‹ Lois et mystères des fonctions de reproductionChapitre 17 sur 51 · MOYENS DE REMÉDIER A L*IMPUISSANCE CHEZ LA FEMME · texte numérisé non relu

MOYENS DE REMÉDIER A L*IMPUISSANCE CHEZ LA FEMME

Les anomalies congénitales ou accidentelles de la vulve, du clitoris et du vagin sont au-dessus des ressources de Part ou [doivent être combattues par le chirurgien. On remédie par une opération assez simple à Tocclusion de la vulve et du vagin. Quant au développement exagéré des petites lèvres, ce n'est que dans les pays chauds qu'il s'observe : et là on en excise une portion, pour se conformer à une règle hygiénique et pour faciliter l'intromission du membre viril. Des individus étrangers à la médecine font métier de retrancher une partie de ces organes : Ils s'en vont par les rues, dit Amb. Paré,

en criant ; Quelle est celle qui veut être coupée ?

Quand le vagin ae termine en cul-de-sac, sans Lipparencc de col ulurîn an fond, de deux choses l'une: ou il est coiTipIétementobt"uré,ou il oiTra une ouverture par laquelle le sang menstruel s'échappe. Dana le premier cas, il est presque certain que la matrice manque ou est atrophiée; s'il en est autrement et si les rcslos s'accumulent derricro l'obatacle, il y a nécessite de leur ouvrir un passage au moyen d'une ponction pratiquée dans le cul-de-sac vaginal; dans le second cas, l'abstention de tout traitement, comme du mariage, est indiquée.

Le vagin simplement rétréci peut être soumis à une dilatation progressive, comme dans le cas suivant, rapporté par Van Swieten :

a Une Femme mariée à un Homme dont la force virile n'était pas douteuse, ne put lui l'aire goûter les plaisirs do la couche nuptiale, et elle allait voir son mariage déclaré nul, quand Benevoli, consulté, mit en usage la médication suivante : il employa d'abord les fomentations émolUenlea ; ensuite il introduisit un pessaire de racino de gentiane dans toute la longueur du canal, comme s'il se fût agi d'agrandir une fistule, et il augmenta progressivement le volume de ce pessaire jusqu'à ce qu'il pût le remplacer par la moelle d'une tige' de mais, et arriver ensuite à l'éponge préparée. Cea diverses substances, en s'imprégnant dea mucosité» vagi-

iiales, se gonflèrent, dilatèrent progressivement le vagin, et le rendirent apte à remplir ses fonctions, d Le Vaginisme dépend-il d*un état inflammatoire, il faut le combattre par tout le tcortége des émollients généraux et locaux ; au nombre de ces derniers sont les lotions et les bains entiers ou de siège avec eau de son, de racine de guimauve ou de graine de lin ; que s'il est plus spécialement spasmodique, on rendra des bains et lotions narcotiques au moyen d'une décoction de pavot, de morelle, de belladone, de stramonium, etc. Quelquefois ces moyens demeurent impuissants : alors il faut avoir recoui?s à la dilatation gi*aduelle, à Taide de mèches belladonées augmentées progressivement de volume, ou à la dilatation brusque, qui se fait au moyen des deux doigts indicateurs introduits dans le vagin et tirant en sens inverse. Dans ce dernier cas, la Femme doit être préalablement plongée dans Tanesthésie par le chloroforme.

Page 1