‹ ÆloïmChapitre 8 sur 70 · SECOND · texte numérisé non relu

SECOND

Le texte de Moïse est assez précis ; cependant on a voulu rinterpréter de deux ciels ,7^ firtnatnent et h ciel.

Selon Saint-Basile , les philosophes qui ont raisonné sur le ciel ^ auraient mieux aimé qu'on leur arrachâjt la langue plutôt que de convenir qu'il y a plusieurs cieux ; pour nous , dit-il , non-seulement nous ne doutons pas qu'il y en ait deux, mais nous cherchons encore ce troisième ciel où l'apôtre Saînt-Paul mérita d'être élevé!

Saint-Basile faisait le plaisant et traitait avec liiépiris les philosophes ; mais qui avait raison d'eux ou de lui? Et de qui rirait-on aujourd'fatii, des philosophes ou de Saint- Basile ?

Dans l'exemplaire sur lequel les Septante firent leur traduction , ce verset était coupé par le UIRA ALÉIM

G! ThOUB. Quelques manuscrits Font supprimé d-après l'hébreu moderne.

Nous sommes forcés de revenir sur le mot ÇhMIM , tant il est important , tant il jette de lumière sur la philologie hébraïque.

ÇhM , un signe , un symbole, un nom^ désigne aussi le nom de Dieu (comme les mots Astu, et urbs désignent Tuu Athènes et Tautre Rome ). Ce mot au pluriel peut donc désigner de la même manière les noms des DietMP.

Je l'ai déjà dit, le nom n'est qu'un signe , un symbole convenu pour désigner Yétre ou faire souvenir de Yêire. Le mot idée lui-même suppose une image. Nous nous figurons toujours raisonner autrement que les anciens ; et cependant lorsque nous considérons, par exemple, Dieu dans ses œuvres, ne faisons-nous pas pour nous éclairer et nous instruire autant de symboles , autant de signes hiéroglyphiques que nous avons d'objets en vue.

Voir Dieu dans ses œuvres , c'est-à-dire dans les choses créées , c'est voir dans ces choses autant de symboles et de preuves de l'existence de la divinité. Je dis de preuves, parce que , lorsque les hommes ne pouvaient s'expliquer que symboliquement, user de symboles ^ c'était enseigner et démontrer. Le mot MÇhL en est un exemple *.

Pour nous , hommes modernes qui ne comprenons rien aux symboles , et dont l'esprit et l'intelligence ont été alphabétiquement développés; les signes, les symboles sacrés , qui ont été gravés ou sculptés en figures par les Égyptiens ne sont que du bois , du métal ou de la pierre , et les objets d'une stupide idolâtrie.

Pour les Égyptiens , homnies élevés dans l'étude de ces mêmes symboles, nos bibles, nos évangiles ne seraient

que du parchemin ou du papier et un stupide fétichisme ;

? Yoyez-le dans les dictionnaires et méditez ses significations.

40 ;eloïm,

car nous jurons^ par ces livres et sur ce^ livres* Nos pères pour sauver leur ame les ont fait enterrer quelquefois avec eux. On les déposait sur leur poitrine. N'est-ce pas là de ridolàtrie?

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tion d'un £eu intérieur.

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Et il fut fait

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ainsi.

Le mol hébreu qui désigne Faridité , la dessioation de la terre , est composé de manière à présenter réellement ridée de la cause efiiciente de cette dessication , de cette aridité.

Le sens intime du mot IBÇh entrait dans les intentions

ou LES DVÊJ3X DE MOÏSE. M

de Moïse, puisqu'il est visible, que dans toutes les circonstances , les mots employés par lui sont choisis pour cette intention. Moïse fut un homme instruit dans la science des Égyptiens, dit Fauteur des actes des apôtres : il fut puissant par ses œuvres et par son éloquence; celii veut dire nécessairement, par son talent , par son adresse à choisir les mots qu'il emploie en écrivant ; car il ne brillait pas par la parole et s'exprimait même très-diflScilement -.je ne suis pas un hotnme à paroles ^ dit-il luimême ,je suis lourd de la bouche et lourd de la langue < . — Puisque les enfants d'Israël ne m' ont pas écouté à comment Pliar€um m* écouterait^ , puisque jai les lèvres embarrassées ? — Ne suis-je pas embarrassé des lèvres , et comment Pharaon mécouteror-t-il ■ ?

Si l'on admet cette imperfection naturelle , il Saut en subir la conséquence telle que je l'expose ici ; et si op la nie pour éviter cette même conséquence , on nie alors le sens littéral de l'Évangile et de la Bible , on revient au sens intime ; le cas est embarrassant je le conçois , ce sont deux voies qui mènent au même but , et il faut nécessairement prendre l'une ou l'autre. Il serait difficile de rester en place.

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Alors

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ALÉIM

les Dieux,

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s écrièrent , lurent 'à haute voix

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pour Varidité, pour la dessîcation,

terre.

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