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STÉRILITÉ CHEZ LA FEMME

La part que prend la Femme dans Tacte de la génération est très-complexe ; déplus, cet acte se passe dans les profondeurs de l'organisme ; en sorte qu'il est le plus souvent très-difficile, sinon impossible, de déterminer la cause qui empêche que les rapports sexuels soient suivis de fécondation.

En analysant les différentes conditions physiques qui marquent l'action copulatrice de la Femme, on les ramène à trois principales, qui sont : 1° la Ré-

ceptivité de la liqueur fécondante ; — 2<» TOvulation et le parcours de Tovule de Tovaire dans les trompes; — 3** l'Imprégnation.

Ce chapitre se terminera par la revue des Moyens de combattre la Stérilité.

Quant aux influences qui découlent de la constitution, des idiosyncrasies et de ce que Ton a appelé harmonie d* amour, il en a été suffisamment question dans les chapitres Fécondité, Fécondation, et au commencement de celui qui porte pour titre : Stérilité.

§ 1". — Troubles de la réceptivité de Vutérus pour

le sperme.

Le sperme ne trouve qu'un passage fort étroit pour pénétrer dans la matrice et aller féconder Tovule. C'est le col de l'utérus qui le lui offre, à la condition qu'il soit bien conformé, c'est-à-dire ni hypertrophié, ni atrophié, qu'il présente une direction convenable et son ouverture libre. Il fautentsore qu'il ne soit pas le siège d'une vitalité anormale, consistant soit dans une atonie, soit dans une surexcitation exagérée.

L'atrophie du col de l'utérus peut nuire à la Fécondation, en rompant les rapports du gland pénien

avec ce même col au moment des rapports sexuels ; mais elle ne Pempôche pas absolument, tant que le museau de tanche n*est pas obstrué.

L'hypertrophie du col renverse la question quant aux rapports de la verge avec Tutérus.

L'oblitération du museau de tanche est évident* ment une cause de Stérilité, et celle-ci sera perma^ nente ou passagère selon le caractère de Tobstacki.

Une espèce d'oblitération très-fréquente et heureusement facile à faire disparaître est celle qui consiste dans une accumulation d*un mucus ou muco-pus épais causé par un état inflammatoire de la membrane interne du col ou de Fatérns.

Le défaut de Fécondation dépend trè»-souvent d'une direction vicieuse du col ou du corps de la matrice.

Nous nous occupons en ce moment de questions de menstruation et de mécanique physiologique. On doit comprendre alors que ce qui peut être le plus favorable à la Fécondation, c'est que, dans l'acte du coït, le museau de tanche et l'extrémité de la verge soient en rapport le mieux possible. Si ce rapport n'existe pas, le liquide séminal est lancé, non paa sur l'ouverture de la matrice, comme cela devrait être, mais contre la paroi antérieure ou postérieure du col, selon que celui-ci est dirigé en arrière o« en avant.

Les directions anormales de l'organe gestateur sont extrêmement communes. Elles sont tantôt permanentes et indépendantes de l'acte copulateur, tantôt, au contraire, elles sont accidentelles, causées par la présence de la verge, ou la position de la Femme pendant le congrès, disparaissant alors lorsque l'acte est fini. Dans d'autres cas, ce n'est pas le col seulement qui est dévié, c'est la matrice tout entière, qui, tantôt s'abaisse en masse, jusqu'à montrer son col à l'ouverture vulvaire, tantôt se fléchit en totalité ou par moitié (flexions)^ en arrière ou en avant.

Ces divers genres de déplacements, sauf ceux où le col applique son ouverture contre la vessie ou le rectum, peuvent contrarier la faculté fécondante de la Femme, mais ils ne constituent pas des causes de stérilité. Les abaissements de matrice seraient plutôt une condition favorable à la conception, surtout lorsque le congrès s'accomplit avec un Homme dont la force d'éjaculation n'est pas considérable. (Rou-

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