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tracé {fig. 4) des trois quantités résultant du tir à la charge de 3 liv.^ le nombre qui manque à la distance de 200'^ on a les résultats compris dans le tableau suivant :
RâSISTAMCB bB l'air.
BBBf
POIDS
de U charge.
3 liT.
2 liT.
4 Ht. Afè i liT.
Moyennes. . .
VALEURS DB Log 2— AUX DISTANCES DE
Les lignes qui représentent les résultats d'observation à chaque charge n'indiquent dans leur inclinaison aucune varia* tion qu'on doive attribuer aux vitesses^ et l'inclinaison moyenne est 0,000289.
Avec les données qui se rapportent au boulet de 6 liv. dont la section du grand cercle est O*"^ 006404^ on trouve le multi-
p i âOâS
plicateur ' ^ =101,78, de là A= 101,78 X 1,000289 = 0,02941.
32* Comparaison entre les expériences avec les trois calibres.
Si l'on fait abstraction des vitesses mesurées à S0% on trouve par le tracé des résultats d'expériences avec les boulets de
1 liv. et de 3 liv. que l'accroissement de Log — =— est un peu
plus petit que quand on tient compte des vitesses à 30', mais la différence n'est que de 1 à 2 millièmes de la valeur; ce serait le contraire avec le boulet de 6 liv. On doit en conclure que la correction, en ce qui concerne l'effet des gaz de la poudre, est assez exactement établie. Si elle n'eût pas été faite, ou si elle ne l'eût été que d'une manière insuffisante, on aurait pu attribuer à cette cause les différences qu'on remarque en comparant les résultatsde Huttoo entre eux et à ceux de Metz.
On n'a pas lieu de croire non plus que ces différences tiennent à l'état plus ou moins poli de la surface des projectiles; elles
6S lutoifiTÀNCK M l'air.
doirenl tenir à l'insuffisance de rigidité dn pendule balistique. En effet, lorsque les boulets de 3 liv. et de 6 liv. frappaient près des bords latéraux du pendule, ils devaient produire un ébranlement et lui faire subir une torsion autour de la verticale; cette action peu sensible avec les boulets d'une livre le devenait avec des boulets qui pesaient trois fois et six fois davantage ; faible aux petites distances, parce que le projectile frappe très-près du centre, l'effet augmente avec les distances, parce que les déviations des projectiles augmentent aussi. Or, œt ébranlement et la torsion qu'il produit, en diminuant l'indication de Tare du recul du pendule, conduisent à une vitesse trop petite et par conséquent à une perte de vitesse trop grande et à une résistance trop forte. On explique ainsi comment avec un boulet de 3 liv. on a un coefficient plus grand qu'avec les boulets de 1 liv., en restant dans les mêmes limites de vitesse ; et, qu'enfin, si le boulet de 6 liv. comparé à celui de 3 Uy. n'a pas donné un coefficient plus fort, c'est qu'il n'a pas été tiré à d'aussi grandes distances et n'a pas présenté d'aussi grands écarts; on est conduit par là à regarder comme moins précises que les autres les expériences faites par Hutton avecles ôalibres les plus forts, et ce sont les expériences faites avec la boulet de 1 liv. qui sont les plus précises.
L'influence de la rigidité du pendule est démontrée par des expériences qui ont été faites à Paris, & la direction des paa« dres, avec un des pendules en usage dans les poudreries pour le tir des balles de fusil et suspendus par des tiges disposées dans un même plan, comme dans le pendule de Huttod, compa» rativement à un pendule beaucoup plus massif et plus rigide et suspendu avec quatre tiges dans des plans différents^ comme ceux qui ont été employés dans les expériences de Metz. D'après ces expériences , on a reconnu que les vitesses indiquées par les deux pendules étaient les mêmes lorsqu'on employait da faibles charges , mais qu'aux^ fortes charges le pendule le moins rigide donnait des vitesses sensiblement plus faibles.
Ces causes d'erreur n'existent pas dans les expériences de Metz, parce que le mode de suspension du récepteur assurait beaucoup mieux la rigidité du pendule contre las écarts du projectile, et que d'ailleurs les écarts étaient beaucoup plut
RÉSISTAlfCE DE L AIR. 63
limités par la présence d'un masque percé d'un trou cylindrique et placé entre le canon et le pendule balistique.
33« Rapport des coefficients des deux termes de la résistance»
Du résultat des expériences de Hutton (m peut tirer la valeur de r que nous avons supposée donnée et égale à 4^'^18z::z i4l3St*4f. Pour cela, des valeurs de A calculées pour chaque ex*
périence on déduit p'=A(l -^j — j en prenant pour « une valeur
moyenne ou approchée dans l'étendue du trajet observé à laquelle se rapporte A. Les réi^ultats sont renfermés dans le tableau suivant :