INTRODUCTION
Ce pelit livre reproduit une partie des cours de Chimie physique et d'Electrochimieque nous faisons aux élèves de la Faculté des Sciences de l'Université de Nancy (Instituts chimique et électrotechnique).
Nous av'Ons essayé de condenser en peu de pages les connaissances essentielles, indispensables actuellement à celui qui veut comprendre et approfondir quelque peu les phénomènes assez complexes de l'Electrochimie.
Nous supposons le lecteur au courant des notions élémeiilaires concernant les unités électriques, la pression osmotique, la règle d'Avogadro, les équilibres chimiques simples (^).
Nous admettons sans démonstration la loi générale de l'équilibre à température constante (p. 64), ainsi que l'équation de Ilelmhollz sur le coefficient de température des piles réversibles. Les calculs sont réduits au maximum de simpli-
( •) Dans le cas contraire, nous recommandons vivement la lecture du livre de M. Etaud : Les Nouvelles tliéories chuniques. Troisième édition (Encyclopédie des Aide-Mémoire).
cité. On a rejeté en appendice la démonstration de la formule donnant le travail des forces osmotiques lors du changement de concentration.
Dans l'étude des forces électromotrices, nous nous bornons presque uniquement aux phénomènes réversibles, les seuls qui soient régis par des lois relativement simples et dont quelquesuns peuvent être regardés comme établis définitivement.
Nous nous sommes placé sur le terrain de la dissociation électrolytique ; l'hypothèse féconde des ions est maintenant aussi indispensable à l'électrochimisle que l'hypothèse moléculaire et les formules de structure à la chimie organique.
Nous ne pouvons mieux terminer ces quelques lignes qu'en citant les paroles de Grum-Brown (') (il s'agit de la théorie d'Arrhénius) :
« On m'a souvent posé la question : croyezvous, en somme, qu'elle soit vraie? Ma réponse est que je la tiens pour une théorie d'une éminente utilité. Elle a déterminé un grand nombre de travaux expérimentaux de haute valeur ; elle a permis de comparer et de grouper des notions qui semblaient n'avoir aucun rapport commun ; elle a conduit à la discussion de problèmes dont on n'aurait pas eu idée sans ses indications. Elle
(1) Conférence faite à « Royal Institution », Londres (1902).