compris la spécialité sociale cachée sous le symbole caïnite ; on le reconnaît au caractère réfléchi qu'il prête k Gain , à la facilité avec laquelle il le fait céder à des inspirations étrangères et irritantes , k des applaudissements perfides et corrupteurs. Il est évident que cet artiste , dont le nom est inconnu , a considéré Caïn comme le père des ai*ts et de l'industrie , joignant a ce mérite tous les inconvénients qui appartiennent k une émulation jalouse ; on le voit au costume qu'il lui donne dans le huitième bas-relief; la forme en est recherchée ; elle est plus gracieusement dessinée que celle du costume d' A bel. Son
ou LES BIEUX DE MOÏSE. 377
caractère sombre , soucieux et réiLeçhi est parfai'^ tement exprimé daos la composition n. 6. C'est un homme laborieux, dont les Teins sont habituellement ceints, n. 8, 9 et 10. L'offrande qu'il apporte est arrangée avec goût et symétrie dans une corbeille dont l'élégance annonce le progrès des arts, et l'autel même sur lequiel il va déposer cette corbeille est plus riche, plus savant comme ouvrage d'architecture , que celui érigé pour ou par Abel , n. 7. Tout dans cette précieuse production de Tart au moyen âge, semble placer dans l'esprit de Tauteur la spécialité artistique et industrielle sous le type de Gain même.
11 est une remarque essentielle à faire : la composition du premier bas-relief est une imitation positive d'un bas-relief représentant le même sujet, sculpté vers la fin du XI® siècle, dans la cathédrale de Florence (Voyez-en la gravure dans. Cicognara et d'Âgincourt). 11 n'y a qu'une différence , et cette différence prouve le souvenir ou l'imitation , c'est que dans le bas-relictf de Bazas c'est le Verbe, le fils qui crée , ce qu'indique sa figure imberbe , et qu'Adam est imberbe ; tandis qu'à Florence c'est Jéové . c'est le père qui crée , et que sa figure étant représentée barbue , Adam lui aussi est figuré avec de la barbe. Ce qu'il y a de plus singulier encore , c'est que le nom connu du sculpteur florentin , f^iligelme Clarel , est un nom évidemment a cette époque d'origine française et du midi de la France.
Ces bas-reliefs, restés inédits et presque ina-
ALOlM
perçus 9 résument parfaitement le sens littéral des paraboles cosmogoniques que nous venons d'expliquer; je les ai choisies. Leur mérite, comme monuments artistiques, appartient a Tancienne Guienne et il intéresse le département de la Gironde ; il y avait donc plusieurs motifs pour les préférer aux ouvrages de meilleurs maîtres et pour penser qu'ils plairaient au lecteur. J'ai cru* ne pas devoir les séparer comme les autres dessins pris des monuments égyptiens, on les trouvera à la fin de ce volume.
et il naquit m Hénoclt
UIOULD *' LÈNOUC
£t il fut fait naître, il fut fait généré, produit, arriver à être pour rinitiation, dans rintérét de Finitiation,
• HlrtMl.
AT 6lRD««.
riùdividaalité du dominateur, de celui qui est le chef du lieu d'observation , de la citadelle ou mansion astronomique.
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El le chef, le LUI delà
45 ILD, gênera thn inferi prodbctionem rei , siue ot sit y siue tt
LVCEH yiDEAT.
<• Ce chef, ce souverain érigé dânsPiiOérêt de rinitiation, est ce-LUJ dont les initiés ne pouvaient prononcer le nom , et qu'on désignait par le pronom EOVE ou EOVA.
^WLgenArm
ILD
lUeliiiJael*
ou LES DIFUX DE MOÏ'SE. 379
citadelle élevée pour rinitiation
fit naître , généra , produisit à Tétre, mit au jour
l'individualité MÉOUIAL. manifestant , annonçant,
déclarant — la force , la puissance.
AT ^7
MetliuscliiUll
UMÈOUIAL Et la manifestation— de
la force, de la puissance ILD généra,produisità Fétre,
à la lumière , AT l'individualité
MTOUChAL^^ recherchant , deman -
dant , disputant la mort
d'autrui.
mt n^tMuMliaël UMTOUChAL
entendra
liameelft*
ILD AT
LMC*^
Ëtractionjttdieiairepour
rechercher la mort d'a%h
trui
produisit à Tétre ,
l'individualité , ce qui
constitue
la peine, rabattement,
la souffrance — de celui
qui frappe , blesse ou
tue
la peine — du crime.
^7 Et /e signe , le symbole j la chose»
4' Indépendamment des jugements prononcés par l'initiation, comme tribunal sacré , la peine de mort fut établie contre tout initié qui aurait révélé le secret des mystères.
49 Recourez au cinquième chapitre, Verset S5.
380 jELOÏm ,
Nous avons vu ie mot IRD , chapitre 5 , verset 15 , et
nous lui avons trouvé le sens de domination, de règne
et même de tyrannie. Ce mot combiné avec OIR , que
OIR OIR ) nous venons de voir, de cette manière et > OIRD>
—IRD — RD )
est donc une expression composée occasionnellement pour désigner le dominateur de la citadelle, le chef suprême de V édifice consacré à l'initiation. Je ne crois pas qu'il soit nécessaire de rien ajouter pour Texplication du texte , tant il est clair et rationnel. Ce qu'il est bien d'observer, c'est que dans le cinquième chapitre on a vu la génération de Lamech exprimée dans les mêmes termes : au chapitre cinquième ici
UMTOUChLE UMTOUChAL
lOULD ILD