TERRE
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ALÉÏM
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et pour le lieu détetminé, devant servir au rassemblement des eaux,
ils s*écrièrent : Ils lurent MERS!
Or,
les Dieux,
considérèrent avec attention,
parce que c'était beau.
Nous avons vu dans les notes du premier verset , que les Égyptiens comptaient cinq éléments.
i** VAine universelle , V intelligence suprême qui
éclaire et illumine le monde ; 2* Le feu, force active et créatrice , élément—artiste dont la résidence est dans les astres, qui se révèlent . , à nos regardas dans la nuit j 3** Vair ou ï espace aéré , qui constitue le royaume , Fappartenance des Dieux, et qui est les Cieux, lesquels incubent la terre , la fécondent et y sèment la vie j 4** La terre , élément blanc et aride.
5® Les eaux , élément générant , océan sementiel ; principe fécondé et réchauffé par le souffle, par Tesprit de Dieu , tair et le feu ; Ces cinq éléments , principes de tout ce qui est , depuis JÉOVÉ, depuis Fétre suprême jusqu'à la matière inerte, viennent d'être proclamés solennellement, successivement et^ans cet ordre même, par les acteurs du drame, par les AMONIM, par les nieuiL-ouirrlers de JÉOVÉ. Je ne
ou LES DIEUX DE MOÏSE. 43
sais si le lecteur y aura fait attention , mais comme la chose mérite bien d'être remarquée , je dois suppléer à une distraction possible .
1° Au verset 5, les Aléim se sont écriés en considérant
la himière JOUR!
2** Et ponr les ténèbres NUIT!
3° Au verset 8 ils ont proclamé l'espace ou
Fair CIEUX!
4® Ici au verset 10 ils ont proclamé l'élé-r
ment aride TERBEî
S"" Et t élément aqueux , Télément semen^
tiel MERS!
On ne contestera pas , je crois , que par le mot JOUR on peut entendre la lumière , puisque c'est son nom ; et par la lumière Dieu, ame ou intelligence universelle qui est JÉOVÉ; car alors, que ferait-on des dix-buit premiers versets du premier chapitre de l'Évangile selon Saint-Jean !
Le second élément est le feu : Ici les initiateurs crient ou lisent le mot nuit! Moïse ne peut employer le mot FEU comme élément, nous avons vu pourquoi. Par nuit il faut donc entendre le feu sidéral ou le feu des astres qui brillent la nuit et qui sont la résidence des ALÉIM , des Fonces. Or, le nom de la force ^ AÇh , est celui du feu.
Viennent les Cieux; mais le mot cieux est employé positivement par Moïse pour être le nom de l'espace , RQIOj et Fespace c'est Vair ou ROVÈ. Puis enfin viennent les mots terre et mers.
La concordanpe entre )es acclamations des Dieux-artistes et les éléments du monde , selon les Égyptiens est donc celle-ci :
1*» AME universelle JOUR JÉOVÉ;
2** FEU , les astres de la nuit. . . . • NUIT ALÉIM ;
.V ATr| l'espace qui est les cieux. CffiUX ROVÈ ;
k"" TERRë^ éléqiepunde, stérile. TERRE ARTz ^ ^5** EAU , élément sementiel MERS IMIM .
L'esprit peut être préoccupé par la crainte de voir l'Mitorité de la version vulgaire disparaître entièrement et eéd«r la place à des traditions purement égyptiennes ; mais si mal disposé qu'on soit contre toute nouvelle interprétation , il est impossible de n'être pas étonné de cette concordance. J'ai long-temps hésité moi-même , je Vavoue -, mais enfin, si le sens intime est la vérité , faudra-t-il toujours la cacher, et l'univers est-il voué an mensonge ?
A présent vous remarquerez :
i^ Le repos, de JÉOVÉ , relativement à l'organisation 4u pond^ ; ce Dieu suprême , père des Dieux , ne f»v^U pasv et cependant on sent qu'il est le principe
2'' Les AX^l^M, agissait pour JÉOYÉ, émettant son »^k^ tM^^Vole y et 1^ paroles qui commandeut ,
. : cré^pt.ou dénprament les choses :
8** Enfila ROVl; , l'air, l'esprit dp^ Dieux , le souffle
. ;;cUyjip fVm anim?int , l'air qui épand la vie , l'esprit <iui descend ^ qui plane $ur les êtres , qui les incube et l^s féconde.
Tout^^ pes distinctions sont ici en germe, pour ainsi dire ; mais laissez passer quelques siècles , et ces germes recueillis par la Théosophie et portés chez diyef s peuples , s'y développeront et produiront la trinité platonicienne et chrétienne.
Dans ce drame cosmogonique , la puissance de JÉOVÉ , celle des ALÉIM et du ROVÈ n'ayant à agir que sur les deux éléments matériels, la terre et F eau, leur influence doit se borner à la vie végétale et à ]ia vie animale.
Les cinq exclamations expliquent tout le système
ou LES DIEI3X DE MOÏSE 45
élémentaire du inonde , de nouvelles exclamations n'auront plus lieu.
Enfin, on a pu remarquer encore trait élédieûts spirituels ou vivifiants : Un élément stérile et négatif, puis l'élément principe des sensations matérielles et des idées, et se rappeler la cotoposition de Talphabet osiridien ou sacerdotal .
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ALÉIM
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iMMw v^E^teir
TDÇhA
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h^rlieusl
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DÇhA
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MZRIÔ
Et
les Dieux
dirent :
il sera fait végéter
dé la terre blanche , dû
sol terrestre
une végétation basse et
qu'on faute âto pieMl^.
/:.; i M i l II l iilt f t.. >» "
Vnei plagie plltt avaiièéë et aipprochalit de^la'ina»
tyrité ...:
£uwnt semer aatow de
ZRÔ
avinre
ÔTz
soi ■. ^..« *.,•• . ■•
une semence*
La ,fi[^1^8ta9|Çf . fm^, et Ji-
* OChB, ce mot, par sa compôéîttMiV sigi^lfi<$ '^^^ pfodtdt une namrHurê mhomkmtê. Il .nttQt.deâÇl»-fi;/^i^^iid^4«>tj oétkiiU ier, produire ,e^ d^^ÇhB^j./d 0aimfé, i^«^W4Mili:fW'ai{>; abondant j fertile. Horapollon cite ce i^ot SBQ. de la langue sacrée des Egyptiens , et dît qu'il %\^n\^e nourriture pleine. {Voyez liv. 1 des Hiérog. xxicym« Hiérog. ) . •
® OTz, bois on arbre, table, table écrite , etc. '
fnatier
FRI
de fruit
faisant
ÔÇhÉ
faisant parlait
ilifi fruit
FRI
du fruit
selon Tespèee
sienne
LMINOU
pour Tespèce de lui
duquel
AChR
duquel
la semence de
lui
ZROOU
la semence de lui
0si en lui
BOU
est en lui
sur
ÔL
au-dessus , élevée au-
dessus
la terre'
ÉARTz
de la terre blanche , du
UIÉI
sol.
et fut
Et il fut fait
ainsi*
CN
ainsi.
Il y a dans cette manière de diviser les plantes la révélation d'un système primitif qui mérite quelqu'attention , et qu'il eût été facile d'apercevoir si les parties de ce verset avaient été divisées comme elles devaient l'être. Ici, point de classifications scientifiques ; on procède comme ont dû procéder les hommes encore dans l'enfance des sociétés, avant toute étude spéciale des plantes ; et l'on classe selon là stature des plantes ou leur port. La langue hébraïque a conservé ce premier système botanique dans les trois motsDÇhA ou DÇhÉ , ÔÇhB et ÔTz. DÇhA ou DÇhÉ , l'herbe qu'on foule aux pieds , le gramen ^ que paissent les animaux.
OÇhB> les plantes plus développées, plus ^levéesyel qui ^ ayant leurs semences voisines de la terre , l'y sèment autour d'elles : ce sont les plantes utiles à l'homme et sur lesquelles il opère : ce qu'indique le mot
OÇhB, où le mot ÔÇhÉ domine.
ou I-ES DIEUX DE MOÏSE.
ÔTz , les substances fortes , roides et ligneuses , les arbres qui croissent forts ( ALÉ , force, et chêne ), droits et hauts, qui portent des fruits^ et ont leur semence très-élevée au-dessus du sol.
St produisit
UTOUTzA
Alors on fit sortir tout-^coup et pleines de force
la teiwwe
ÉARTz
de la tare Umichâ'^ du sol
un germe
DÇhA
une végétation basse;
lierlieuiK
OÇhB
une plaote, une herbe adult,e , et touchant > la maturité:
semaut
MZRIO '
ensemençantautour.d'elde la semence
semenee
ZRÔ
selon 'Fespèee
sienne
LMINÉOU
pour Tespèçe d'elle ;
et Farbre
UÔTz
et la substance ligneuse
faisant
ÔÇhÉ
faisant
dufirult
PhRI
du fruit
duquel
A(;hR
duquel
la semenee de
lui
ZRÔOU
la setaaence de lui
est en lui
BOU
est €?n lui
selon l'espèee
de lui.
Î.MINÉOU.
, pour Tespèce de lui.
7 M-ZRlô , pour sentir cett« signification du mQt I^^:, il iaitf parcourir ses analogues nés de la même racine ZR la main pleine , une poignée : le bras épendant la semence.
ZER , produire au jour, briller.
ZRE, répandre sa lumière . la semer.
ZRE, répandre, disperser, exposer au vent, vanner, semer, répandre autour de soi.
ZRO , répandre sa semence , semer.
JELOIM y
fit
Or,
Bleu
AT,KÏM
les Di6ux
wH
—IRA
considérèrent cela
«lie c'était
parce que c'était
bon*
ThOUB.
beau.
On trouve ici Tijulice d'un changement théâtral à vue i la terre se couvre ^(mtaBément de plantes alimentaires et d!trbreB froitîers. Le soleil, dont l'apparition va suivre , ne devait pas se lever sur le néant absolu du règne végétal.
Vous remarqtierez aussi que dans Tindication des plalites, Moïse a considéré seulement celles qui servent à la nourriture , soit des animaux, soit de l'homme. Les alutres espèces, les plantes et les arbres sauvages, étant moins nécessaires à Thomme de la nature , à Fétre adamique, avant tout partage des terres , ou avant la spoliation de la terre ( sxlon la pisitséb seghète du sACBiudocs), il ne les a point mentionnés dans T^euvre de la ctiajiim*
Et fut
le Mir •tfut le matin,
UIKl
mti
BQR
JOUM ÇhLiChI
mûtatùit •riv crépiificule, pm il fut fiail anaar«K,
Jour
tvolMièiiie*