‹ ÆloïmChapitre 67 sur 70 · ODE · texte numérisé non relu

ODE

UChM

de la seeonde EÇhNIT Stllali. TzLE**.

qui est abattu ayant blessé , frappé ou tué , fit endoctriner, persuader avec art, amener^ disposer, au secours de lui deux , un double oubli, moyens de persuasion , une double amnistie ,

le symbole , le signe , le nom

de Fun , de Tune était lasynagorie, une assemblée de peuple et de témoins dans un lieu désigné ,

et le symbole , le signe , le nom

de la seconde , la protection, celle qui prie , qui intercède et met à couvert.

^' NChE , participe de la valeur de NÇhA , élever les mains et la voix pour prier, pour obtenir son pardon^ Persuader, séduire, pardonner, oublier, amnistier.

'^* Qf^ijuge, en Samaritain.

Lamecb , symbole de Thomme que la peine judiciairement infligée abat , est coupable d'un double crime ; il s*en accusera lui-même bientôt ; il a tué un homme , il en a blessé nn autre , et son nom est choisi de manière à signaler Tun et l'autre délit .

Ces deux crimes sont l'objet d'une action judiciaire ; ils

exigent nue justification, ou une condamnation, où un oubli.

Le jugement a lieu devant le peuple assemblé dans im Keu désigné. L'oubli est prononcé pour le premier délit.

Le second obtient la même faveur, mais en recourant à la prière > à la protection , en intercédant pour le coupable ; il y a implicitement ici une sorte de débat judiciaire ^ et le sens du mot TzLLÉ , en samaritain , laisse entrevoir un jugement.

Cesdeux justifieationssont, dansie sens littéral cos^eau^ les épouses de Lamecb, ses deux femmes ; mais il est bien extraordinaire que Fauteur, qui partout a foH usage d» mot AÇhÉ , pour désigner la femme d'Adam et cdfe àe Gain , ait employé ici le mot NÇhÉ , qu'il abandonnera aussitôt qu'il ne sera plus question de Lamech. Or, NCh£, au pluriel NCIiIM , ne désigne une femme que très-secondairement et par allusion à ce qui a lieu ordinairement, parce que la femme est supposée oublieuse de sa famille quand elle s'est attachée à un mari. NÇhE , par sa valeur radicale , désigne V oubli d'une dette , d'une faute , une véritable amaiistie, comme un de ses dérivés en arabe.

Ainsi ce verset , véritable lumière , nous indique comment la justice était rendue dans les temps primitifs. On y voit le souverain ou le chef-supréme du sacerdoce pourchassant le coupable , obligé de le faire comparaître devant le peuple assemblé, pour entendre la défense, la supplication employée pour excuser les fautes commises , et pour prononcer selon l'assentiment général. Les deux jugements portent le nom d^ouBlisy c^est ce q^e nous nommons absolution ou amnistie.

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ou LES DIBDX OE MOÏSE.

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