‹ Lois Des Doubles Décompositions ChimiquesChapitre 17 sur 29 · COEFFICIENT D'AVIDITÉ · texte numérisé non relu

COEFFICIENT D'AVIDITÉ

#%.— Les expériences de M. Thomsen sur l’action réciproque des acides et des sels l'ont amené à l'adoption d'un coëfficient nouveau : le coëfficient d'avidité, que d'autres ont appelé plus tard coëfficient d’affinité relative.

Deux acides étant mis en contact à mol. égales avec 1 mol. de base, on appelle « avidité » de chaque acide la fraction de mol. de base dont il s'empare (2).

L'avidité de l'acide azotique ayant été trouvée supérieure à celle de tous les autres acides, M. Thomsen l'a prise pour unité, et a formé un tableau qui peut servir à calculer d'avance la distribution relative entre l'acide azotique et tout autre acide.

Le point de départ de cette théorie réside dans l’action de l'acide azotique sur le sulfate de soude, et l’action réciproque de l'acide sulfurique sur le nitrate alcalin. Quant on mélange l’un de ces deux acides avec la solution du sel formé par l’autre, il y a toujours un effet thermique appréciable. Pour le couple SO“H? + 2AZONa, il y a dégagement de chaleur, tandis que le mélange 2AZO5H + SONa? en absorbe.

S0. — Je vais d'abord, avec M. Thomsen, étudier l’action de l'acide azotique sur le sulfate de soude. Appelant B la soude, À lacide sulfurique, A° l'acide azotique, X la fraction d'équivalent de sulfate de soude décomposé, l'effet thermique produit par le mélange des deux liquides peut se représenter par

[BA, A] — x[(B,A°) — (B,A)] + [xA,(4 — x)BA] +-[(1 — x)A’,xBA’] + [4 — x)4”,xA)T.

somme des quantités de chaleur dégagées ou absorbées par les travaux suivants :

(1) Annales de Poggendorff, tome CXXXVIIE, p. 90, tome CXL, page 505 et Thermochemischen Untersuchungeu, tome 1.

(2) Les acides et la base étant pris en quantité « équivalente ».

MGR 1° Formation de x équival. (1) d'azotate de soude et décomposition de x équival. de sulfate de soude (1°" terme). 9% Action des x équival. d'acide sulfurique mis en liberté sur les (1 — x) équivalents de sulfate de soude non décomposés (2° terme). 30 Action des (1 — x) équival. d'acide azotique restés libres, sur les x équival. d'azotate formés (3° terme).

40 Action de ces (1 — x) équival. d'acide azotique sur les x équivalents d'acide sulfurique mis en liberté (4° terme). | Or, d’après des expériences préliminaires, les deux derniers termes sont négligeables : dans les conditions de dilution où l’on opère, l’acide azotique ne donne d’effets thermiques sensibles, ni avec le nitrate de soude, ni avec l'acide sulfurique. On à donc simplement en appelant Q la chaleur dégagée :

Q — x[(B,A°) — (B,A)] + [xA,(1 — x)BA] Evaluons ces différentes quantités de chaleur. 81. — Les liqueurs titrées de Thomsen contiennent : 4 éq. de SO#Na? pour 200 éq. d’eau.

2 » AZOSH » 100-200 (2) éq. d’eau.

et toutes les opérations se font vers 17° ou 18. Dans ces conditions, la réaction :

[SONa? diss. ; 2AZ03H diss.] produit une absorption de chaleur égale à — 3° 504 d’ou Q = 3504. D'autre part (B,A°), (B,A) sont les chaleurs de neutralisation de la soude, par chacun des deux acides, toujours dans les mêmes conditions de dilution et de température.

L'expérience donne 27°,234 et 31c,378, donc la différence = — 40,144. Reste à évaluer l’action de l'acide sulfurique sur le sulfate dissous. M. Thomsen la détermine pour divers proportions d'acide et de sel, et la représente par la formule empirique :

Sa) ee

dans laquelle x représente le nombre d’éq. d'acide sulfurique qui réagis-

(1) J'ai maintenu dans ce calcul la désignation d’équivalents employés par Thomsen s elle est plus commode, puisque l’un des acides est monobasique et l’autre bibasique. (2) M. Thomsen a trouvé qu'à partir de la dilution 1 éq. AzO3.H + 100 éq. H?0 les

effets thermiques restent sensiblement constants. De là ce titre variable de la liqueur acide.

sent sur 1 éq. de sulfate de soude, si x reste compris entre 1/4 et 4. Or l'équation ci-dessus peut s’écrire :

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