‹ ÆloïmChapitre 68 sur 70 · AB · texte numérisé non relu

AB

de eelwl qui 1m-

IÇhB«

une tente AJEL

et <le la po8»es« Aion en troupeaux du pasteur, UMQNE ",

la synagOTÛe , Fassmi-

blée du peuple réiw

4aii$ un méine lieu ,

eut produit

ce qui conslitue

le revenu , les fruits de la

terre portés çà et là

cela

fut

Torigine , le principe

de celui qui s'^ assis et qui habite étranger une tente

avec de la marchandise, avec une possession négociable.

*^ C'est évidemment la réunion sociale , la société humaine fixée dans un lieu quelconque. Le sens intime de ce mot ne peut être mis en doute, puisqu'il est en opposition avec MQNE.

^4 C'est le marchand, des temps primitifs..

*' Ce mot fait opposition avec 0(DB ; oap désignant principalement des acquisitions en troupeaux, il sous^ntend la vie nomade, celle des hommes qai habitent sous des- tentes.

On trouve ici Texplication très-rationnelle de Tôrigine du commerce. C'est ainsi qu'il a du se pratiquer chez les peuples primitifs , divisés en pasieurs et en agriculteurs , c'est ainsi qu'il se pratique encore dans le Levant. Les denrées d'un pays s'échangent contre celles d'un autre par le moyen des caravanes, les nomades^ marchands qui

/ELOIM

oomposenlces caravanes, siationnent sous des tenies lorsqu'ils sont arrivés à leur destination.

L'époque de cette arrivée donnait lieu alors , comme elle donne lieu aujourd'hui , à des fêtes , à des réjouissances. On était attiré doublement, par l'intérêt et par le plaisir. Le plaisir , figuré par les instruments de musique , était donc le compagnon fidèle de Jabal ; et nous allons voir que Tauteur fera Jubal frère de Jabal.

Et le nom UÇhM

Et le signe , le symbole

le nom

du frère de lut AËIOU

affinité sociale, allié, com-

pagnon, ami de lui, était

Jubal JOUBL "«

le cor, la trompette ; le

trompette , celui qui son-

ne du cor, qui annonce»

qui convoque (pourTar-

rivée de JaBaL.)

11 EOVA

Cela

fut EIË

fut

le père ABI

rorigtne , le principe

de tout CL

de tout individu

toueluiiit TPhCh

touchant , maniant

loeltlftore CNOUR'?

un instrument pour les

^ Faite en forme de corne de bélier. C'est probablemeet la flûte ou trompette recourbée égyptienne , dont parle Eustathe ( in Iliad. Lib. XVIII , V. 495 ] , et qui était appelée alors chnoué , pour (fj&nouê ; mot composé de djô , une flûte, en copte, et de ouaîe, mot égyptien , conservé par Horapollon , et qui désigne la voix éloignée ou qui se fait entendre de loin. Jablonski croit que ces flûtes servaient à convoquer les Egyptiens aux cérémonies religieuses.

Çuando dulcisonansfistula , Sacra sacros

Ludos sonos,

( Euripide , Baccli. }

Les Coptes nommaient Tap , la trompette -j en hébreu ChOPhR.

OU LES DIEUX DE MOÏSE. 385

chants graves et religieux et r^rsue. UÔOUGB. et un instrument pour

les chants légerset amoureux.

<7 Le nom vulgaire du canour était en égyptien tèbuni, que le savant Jablonski fait venir du copte ouôini avec l'article féminin te- Cet instrument était du genre des trigônes , peu différents de la lyre ou de la cythare. Jablonski pense qu'il se touchait avec le pleclrum ; les monuments égyptiens sur lesquels il est facile de le reconnaitre ^ ont prouvé qu'on le pinçait avec les doigts comme la harpe. Le Canor ou Kinor des chants religieux^ chez les Hébreux, avait dix cordes. Celui à trois cordes, chez les Egyptiens, était symbolique, et chaque corde répondait à une des saisons de Tannée. ( Diodore , liv. 1.)

Les fêtes périodiques qui avaient lieu par Tarrivée des caravanes , donnèrent naissance ^ selon Moïse ou Fauteur de ce récit, à la musique instrumentale. Suivant lui, le premier instrument sonore dont on fit usage pour appeler les populations éloignées , fut le cor^ Ce cor eut la forme symbolique des cornes du bélier, car ces fêtes avaient un caractère religieux et se liaient à celles de Tinitiation. Aussi disait-on que les inventeurs des mystères avaient aussi inventé la musique , témoins Musée , Orphée , Eumolpe , etc.

Le cor perfectionné devint ce que nous nommons une trompette, un chalumeau, tout instrument à vent. On s'explique comment ce premier essai de Fart amena Finvention du CaNOR , instrument à corde ; je vais transcrire ici ce que je disais de cet instrument dans YEtsai sur Us Hiéroglyphes égyptiens, page 27/* :

« Les prêtres égyptiens cultivaient avec soin la musique ; le célèbre Orphée^ et Linus qui Fa précédé , furent instruits par eux. Pythagore , leur élève , mettait la musi- T. lu 25

386 iELOÏM ,

que au nombre des remèdes du corps et de l'aine. Mais ce qu'on ne sait pas , c'est que les prêtres égyptiens , les CN-S ( cohens ) , donnèrent leur nom au chant grave et mélancolique , au chant religieux et à ces harpes , à ces lyres sacrées , si goûtées dans Tantiquité -, ainsi elles furent nommées CaN-OR ou CiN-OR ; de-là vint le KIN des Chinois, le KIN-UR-a des Grecs. Les sons nobles et majestueux de cet instrument élevaient Fàme et calmaient les passions; aussi fut -il partioulièrement réservé aux ^SapA-*, aux Sages j de le loucher. Le CIN-OR du ThOTh des Hébreux, de DOD, de David, calmait les emportements de Sanl, et chassait l'esprit de haine qui l'obsédait. Le& Chinois attribuent à leur KIN les mêmes effets.

Du mot CAN-oR ou CIN-oR sont venus le latin CAN-OR, harmonie; CAN-0,y« chante; le français CAN-tique, CHANT, etc.

Ce n^est pas tout. Moïse semble placer l'invention du CIN^R avant le déluge. Celle du KIN , chez les Chinois est aussi ancienne, Moïse place à la même époque l'invention d'un autre instrument de musique ; il nomme celui-ci 06AB ou AGAB ; or, OGAB-E ou AGAB-E signifie amour, galanterie , chansons gracieuses ; de ce mot vient en grec AGAPE, amotêr^ galanterie, caresse, et AGAP-aô, yaime. Voilà donc deux instruments de musique qui^ par leur nom seul , annoncent une très-grande perfection dans l'art musical, un système complet établissant deux modes généraux , à l'un desquels appartenait le chant grave , noble et mélancolique, le chant des Saph^ des «ages, et le CIN-oR ; et à Tautre , la mus.que légère , vive et galante , les chants d*amour et l'AGAB. Veut-on savoir, maintenant de quelle maniée les traducteurs ont rendu ce passage si précieux du premier livre de Moïse, le voici : « Jubal fut le père de ceux qui jouent de la harpe • et de l'orgue.» Je demande quel fruit on peut retirer

or LES DVÊVX DE MOÏSE. 387

tl'ane semblable traduction? Cependant l'intention de Moïse y dans le choix des mots qu'il emploie , était bien facile à deYiner.

Voilà donc an fait inconnu qu'il faudra nécessairement joindre à l'histoire de la musique chez les anciens peu* pies , et , en particulier, chez les Egyptiens et chez les Hébreux.

Enfin les CIN-s, les prêtres égyptiens, et en générai les cohens primitifs, ont inventé la poésie ; ce mot signifie parole de Dieu on parole divine. La poésie hymnique, la première de toutes les poésies, se chantait, et par suite , toute espèce de poésies était accompagnée du CIN-oR ou de la lyre. Or, on nomma ce chant majestueux, dont le souvenir subsiste dans toutes les langues, le chant des vieillards, le chant des hommes sur le déclin de la vie , des hommes blanchis par l'âge , en un mot le chant des CIN-s , ou des CIGN-^«y car, pour rqprésen^ ter le CLN, le prêtre chantant les louanges de la Divinité, le musicien blanchi par lâge, ils figuraient, dit HorapoUon, un CIGN-e. Senem musicum volentes cornmonstrare cycnum pingunt y* quod hic senescens suavissimutn edat concentum .

Telle est, en outre , l'étymologie du nom donné à cet oiseau symbolique.

Si Ton juge de la supériorité de la musique chez les Grecs, par leur supériorité en poésie, en architecture, en sculpture, et û l'on considère que les éloges qo6 le» anciens firent de cette musique surpassent de beaucoup ceux qu'ils donnèrent aux productions des autres arts, on jugera que cette nMisique était réellement fort supérieure.

Mais alors que penser de l'antique musique de l'Egypte, lorsque Platon , qui l'avait entendue, l'élève si fort an^ dessus de f antique musique des Grecs 3 lorsqu'il la pro-

£LOlM

pose comme le modèle le plus parfait de la meilleare musique , autant pour l'énergique et sublime vérité de son expression , que pour la merveilleuse beauté de sa mélodie . (Voyez le mémoire sur la musique de l'antique Egypte ^ par M. Villeteau , article premier. )

Bt tillteli

UTiLE

Or, celle qui protège , qui intercède et met à

couvert, qui juge du mérite

•lie

EOVA

eUe

aussi

GM

aussi

mit au monde

ILDE

généra , produisit

AT

ce qui est

Tl&uliai—

TOUBL

le monde , la terre habitable, Tuniversalité

-^Caïn

OIN

laborieuse et industrielle

( Funiverselle industrie et 1 art par excellence )

aiguisant

LThCh

aiguisant , terminant ,

polissant, perfectionnant

tout

toute

ceuirre

ÈRÇh»»

œuvre de sculpture , ou

moulée en terre , ou ci-

selée,

d'Airain

NÈChT

œuvre d'airain

•t de fer.

UBRZL.

et de ier.

'* On peut être étonné du rôle important , que dans ces récits les auteurs font jouer à la sculpture, puisque Bien même est un artiste, un sculpteur. Il ne faut pas oublier que la sculpture était alors Part d'écrire, et qu'un ouvrage sculpté ou gravé était une oeuvre de science, une instruction, un livre.

ou LES DIEUX DE MOÏSE.

Et la sœur

UAEOUT

Et raffinité , raUiée , l'associée , la compagne

de Tltub»!'—

TOUBL

de Tuniverselle

—Caln, /Wf

QIN

industrie ( du génie universel, de Fesprit hu-

main ) fut

HTataïaiiialt*

n5me.

la beauté , le beau.

L'an le plus simple de tous^ le plus facile , celui que la nature avait créé elle-même , et vers lequel elle nous appelait, était l'art musical. Après lui vient Fart d'imitation s'exerçant par la sculpture, par la gravure, sur l'argile et sur les métaux, et s'associant, ou plutôt amenant la pensée , la connaissance du beau.

Ainsi , dans ce verset, bien digne de notre attention , il ne s'agit pas de foirer des armes ; d'aiguiser le fer et de polir l'airain , quand on n'explique pas comment le fer et l'airain ont été trouvés ; mais il s'agit de la perfection apportée dans les arts par l'industrie de tous les peuples , par le génie de l'homme. II s'agit de la perfection dans les arts d'imitation , dans la sculpture qui joue un si grand et si noble rôle chez les anciens. Car ils n'avaient pas oublié, eux, que par elle tout avait été enseigné et écrit. L'auteur a voulu expliquer l'origine et la conscience du beau 'y il comprenait que si les arts d'imitation n'avaient pas existé , l'esprit humain n'aurait pu avoir même l'idée de la beauté et de la laideur, du bien et du mal , que tout progrès intellectuel était impossible , et que l'homme restait dans la classe des singes.

De Thubalcaïn , symbole personnifié de l'industrie universelle ou commune à tous les peuples , les mythologues font ordinairement venir Vulcain. Mais Vulcain, lui-même, n'étaitpas en principe considérécomme un simple forgeron,

JELOIU

il symbolisait l'industrie ; c'était un artiste , un seulpteiir^ travaillant , incisant , gravant les métaux ^ formant des* statues y dont la beauté était si merveilleuse, qu'on les^ disait animées.

Les versets 20 , îi et 22 que nous venons de voir, sont une digression qui nous a pour un moment éloignés de Lamech. Ne nous en plaignons pas, il y a plus de lumière dans ces trois versets que dans bien des volumes,, sur l'origine des arts et de l'industrie.

Kt

fiux femmes de

lia LNÇhlOU

LMC

-.lAMR

Or, donc ,

Tétre symbole de celui

qui est abattu ayant

frappé , blessé ou tué

dit

HfHlflli

ÔDE

e# SUlfili..

UTïLE.

pour les oubliantes, pour les amnistiantes de lui ,, la Synagorie, rassemblée du peuple et des témoins dans un lieu désigné pour y recevoir l'instruction et la protectrice, cdle qui intercède pour met-»

tre à Tabri , qui juge du mérite.

Eeoutes ÇhMON

Ecoutez , exaucez

la woiJL mleMMe QOULI

la voix de moi

femmes NÇbl

oubliantes, amnistiantes

protectrices

de lianteelt* LMC.

de lètre abattu et souf-*

ou LES DIEUX DE MQISE.

frant pour avoir blessé ou tué !

P#êtM r#MlUe EAZNE

Prêtez Foreille

•!■ dl«c«ttM tf e

*»ol. AMRTI.

au dire de moi !

parée que CI

Parce que , c'est que

JW tué ERGTÏ

j'ai tué moi

iUi Itoniiiie AlÇh

un homme

iàmnm m» Mmm^

•ure LPhTtÔl

selon Tactioii mienne.

dans l'action mienne de

briser, d'écraser les tes-

ticules, de rendre eunu-

que, d'en faire un eu-

nuque mien ,

et un Jeune hdmttie UILD

^»n« m» meur* trlMure. LËfiRTl^^.

et un petit garçon, un jeune homme

dans l'action de TaMddation , dans l'union de moi.

*9 ÈBRTy socia torù Ce mot est féminin et n'en est que plus expressif ici.

i*>MabBM«aArfBi*ia«

L'auteur reprenant son récit relatif à Lamech , continue de repousser le mot AChË et de faire usage de NChE \ car ce mot a seul un rapport marqué avec le sens intime qu'il veut cacher , et en même temps avec l'idée de femme mariée.

Ce Lamech , dont on a été si souvent embarrassé , dont on a vainement cherché à expliquer le crime (jai tué un

392 JET.OÏM ,

homme dans ma blessure, et un jeune homme dans ma meurtrissure ) ^ ce Lamech se présente à nous sous un aspect doublement repoussant et abominable. C'est un lenocinator, un homme dont la profession consiste à faire des eunuques y profession qui alors n'était pas aussi odieuse qu'elle le serait aujourd'hui , bien qu'elle ne soit pas tout-à-fait proscrite en Italie, où l'église en profite.

Lamech , accusé de meurtre , appelle l'oubli de la part du peuple, assemblé pour juger sa conduite. Il confesse son double crime. Le premier est une conséquence naturels du métier qu'il exerce ; il n'y a dans ce qu'il a fait ni préméditation , ni meurtre volontaire -, il excuse le second en prétextant son amour pour le jeune homme dont il a causé la mort ; il y a dans le mot £BR du texte un sens qui se rapporte ici aux mœurs infâmes, si communes dans les temps primitifs. Rappelez-vous Sodome et l'offre de Loth aux habitants de cette ville corrompue. Songez à ce que pouvaient être les infamies des enfants de Jacob , Genèse 37, 2 , où le motDBE, infamie ^ du Ghaldaïque DB stercusyfluûffus seminis , y ons ramènera au mot DBR du discours de Loth, et au mot £BR de celui-ci.

Quelle a été la pensée de l'auteur en faisant considérer les dangers delà castration, pratiquée comme profession? Celle d'en faire comprendre l'iniquité, puisqu'on peut l'assimiler au meurtre. Il y a peut-être aussi une révélation obscure dans ce récit; il semble calculé pour faire connaître l'origine d'un usage ancien en Ethiopie, en Egypte, et devenu saint et obligatoire pour les juifs. On peut croire que l'habitude d'ôler, sans en éprouver de remords, les organes de la génération à déjeunes enfants, a fait naître l'idée de la circoncision. Par la castration , les individus étaient dévoués, consacrés au service des hommes puissants sur la terre ; par la circoncision , ils le furent à celui de la Divinité.

ou LES DIEUX DE MOÏSE. 393

Longin parle de machines dont on se servait pour déformer les enfants. C'était surtout en Egypte et en Syrie qu'on élevait un plus grand nombre d'eunuques j et il est singulier, comme le remarque M. de Caylus, Antiquités, tome 6 , p. 275, que l'Egypte soit encore aujourd'hui le lieu d'où les Turcs tirent les eunuques noirs les plus beaux.

Quant à la circoncision , l'inspection des momies a prouvé qu'elle était pratiquée généralement en Egypte.

«• Les Egyptiens qui s'adonnent à la géométrie et s'appliquent à mesurer le cours des astres , réprouvent , dit saint Âmbroise, épitre LXXII , ceux des prêtres qui négligeraient la circoncision, sans laquelle on ne peut acquérir la science de la poésie sacrée , de la géométrie et de l'astronomie <» . Ainsi, Moïse, en généralisant l'usage de la circoncision chez les Hébreux, initiait les Israélites au sacerdoce égyptien ; il en faisait , comme il le dit lui-même, un peuple de prêtres, un peuple saint. Mais ce peuple était par cela même une acquisition pure et simple à Jéové, il était son héritage, tandis que l'Egypte était le peuple même de Dieu j c'est ce qu'Isaïe dit positivement.

C'est pourquoi CI Parce que, c'est que

Caln QIN^* l'homme travailleur et

industrieux

'* L'homme appartenant à la classe la moins élevée delà société*

' Mgxptii y qui et geometriœ et coUigendis sidertan cursibut operum intendant suam , impium judicant sacerdotem qui nequaquam habeat circumcisionis insigne j nom neque magici car^ minis sapientiam, nec geometriam , nec as tronomiam, Judicant vint suam obtinere sine circumcisionis signacuio*

jEgjrptiij quarto-decimo anno,,circumcidunt mares, etfeminœ apud eos eodem anno circumcidi feruntur, dit encore saint Ambroise , dans son livre sur Abraham y liv. 1 1, chap. 1 1.

••pt ioim

•t liiimeelt

«olxante • dix

foi*

•t sept fois.

JELOIM,

IQM ÇhBÔTIM

ULMCe-

ÇhifblM UÇhBÔÊ.

sera fait yeageaiiC» devra

yengeance

sept fois, sur sept géûé^

ratioûSy sur sept êtres

générés ,

et Tétre abattu souffrant

pour avoir blessé ou tué

soixante-dix fois et sept fois.

^' Involontairement et absous par le peuple. Il faut sous-entendre cette condition sans laquelle le jugement serait d'une iniquité et d'une immoralité révoltante.

Ce passage est excessivement obscur. Il serait inexplicable y comme le sens vulgaire l'interprète , sans le récit relatif à la punition de Caïn et à celle que devrait son meurtrier, si quelqu'un osait attenter à sa vie. Cette obscurité résulte de l'obligation que le rédacteur ou son copiste s'étaient imposée y pour renfermer le sens entier de ce verset , dans sept paroles.

On a donc ici un exemple frappant et significatif des mutilations qui existent dans le texte hébraïque. Suppri mez le verset 15. Supposez qu'il n'a jamais existé et que le fait qu'il rapporte est inconnu , et vous verrez qu'ici ce n'est pas à Caïn que sera due la vengeance, mais que ce sera Caïn qui la devra ; et vous trouverez la même chose pour Lamech. L'auteur, ou son copiste, a supprimé les mots CL ERG, tout homine qui tuera, dans les deux parties de la phrase. Il a pensé que le fait étant connu , il sufiisait d'en réveiller le souvenir par quelques mots , pour que l'esprit du lecteui* rectifiât ce que la rédaction

ou LES DIEUX DE MOÏSE.

avait d'embarrassé. La comparaison des deux v^seu fera comprendre le sens du dernier.

YERSET 15. VERSET 2/i.

CL j tout homme .

ERG, qui tuera.

QIN,Cain. QIN,Caïn.

IQM, en devra vengeance. IQM , en devra vengeance.

ÇhBOTIN, sept fois. ÇhBOTIM , sept fois.

Les mots XJCLERG manquen t égalemen t de v an t LMC .

Pour obvier à cette mutilation on traduira de Caïn y pour, à cause de Cain on devra vengeance. Mais de est une préposition qu'on ne peut sous entendre dans le texte comme dans la traduction.

Le mot ÇhBO , marque plénitude et satisfaction y satisfaction donnée par un jugement et par serment. II est impossible de traduire cette allusion qui s'allie à tout ce qui précède et aux sept mots de cette phrase. L'auteur joue sur ce nombre , comme l'a fait le rédacteur du cinquième chapitre , lorsqu'il a fait vivre Lamech sept cent soixante-dix-sept ans ; ici sa mort sera vengée soixantedix-sept fois. Et puis qu'on dise que ces deux Lamech ne sont pas un seul et même personnage.

Un fait de mœurs ressort de ce texte , c'est le peu de prix attaché à la vie de l'homme de labeur, et l'excessif intérêt qu'inspire celle des hommes qui servent la corruption de la société !

Adam

ADM

Or, quand, lorsque Vêtre adamique, l'être humain , le genre ha-

main

JELOIM.

connut encore

-IDÔ &OUD

AT

la femme de lui AÇhTOU

et elle enfant» OUTLD un fils. BN«*

connût par expérience , après ce temps, après cette durée , la substantialisée , produite en être ardeur féminine et génératrice de lui, — sa femme

alors elle produisit une procréation , une édification pour servir de refuge , un fils.

Et elle appela UTQRA

le nom de lui ÇhMOU

Setli.

ÇhT«».

et eUe lut , elle nomma ce qui est, le signe figuré, symbole de lui, nom symbolique de lui , base, principe, fondement de la société humaine.

Parée que

parce que

Dieu

ALÉIM

CEUX-CI, les forces, les Dieux amonéens , les Dieux ouvriers et artistes

a posé , établi

ChT

ont basé, ont fondé

pour mol

pour moi

une semenee

ZRO

une force, une puis-

sance

ULiA 1 î-.^ . iîl- ».*

grès intellectuel et modifiant les choses.

^^ J'ai fait observer que Sheth est le même que Theth, Theuth ou Thoth , l'inventeur de l'écriture alphabétique selon les Egyptiens et les Phéniciens.

autre

Page 1