‹ ÆloïmChapitre 64 sur 70 · ÉCOUT · texte numérisé non relu

ÉCOUT

faire frapper,

faire tuer

lui.

ATOU*»

la substance ,

, rindivi-

dualité de lui ,

sa prove*

nance.

^* Sa famille, sa race, sortie de lui ou de laquelle il est sorti. Etudiez la racine AT , venit, lulit, eœtus > adduxit, uxor, provenu , fœticavit, etc.

Quiconque tuera Caïn sera puni iept fois ; dans rimpossîbilité de comprendre cette punition , on a dit que le mot ChBOTIM était un superlatif. Le sens intime lève toutes les difficultés. La vengeance due pour la vie de rhomme de labeur et pour ses provenances adamiques, sera poursuivie sur son meurtrier et sur six de ses provenances, en dédommagement des générations éteintes avec lui, par celui qui Faura tué. C'est le droit du sang, appelé droit de Goël.

Dans les mystères de Samothrace, on donnait aux initiés la représentation de la mort du plus jeune des Cabires , massacré par ses deux frères. Les meurtriers bannis s'enfuyaient en Etrurie , en emportant le symbole physique des générations de leur frère , éteintes par leur crime.

Dans la représentation cosmogonique actuelle , il est probable que Thomme de labeur, que Tagriculteur, revêtait ici le signe symbolique de la caste à laquelle il allait appartenir par Tordre de Jéové. Tout en reconnaissant le droit de Goël , Jéové en adoucit la rigueur par le signe dont il marque le meurtrier ; et la défense de poursuivre la vengeance du sang sur lui ou sur les êtres provenant de lui , est rendue publique et visible à tous par ce signe. T. II. 24

JRUOIH

L*auteur couvre d*un caractère sacrée la désignaiion ou rérection des villes de refuge, telles que Moïse les avait conçues , ou établies d'après un usage précédent.

Et

QIN

sortit

— ITzA

de la préftenee MLPhNI «^ VEtemel. JÉOVÉ.

Et U m ItaMta

UIÇliB

dans la terre BARTz

de Hied*

Au-devant d'Heden.

NOUD.

QDMT*»

ODN

Et

rhomme travailleur,, acquérant par son tray^ , l'homme industirieux fut fait sortir, fut fait se produire hors départi quant à la face , quant aux regards de ce-LUi qui est , le chef suprême.

Et il s'assit, U fut fait habitant , il fut fait demeurant comme étranger

sur la terre blanche, maudite, disetteuse, non encore cultivée, du bannissement, de Fexil»

Au-devant

du lieu de l'assemblée

religieuse ,

(enPRO-FANE.)

»9 QI»lT-^/tï Om-fanQ ( en pnof^nfl. )

Ces mots ont encore un autre sens choisi par l'auteur, c'est depuis le principe des temps jusqu'à prés entementMais le premier, voulu pv ce qui précède , couvre celui-ci

OTJ LES DIEUX DE MOÏSE. .*J7t

Le sens donné au mot ODN , dans l'histoire allégorique d'Adam et d'Eve, se justifie ici. L'homme chassé, banni pour cause de m^trtre , de la terre sainte et consacrée par la présente des temples, s'établit, en attendant sa parificattott au-devant de ce lieu même, Pro-Fano, QDMT ODN. Véyetm profane , il ne voit plus Dieu, et pour lui la terre sur laquelle il s*arrête est maudite.

La classe des artisans, la classe du peuple, est séparée de celle des prêtres ; elle constitue la partie profane de la société. C'est pour cela que les révélations qui lui sont faites sont appelées une profanation. — Le peuple priait en dehors du temple, pro-fano. Il ne pouvait afirir par lui-io^e ses dons à Jéové , il fallait qu'ils fussent présentés par la classe sacerdotale. Mous sotomes encore aujourd'hui ce que le crime allégorique de Galû notts àr Mlé, nous ne pouvons plus offrir et mvoqu^* par nous-mêmes. II faut régulièrement le concours, l'intermédiaire du prêtre.

Que NOD,NOtJD ou NAID , comme ont prononcé les Septante, ressemble au nom d'une ville ancienne de l'Arabie, située à l'Orient de la Nubie, cela ne prouve rien contre le sens intime. De semblables rapports sont toujours recherchés dans les allégories auxquelles on veut donner un sens historique littéral , et quant à ce sens , il est ici question d'une terre d'exil , d'un lieu de refuge pour le meur-^ trier, à l'orient d'Ëden , comme plus tard il sera questi^a de villes de refuge ou d'exil assignées par Moïse , vers le lever du soleil , ou du côté de l'orient , pour y servir d'asile , de sauve-^rde aux meurtriers involontaires , ou qu'une fatalité semblait avoir poussés au crime. (Voyez nombres 34, 15 et suivants. — Deut^onome 19, 2 et suivants. )

;eloÏm

Et Cala

QIN

caniiut

-IDÔ

AT

lafeMUMedteluI AÇhTOD

Quand , loreque l'homme trayailleur et industrieux , produisant et acquérant par son travail

eût connu , eût appris , eût remarqué, eût acquis la science substantialisée, produite en être

ardeur, féminine et générante , femme de lui,

et elle eonç ut

UTER

alors elle conçut

et mit au iliaii-

de

UTLD<*

et elle produisit

AT

l'individualité , ce qui constitue

Hénoe*

ÈNOUC^«.

l'initiation, l'initiateur , FenseignementreligieuXy la sainte doctrine pro* fessée ou reçue , le pardon du meurtre.

mt 11 iiit

UIEI

Ainsi , il fut

bAtlmaiit

BNE

bâtissant, élevant, érigeant.

' 4* Il faut se souvenir que le mot ILD,LBT,TLDT, expliqué cfaap. 5 , V. 1 , se rapporte aussi aux événements politiques , aux choses qui se sont passées, qui sont arrivées.

4' La signification du mot ËNOUC se rapporte au crime de Gain. Il est composé de EN , le pardon, la miséricorde, et NG , le meurtre, l'assassinat.

ou LES DIEUX DE MOÏSE.

une iFllle*

ÔIR*-,

un lieu d'observation et de surveillance pendant la nuit , un observatoire (une mansion astronomique).

Et U appel»

UFQRiL

Et on lut 9 on appela

le nom

ChM

le signe astronomique, le symbole céleste , le nom

de la Tille

EÔIR

du lieu d'observations nocturnes, de l'observatoire > de la mansion astronomique ,

eajume le nom CÇhM

comme signe pris du

Ciel, comme le symbole, le nom

du fil« de lui

BN0U4»

de la procréation, de l'institution de lui

Héuoeli*

ÈNOUC44.

initiation , lieu de l'initiation , de l'enseignement religieux, de la sainte doctrine.

*^ Fuitœdificant arcem» La science astronomique fut le principe des sciences , de la science religieuse , de Titiitiation , parce que les astres étaient les mansions des Dieux*

4' Souvenez-vous de BNE, que vous venez de voir.

4^ De renseignement puisé dans la connaissance des signes du ciel, le lieu où la sainte doctrine est enseignée et reçue.

Il y a entre les allégories d'Adam et de Caïn un rapport final très-singulier, très-siguificatif, et que le lecteur doit apercevoir maintenant.

£LOlM

D*abord, la première partie de ce verset est la même, k Texception des noms propres , que la première partie du premier verset relatif à Adam. Comparez :

dans le premier verset :

UADM

IDO

AT

ÉOVE

AÇfaTOU

UTER

UTLD

AT

QIN

Adam.

Eve.

Caïn.

dans le verset actuel :

UQIN Caïn.

IDO AT

le nom est perdu.

AChTOU

UTER

UTLD

AT

ÈNOUC Enoch.

Adam est renvoyé du temple , il est éloigné de la présence de Jéové pour une simple désobéissance , pour une «mple indiscrétion produite par une ardeur prématurée de savoir les choses, et de raisonner ses opinions ; mais il n'est pas profane, le texte divise les mots qui auraient pu amener cette qualification y et de plus des figures symboliques , des chérubins Tempéchent de stationner comme tel au devant d'Eden , MQDM ODN.

Caïn est renvoyé de la terre sanctifiée par le temple ; il est éloigné de la présence de Jéové pour un meurtre : le meurtre, même involontaire, faî&ait interdire l'entrée du temple, Cain est profane dans toute la rigueur du mot , et il habite comme tel , Pro-faito , devant Eden , QDMT ODN , hors de rassemblée religieuse.

Adam, envoyé sur la terre adamique, sur la terre sainte , avec mission de la servir, de la sanctifier par un culte, de la cultiver, génère selon le besoin de sa position , et donne Télre au travail , à Findustrie , qui procure le savoir, Favoir et la richesse > mais qui produit aussi, avec Fémulation exagérée, la passion, Fenvie et la colère , c'est Caïn,

ou LES DIEUX DE MOÏSE. 375

Gaïfl, envoyé sur la terre BianeheetmdimAîiey sans aucune mission, car il est souillé par le sang , génère selon le besoin de sa position et de Tétat profane ou il se trouve; . il a besoin de la grâce ^ de la miséricorde , ,du pardon de son crime , et il donne Tétre à EN — le pardoiï ^ la miséricorde, LA GRACE — NoG, DU MEURTRE , DU CRIME ^ DU ^

PÉCHÉ ; mais ÈN-NoC , ÈNOCh, c'est Y initiation qui absout, c'est le frein moral , c'est Y enseignement religieux, c'est là sainte doctrine qui lavé le péché; ce sont les observations astronomiques, àans fesquelles à cette époque ofl ne coneevàit pas la religion.

L'homme laborieux ayant été dépossédé de la terre adamique , et relégué dans la classe profane , la classe ^cerdotale se constitue, elle fonde l'initiation , se rés^^e l'é-^ tude dès sciences , et érige les monuments qui en sont dépositaires, ainsi que de la sainte doctrine*. On voit donc ici l'origine des deux principales classes de la société; il reste à constituer le pouvoir suprême , c'est ce que l'auteur va expliquer.

Il me semble que tout cela est évident.

Le nom d'initiation , de lieii d'initiation donné à une

ville, àini édifice , à une citadelle, construite pour veiller

et pour observer pendant la nuit, rappelle que riniliation

antique, soit en Egypte , soit ailleurs, avait ses villes et

ses temples dés^nës ; que ces lieux étaient ceux où les

prêtres se livraient à l'étude des sciences , et particulièrement à celle de rastronomie. Mais nous avons reconnu

tout cela dans notre seconde étude préliminaire.

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