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FÉCONDATION DANS LES VÉGÉTAUX

Les Végétaux se reproduisent par fécondation et par germination , mais nous n'avons à parler que du premier mode, qui donne naissance au fruit, lequel sert au second mode.

Nous savons déjà que les Plantes forment deux grandes classes, les Cryptogames et les Phariérogames (voir page ? ) ; ce qui les distingue, c'est que dans la première classe les organes de reproduction sont cachés, peu apparents ou nuls, tandis qu'ils sont apparents et figurés dans la seconde.

Un mot sur ces organes avant de aécrire la Fécondation en elle-même.

§ 1". — Organes reproducteurs^ des Cryptogames.

Végétaux de structure celluleuse, n'ayant pour la plupart ni axe ni organes appendiculaires, mais se présentant sous la forme de filaments irréguliers, de

tubes, de lames, et se développant par toute leur circonférence, les Cryptogames manquent d*organes sexuels proprement dits: ce qui en tient lieu, ce sont des utricules, des poussières ou autres parties très-peu apparentes, la plupart du temps cachées ou invisibles, comme dans les Algues, les ChampU gnons, les Mousses, les Lycopodes, etc.; aussi leur mode de reproduction esl-il peu connu. Il est d'ail* leurs, sans intérêt pour nous.

§ 2. — Organes reproducteurs des Phanérogames,

. Depuis les plus simples, tels que les plantes aquatiques, les Naïades, les Lenticules, les Joncs, etc., jusqu'aux Arbres dicotylédones, les Phanérogames sont pourvus d'organes sexuels plus ou moins apparents et distincts.

Les organes mâles^ appelés étamines, se présentent généralement sous la forme de filaments terminés par une partie renflée (anthère), qui contient le pollen ou poudre fécondante.

Au centre des étamines, dont le nombre, la disposition, Tinsertion, etc. , varient dans la fleur, se trouve Vorgane femelle, appelé pistil.

Le pistil se compose d'un ovaire à la base, surmonté d'un ûlét (style) terminé par un petit évase^

ment (stigmate). L*ovaire contient les ovules^ qui sont les germes du fruit ; chaque ovule a Une ou plusieurs loges, séparées par des cloisons.

Les étamines et le pistil occupent le centre de la fleur.

Les fleurs sont diversement disposées selon les espèces.

Elles sont complètes quand il entre dans leur composition calice, corolle, étamines et pistiL

Quand elles manquent d'une ou plusieurs de ces parties, elles sont dites incomplètes.

Il y a des fleurs composées de petites fleurs appelées fleurons et demi- fleurons^ commç dans la famille des Synanthérées^ dans l'Hélianthe ou Soleil par exemple.

Les fleurs hermaphrodites sont celles qui réunissent étamines et pistil dans les mêmes enveloppes florales : ce sont de beaucoup les plus nombreuses.

Les fleurs unisexu^es ne contiennent que des étamines ou un pistil exclusivement.

Il y a des fleurs neutres, c'est-à-dire sans organes sexuels.

Lorsque des fleurs mâles et des fleurs femelles sont séparées, quoique se rencontrant sur le même individu, on les appelle fleurs monoïques ; — sontelles portées par des individus distincts, elles reçoi-

vent le nom de fleurs dioîques : Mercuriale,' Chanvre, etc.

Phénomènes de la Fécondation. — Voici comment, dans les plantes Phanérogames, s'effectue la fécondation :

Lorsque le pistil et les étamines ont acquis leur entier développement dans la floraison, les anthères s'ouvrent et laissent échapper le pollen, lequel s'insinue dans le stigmate, qui semble se gonfler et s'ouvrir ; ce pollen, sorte de sperme végétal, pénètre jusque dans Tovaire pour vivifier les ovules.

Ce mécanisme est très-simple, surtout dans les fleurs hermaphrodites ; mais dans les fleurs dioîques la fonction est plus compliquée et moins facile à comprendre.

En effet, comme les sexes ^ont portés par deux individus séparés, il faut que le pollen soit transporté par Pair, les insectes ou l'eau, selon les cas, sur les fleurs femelles, à quelque distance que cellesci se trouvent. Notre Saw/e, notre C/ianvre, sont dans ce cas. Dans ces deux genres, le voisinage des deux sexes explique suffisamment le phénomène ; mais par quelle mystérieuse affinité les fleurs femelles des Palmiers parviennent-elles à être fécondées par les fleurs mâles, situées à plusieurs lieues de^ distance ?

Les plantes aquatiques s'élèvent à la surface de Peau pour opérer Pacte de la fécondation, parce que le pollen, qui est une matière huileuse, ne peut se mêler à ce fluide. Aussitôt le but atteint, elles replongent dafis leur élément. La Vallisneria- spiralis est monoïque; elle habite le fond des eaux, où ses organes reproducteurs se développent. Son mode de fécondation est extrêmement curieux. Les fleurs femelles sont attachées à un pédoncule trèslong, affectant la forme spirale ou de tire-bouchon. Au moment des amours, le pédoncule se détend, s'allonge, et la fleur vient à la surface de Peau. Mais les fleurs mâles manquent de la même faculté de surnager, faute d'un pédoncule élastique. Comment faire ? La nature n'est jamais embarrassée : le pédoncule court qui retient la fleur au fond de l'eau se rompt, et cette fleur vient se mettre en rapport avec la fleur femelle, pour mourir et disparaître après que la fécondation s'est^ opérée.

SECTION IL

Les phénomènes de la reproduction sont de trois espèces dans les animaux : 1® Reproduction fiscù

LA FÉCONDATION. 7y

pare ; — 2** Reproduction gemmipare ; — 3* Reproduction ovipare,

A cette dernière espèce se rapportent : la Parthénogénèse, laiGénérationalternante^ la Fécondation artificielle et enfin la Génération dite spontanée.

§ t. — Génération fissipare.

On donne cette dénomination au mode de reproduction de certains animaux placés au bas de Téchelle, et qui, par une sorte de fractionnement de leur corps, donnent vie à autant d'individus complets et de la même espèce qu'il y a eu de segments détachés. C'est ce que Ton Voit dans quelques genres de Zoophytes, les Infusoires, quelques Hydres, par exemple, etc.

Plusieurs autres Zoophytes pourvus d^organes sexuels, tels que les Médufees, quelques Vers intestinaux, peuvent aussi, à certaines périodes de leur développement, se multiplier par scissipn ; ou bien leurs œufs se fixent à un corps étranger, se développent et se partagent en un certain nombre de parties qui donnent chacune naissance à un nouvel être.

La Fissiparité peut être accidentelle. Ainsi, lorsque Ton coupe un ver de terre en deux parties, la partie antérieure du corps donne naissance à un

BU l'ONCTIONS DE REPRODUCTION.

animal entier. Il en est de même de la partie poB térieure, sauf que la régénération est bien pIuM lenta. Chez les Hydres, lea Actinies, beaucoup d' tozoaii-es, il suffît généralement d'un fragment peu considérable du corps pour reproduire l'être entier.

Cet être est-il bien un animal ? Il peut y avoir doute dans certains cas, car les deux règnes, végétal et animal, se rapprochent l'un de l'autre pour B8 réunir en un point commun. Ainsi, certains maux, parmi les Infusoîrea, semblent n'être formés que d'une simple molécule ou cellule animale, et, (l'un autre côté, les premières formes du règne végétal consistent fréquemment en une vésicule. « C'est' donc avec justesse, dit Ach. Richard, que l'on peut considérer l'ensemble des êtres organisés comme formés de deux pyramides qui se touchent par la pointe. Car il y a en quelque sorte un point de dé' part commun pour ces êtres, la vésicule organique, qui s'anime pour commencer la série animale, et' reste immobile pour servir de base à l'individualité végétale. C'csten se rapprochant de ce point commua qu'on voit augmenter les analogies qui existent entre lea deux grands Embranchements des ôtreH organisés, tandis qu'au contraire les différences qui lea séparent s'accroissent à mesure qu'on s'éloigne de ce point, n

Revenons à la fissiparito A un degié un peu plus

LA FÉCONDATION. 8t

élevé de la série zoologique, l'individu, au lieu de se partager et de se reformer tout entier 'en un nombre égal à ses divisions, reproduit quelques-unes seulement de ses parties constituantes. Ainsi renaissent les rayons de» Astéries, Jes pattes des Crustacés et des Insectes, les anneaux des Annélides, l'extrémité de la queue et des doigts des Salamandres, etc.

A un degré encore plus haut, la régénération ne s'exerce plus que sur les tissus ; — puis apparaît le sexe, imparfait d*abord, mais qui se perfectionne au fur et à mesure que les animaux occupent une place plus élevée.

En résumé, comme mode de reproduction exclusif, la Fissiparité ne suffît qu'à un nombre très- •restreint d'espèces dont l'organisation est la plus simple.

§ 2. — Génération gertimipare.

Ce mode de reproduction est encore appelé Génération par bourgeonnement. La gemmiparité établit une sorte de transition entre la fissiparité et l'oviparité. « On voit chez certains animaux se développer à l'extérieur pu à l'intérieur du corps une excroissance qui prend peu à peu de l'extension, se

s-; FONCTIONS DE REPRODUCTION.

creuse d'une cavité digoative et acquiert toutes le» parties constitutives d'un animal semblable à celui qui vient de lui donner naiHsance. L'existence de ce nouvel étro no devient absolument indépendante qu'après un tenaps variable de séjour sur l'être dont. il procède. »

La reproduction gemmipare appartient à quel qi Infusoiros, à quelques Acalèphea, aux Helminthes cysticerques et aux Polypes, dont la génération se fait déjà par fissiparitc et par oviparité.

g 3. — Génération ovipare.

L'immense majorité des Animaux se reproçtuiseat par les Œufs.

Ici le concours de deux êtres est absolument nécessaire pour que la fécondation s'opère : l'un fournit le germe ou œuf; l'autre communique à ce gorme la vie et la force de parcourir toutes les phases de son évolution, en l'imprégnant de sa liqueur fécondante.

La Fécondation ovipare, en raison de la diversité des phénomcnes qu'elle présente, selon les espèces, est un sujetd'études extrêmement vaste.

Cette étude sera divisée ici en deux chapitres principaux : dans le premier, nous considérerons l'ovi-

parité dans la série des animaux; dans le second, ce mode de génération sera étudié dans Tespèce humaine.

Mais d'abord consacrons, quelques lignes à l'histoire de Tœuf, puisqu'il est en ce moment notre objectif, notre point de départ.

De l*Œuf. -^ En physiologie, le nom d'œuf est pris dans un sens général : il désigne ce dont provient tout étrôk organisé : omne vivum ex ovo ; il n*est autre chose que le germe, le grain de levure, le ferment (V. Génération spontanée.), il est le produit des animaux ovipares et celjui de la génération chez les vivipares ou mammifères.

L*œuf proprement dit n'est autre chose, au début, qu'une simple vésicule, appelée ovUle, contenue dans un organe spécial appelé ovaire.

L'ovaire a été étudié précédemment dans les plantes phanérogames; il le sera bientôt dans les animaux et spécialement che/la Femme, où il nous offrira un intérêt tout particulier. — Pour le moment, c'est l'œuf des oiseaux, l'œuf de poule en particulier, que nous allons examiner.

L'Œuf de poule (il est généralement pris comme typef est composé principalement des parties suivantes : l** Coque ou coquille, formée de carbonate de chaux qui en fait la plus grande partie, de car-

bonatede magnésie, de phosphate de chaux, d'oxyde de fer et d'une matière animale qui lie ces substances. — 2° Pellicule ou membrane de Isl coque^ qui revêt la surface interne de la coquille, composée d'albumine coagulée et probablement d'un peu derf principes fixes qui se trouvent dans la coquille. — 3^ Blanc d'œuf ou albumen^ qui remplit toute la cavité périphérique, excepté à la grosse extrémité où illaisse un espace libre (c/iambre à air), danslaquelle pénètre Pair qui servira au développement de l'embryon. — 4° Jaune : masse globuleuse enveloppée d'une membrane propre et suspendue au milieu du blanc, et d'une composition assez complexe. Cette masse du jaune est retenue en place par des sortes de ligaments albumineux (chalazes)^ qui adhèrent à sa membrane et à la membrane de la coquille à chaque extrémité de l'œuf. Sur l'un des points de sa surface, corrçspondant au canal qui conduit à la petite cavité qui en occupe le centre et qui est remplie d'une matière claire, est une tache blanchâtre, linéaire, à point visible à l'œil nu (cicatricule ou germe) ^ qui est l'élément embryonnaire, et dans lequel l'incubation [détermine^ pour former l'embryon de l'Oiseau, un développement analogue à celui qui s'observe dans l'œuf des mammifères»

§4. — Génération ovipare considérée dans la

série animale.

Pour comprendre le mécanisme et les phénomènes d© la grande fonction génératrice, il faut de toute nécessité connaître les organes ou instruments qu'elle met en oeuvre.

Voici comment sera divisé ce chapitre : nous exposerons d*abord quelques généralités sur les appareils sexuels des animaux (plus tard nous les étudierons dans chaque classe ou espèce en particulier) ; nous jetterons ensuite un coup d'œil d'ensemble sur le phénomène Fécondation ; puis enfin nous décrirons les divers modea.de rapprochements sexuels.

Appareils sexuels considérés en général. — Dans les classes inférieures des animaux, les organes mâles de reproduction sont réduits à une très-grande simplicité. Ils se présentent sous la forme de petites capsules remplies d'un liquide dans lequel nagent les spermatozoïdes. (V. Sperme.)

D'autres fois ce sont des tubes d'une ténuité extrême, enroulés et ramifiés, comme dans la plupart des Articulés.

Mais chez les Vertébrés, cet enroulement est si

serré, si complet, que Taspect tubuliforme ne se manifeste pas au premier abord et que l'organe offre l'apparence d'une glande compacte, connue ^sous le nom de testicule.

A mesure qu'on s'élève dans la série animale, on voit s'annexer à ces glandes des cryptes, des réservoirs, et en même temps se perfectionne un organe approprié à la réunion des parties sexuelles. .

Les testicules sont situés dans l'abdomen pu à l'extérieur; quelquefois ils se montrent alternativement en dedans et en dehors de cette cavité, selon les conditions du rut et de l'accouplement. Ils demeurent constamment dans la cavité abdominale 'chez les Zoophytes, les Mollusques, les Articulés ; il s,en est de même pour les Vertébrés ovipares, les Oiseaux, et pour certains Mammifères, tels que la Baleine, le Phoque, l'Éléphant, etc.

Ils sortent de l'abdomen à l'époque du rut chez la Chauve-Souris, la Taupe, la Musaraigne, le Hérisson, le Cochon d'Inde, le Castor,, le Rat, etc.

Mais dans la généralité des Mammifères ces organes sont situés hors du ventre, soit eh arrière de l'ischion : Carnassiers, Porc, Sanglier, Dromadaire; soit en avant du pubis et du trajet inguinal : Solipèdes. Ruminants, Cheval, Ane, Taureau, etc.

Les testicules, comme nous le redirons plus tard, sécrètent un liquide particulier, appelé sperme^ qui

offre des différences, selon les espèces, différences relatives surtout à la forpe des spermatozoïdes.

Parlons maintenant des organes femelles. Dans les animaux inférieurs^ ils ne diffèrent pas sensiblpment, pour la forme, des organes mâles, car ils présentent comme eux la disposition sacciforme ou tubulaire. Dans Tintérieur des tubes, on distingue des cellules spéciales qui deviendront, par la fécondation, le premier degré de formation de l'embryon. Ces cellules sont des ovules.

En résumé, les appareils sexuels du mâle et de la femelle présentent entre eux une grande analogie d'aspect, de structure, de développement et de fonction. Tous les deux ont pour rôle de fournir des cellules spéciales : seulement, tandis que chez le mâle ces cellules donnent naissance à des spermatozoïdes, chez la femelle elles produisent des ovules ou germes.

Les organes mâles et les organes femelles sont néanmoins toujours distincts les uns des autres; et le plus souvent ils sont séparés, portés par deux individus différents quoique de même espèce.

Quelquefois, quoique séparés, ils sont réunis sur le même individu. Les Crustacés sont dans ce cas : Ces êtres sont dits alors Hermaphrodites.

L'hermc^hrodisme est vrai ou faux. Le premier, dont la plupart des plantes nous offrent des exem-

pies, existe aussi chez les Infusoires, les Rotifères, les Polypes, les Échinodermes, les Mollusques et même chez certains Vertébrés. — Quant à Thermapkrodisme faux, il consiste dans un vice de développement ou une anomalie des organea donnant à l'individu Tàpparence de Tun et de l'autre sexe. Cette conformation vicieuse s'observe quelquefois chez rhomme; aussi aurons-nous à revenir sur ce sujet.

Phénomènes de la fécondation considérés dans LEUR GÉNÉRALITÉ. — La fécoudatiou difTère dans ses procédés et ses lois selon les classes d'animaux où on Tobserve. Cependant, elle nécessite toujours, soit un simple contact des deux sexes, soit l'épanchement d*une liqueur spéciale sur les œufs libres au dehors, soit enfin Tintromission de la verge et l'émission du sperme au moyen d'un véritable accouplement.

Des exemples de ces divers modes seront bientôt donnés. En attendant, voici quelques généralités qui ne sont pas sans intérêt.

Les Animaux — n'oublions pas qu'il n'est point question de l'espèce humaine pour le moment — les Animaux n'engendrent qu'à des époques déterminées, alors seulement que le corps a acquis un degré de développement suffisant. Ni la nature, ni les

exemples, ni les excès d'une civilisation qui leur manque ne font naître chez eux cette promiscuité qui tend à corrompre, au physique comme au moral, le genre humain. Toutefois, comme pour donner du poids à cette remarque, certaines espèces domestiques, le Chien, le Chat, le Bélier, le Coq, le Pigeon, le Singe, etc., par cela seul qu'elles sont soumises à une nourriture abondante et à des soins particuliers, peuvent s'accoupler en toute saison, sans préjudice pour elles comme pour toutes les autres du temps de rut marqué par la nature.

Les Animaux présentent ce caractère commun avec l'Homme, que le niâle, plus ardent et plus impétueux, poursuit la femelle, qui attend et cède. Lorsque la femelle semble répondre difficilement à ses avances, elle ne fait qu'exciter davantage son désir. Ainsi donc, plus soucieuse d'assurer la perpétuité de l'espèce que de sauvegarder la vie individuelle, la Nature a voulu que l'un des deux facteurs fût investi du pouvoir de provocation, de séduction et d'entreprise, sans lequel il y aurait à craindre la disparition des êtres ou la dépopulation du globe par suite d'indifYérence génésique.

Toute règle a ses exceptions. Dans le genre Chat, la femelle va chercher le mâle, et pareille à ces créatures humaines qui entraînent l'homme chez

elles, la chatte décide le matou à la suivre jusque dans la demeure de ses maîtres.

Dès que la fécondation s*est opérée, la femelle fuit le mâle et repousse ses approches. Gelui-ci, du reste, n'Stant plus excité par les émanations spéciales de la femelle en rut, revient à soi^ indififérence habituelle. Toutefois, la femelle du Singe, la Jument, reçoivent encore le mâle ^près la fécondation ; les Brebis, les Truies, le Lapin et le Lièvre femelles ne refusent pas toujours non plus le congrès, par cette raison sans doute qu'elles sont aptes à concevoir par superfétation.

Nous venons de prononcer le mot rut : nous devons en dire quelque chose. Le rut désigne ce besoin qu'éprouvent les animaux de se livrer à l'acte de la copulation. Ils en ignorent le but, mais ne sauraient se soustraire à son empire, à moins qu'ils ne soient privés de liberté ou que les sexçs soient tenus séparés.

Le rut exerce une grande influence sur l'organisme animal. Cette influence n'est pas sensible à nos sens dans les degrés inférieurs de l'échelle animale, mais il est probable qu'elle se manifeste relativement considérable. On sait, par exemple, qu'à l'époque du frai, la chair du Saumon devient rouge ; que les femelles des Quadrupèdes et des Quadrumanes fournissent, pour la plupart, des sécrétions

odorantes qui ont le pouvoir dç réveiller et de surexciter Tardeur des mâles : Jeur vulve s'entr'ouvre en quelque sorte, rouge, turgescente et lubrifiée d'une humeur quelquefois sanguinolente. Le corps des mâles répand aussi des exhalaisons fortes et leur chair à ce moment devient dure et d'une saveur désagréable.

Revenons à la Fécondation. Elle ne se fait pas entre espèces de genres différents, et même l'accouplement est impossible si elles sont très-éloignées. Dans les espèces voisines, telles que le Cheval et l'Ane, le Lièvre et le Lapin, la fécondation peut avoir lieu, mais le produit, connu sous le nom de métiSy mulets demeure stérile : la nature, en permettant cette dérogation à la règle générale, n'a pas voulu que de tels produits pussent engendrer à leur tour et confondre les types.

Arrivons maintenant à l'étude des divers modes de Reproduction, suivant les Classes, les Genres et même les Espèces.

Fécondation DANS les Zoophytes. — Dans ce premier Embranchement, de même que les animaux n'offrent entre eux que fort peu de ressemblance, leur mode de reproduction est différent, car les uns sont fissipares, ou gemmipares, les autres, au contraire, sont ovipares, et tout cela n'est qu'ébauché.

Chez un grand nombre d'entre eux la multiplication a lieu par gemmes ou par des bourgeons qui se développent sur les difTérentes parties de Têtre et qui s'en détachent à une certaine époque pour reproduire de nouveaux individus : mode de génération analogue à ce qui se passe dans les végétaux, où chaque bourgeon représente en quelque sorte I un individu distinct.

La plupart des Zoophytes ^ont pourvu d'organes générateurs et ovipares; chez la plupart aussi les deux genres d'organes sont réunis sur le même individu, lequel est par conséquent hermaphrodite.

Les Polypes se reproduisent en général par des œufs et aussi par bourgeonnement.

Dans les Vers intestinaux^ les organes sexuels sont séparés sur deux individus différents.

Les Lombrics ou Vers de terre sont hermaphrodites. Leurs organes aboutissent à un renflement situé à peu près au tiers antérieur du corps. Deux individus concourent à la fécondation en opérant un double accouplement, et l'union est si intime qu'il est à peu près impossible de les séparer autrement que par lambeaux.

Les Orties de mer (Acalèphes) sont unisexuées ; souvent les femelles ont des ovaires qui s'ouvrent dans l'estomac, et alors elles semblent vomir leurs œufs.

Fécondation dans les Mollusques. — Les Mollusques sont hermaphrodites, mais souvent Tun des deux organes est difficile à découvrir. Tantôt Tindividu se suffît à lui-même (V Huître, par exemple), tantôt le concours de deux individus est nécessaire, bien que chacun d'eux porte les deux sexes : dans ce cas, il y a, comme il vient d'être dit tout à l'heure, double accouplement, c'est-à-dire que l'un des conjoints introduit son organe mâle dans l'oviducte de l'autre, en même temps que ce dernier agit de même à l'égard du premier {Lima,ce) .

Mais l'accouplement de la Limace est si singulier que nous voulons répéter ici ce qu'en a dit Redi, qui Ta longtemps observé. « Les Limaces mâles et femelles ont dans l'intérieur du corps un organe pour la génération, qui est exactement de même forme et de même grandeur dans les deux sexes. Cet organe est une espèce de cordon que les deux individus, lorsqu'ils veulent s'accoupler, poussent au dehors par un mécanisme semblable à celui qui fait sortir leurs cornes. Lorsque ce» cordons sont étendus dans toute leur longueur, ils ont plus d'une brasse, mesure de Florence. Les limaces les entortillent et les entrelacent ensemble et restent assez longtemps en cet état... »

L'ouverture par laquelle l'animal pousse l'organe de la génération dont parle Redi est placée au côté

droit de la tête, entre la bouche et le passage de la respiration. Gela est exact, mais dans tous les dé^ tails que donne cet observateur, on ne trouve rien qui rende une idée exacte du phénomène de la fécondation et de son siège.

Fécondation dans les Articulés. — Les animaux de cet Embranchement sont les uns hermaphrodites : Vers, . Crustacés ; les autres, unisexués : Insectes, Arachnides, etc.

Les Vers que communément Ton connaît le mieux sont les Lombrics ou Vers de tei^re et les Sangsues. Los Vers ou Annélides, dans leur accouplement, se touchent environ par la moitié du corps, qui se gonfle, et ils demeurent si fortement attachés l'un à Tautre qu'ils se laissent écraser plutôt que de se quitter. Linné a remarqué que Faccouplement se fait par le collier, c'est-à-dire près de la tête, ressemblance qu'ils ont sous ce rapport avec les Limaces. Toutefois, les œufs fécondés se dirigent par des conduits spéciaux vers la partie postérieure du corps et en sortent près de Tanus ; ils sont tantôt enveloppés d'une espèce de cocon, tantôt abandonnés après la ponte.

Redi assure que les Sangsues sont, comme les Ii« maces, des animaux dont les parties de la génération sont semblables dans les deux sexes : « Les

mâles et les femelles de Sangsues, dit-il, ont la mémo conformité dans ces organes, du moins je les ai trouvés tels. »

Chez les Insectes^ les organes de la reproduction sont toujours séparés sur deux individus distincts. Ces organes, d^une contexture déjà assez compliquée, sont situés dans Tabdofnen et viennent aboutir à Tanus, daiis un véritable cloaque, où s'ouvrent le. canal digestif et les canaux de la génération. Les mâles possèdent deux testicules, deux vaisseaux préparateurs de la semence, avec un canaj éjaculateur. Il n'y a pas de pénis proprement dit, mais il existe à l'embouchure du canal d'émission spermatique deux pièces de nature cornée, destinées à retenir la femelle unie au mâle.

Les organes femelles sont conformés à pQ\i près de môme : deux ovaires, sous forme de vaisseaux flexueux, viennent aboutir à un canal oviducte terminé par une sorte de vagin.

Très-souvent la femelle de l'insecte est armée d'une tarière^ à l'aide de laquelle elle prépare la demeure qu'elle destine à ses œufs.

Les Insectes mâles sont ginjralement plus petits que les femelles. Plusieurs espèces sont très-lascives. Du reste, il existe, dans cette classe, une grande variété d'organisation sexuelle.

Les Insectes, pour la plupart, passent par trois

états bien distincts : état de Larve, état de Nymphe, état d'Insecte parfait. Les changements qu'ils subissent sont inégalement marqués : tantôt ils rendent ranimai méconnaissable, d'autrefois ils ne consistent qu*en un développement d'ailes. Ces diverses transformations sont désignées sous le nom de métamorphoses y et celles-ci sont par conséquent complètes ou incomplètes.

Les Insectes à métamorphose complète sont toujours plus ou moins vermiformes lorsqu'ils sortent do l'œuf. On leur donne alors le nom de Larves, Celles-ci ont le corps allongé, mou, divisé en anneaux mobiles dont le nombre normal est de treize. Il en est qui sont privées de pattes ; d'autres en sont pourvues, en nombre variable, et dont la conformation ne rappelle en rien celle de l'animal parfait.

Quant aux Nymphes ou Chrysalides^ seconde métamorphose, elles consistent en une sorte d'emmaillottement que la larve s'est créé et qui la cache entièrement jusqu'au moment où cette espèce d'étui se rompt pour donner issue à l'animal parfait.

LesPous, les Pucerons, les Araignées, etc., ne subissent pas de métamorphoses.

Les Pucerons méritent une mention spéciale en raison de leur mode particulier de reproduction. Ils font plusieurs pontes par an. Tant que les beaux jours durent, les femelles produisent des petits vi-

vants en sortant du sein de leur mère, et ceux-ci se répandent sur les arbres où ils trouvent une nourriture facile. Mais, à la fin de Tautomne, ces mêmes femelles no font plus que des œufs, qu'elles mettent à Tabri des rigueurs de Thiver et qui se conservent usqu'au printemps, époque à laquelle ils éclosent. Un fait remarquable, c'est que les femelles qui proviennent de ces œufs n'ont pas besoin d'être fécondées pour donner le jour à d'autres petits vivants de leur espèce.

Les Pucerons multiplient d'une manière prodigieuse. On a calculé qu'une femelle peut donner naissance, à la dixième génération, à un quintillion d'individus.

Les Araignées ou Arachnides portent les organes sexuels à la base d^ l'abdomen. Ces organes sont constitués, chez le mâle, par deux testicules, deux vaisseaux déférents et une verge courte ; chez la femelle, par deux ovaires tubulés, auxquels pendent les œufs réunis en grappe, et par deux oviductes et une vulve.

Réaumur, en parlant du mode d'accouplement des Araignées dit ceft : « Outre leurs pattes, les Araignées ont en avant deux espèces de bras placés comme les antennes. Chacun de ces bras se termine, dans quelques-unes, par un bouton. M. Lyonnet observa deux Araignées tournées Tune vers l'autre

t os FONCTIONS 1»: REPRODUCTION.

I (|ui s'enlacèrent quelque temps avec leurs pattes.

Une (les deux ouvrit ensuite le bouton d'un desea braa : il en sortit la partie qui est propre au mâle, qui fut portée sous le ventre de la femelle et intro-

► duite dans une fente qui est à son origine... Cet

I accouplement est difTérent de tous ceux que les

autres Insectes noua font voir, »

On sait maintenant la cause qui avait fait crc que les sexes étaient placés dans les antennes : u mouvement de frémissement du mâle frottant o

' organes contre la femelle avait donné lieu

l'erreur.

Une particularité singulière des amours chez les ' Araignées consiste en ce que ces animaux ne se rapprochent qu'avec prudence et défiance , car ils craignent mutuellement d'être dovorés. Étant pluAj petit que la femelle, Le mâle ne se hasarde qu'ei tremblant.

Quoi qu'il en soit, doux mois environ après la fécondation une quantité d'œufs plus ou moins considérable, selon les espèces, est pondue. La mère les enveloppe d'un cocon et les fixe au fond de son 1 nid, ou elles les emporte avec elle.

Les Libellules s'accouplent d'une manière qui J mérite d'être remarquée, d'autant que l'on n'a pas 1 été d'accord sur le sexe qui entraîne l'autre lora d« l'union sexuelle. Réaumur, qui les a observées dans |

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cet état, nous apprend que les parties propres au mâle sont tout autrement placées que dans les autres Mouches. Examinant le dessous du corps du mâle près de sa jonction avec le corselet, à ses premiers anneaux, il a remarqué des parties qu'on cherche inutilement au corps de la femelle. Aussi, dans Taccouplement, le bout du corps de Tune, de Tantérieure, est posé sur le col de la postérieure ; toutes deux volent de concert, le corps étendu en ligne droite. La Libellule qui est devant est le mâle, lequel avec des crochets qu'il a au bout du derrière, tiei^t sa femelle saisie par le col et la conduit où il lui plaît d'aller.

Cette description diffère de la suivante :

tt Le mâle, dont les organes reproducteurs sont à la base du corselet, erre dans les airs. Aperçoit-il ^a femelle, qui a les parties génitales à l'extrémité du corps, il fond sur elle, la saisit par le col ; avec sa queue bifurquée la force à se coucher pour appliquer l'extrémité de son corps à la base du sien et opérer ainsi l'accouplement dans les airs. C'est ainsi que l'on voit voltiger en été, au bord des eaux, ces insectes réunis en anneaux. »

La femelle pond dans l'eau des œufs d'où sortent de petites larves carnassières pourvues de longues pattes hérissées de soies, et qui se traînent dans la vase ou le sable, au bord des étangs ou des rivières.

Il n*est pas de notre sujet de poursuivre Thistoire de ces larves, assez intéressante cependant.

Dans la famille des Mouches, la femelle avance sa vulve au dehors pour aller à la rencontre de Torgane mâle qui est dans Tintérieur du corps de Tlnsecte. Elle dépose ensuite ses œufs dans les cadavres d*animaux, dans les excréments, etc. , selon les espèces; et il sort de ces œufs des larves connues sous le nom d^AsticotSj larves qui, quand elles sont arrivées à leur dernier degré d*accroissement, se retirent en terre ou sous quelque abri sec pour opérer leur métamorphose.

La Mouche dérive de l'état parfait de la larve, et une fois née elle ne grandit plus»

Fécondation dans les /Vertébrés. — Nous voici arrivés au quatrième Embranchement. Les sexes sont ici toujours séparés ; la reproduction est ovipare dans certains genres (Poissons, Reptiles, Oiseaux) et vivij^are chez les Mammifères et quelques Reptiles.

Poissons, Les organes reproducteurs de ces êtres aquatiques consistent : chez le mâle , en deux énormes glandes allongées, nommées laites ; chez la* femelle, en deux sacs à peu près correspondants aux laites par la forme et les dimensions, et dans les replis desquels sont logés les œufs, qui sont en

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quantité extraordinaire. Il n'y a pas d'accouplement, excepté dans quelques espèces : seulement on voit les mâles et les femelles passer et repasser les uns contre les autres et frotter ainsi leur ventre pour hâter la sortie des œufs et l'émission de la laite.

Ainsi qu'on le voit, la femelle abandonne ses œufs à la merci des eaux, au sein desquelles le mâle les féconde. Certaines espèces déposent dans un lieu choisi et abrité un paquet d'œufs couverts d'une humeur gluante ; les mâles cherchent et reconnaissent les œufs de leur espèce, qu'ils arrosent de leur semence, à l'exclusion des autres, pour les féconder.

Il est un Poisson, l'Epinoche, qui se fait^un véritable nid.

On peut féconder artificiellement les œufs de Poissons : il suffit d'exprimer sur eux la laite des mâles dans certaines conditions rendues favorables, car l'art de la Pisciculture a ses règles particulières.

Quelques Poissons, en petit nombre, sont vivipares et peuvent opérer un accouplement incomplet, sans une véritable intromission. Tels sont les Sélaciens : Raies, Squales. La laite du mâle tombe dans les oviductes de la femelle par une simple affriction. L'\pcubation des œufs s'opère dansées

organes jusqu'au moment de réclosioh, et les petits en sortent vivants.

Reptiles. A Tèxception des Batraciens, tous Içs Reptiles opèrent un véritable accouplement. Mais ces animaux, étant à sang froid, n'ont que de froides amours, bien que la copulation soit d'assez longue durée. Toutefois, les Lézards et les Serpents font exception sous ce rapport, comme nous le verrons tout à l'heure.

Les Reptiles onik rarement les organes mâles apparents au dehors. Ils ont généralement de véritables testicules situés le long de Téchine, — Les ovaires sont volumineux : deux oviductes les font communiquer avec le cloaque. Chez certains genres, une réelle intromission a lieu, tandis qu'elle fait défaut dans d'autres.

Ces animaux déposent leurs œufs dans des lieux abrités ; ils ne peuvent les couver, puisqu'ils ne développent point de chaleur. Les petits sortent des œufs dans la forme qu'ils doivent conserver toute leur vie, les petits des Batraciens et des Tortues exceptés.

Les Batraciens (Crapauds, Grenouilles) n'ont point de verge, partant pas d'intromission. Toutefois, le mâle tient étroitement serrée la femelle pendant qu'elle livre successivement aux émissions

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intermittentes de sa liqueur fécondante différentes portions du cordon qui sort de son corps et qui peut être considéré comme une .série d'embryons où comme la chaîne de sa nombreuse postérité.

Le Crapaud mâle, dans Taccouplement, a, diton, les pouces déformés par des pelotes particulières très-gonflées, au moyen desquelles il se cramponne si fortement sur le dos de la femelle qu'on peut lui couper la tête sans qu'il lâche prise.

Chez les Grenouilles^ le moment des amours est annoncé par une verrue noire, papilleuse, qui croît aux pieds de devant du mâle, en même temps que le ventre se gonlle dans les deux sexes. Ceux-ci se tiennent embrassés pendant une quinzaine de jours, et l'acte se termine par la sortie du corps de la femelle d'un très-grand nombre d'œufs qui sont immédiatement arrosés par la liqueur prolifique du mâle.

L'incubation des œufs se fait sous l'influence* de la chaleur ambiante ; les petits naissent au bout de quelques jours ; et, chez les Crapauds comme chez les Grenouilles, ils apparaissent sous la forme de Têtards, lesquels doivent se métamorphoser plus tard en animaux parfaits.

Les Tortues restent unies pendant plusieurs jours. Les femelles gardent assez longtemps lés œufs dans leur oviducte. Ces œufs ont une coqud

assez solide ; la femelle les dépose dans des trous qu'elle creuse dans des lieux expiés aux rayons du soleil et les abandonne ainsi. Les petits qui en sortent sont loin de présenter la forme qu'il doivent acquérir un jour ; leur carapace est toujours unie et de forme hémisphérique.

Lézards. Bien différents des autres reptiles, les Lézards sont très-ardents en amour ; les mâles se livrent, au printemps, des combats acharnés' pour la possession des femelles. La plupart des mâles ont deux pénis courts , cylindriques , hérissés d'épines; le Crocodile n'en a qu'un seul. — Les femelles ont chacune deux ovaires, ordinairement plus étendus que ceux des oiseaux, où les œufs prennent un accroissement très-grand. Elles pondent de 7 à 9 œufs à enveloppe plus ou moins dure qu'elles placent dans un trou particulier à chaque pondeuse ; parfois cependant quelques espèces déposent leurs œufs dans un nid commun.

L'éclosion des œufs est confiée à la chaleur atmosphérique. Quelques Lézards sont vivipares, en ce sens que les petits sortent de l'œuf très-peu de temps après la ponte.

Serpents, Comme les Lézards, ces reptiles ont double péni's pour répondre aux deux ovaires de la femelle. L'accouplement est très-long. Au bout de quelques semaines, la ponte des œufs, à coquille

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molle, a lieu, et la mère les cache dans le sable où ils éclosent par Teffet de la chaleur ambiante.

Il est des espèces, comme les Vipères et les Cro' fa/es, dont les petits sortent du cloaque tout formés, réclosion des œufs ayant lieu dans le corps de la mère. Ces espèces sont dites ovo-vivipares.

Les Serpents comme les Lézards font exception à la règle générale relative à la froideur du sens génésique chez les Reptiles. En effet, on prétend que ces animaux s'enlacent et se tiennent rapprochés par des nœuds réciproques, et môme quMls se dardent des baisers et entrelacent leurs langues.

Oiseaux, La génération ovipare peut être prise, dans cette classe, comme le type du genre. Cependant, cela nb peut concerner que la constitution des œufs, car les organes de la fécondation sont loin d'offrir la même perfection. En effet, les Oiseaux mâles sont dépo.urvus de pénis : une sorte de tubercule érectile qui agit par affriction en tient lieu. Il n'y a pas d'intromission par conséquent. Il faut excepter toutefois l'Autruche , le Canard , l'Oie, etc., qui ont une verge assez volumineuse et exercent une copulation non douteuse.

a Les testicules, qui, dans l'Homme et dans la plupart des Quadrupèdes, sont à peu près les mêmes en tout temps, se flétrissent dans les Qiseaux et se trou-

Km; fonctions DE REPRODUCTION.

vent pour ainsi dire réduits à rien après la saison des amours, au retour de laquelle ils renaissent, prennent une vie végétative et grosi^ssent au delà de ce que semble permettre la proportion du corps. >

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