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CHAPITRE SIXIÈME

La Stérilité est l'inaptitude à la Fécondation.

Nous ne reviendrons pas sur les caractères qui la distinguent de l'Impuissance. (V. ce mot.)

Les conditions physiologiques et les affections pathologiques susceptibles d'entraîner la Stérilité se rencontrent dans les deux sexes.

Nous avons donc à étudier :

1^ La Stérilité chez l'Homme.

2^ La Stérilité chez la Femme.

Mais, avant d'entrer dans le cœur de notre sujet, examinons certaines conditions, d'un ordre général, qui peuvent être considérées comme agissant sur le pouvoir fécondant de l'un et de l'autre conjoint.

Toutefois, c'est là le côte le moins certain, le plus

problématique même de la question qui va nous occuper.

Et d'abord, comment expliquer ce fait étrange qu'un individu, n'importe le sexe, qui, se présentant dans les conditions les plus favorables à la Fécondité — du moins en apparence, — ne peut pourtant parvenir à reproduire son semblable? On invoque comme causes les diathèses, certaines affections constitutionnelles, les dispositions idiosyncrasiques, les rapports entre consanguins, etc. Voyons ce que valent ces causes.

La scrofule, la tuberculose, le cancer et surtout la syphilis chronique sont des états diathésiques qui, assurément, altèrent les humeurs, la crase du sang et la constitution : rien d'étonnant, par conséquent, à ce qu'ils portent leur funeste influence sur la sécrétion de l'humeur spermatique et qu'ils la corrompent au point de la priver de son pouvoir fécondant. Toutefois, il faut apporter une grande réserve dans l'admission de telles causes.

En effet, pour plusieurs auteurs, du moment que le sperme contient des Spermatozoïdes, ce liquidé eçt en possession de la faculté de vivifier les ovules, quel quejsoit l'âge ou l'état de santé de l'Homme qui le produit. Mais toute la question n'est pas là : il y a à voir si les animalcules spermatiques ne sont pag eux-mêmes malades, chétifs, mal conformés. Or

nous savons que, d'après ce qu'a observé le D' Girault, cette question est prépondérante.

Le même raisonnement est applicable à la Femme ciui, quoique bien conformée et bien réglée, ne concevrait pas ; ses ovules (œufs) ne seraient-ils pas entachés de quelque imperfection ?

Quand, dans les unions de deux êtres placés dans les conditions en apparence les plus favorables,, il rto survient pas de grossesse, Roubaud explique le phénomène par la supposition que le germe fécondé se détache dans les premiers jours de son arrivée dans la matrice, et qu'il est expulsé inaperçu avec les règles. L'Homme, dit-il, avait fécondé la Femme, f[ui a pu l'être, mais le principe diathésique existant dans l'un ou dans l'autre facteur a porté son action sur la vitalité de l'embryon ou sur celle de la matrice, et ï'avortement précoce s'en est suivi.

D'après cette manière de voir, la diàthèse syphilitique ne rendrait pas stérile l'individu qui en est afifecté, du moment que le sperme serait riche en Zoospermes ou que les règles seraient régulières : le germe a pu être fécondé, il l'est même le plus souvent, jnais il a reçu un principe morbide qui l'a empêché de se fixer dans la cavité utérine.

Quant à l'influence de la consanguinité sur la vitalité des produits de la fécondation, c'est un sujet

enveloppé encore d'obscurité et sur lequel nous nous sommes déjà prononcé.

Devay a écrit, sur les dangers des Mariages entre consanguins, un livre dans lequel il fait Ténumération des « maladies de famille découlant de mauvais mariages. » Il prétend que ces sortes d'alliances sont stériles ou qu'elles frappent les rejetons dans leur structure et dans leur santé. Sur 82 faits pathogéniques, il en compte 22 à l'avoir de la Stérilité, dont 16 de Stérilité absolue, et 6 dans lesquels il y a eu conception, mais qui a été suivie d'avortement dans les premiers mois de la grossesse. Ces alliances qui, pour la plupart, dataient de 8 à 10 ans, ont eu lieu entre cousins germains ou issus de germains. 4 seulement regardent des oncles qui ont épousé leurs petites nièces.

Nous n'avons aucune raison de mettre en doute la réalité d., fa,., o.^„„. „l d^.» attéaue. la po. tée. Cependant, nous l'avons dit déjà, et nous le verrons plus tard en parlant du Mariage, la consan ■ guinité ne mérite pas les accusations graves qu'on a dirigées contre elle.

Et puis il est si facile de créer des théories et d'en tirer des inductions ; seulement les faits bien observés ne tardent pas à les démentir.

Pour ce qui a trait spécialement aux unions sans postérité, on en cherche bieq loin et ))icn hypothé-

tiquement la cause quand il faudrait tout simplement voir si du côté de THomme réjaculation spermatique se fait dans une direction convenable, et du côté de la Femme si Tutérus est dans une position favorable ou si cet organe n'est pas le siège d'un état maladif quelconque. • ,

Terminons ces considérations générales par le passage fantaisiste suivant emprunté à Virey : a C'est lorsque la Femme est le plus femelle et l'Homme le plus viril, c'est quand un mâle brun, velu, sec, chaud et impétueux trouve l'autre sexe délicat, humide, lisse et blanc, timide et pudique, que s'établit l'amour le plus pénétrant. Si l'on unit deux tempéraments semblables, comme Voltaire et la marquise du Châtelet, qui ne pouvaient ni se quitter ni se soufifrir longtemps ensemble, cette similitude d'éganté produit une source de querelles et devient une cause de stérilité très-remarquable. »

SECTION P"

DE LA STÉRILITÉ CHEZ l'hOMME.

Le rôle de l'Homme dans l'acte de la féconda* lion se réduit h ceci : verser la liqueur fécondante dans lesorganofci uénitaux de la Femme.

Quant au plaisir, à Tivresse voluptueuse, aux transports des sens, ils ne sont qu'accessoires, bien qu'étant Taiguillon provocateur.

Il faut donc que le sperme soit sécrété, élaboré et éjaculé dans des conditions convenables. De là trois conditions essentielles pour que la Fécondation ait lieu ; si ces conditions font défaut, il en résulte autant de causes de Stérilité.

Ainsi donc ce chapitre sera divisé 'de la manière suivante : 1® Troubles de la sécrétion spermatique ; — 2® Troubles de la fonction d'excrétion spermatique ; — 3® Mauvaises conditions du sperme ; — 4^ Moyens à employer pour remédier à ces causes de stérilité.

S l•^ — Troubles de la sécrétion spermatique.

Un grand nombre de causes, les unes pathologiques, les autres physiologiques, peuvent troubler les fonctions teeticulaires. Telles sont, pour les premières , les maladies qui affectent les . testicules ; pour les secondes, l'âge ou trop tendre ou trop avancé, l'état général de la constitution, les diathèses, etc.

Maladies deè testicules. — Nous ne poui^riong

LA STÉRILITÉ. 2\h

nous étendre sur ce sujet sans faire double c nplji avec ce que nous avons dit dos causes de Tlmpuissance. Il est inutile, par exemple, de répéter que Tabsenbe des glandes spermatiques est une cause de Stérilité absolue.

Les testicules peuvent n'être absents qu'en apparence ; assez souvent ils sont retenus dans la cavité abdoniinale, particularité anatomique connue sous le nom de Cryptorchidie ; dans ce cas, le sperme est mal élaboré, ne contient pas de Zoospermes et, partant, est infécond. Les exceptions à cette règle, dans l'espèce, sont très-rares. Mais il suffit que l'un des deux testicules soit descendu dans le scrotum pour que l'individu soit apte à féconder sa Gompagne.

V Atrophie des testicules est une cause de Stérilité, mais à cet égard il n'y a rien d'absolu, car, pour être plus ou moins troublée, la sécrétion opérée par ces organes peut n'être pas entièrement dépourvue de Zoospermes. Si l'atrophie est congéniale, la faculté fécondante sera encore plus affaiblie que si cette atrophie est accidentelle, et l'effet d'une inflammation, d'une compression répétée, par l'équitation par exemple.

La dégénérescence cancéreuse ou tuberculeuse des testicules doit nécessairement «Itérer U fono-

tion de Torgane et la constitution de son produit, quand toutefois celui-ci est sécrété.

Il est inutile de revenir sur le rôle de la CriptoV' chidie^ dont nous venons de parler, et qui a été signalée déjà précédemment. ,

Les maladies de Vépididyme ne sont pas moins fatales à la Fécondation; l'inflammation de cette partie du testicule, VÉpididymite^ a pour effet d'oblitérer, par un travail dHnduration généralement très-tenace, les canaux déliés et sinueux qui la confitituent. Toutes les fois que cette inflammation n'a pas produit Tinduration en question, la fanction séminale ne subit aucun trouble, et Ton peut constater la présence des Spermatozoïdes dans le liquide éjaculé.

Il paraît donc certain que Vinduration des épididymes, quelle qu'en soit la source, entrave la marche des Zoospermes et les empêche d'arriver jusqu'aux vésicules séminales.

Ajoutons,toutefois, que cette affection n'entraîne pas de changement appréciable, pour les malades, dans les fonctions des organes génitaux.

On peut se demander maintenant si ce sont les animalcules seuls ou le sperme lui-même qui sont arrêtés dans leur marche. Ce qu'il y a de certain, c'est que le liquide éjaculé conserve ses qualités physiques et chimiques et Todeur sui generis qui

lui est propre. Pourtant, quelques physiologistes prétendent que ce liquide n'est autre chose alors que le produit de la sécrétion des vésicules séminales ; que le sperme véritable continue d'être élaboré par les testicules (ce qui explique la persistance des désirs vénériens) ; mais qu'il rentre dans l'organisme par résorption, au lieu d'être évacué par le canal de l'urètre.

Quand l'engorgement épididymique ne frappe qu'un seul testicule, le pouvoir fécondant persiste dans l'autre glande qui reste saine. On conçoit aussi que certains individus, après avoir été stériles pendant les premiers mois qui suivent une épididymite double, puissent, au bout d'un certain temps, redevenir aptes à la Fécondation.

§ 2. — Troubles de Vexcréiion Spérmatique .

Une oblitération ou une simple obstruction des canaux déférents et éjaculateurs et des vésicules séminales peut déterminer la Stérilité, en mettant obstacle à la marche et à l'éjaculation du sperme. Mais ces causes sont difficilement constatées. Dans l'épididymite de nature blennorrhagique, le canal déférent participe à l'induration, ce dont il est facile de s'assurer en comprimant entre le pouce et l'in-

dex le cordon, on arrière duquel on distingue . facilement ledjt canal, donnant la sensation d'une artère à parois résistantes.

Les. vésicules séminales et les canaux éjaculateurs peuvent être le siège d'affections qui portent une grave atteinte à la nature du sperme et à sa provision .

La plus commune de beaucoup est uneirritation. une surexcitation qui occasionne les pertes de semence passives (V. Spermatorrhée.) et qui appauvrit la liqueur séminale en Zoospermes, ou qui peut môme Ten priver tout à fait. Cette surexcitation, qui va jusqu'au degré inflammatoire dans certains cas, est causée par Tabus des jouissances, par Thabitude de Tonanisme, etc.

Les canaux éjaculateurs changent quelquefois de direction par l'effet d'un gonflement inflammatoire de la prostate : dans ces cas, l'éjaculation est plus ou moins contrariée ; parfois même, au lieu d'être chassé par l'urètre, le sperme prend le chemin de la vessie et s'y perd.

Il arrive aussi que les muscles ischio et bulbocaverneux exécutent mal leurs fonctions, par des causes semblables à celles que nous venons de signaler (masturbation, faiblesse générale ou locale spermatorrhée) ; or, dans ces cas, le sperme reste dans l'urètre ou sort de ce canal en bavant et pré-

sentant une fluidité plus prononcée qu'à l'ordinaire : c'est ce qui constitue V Aspermatisme^ dénomination inexacte, car le sperme ne manque pas, mais seulement il n'est pas poussé par des forces suffisantes.

En somme, toutes les causes de Stérilité chez l'Homme se réduisent à deux radicales, qui sont VAspermatisme-et la Spermatorrhée : dans le premier cas, le liquide fécondant n'arrive pas dans les organes génitaux de la Femme; dans le second, il y a perte incessante de ce produit de sécrétion, altération consécutive de sa constitution ainsi qu'affaiblissement croissanj; des organes, d'où Impuissance et Stérilité.

Il est enfin une Stérilité relative, dépendant de certains états pathologiques de l'urètre, tels que corps étrangers obstruant ce canal, rétrécissements, brides, coarctations, contractilité spasmodique, etc., toutes causes dont le mode d'action est de gêner ou d'empôchef le cours du liquide prolifique.

VUiipospadias et VEpispadias (V. p. 174) jouent un rôle encore plus funeste au point de vue de la Fécondation.

Ij Hypospadiàs est caractérisé par une situation défectueuse, anormale, de l'ouverture urétrale, qui se montre, non à l'extrémité, mais à la face inférieure de la verge; or, cette ouverture, selon qu'elle se trouve à la base du gland 6u plus ou moins près

220 FONCTIONS DE REt>RODUCTION.

des bourses, imprime à 1 individu qui eh est affecté un caractère de Stérilité plus ou moins absolu.

Quoi qu'on en ait dit, lorsque Touverture urétrale est placée près du gland, le sperme peut être déposé dans une profondeur du vagin suffisante pour que la Fécondation ait lieu ; mais si elle se trouve tout à fait en arrière, à la racine du membre viril, et surtout au fond d'une division longitudinale du scrotum, où elle a été prise quelquefois pour la vulve (V. Hermaphrodisme.)^ la Stérilité en est un effet certain, puisque la liqueur séminale ne va même pas lubrifier la vulve et qu'elle tombe entre Iq^ jambes du malheureux qui la fournit.

Il est bon de faire remarquer que la brièveté du frein, en abaissant considérablement le gland, peut faire croire à 1 existence de l'Hypospadias.

L'Epispadias consiste en ceci, que l'ouverture urétrale est placée non plus au-dessous de la verge, mais au-dessus. Cette anomalie est beaucoup plus rare que la précédente, mais ses conséquences sont les mêmes.

Nous devons ajouter, toutefois, que les Hypospades et les Epispades ne sont pas frappés de Stérilité absolue, que leur sperme peut être aussi fécond que chez tout autre homme : à preuve que l'on peut les rendre pères en les faisant se prêter à la Fécondation artificielle. (V. ce mot.) En voici un exemple.

LA STÉRILITÉ. 22 i

Le D' Girault raconte ce qui suit :

tt Je fus consulté par M. M..., musicien de talent, qui était affecté d'un Hypospadias aux 2/3 postérieurs de la verge. Il me dit que lui et sa femme avaient grande envie d'avoir des enfants, mais que dans sa position il ne pouvait espérer ce bonheur. Je le consolai beaucoup en lui promettant de surmonter cette difficulté si sa dame voulait s'y prêter. Je lui parlai de mon procédé, qui ne lui convint pas beaucoup; mais comme c'était le seul moyen, il fallut bien s'y soumettre. Le 27 août 1840, il vint avec sa femme, âgée de 24 ans. Celle-ci, pour plaire à son mari, était prête à se soumettre à toutes les exigences. L'examen des organes génitaux démontra leur parfait état. Je connaissais le fait rapporté par Hunier d'un homme atteint de la même affection et qui rendit sa femme enceinte en injectant dans le vagin le sperme qu'il venait de recevoir dans une seringue; mais je crus plus prudent et plus sûr de pratiquer l'injection dans l'utérus. Je laissai la femme et le mari ensemble, et au bout de quelques instants le mari me remit la liqueur séminale dans un petit vase que je lui avais laissé. Je mis le sperme dans ma sonde, je fis coucher la femme sur un canapé, j'introduisis la sonde dans le col utérin et je soufflai avec ma bouche dans le petit entonnoir. La dame M... était au vingt-troisième jour de ses

règles qui ne revinrent pas. Elle devint enceinte et accoucha d*une fille le 30 mai 1841. Je n'étais plus à Paris : je reçus cette nouvelle en province, et depuis je n'ai plus entendu parler de cette famille. »

ïjâge doit être pris en considération dans les questions d'Impuissance et de Stérilité. Nous avons indiqué déjà les époques de la vie où les fonctions génitales sont appelées à s'exercer. (V. p. 61). Il est bien entendu que nous avons ici en vue la Fécondité, non l'Impuissance, car celle-ci peut ne pas exister alors que la Stérilité est certaine. Par exemple, l'adolescent, dont la liqueur spermatique est encore dépourvue de Zoospermes, exercera le coït avec une grande ardeur ; le vieillard, qui sécrète un sperme dépourvu de ces animalcules, est susceptible d'entrer en érection et de se livrer à la copulation, et cependant l'un et l'autre sont stériles.

Mais voici une question embarrassante qui surgit. Le sperme des Hommes très-avancés en âge [86 ans, Duplay) contient encore des Spermatozoïdes , et pourtant à cet âge on ne féconde plus la Femme, quoiqu'on s'acquitte encore assez bien de la fonction copulatrice. Pourquoi cela ? Voici ce que dit Duplay : a Si les vieillards ne sont pas aptes à se reproduire, ce que l'on observe le plus généralement, et si, d'un autre côté, la présence des Spermatozoaîres constitue la qualité fécondante de la li-

queur séminale, c'est moins à la composition de leur sperme qu'aux conditions de Part voproducteur qu'il faut aittribuer l'infécondité des vieillards. »

Quelles sont alors ces conditions ? Roubaud croit avoir acquis la certitude que l'infécondité de l'âge avancé tient, dans la majorité des cas, chez leslndidus surtout qui possèdent des animalcules spermatiques normaux, à une diminution notable de la force d'émission de la liqueur séminale.

Des animalcules normaux : toute la question ne serait-elle pas là ? A ce sujet, rappelons ce que dit Girault. (V. p. 132.)

Nous passerons sur l'influence du tempérament, de la constitution, de l'état de santé ou de maladie, etc., parce que d'abord ce sont des causes d'Im* puissance plutôt que de Stérilité, et qu'ensuite nous en avons parlé précédemment.

§ 3.— Moyens de combattre la Stérilité de V Homme.

Toutes les causes de Stérilité chez l'Homme étant des états pathologiques de l'appareil générateur ou des afTections générales, diathésiques, comme la syphilis ancienne, il est évident que c'est contre ces maladies qu'il faut diriger ses efforts pour restituer, s'il est possible, la faculté fécondante à l'individu

qui l'a perdue accidentellcmenl:. Mal heureuse ment,

l;i Stérilité est plus souvent permanente, incurable, que temporaire. En tout cas, c'est au médecin ou plutôt au chirurgien" qu'il appartient de remédier Aux causes nombreuses et très-diversea qui ont été passées en revue.

On accuse trop souvent et trop légèrement les Femmes d'infécondité, tandis que beaucoup d'Homme» seraient les seuls viciés, Coster raconte qu'il avait pour client intime un riche négociant américain qui, en l'initiant aux détails de sa vie privée, lui apprit qu'il était à la veille de répudier sa femme, quoi qu'il l'aimât beaucoup, parce qu'elle le privait des joies de la paternité. Coster fit ajourner unedécisîon considérée comme un gi-and malheur pour les conjoints, en les faisant consentira une consultation qui n'était pas ici sans difficulté. «Choisi comme consultant, dit le professeur Pajot, je constatai que " la jeune Américaine possédait tous les attributs de la santé, de la force, de la beauté. Un examen minutieux de tous les organes montra qu'ils étaient aussi irréprochables que lea formes extérieures. C'est donc ailleurs qu'il fallait rechercher les causes de la Stérilité, et ce fut le mari qui noua les fournit; les Spermatozoïdes, souis la lame du microscope, furent reconnus privés de vie. A la suite de l'examen d'un habile micrographo de cette époque, M. Ober-

hauser, aucun doute n'était possible. Une syphilis ancienne mal traitée fut accusée par le mari et constatée. Dès lors, Coster et moi nous instituâmes un traitement spécial méthodique, qui fut parachevé par une saison passée à Bagnères-de-Luchon, sous la direction du D' Fontan. Après un délai de six mois, notre Américain demanda une nouvelle expertise de la sécrétion séminale faite par Oberhauser ; elle fut satisfaisante, les Spermatozoïdes avaient récupéré toute leur vitalité, et depuis, plusieurs enfants témoignaient de leur puissance virile, à la très-grande joie des époux. »

SECTION II

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