‹ Lois générales de la chaleur, analyse et discussion des principauxChapitre 5 sur 8 · VJ · texte numérisé non relu

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thermomètre très sensible » dont la boule plongeait dans le liquide. Au bout de quatre heures, on plongeait la bouteille dans de Teau à -|- 60^, et quand le thermomètre intérieur éuit arrivé à -^ bi'^jAiy on la retirait, on l'essuyait vivement, on la suspendait au milieu de la chambre, et Ton notait de cinq en cinq minutes la marche descendante du thermomètre, jusqu'à ce qu'il fût arrivé à + 26% 67. La même expérience, répétée successivement avec de Tcau et avec les deux espèces de sartg^ a fourni les résultats moyens qui suivent , exprimés en unités de temps employées au refroidissement :

Ean 5460 secondes.

Sang artériel. &340 id.

-y^ Sang veineux. 5280 id.

L'influence du vase , qui était le même dans tous les cas , a été négligée , et

d'ailleurs sa valeur ne s'élevait qu'à 30 secondes. En divisant la pesanteur

spécifique de chaque espèce de sang défibriné par le temps du refroidissement,

M. Davy a trouvé pour le sang veineux - = 921 [, et pour le sang ar-

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tériel =934; ces nombres représentent, aux yeux de l'auteur , la chaleur spécifique de chaque espèce de sang, l'eau étant prise pour 1000. — Ces résultats sont sensiblement exacu, si Ton ne tient pas compte de la perte due au refroidissement du thermomètre et du vase , perte qui étant la même dans tous les cas, et n'ayant d ailleurs qu'une valeur peu considérable, peut être négligée sans vicier d'une manière importante les valeurs obtenues. — Dans une autre série d'expériences, John Davy employa du sang dont la fibrine n'avait pas été isolée; il n'y eut rien de changé pour les autres circonstances, si ce n'est que le vase était d*un verre plus mince , et qu'il offrait plus de capacité que le premier, qui contenait 1G4 granimes d'eau ; celui-ci en renfermait 195. Le coefficient obtenu pour la chaleur spécifique du sang artériel fut 913, et qgpr le sang veineux 903^,.reau étant toujours prise pour 1000. — £ufin , par la méthode des i^ié^n^^es , employée à la manière de Grawford , c'est-à-dire par \e méhi^geifSîreci du san^ avic Teau, M. Davy trouva 812 pour le sang veineux,' et 814 pour le sang artériel. {P/ul. trans., 1814 ) — Nous voyons ici un progrès sensible sur les résultats obtenus par Crawford ; ils sont plus constants et surtout plus vraisemblables : car il est bien difficile d*ad« mettre , avec ce dernier, que le sang artériel du chien ait une chaleur spé-

dqoe supérieure à celle de Teau ( ;; 1030 l 1000). Mais, malgré la supériorité des méthodes expérimentales de John Davy, il nous semble que pour arriver à quelque chose de satisfaisant, il faudrait suivre une voie un peu différente. — Il faut rejeter complètement la méthode du mélange direct du sang arec Teau» Il se produit ici des changements physico-chimiques qui doivent altérer les résultats. — La méthode du refroidissement à l'air libre ne présente pas assez de constance dans les conditions extérieures de rayonnement , de mouvement de Tair ambiant , d*.état hygrométrique ; elle exige donc trop de corrections. Quant au refroidissement dans le vide , comme remployaient Dulong et Petit , il est sujet à introduire une complication fâcheuse par suite du dépôt d'une certaine quantité de vapeur d*eau sur les parois du vase où le vide est pratiqué. — Nous donnerons donc la préférence à la méthode des mélanges, telle que l'a pratiquée M. Regnault dans ses expériences sur la chaleur spécifique des liquides. On suivra la marche qu'il a indiquée pour les précautions à prendre et les corrections à faire. — Yoici seulement quelques particularités que nous croyons devoir recommander et qui tiennent à. la spécialité du sujet : le flacon où le sang devra être reçu stra préalablement échauffé à une température égale à celle de l'animal prise sous l'aisselle; on le garantira par une enveloppe de laine du contact de lair extérieur ; aussitôt rempli, on le placera dans la masse d'eau à échauffer. — Les sangs artériel et veineux devront être pris en petite quantité, et presque immédiatement, sur le même animal , en commençant à extraire tantôt l'un , tantôt l'autre , dans ta série des expériences^ ainsi que le conseille M. Dumas, afin d'atténuer les effets dus aux changements de composition résultant inévitablement , pour une des espèces de saiig« de la soustraction d*une portion trop considérable de celui de l'autre espèce.

Pour ce qui est de la chaleur spécifique des substances organisées solides, elle n'a encore été l'objet que d'un petit nombre de recherches. La chaleur spécifique de l'eau étant prise pour unité , celle de tous les autres corps inorganiques est, en général, une fraction d'autant moindre de cette unité que le poids atomique est, au contiaire, plus considérable. On peut admettre à priori que le coefficient de chaleur spécifique dts solides organisés doit avoir une valeur assez élevée , surtout si l'on réfléchit qu'ils contiennent une forte proportion d'eau. Voici d^ailleurs ^quelques extmples des coefficients obtenus :

Bols divers 0,500 à O.^tOO Mayer.

Calr de borar avec toa poU. <)J«n GntwforAi

PoaoMD» d'ooe lirélùA. • • (t7d9 id.

Ges déternmiitionft ne sauraient être tt^n pins acceptées 4fae conme des ê^ proximatioiis à peu près sans utilitë , i raison de le«r peut nombre et dt ^incertitude qui règne sur leur valeur.

Appucatioms PHTaotXMn^Bs bt patholoosq<ibs.-*-^£/j^ ^ies haims, «^-Xonaîdé* rés sous le rapport de kur faculté réchauffante ou réfrigérante^ les e&ts des bains trourent urne partie de leur explication dans la grande capacité de Teaii pour la chaleur : on comprend de saile quelle quantité de chaleur doit èlnt abandonnée en peu d^instants aux éléments solides et liquides de récononue^ lorsqu'on se trouve plongé dans un bain supérieur de quelques degrés à la température propre du corps. A cet effet se joint , d*ailleurs, la suspension da Faction réfngérante de la transpiration cutanée^ du rayonnement et du conlad de Tair, dont nous nous occuperons avec détail par la suite : aussi voit-on ae manifester rapidement les phénomènes de turgescence et les symptômes de congestions tant internes qu'externes, que nous avons déjà signalés en traitaat de la dilatation par la chaleur. Ici Taction est beaucoup pkis rapide , paret que la pénétration de la chaleur s'effectue sur touu* la surface du corps k la fois , et que la masse d'eau qui IVnvinmne peut fournir une assex grande quantité de chaleur avant que l'équilibre de température ne soit établi. /il est facile de donner une évaluation numérique de la chaleur cédée en pareille cir» constance par Teau d'un bam à 42®. Un bain se compose d'enviion 1^*^,60 : m 'le corps est à -|- 37^ il pourra recevoir toute la 4|uaniité de chaleur qui fait la différence entre 37 et 42^ c'est-à-dire ô unités de chaleur par kilogramme att litre d'eau : soit 800 unités de chaleur.. Nous supposerons ici que la chaleur spécifique moyenne des tissus est é^ale.à celle de Teau, ce qui est loin d^étre démontié, et qu*il faut par conséquent le même nonibre d'unités de chaleur pour les élever d'un même nombre de de^^rés. Ajoutons à ces 800 unités cédées par l'eau du bain toutes celles qui dépendent de la suspension de l'effet réfrigérant , dont la cause est complexe , comme nous l'avons dit plus iiaut, mais dont les eflets vont toujours en augmentant, par suite de l'accumu* lation rapide de la chaleur propre du corps dans les parties le> plus profondes de nos tissus. On ne sera plus surpris d'après cela de la |iromptitule et de l'énergie des accidents produits par les bains d*uue température trop élevée, et Tob

nprendn qae de tous Ut remèdes propres ^ en enrayer la marche, le plus OvUiD est l'applicatioB de i*eau fioîde , qui soustraira presque instantanément Texcès de clialcur dont l*économie se trouTe saturée. — Supposons, en effet, ^|ne le corps s»it parvenu A -|- 40**; immergeons-le dans un bain à + \ù* ; et bain pourra lui soustraire en peu d*instants 30 unités de chaleur par litre , joîi 4,800 unités de chaleur.— On peut appliquer les raisonnements et les calculi précédents à TacUon des bains froids , et on se rendra raison des phénomènes de congestion qui peuvent en être U conséquence , et de la nécessité de réchauffer proinptement les individus qui sont restés quelque temps submerge, — Nous en dirons autant de Texplication théotique d^une partie des avantages que Ton obtient en faisant succ(*der immédiatement les bains d'eaa froiile ou de neige k ceux de Tapeur, ainsi que ceU se pratique dans les bains *nustf.

Les effets des bains tîèdes, qui Tarient soÎTant la saison , Tiennent parbite» ment â Tappui de tout ce que nous avons dit ci^dessus. Durant les chaleiui de Tété, un bain chauffé à la température du sang (37*) serait tout-â-ûdt insupportable ; car, sM n'ajoutait rien â la chaleur propre des organes , il suspendrait tout-à-fait Taction réfrigérante du rayonnement, du contact deTair, et surtout de la perspiration cutan'e, qui est alors â son maximum d'intensité. U faut donc que 1rs bains soient assfz froids pour soustraire immédiatement wie grande proportion de chaleur à Téconoinie , soustraction qui devra être plus puissante que toutes les actions réfri^'érantes réunies. De là les bons effets des biiiis à -f- 18 ou -|- 20* dans cette saison , pour combattre le malaise que détrrniitie en nous une clialeur un peu élevée et un peu soutenue; chaleur si bien appelée étouffante^ par la îéjjèie congestion qu*elle détermine dans le poumon, aussi bien que dans les autres ort;anes. Les bains de rivière seront plus efficaces, k raison du renouvellement de la couche dVau en contact aTec le corps; ils paraîtront même quelquefois par trop rérrif;érants si Ton y reste immobile, c^est-â-Jire si Ton ne compense pas un peu Taction réfi igérante par Taccélrration àc la circulation capillaire. — En LiTer , les bains devront, non pas seulement égaler, mats même surpasser de I* ou î* la température propre du corps : alors, en effet, la perspiration cutanée est à son minimum \ les pertes par ra^-onnement et par contact de Pair sont considérables, et tous ks ellbrts de Téconomie sont employés k les réparer.

OasaavATioif. — Oa emploie (réquemmcnt aujourd'hui le chauflage k Teatt

chaude pour les édifices publics , et quelquefob même pour les appartements* 1 kilogr. d'eau à -|- 100<*, < n se refroidissant à -|- 20®, laisse dégager 80 unités de chaleur ; ces 80 unités peuvent échauITer de 10^, 32 kilogrammes d*air, ou, ce qui revient au même, 24"**'- ,61. Un peut partir de ces données pour déterminer la quantité d^unités de chaleur qu^il faut produire par heure pour élever pendant l'hiver à -|- lOo, et d*une manière constante, l'air d'une saUe d'hôpital ou celui d'un amphithéâtre.

19. Les atomes de tous les corps simples ont la même chaleur spécifique.

Observation. — Cette loi remarquable, déduite par Duiong et Petit de U comparaison des poids atomiques des corps simples avec les chaleurs spécifiques de ces mêmes corps, a été, dans ces dernières années, soumise par M. fieguault à de nouvelles investigations. Cet habile physicien a trouvé que tandisque les poids atomiques des substances simples varient de 200 à 1400, les produilsde ces mêmes poids par les chaleurs spécifiques oscillent entre 38 et 42 : aussi n'hésite-t-il pas à en tirer la conséquence, que la loi de Duiong et Petit doit êlre adoplée comme vraie. La concordance serait plus rigoureusement exacte entre cette loi et les résultats de Texpérience , s*il était possible de débarrasser la détermination de la chaleur spécifique de plusieurs causes d'inexactitude : ainsi, en première ligne^ on doit placer la marche graduelle de la transition de l'état solide à l'état liquide, en passant par l'état de mollesse, d'où il ré^iulte qu'une partie de la chaleur de fusion s'ajoute à la chaleur spécifique ; en second lieu , la disparition d'une portion de la chaleur, employée à produire la dilatation du mercure dans le thermomètre , dilatation qui guide l'observateur dans la détermination de la chaleur spécifique. Cette quantité, qu'on pourrait nommer chaleur latente de dilatation , est beaucoup moindre dans les solides et les liquides que dans les gaz , mab elle ne saurait jamais être complètement négligée. Ajoutez à ces deux premières causes d'erreur l'arbiti aire qui préside au choix de l'origine à partir de laquelle on compte, pour chaque corps, les élévations du thermomètre, origine qui est la même pour les substances les moins assimilables , sotis le rapport de plusieurs pro» priétés physiques fort importantes , telles que le point de fusion , d'ébullition , etc. ( jénn. de chim, et de phy, , t. LXXllI , 2* série. )

20. Dans tous les corps de méaie composition atomique et de <K>nstitution chimique semblable, les chaleurs spécifiques sont en raison inverse des poids atomiques.

Observation. — Cette loi, déduite par Mewmann d'expéri tances peu ri-» goureuses, résulte d'un grand nombre de recherches fort exactes exécutées par M. Regnaidt sur des alliages , des oxi des , des composée haloides et des sels* ( Ann, de chim. et de phy\ , t. I", 3* série.)

21. Un même corps peut avoir plusieurs chaleurs spécifiques , suivant son état d'agrégation. — La chaleur spécifique diminue dans un corps à mesure que sa densité augmente.

Observations. — Ce changement dans la chaJeur spécifique rend raison de l'incandescence subite et momentanée de certains oxides soumis à une chaleur croissante jusqu'au rouge plus ou moins obscur ; cette incandescence est effectivement due au dégagement instantané d'une forte proportion de chaleur, auparavant latente, A la suite de cette incandescence, les réactions chimiques de ces corps sont tout-à-fait changées. — Le soufre mou offre un phénomène du même genre : obtenu , conune Ton sait , en faisant couler dans l'eau froide du soufre liquéfié par la chaleur, il conserve très longtemps sa mollesse et sa demi-transparence ; mais , vient-on k le chauffer à -|- 98** , il s'échauffe de luimême jusqu'à -f 110*, par le dégagement de la chaleur qu'il retenait à Tétat latent, pub il redescend à -{- 98*" ; abandonné alors à lui-mlhne, il se solidifie, et a repris les propriétés qui le caractérisaient avant sa projection dans l'eau.— Ajoutons enfin que le cuivre écroui offre une moindre chaleur spécifique que celui qui n'a pas été soumis à la compression. (Eegnault, loc. cit. , t. I*'. )

22. Le carbone ne satisfait pas à la loi générale qui existe entre les chaleurs spécifiques et les poids atomiques.

Observation. — Ce fait résulte des recherches dé M. Regnault et de celles de MM. Delarive et Harcet (^/7//. de dû m, et lie phy.^ 1. 1, 3* série.) En opérant sur du diamant en poudre , ces derniers oat trouvé pour coefficient 0,1 192 , et pour des charbons végétaux de diverses provenances , depuis 0,1592 jusqu'à 0,2964; ils supposent que les^différences d'état moléctdaire peuvent peut-étr^

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expliquer cette diTenîté de réfultats. M. lUgnanlt, de* •od' dM, a obtenu pour le dianant en fragment 0,14687> et pour des chaiiioui minëraux an df^ rigîne organique, de 0,1902 à 0^261085. 11 se demanda si cette difliérence ne tiendrait pas à ce que le carbone combiné n'aurait pas la même chaleur spé» dftque que le carbone libre. {Loe, cit. , t. I*'.)

23. La ckffteur spécifique des corps croît avec kr température.

Obsirvattons. —M. Ponillet a fait Yoir^ au moyen de la méthode des mébages, que le coefficient moyen de chaleur spécifique du platine, qui à -4* IMT est 0,03350 , devient 0,03aiS à + I2Û0<». (ÉJém. de Phys., t. U, 3« édit.)— Dci différences analogues se présentent à des températures plus basses pour d'autres métaux solides. D'après Dulong et Petit, le mercure entre 0* et -f^ tM* a p9ur coefficient moyen 0)0330; entra- 0* at-f- 900, ce coefficient est 0,0850.— L'eau elle-même exige une plus grande quantité de ehaleua pour passer da «f> 90^ à + 100^9 V^^ V^^^ s'élever de 0" à -f- )* — Mous avons déjà donué ^explication de cet accroissement de capacité pour la chaleur, à mesure que la température s'élèTe. \\ dépend , arons-nous dit , de ce qu'une partie de ii Valeur rendue insensible au thermomètre est employée'à opérer la dilatatkMi du corps.

On a fait servir les chaleurs spécifiques à la détermination des hairtes tn»» peratures. On peut employer à cet eflfet une boule de platine , mais il fiuit tenir compte des rariadons de capacité de ce métal , évaluées , conune nous venons de le dire , par M. Ponillet. Toutefois, ce mode de détermination résultant d'une expérience , et non pas d^vne obserpation , ne saurait remplacer l'emploi du pyromètre à air dont bous avons déjà fiaiit mention.

24h Les gaz. simples et les gaz composeront la même chaleur spécifique , la pression étant supposée \m même. — Si la pression augmente ou diminue, la chaleur spécifique varie dans le même jiens , mais dans un rapport moindre que celui des pressions. la vairialion est la même poiu* tous les gaz. — La pression restMUi invariable 1^ la chaleur spécifique augmente aveclatcmpé*

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Ob8Brv^tion. — La détermination des chaleurs spécifiqves des fluides élastiques présfnte.une cause d'erreur b΀a difficile à éviter et qui Jette ^de Vutt certitude sur leA résultats que nous menons d-exposen CetXe cause d*erreur consiste en ce que la chaleur abandonnée par TtiiiYeloppe est deux ou trxiîi cents fois celle que cède le gaz. lui-même, de telle sorte que si un gaz a une capacité double ou triple d'un autre gaz^ cette difôronce est un infiniment petit par rapport à la chaleur perdue par Tenveloppe.

25. La chaleur spécifique de tous les^az simples est la memfi à volume constant. — La chaleur spécifique à volunie cous est moindre que la chaleur spécifique à pression constante.

OasEavATioNS.-^Jusqu'ici on n'a pas trouvé de méthode directe pour déteiw miner la chaleur spécifique des gaz à volume constant; mais on doit à Dulong un procédé fort ingénieux , qui conduit in directement à la détermination àa, impport qui existe entre les deux espèces de chaleur spécifique. Ce procédé «it fondé sur ce que la vitesse du son dépendre la grandeur de ce rapport et aqg# mente avec lui : comme il se rattache à TAcoustique, nous n'avons pas ànouaaa occuper ici. — On peut encore parvenir à la solution du problème d'une bu^ nière moins rigoureuse sans doute , mais qui est loin d'être dépourvue d-in* térêt. 11 suffit , pour cela , de comprimer le. gaz en ^périence d'une certaine quantité, et de mesurer l'élévatiou'de température produite par l'augmenta^ tion de la force élastique qui croU avec la tenipérature. Tout ae réduit à trois mesures d'élasticité , d'abprd de l'élasticité initiale, en second lieu de celle qui existe au moment du plus grand échouffement,, enfin de celle qai jM donnée par la .pression atmosphérique. Avec ces trois nombres on peut 4é» lermioer la fraction ^^erchée. — L'étude du rapport des «leuK eq^àoes ai <m* pacités a conduit aux deux lois suivantes 4

26. Des volumes égaux de tous les fiuides élastiques, pris i une même température et sous une même pression^ étant comprimés ou dilatés subiten>ent d'une même fraction de leur yolume, dégagent ou absorbent la même quantité absolue de ch» leur. — Les variations de température» qui en résultent;, sont ( raison inverse de leur chaleur spécifique à volume constant.

Observation. — De là cette conséquence , que pour tous les gax simples félévâtion de température due à la compression est exactement la même , puisqu'ils ont la même capacité : dans Itrs g iz composés , cette élévation est d'autant moindre que la chaleur spéc^que est plus grande.

APPLICATIONS PHYSIOLOGIQUES BT PATHOLOGIQUES. — Effcts^calorifiqttes de fait comprimé ou dilaté, — M. Triger, ingénieur civil, ayant employé la compression de l'air au moyen d'une puissante machine à feu pour refouler l'eau qui affluait par infiltration dans une houillère située sous le dépôt d'alluvion de la Loire, eut occasion de faire plusieurs remarques curieuses qui se rattachent complé> tement à notre sujet. La pression avait lieu à trois atmosphères ; au Ueu d'injecter de l'air froid, les pompes refoulaient de IVir chaud , qui arrivait dans les puits, en conservant une température de -f 1^^ à -f 17<^; auprès des pompes les tuyaux n'avaient pas moins de + 70« à -|- 75«. Lorsqu'on ouvrait les conduits de communication avec l'air extérieur, il se formait un nuage d'autant plus épais que la détente éuit plus rapide; on pouvait l'augmenter ou le diminuer à volonté en ouvrant ou fermant les robinets. Au moment de l'apparition du nuage, un froid glacial pénétrait les assistants. Avant d'exposer ses ouvriers à l'action d'une aussi forte pression , xVI. Triger fit par lui-même quelques expériences dans l'appareil imaginé par le docteur Junod, et destiné à l'administration des bains d*air comprimé. Dans le cours d'une de ces expériences, au moment où le mercure du manomètre était à peine k 1"*,083, une des glaces de la cloche, d'un diamètre de 0*,16 de côté, se brisa avec un bruit semblable à celui d'une pièce de quatre ; un froid intense se fit sentir, et les expérimentateurs se trouvèrent plongés dans une obscurité complète par le développement subit d'un épais brouillard. [Ann. de c/tim. et de phy.^ t. III, - 3« série.) — C'est pour prévenir les inconvénients résultant pour les [>er8onnes placées dans ces appareik, de rexces>ive chaleur produite par le refoulement de l'air, que l'on donne au tuyau adducteur un assez long parcours, et qu'on l'entoure même de glace dans une partie de son étendue.

27. La chaleur spécifique de l'air est égale à 0.Q669, ^^''^ ^^ Tean étant prise pour unité. — Quand on compare entre elles * les chaleurs spécifiques de Tairet de la vapetir d*eau, on trouve ({u'elles sont entre elles dans le rapport de 1,000 à 1,960.

€HAPITRE II.

CHANGEMENTS d'jÎTAT DES CORPS.

I* FqsIoo et SolldifiéiUon.

28. Un grand nombre de corps solides se liquéfient sous Finfluence de la chaleur. — Le degré auquel s*opère celte transformation est variable pour les différents corps, mais il reste constant pour le même.

29. Au moment du passage de l'état solide à Tétat liquide, la température reste stationnaire. — La chaleur ainsi absorbée , ou plutôt dissimulée dans la liquéfaction , se nomme chaleur la-tente de fusion ou A^ fluidité. — La quantité de chaleur latente de fusion varie dans les divers corps. — Les chaleurs latentes sont à peu près en raison inverse des poids atomiques ( Despretz ). — La capacité est plus grande à Tétat solide qu'à Tétat liquide ( Id.y Comptes rendus y etc. , t. IL )

Observations. — Fariation du point de congélation, — Rien n'est plus varié que la chaleur nécessaire pour opérer la liquéfaction des corps solides: depuis l'acide carbonique, qui affecte U forme solide à une Ump^ralure quM a'cst guère possible d'évaluer, mais qui nW pas moindre de — 100% jusqu'au platine, qui résiste à nos feujt de forges, rinicrvalle est considérable ; et cependant ces deux corps ne fixent sans doute p^s les limile^ de la persistance à l'état solide. — La glace, doni il oous importe spécialement de déterminer le terme de fusion , prend Tétat liquide à une température qui a été adoptée pour le z'^ro de uotrc échelle iliermoraélrique, — S'il est exact de dire que la glace se foud à 0% il ne l*esl pas d'une manière attssi absolue <ie fixer ce terme comme étaut celui de la solidilîcalion de reau. — <>»• sait depuis longtemps que le repos, l'étroftesse des vases, la vï^"^ souillure du liquide par des matières terreuses , salines t ^tc. i

circonstances qui tendent à reculer le terme de la con^lation. — On conçoit, en effet, que, dans ces divers cas, les molécules soient géoëes dans les mouvemenli qu'elles doivent prendre pour produire|par leur association les formes cristallines qui leur appartiennent. — On loit à M. Despretx des recherches très suivies et très intéressantes sur la vaiiation du point de congélation; on y voit qu^au- delà d'une certaine limite, Taugmentation dans TagHationTetarde plutôt qu'elle n'accélère la congélation; que les abaissements réels du point de congélation sont sensiblement proportionnek â œ point, iorsqa'on définit celui-ci , la tempéra» ture stationnaire et constante, pour le même corps, indiquée par le thermomè» tre, à laquelle le passage à Vétat solide commence, ou plutôt est commencé, Cest dans c^ même travail que M. Despretz a consigné ses nouvelles observations sur les changements de Tolome qui se manifestent dans les corps au moment de la congélation. {Comptes-rendug y 1837.) — Lacpiantité de chmUm latente de fusion de la glace est de 79,25 unités. (Da Là PaovosTATE et Disâuit, Jnn. de chim. etWe phy.^ t. LXXV, 2* série.) M. Regnault^ dans des expériences publiées depuis, avait trouvé 79,06. — Cette quantité peut être prife pour unité , dans la détermination des chaleurs spécifiques et de > chaleurs latentes. — Nous avons déjà insisté plus haut sur le passage j^ar Fétat de mo/« îesse , qui se présente dans la liquéfaction des soli Jes, et qui joue un rôle n important dans Thistoire de la chaleur spécifique. — Ix>rsqu*on a réussi à ra» cnler le terme de la solidification de l'eau ^ et que , par une agitation conv^* nablement ménagée , on détermine subitement la transformation , il y a dégagement de chaleur , et le thermomètre remonte rapidement et se fixe à zéro. Par opposition , la fonte rapide de ia neige ou de la glace produit un refroidissement considérable. {Mélanges réfrigérants.)

AppLiOATioM PBiBioiiOAiQius ET PàTHOUNHQvit. — Cangéktii^M dcs ivégémttm ^dei ûnimaux^ — Lorsque les êtres organisés vivants sont exposés k Ta 4*une basse ten^iératiire , ils résistent pendant «n certain temps, et< ifMU leur lempératiure pra|>ie ; maïs si le froid est fvolongë et inlanse., ils .peuvent finir .par anccomber; otipundon en dîme lts.pflitkt4 Taide d*un instrinnent tranchant,, on éprmurc une crépitation particuliers^ due à la rencontre du métal avec les petits iilaçons ^goi se croisent dans lonlm les ilirections. En «st41 4ie mémeqiiand l'animnl ne naiscombp |>asl y «Ht41 aussi «nlidlfication de Ja partie nfuecne deslitMneurs? Les laite simraute né» à acs question!. «Hunter ipftmai'nnnlk d*ttn lapîn inn s «denn n»*

MMndt fer pt e if< a <Upa ma mélange de glace et de sel qui marcpait — 18^. «ll*y laîiM duranl u«e benne,. Quand il la retica, elle était roide , ne saigpa paa lora^'ooila coupa arec daacistanx,, soua lesquels elle crépitait. Au bout dPuneaut«e beiiiey elle commenfa à a^édiaufier, s'épaissit , s'enflamma, etc. Huk jpu« aptèsx las deux oreillia.du même animal furent exposées à Faction Hfàm nélanfie ré£rigiéfant semhlahk au preaûer ^ elles gelèrent , roreille malade phift lenteuuBQt <pie Vautre, dégelèrent ensuite, s'enflammèrent, etc. Sans une autre eipétience» Uunter proloagiea Faction du froid jusqu'à ce que VoseiUe fui détenue dure conune une planche ; elle ne dégela pas moins , se cédkauffia, s'épaissit» s'enflamma , etc. Les mêmes tentatives exercées sur des «pétes ei dea bail)es de coq amenèrent les mêmes résultats : malgré la congela^ êiem dm mng €t desfiiùdss dont les tissus étaient pénétrés , la vitalité ne fut pas dAcuite ; le nelDur à l'état normal put avoir lieu. [Jraité de V inflammation, dans (IBirvaEft cavPLBTBa, trad. de Eichelot. ) — Ainsi il est bien établi que , dans l'action du froid prolongé et intense sur les organes , la solidification des parliM fluidea n'est paa ua obstacle à la guérison. Mais pour que celle-ci s'effieclue ^ tt faut, de toute nécessité que la température ne s'élève que d'une ma- Mèar fort lente dans la partie gielée; sans cette condition , la gangrène s'en iUi|Hureta presque inévitid>lemenC — Il est une particularité singulière qui «ocompagne la congélation, et qui semble prouver la solidification instantanée dea éléments liquides des organes : je veux parler du changement subit de eeuleue qui se moutre dans les pactiea gelées. « Après quelque séjour dans une iBMpérature qui ne peut nuire , dit le capitaine Ross, il suffit de tourner ua asf^ pour être exposé à quelque courant d'air , dont l'effet est aussi soudain qu'inévitable; la partie frappée de congélation changp immédiatement de CDuteuff. Cduk qui ^reuye cet accident est le seul qui ne s'en aperçoive pas. » BuBS uiie de ses excunions , ce cétèbre voyageur en fut lui-même victime : un CBup de vent parti d'une vaUée hii gela.une joue ; un Esquimaux l'avertit , ramassa de la neige pour l'en frotter , et lui conseilla d'y appliquer la main, afin dt'pré venir un nouvel accident. {JUarrat, of a $ec^nd Voyage^ etc., édition de Vans, p. 166.) — - Si œ que raconte Fabrice de HiUen^ sur le rapport de Beraavd de PlalxCsU, u'eat pas exagéré, la congélation pourrait être générale et portée très loin saua que la mort dut nécessairement s'ensuivre. Dans un de ats voyagea, Bernard trouva sfu* le bord d'une route un homme déjà roide et en apparence privé de vie. Il le fit conduire dans une auberge du voisinage,

où on le plongea de suite dans de Teau froide. Bientôt le corps fat couvert dune couche de glace , qui lui formait une sorte de cuirasse générale; on administra ensuite les soins convenables , et le malade revint à la vie et à la santé , ayant seulement perdu ses orteik et ses doigts. — C'est chose commune que des végétaux , et surtout des fruits, soient assez fortement gelés pour que, immergés dans Teau , ik déterminent ainsi la solidification de la couche liquide qui est en contact immédiat avec eux ; mak que la chose ait pu avoir lieu chez un homme, j*avoue que cela me semble assez extraordinaire. — Quoi qu'il en soit, s*il n'est pas rare de voir un rétablissement complet succéder à la GODgélation , particuUèrement des parties extrêmes du corps , comme le nez , les oreilles, les orteils , les doigts , il Test encore moins de voir ces organes se séparer, frappés qu'ils sont de sphacèle. Cest surtout ce qu'on remarque quand l'application extérieure de la chaleur a été faite sans précaution. — La physique peut, ce me semble, rendre raison de ce phénomène \ c'est ce que nous allons essayer de faire.

Et d'abord le phénomène est général parmi les êtres organisés , c'est-à-dire que végétaux et animaux peuvent être atteints de congélation; et ce qui est bien remarquable , tous réclament le même mode de traitement. ^- Pour les premiers on sait que la faculté de chaque plante et de chaque partie de plante de réskter à un froid excessif, est en raison inverse de la quantité d'eau qu'elles renferment, de la fluidité de leurs sucs , de la ténuité de leurs cellules , etc. — Si la gelée les a frappées malgré les conditions les plus propret à en prévenir les effets , on peut les rappeler k la vie en les arrosant d'ean firoide et les abritant contre l'action du soleil. Ainsi M. Noehden raconte qu'à l'imitation d'un jardinier qui sauvait ses haricots frappés de la gelée en les arrosant d'eau froide avant le lever du soleil, il a réussi à conserver en pareille circonstance, et par ce procédé, les jeunes pousses et les fruits de plusieiu*s pêchers ; quelquefok il est nécessaire de pratiquer plusieurs arrosages. ( Bull, de la Soc.agr.,t. XIII. )

On sait, pour ainsi dire, de toute antiquité, que l'on parvient de la même manière à empêcher les fruits gelés de se gâter ; car Avicenne faisant allusion à cette pratique, dit quelque part que certaines personnes traitent avec avantage les parties frappées de congélation , en les immergeant dans de l'eau à la glace, de la même manière qu'on a coutume de le foire à l'égard des frnila atteints de la gelée.

Comment donc agissent, dans le ca<t qui nous occupe, et la solidification 'Ue«liquides séveux et Faction bienfaisante de Teau froide opposée à l'influence délétère d*une chaleur trop brusque? L*opinion la plus généralement répandue parmi les physiologistes, est que l'expansion de Peau, dans sa solidification au sein des cellules et des vaisseaux des plantes , en détermine la rupture. Mais une dissection attentive des plantes gelées a prouvé à M. Morren que les cellules y sont séparées sans déchirement , et qu'il se trouve dans la plante autant de glaçons que de cavités renfermant des fluides , la gelée exerçant son action sur chaque organe élémentaire en particulier. La dilatation produite est incapable d'entraîner la déchirure des parois des cellules, circonstance qui concorde parfaitement avec ce que nous avons dit plus haut, au sujet de l'influence préservatrice des larges cellules, ou, en d'autres termes, des cellules à parois plus flexibles. Mais, au moment delà congélation, les gaz dissous dans Peau se séparent. M. Lindley^auquel j'emprunte ces détails ( Traii' sact. ofthehortic. Soc, Lond. 1839) pense que ces gaz*, composés pour la majeure partie d'oxygène et d'azote, agissent en d:'truisant l'irritabilité du tissu cellulaire et la vitaUté du latex , dans lesquels ces fluides insolites viennent à pénétrer , alors même que, par leur distension , ils n'opéreraient pas le déchirement des parois. L'action chimique est aussi invoquée par le savant botaniste, anglais. Pour moi , malgré une autorité aussi imposante en pareille matière , je crois que les choses se passent beaucoup plus simplement. — Par l'application immédiate de la chaleur , les gaz , rendus à la liberté par la congélation de l'eau , se dilatent rapidement avec énergie ; ils brisent les parob des cellules et des vaisseaux, et détrubent la trame organique, avant que l'eau ait eu le temps de reprendre sa forme liquide, et de les redissoudre. — Applique-t-on de l'eau froide sur la plante gelée , les gaz n'acquièrent qu'un très faible accroissement de volume , la glace fond peu à peu , et, a mesure qu'elle se change en eau, elle redissout les gaz , et les réduit ainsi à l'impuissance de nuire sous l'influence solaire. — La même théorie convient également à la congélation des animaux. Le sang, comme l'a prouvé Magnus, tient en dissolution des gaz^ oxygène, azote et acide carbonique , qui peuvent même s'en séparer dans le vide de la machine pneumatique {jénn, de chim, et dephys., 2« série, t. LXV)j par la congélation ces gaz sont mis en liberté : une chaleur brusque pieùt alors les dilater, et, dans leur expansion, ib déchireront les parob délicates des vaisseaux capillaires: ici, comme dans les plantes , la trame organique

aura disparu, avant que le sang ait pu revenir à sa forme normale. MaiS| au oontraûre, sous Tuifluence des frictions de neige , de Tinmiersion dans Feau froide , la très faible élévation de température produite sera incapable d'aug<^ mealer beaucoup le volume des gaz du sang : elle servira tout entière à ramener le sang à Tétat liquide , et , à mesure qu'il reprendra cette forme , il redissoudra les gaz , et ne tardera pas à les entraîner dans son mouvement de circulation.

3* Vaporistlion.

30. Un certain nombre de liquides ; étant exposés à l'action d'une source de chaleur, prennent l'état de fluide élastique; on désigne ce nouvel état sous le nom de vapeur. — Quand la vapeur se forme au sein de la masse tout entière du liquide, on dit qu'il y a ébullUion. — Si elle ne part que de la surface , le phénomène s'appelle éi^aporation. — L'effort que la vapeutf exerce sur les parois qui l'environnent, se nomme force éiccs* tàjîêe ou tension.

Théorie des vapeurs.

31. A la même température et sous la même pression, la ^ force élastique de la vapeur est constante. — Celte constance

existe aussi bien quand on opère dans le vide , que quand la vapeur est mélangée avec[un fluide élastique quelconque. ^^

32. La force élastique augmente et diminue avec la température, mais dans une proportion plus rapide. — Quand les divers points d'un même espace rempli de vapeurs n'ont pas la même température , la force élastique totale est celle qui répond à la température du point le plus froid de l'espace. — La vapemr pro* venant de l'eau k o" et de la ^ce également à o% a toujours la ni^e Icneinn.

33. La force élastique varie dans le méine sens que k pression. — Dans un mélange de vapeurs et de gaz, chacun supporte^ sa part de la pression totale , comme s'il était isolé.

34. Les forces élastiques des vapeurs de deux liquides ne subissent pas exactement la même variation d'intensité, en descendant d'un même nombre de degrés , à partir du point de leur ébullition. — <Ën général, elle décroît plus rapidement dans les liquides, dont la volatilité est moindre.

35. La densité des vapeurs, ramenée par le calcul à une même température , est proportionnelle aux forces élastiques. — Elle reste toujours dans le même rapport avec celle de Tair prise dans les mêmes circonstances de température et de pression.-^ Il existe toujours un rapport simple entre la densité et le volume d^un gaz ou d'une vapeur composés et les volumes et les dethsites des gaz constituants. — Sous une pression et à une température suffisantes , la densité de la vapeur prend un tel accroissement, qu'elle se rapproche de plus en plus d'être égale à celle du liquide d'où elle émane.

Obsery AXIONS. — Mesure des tensions et des densités des vapeurs, «^ L'importance de cette mesure en physique est assez hautement proclamée par les noms de Watt , de Dalton , de Dulong , de MM. Arago , Gay-Lussac , Perkins, Southern, Ure, Despretz^ Dumas, Mitscherlidi, etc., qui se sont occupés de cette question difficile. Nous n'avons point à discuter ici les méthodes emr ployées pour arriver à la solution de ce problème ; aussi nous borneronsnous à quelques réflexions complémentaires des propositions énoncées dans les cinq paragraphes qui précèdent.

Et d*abord , nous avons toujours supposé que la vapeur était en contact avec un excès du liquide dont elle provient > afin que dans le cas d'accroissement de l'espace ou de la température , ou de diminution de la pression , «ne nouvelle quantité pAt être produite , pour remplir les conditioBs des lois énoncées : ce qui revient à dire que nous ne ocmsîdéroiM jamais que Ul tei»ikm moMimmu.

G est à M. Gay-Lu8saC| que Ton doit d'avoir déterminé le rapport exact entre les forces élastiques de la vapeur d'eau et les températures qui s'étendent de — SO^* à 4- 100<». Au-dessus de cette dernière limite y MM. Dulong et Arago ont| par leurs expériences, fixé directement ce rapport jusqu'à 24 atmosphères.

Pour les températures inférieures à 0, H. Gay-Lusac a fait usage du principe énoncé dans le paragraphe , 31 au sujet de la tension de la vapeur, au sein d'un espace inégalement chauffé dans ses différentes parties.

Oalton employait , pour les températures supérieures à 0*, un manchon plein de liquide porté à des températures variées et déterminées; un baromètre y était plongé, pour servir de point de comparaison avec un autre tube barométrique, dans lequel on avait fait passer une quantité convenable du liquide à observer ; mais il y a ici une cause d'erreur , qu'il est difficile de corriger parce qu'on en ignore la valeur réelle ; je veux parler de réchauffement de la colonne barométrique. Ajoutez à cela la difficulté d'avoir dans le manchon une température constante et bien déterminée ; aussi doit-on employer de préférence un appareil calqué sur celui dont MM . Arago et Dulong ont fait usage dans leurs recherches.

n peut être utile de connaître l'augmentation que prend un volume donné de gaz , par son mélange avec de la vapeur d'eau : ce cas se présente particulièrement quand on étudie les phénomènes physico-chimiques de la respiration; pour cela, on aura recours au raisonnement suivant .ILe gaz inspiré avait une force élastique P^ mesurée par la hauteur de la colonne barométrique; après l'expiration, il ne supporte plus qu'une partie de cette pression, l'autre étant supportée par la vapeur, qui s'est mêlée à lui dans les voies aériennes , en sorte que sa tension n*est plus que la différence entre la tension primitive P et la force élastique de la vapeur F =P — F; et comme le vohmie du mélange résulte du volume des éléments qui le constituent, on pourra établir la proportion que voici : Le volume primitif Y est au volume modifié, dans le rapport inverse des pressions qui leur correspondent.

VP P— F

On voit que le nouveau volume est supérieur au volume primitif, puisque P est au dénominateur diminué de F.

Densités. On a souvent besoin en chimie de fixer avec précision la densité

d'une vapeur; on trouve dans cette fixation un moyen précieux de vérification. On connaît le procédé ingénieux employé par M. Gay-Lussac , lequel consbte à porter sous le mercure , dans une cloche graduée, une ampoule pleine du corps sur lequel on fait Texpérience; la pesée de l'ampoule vide d'abord, puis pleine, fait connaître le poids de la substance. On entoure la cloche d'un manchon , dans lequel on met de l'eau à une température assez élevée pour opérer la rupture de l'ampoule et la vaporisation de la totalité du liquide ; on a alors le volume et le poids de la vapeur à une température connue , éléments suffisants pour conduire à la détermination rigoureuse de la densité de la vapeur. Pour l'eau, on emploiera de l'huile comme corps échauffant. M. Gay-Lussac a trouvé de la sorte que la densité de la vapeur d'eau est 0,622 , celle de l'air étant 1 ,000. — Le procédé imaginé par M. Dumas a l'avantage d'être applicable aux corps qui ne se transform'ent en vapeur qu*à des températures supérieures à -f SOO"*. Dans ce procédé , on prend un ballon de verre, d'une capacité et d'un poids connu«, dans lequel on introduit un excès du corps que l'on étudie. On chauffe ce ballon, dont le col est effilé, dans un bain d'huile ou de sable ; lorsque la vapeur cesse de se dégager par Touverture effilée , on ferme celle-ci au chalumeau , et l'on prend exactement la température du bain. On pèse ensuite le ballon refroidi, et on en casse la pointe sous l'eau; le ballon se remplit en totalité, si l'air a été entièrement expulsé ; sinon , il reste une petite quantité de ce fluide , dont on tient compte dans l'évaluation des éléments numériques du problème. Ici, encore, on a toutes les données convenables pour arriver à la connaissance de la densité cherchée. ^ Enfin , M. Mitscherlich a appliqué le même procédé à des corps *volatib entre 400* et 500* ; seulement il emploie un réservoir cylindrique au lieu d'un ballon. Trois appareils peuvent être mis à la fois en expérience ; ik sont renfermés dans un premier cylindre , où des supports les maintiennent ; ce premier cylindre est contenu dans deux ou trois autres cyUndres concentriques , et , en définitive , dans un grand cylindre de fonte j que l'on place dans un fourneau de forme convenable. M. Regnault pense qu'on pourrait disposer une manivelle , pour faire tourner le système , afin d'en exposer successivement les diverses parties aux différents points du fourneau qui les échauffe. Pour les températures supérieures à -{- «500*, on préviendrait la dé- ' formation du tube par l'application d'une enveloppe de cuivre , au moyen de la galvanoplastie.

A. EboUilioD.

36. L'ébnUition a lieu, quand l'équilibre est rompu entre lei$ pressions extérieures et la force élastique de la vapeur, cellcMÎ devenant prédominante. — La nature du vase et la présence de matières étrangères dans le liquide d'où s'échappe la vapeur exercent aussi une certaine influence sur Fapparition du phénomène de Tébullition, mais elle est beaucoup plus restreinte que la précédente. — » Toutes choses égales d'ailleurs, le point d'ébuilitioif est différent dans les divers liquides.

Observations. — Fnriaiion du point d'ébuUition, — D'après la définition que nous avons donnée du moment auquel a lieu rébullitioa, on comprend qufi oe phénomène devra se produire à des températures d'autant plus basses que la pression sera moindre , et réciproquement : aussi peut- on faire bouillir de Teau à 0», quand la colonne barom 'trique est réduite à ô°>"**, et, par opposi^ tîon , on peut la conserver liquide à une chaleur presque égale à celle qui réduit le mercure en vapeurs ; il sufGt pour cela de l'enfermer dans un tube de verre d'une capacité quadruple de son volume : Le tube i étant scellé à la lampe, est chauifé avec précaution dans un bain d'huile, qui sert à mesurer exactement la température (Caonakb-Latour , Jnn. cfnm, et pàys^j t. XXI et XXII, 2* série). — A la pression de 0«,760, l'eau bout à + U)ù\ -^ Cependant les matières qu'on y fait dissoudre peuvent retarder le terme de 1'^ buUition d'un nombre de degrés d*aatant plus considérable, que la prq[>ortiQD de matière dissoute est plus grande. — Si la substance ajoutée à l'eau est égailement susceptible de se réduire en vapeurs , le terme de l'ébullition du mélange sera reculé ou avancé, selon que le degré d'ébuUitioa du corps ajouté sera plus ou moins élevé que celui de l'eau. — La nature du vase exerce aussi une influence plus ou moins retardatrice sur le terme de rébullitÛML M. Marœt a pu avoir de l'eau non bouillante an-dessus de + 105* (jémn. chJiau et phys.y^ série, t. Y). Il est arrivé à oe résultat en détruisant la couche de pellicule très mince de matière grasse, qui salit habituellement la sujrlace du verre (DoTROCHET, Rech, sur ta force épipoUque^ 1842-1843).

37. Pendant toute la durée de rébullition^la température reste ttationnaire* — La chaleur ajoutée est employée à opérer la trans* CMroMitioti du Uquiiie en vapeur. Oa nomme cette chaleur ainsi dissiflinlée , chaleur hiente de vaporisation ou d'é/asiicUé.

38. La quantité de chaleur latente de raporisation varie sui* Tant les liquides qui fournissent la vapeur. — Les chaleurs latentes de vaporisation se rangent entre elles dans Tordre des tempéra» tures debuUition, quand, au lieu de poids égaux, on prend les poids atomiques ( Person ). — U y a une analogie remarquable «itre la chaleur rendue latente pendant la formation des va* paoTS, et celle qui devient latente quand on dilate des gaz; toute» detnt sont indépendantes de la composition chimique {Id.). — La chaleur latente de vaporisation d*un composé est moindre que la somme des chaleurs de vaporisation des composants qui concourent à le former (?j. {Id., Compt. rendus y sept. i843).

Obsebvatioiis. — Jppréciation de$ hauteurs au moyen du thermomètre, «-> Le terme d'ébullition varie avec la pressioo du baromèu*e : ainsi , A Paris, les hauteurs extrêmes de la colonne mercurielle observées depuis vingt ans ayant élë 719"" et 781"*", les points debullition de Teau qui correspondent à cet hauteurs ont été environ -j- 98%ô et -(- 100,8. Par la même raison , le point dVbuiUlion ne doit pas être le même dans les différents pays. A la niëiaine d^Antisana, située à 4,101 mètres au-dessus du niveau de FOcéan, et où la hauteur moyenne du baromètre est de 454"", Teau bout à -f 86*,3, Undis qu*à Berlin , qui n*est qu'à 40*, et où le baromètre marque en moyenne 756"", le terme de rëbuUition de Teau ari îve à + 99°,8. — D'après cela, on comprend qu'il doit être possible de mesurer ces hauteurs au moyen d'un thermomètre* WoUaston en a construit im, qui ne marque que les degrés voisins du terme d'ébullition, et tellement sensible, qu'il permet de constater des différences de température dans l'eau qui bout aux divers étages d'une maison. — M. Walferdin a fait connaître un appareil du même genre auquel il a donné le nom de thermomètre hypsométrique. Une chambre allongée sépare la tige en detn parties, ayant chacune une échelle dilTérente; rinCérieure donne le moyen

d'apprécier le dëplacement du zéro. La seconde échelle commence Ters k -f 95* : elle ne porte que 5* centigrades, dont chacun occupe sur la tige une longueur de 21""y6, ce qui permet d'obtenir des centièmes de degré. Avec cet instrument, on peut aisément mesurer jusqu'à 1,500" au-dessus du niveau de la mer. ( Compt.-rend.^ octobre 1843). Wollaston a montré que 1* de yariation dans la température de Fébullition de l'eau correspond à 27*" de différence dans la hauteur de la colonne barométrique.

/appréciation de la chaleur latente de la vapeur d'eau, «-> Pour déterminer cette quantité avec exactitude, on fait arriver de la vapeur dans une grande masse d'eau froide. Les éléments du calcul sont : 1* le poids du liquide vaporisé et condensé; 2o le poids de l'eau qui sert à opérer la condensation ; 3» la température initiale de cette eau ; 4"" sa température finale ; 5® la température d'ébuUition du liquide; 6"* la chaleur spécifique du liquide entre les deux températures initiale et finale; 7<> enfin la valeur en eau du calorimètre et du thermomètre. — La valeur cherchée diffère de quelques unités , suivant les expérimentateurs , comme on le voit par le tableau suivant.

CocIBeicDt dt la «haleur Eipirimcnialaon.

et vaporÎMlion de Frau.

667 Kamford.

560 Watt.

5S6 Lavoisier et de Laplace.

560 Clément.

545 Black.

543 Dulong.

531 * Despreli.

Watt admettait que sous une pression constante la même quantité de vapeur contient toujours le même nombre d'unités de chaleur : dans ce cas, la chaletur latente irait toujours en décroissant à mesure que la température s^élève. — D'autres physiciens pensent, au contraire, avec Southern, que la chaleur latente doit être ajoutée à la chaleur thermométrique , ce qui revient à dire qu'elle est constante. — Ainsi, d'après la première opinion, la chaleur latente de la vapeur d'eau serait, en admetUnt le coefficient 550, égale à 650 unités ; dans la seconde, elle ne serait que de 550 à O", de 650 à -f 100», de 657 à + 122% ou deux atmosphères, etc. Les résultats de ces deux lois sont peu différents. D'après M. Pambour, celle de Watt serait seule admissible; mais, d'un autre côté, les expériences de Dulong paraissent l'avoir conduit à les rejeter toutes

deiuL comme inexactes. Malheureusement on ignore par quelle voie le cëlèhre physicien est arrive à cette condunon*

39. Quand un liquide est mis en contact avec une surface dont la température est de beaucoup supérieure à celle qui est nécessaire pour faire bouillir le liquide , celui-ci reste isolé de la paroi et se maintient pendant fort longtemps au-dessous de la température de lebullition.

Obseevatio!vs. — Ce phénomène , désigné sous les noms dVV/i/ sphéroidal , calèfaction , a ëté étudié par beaucoup de personnes , notamment par Leidenfrosty sous le nom duqtiel on le désigne quelquefois ; en dernier lieu, MM. Per> son et Boutigny sVn sont occupés ; le premier a même indiqué une formule de^ tinée à donner la température du corps solide, d*après le temps employé à la vaporisation. Ce phénomène est dû à ce que la bulle est maintenue à distance de la paroi par une couche de vapeur ; la température de cette bulle est peu élevée , eu égard à ce qu'elle devrait étr^' , parce que la majeure partie de la chaleur qu'elle reçoit sert à former de la vapeur ; en outre, plus la température de la paroi s approche du rouge blanc , plus les rayons calorifiques, qui en émanent, sont susceptibles de traverser le liquide sans l'échauffer. Moins les liquides sont volatils, moins le phénomène est marqué : ainsi , avec l'acide sulfureux, dont la vaporisation est très rapide, comme il n*y a pas de compensation entre la chaleur fournie par le vase et celle qui est employée à la formation de la vapeur , la température du liquide restant s'abaisse à -p- 10*, bien jqull se trouve placé dans un creuset porté au rouge blanc*

B. Êvaporatioo.

40. Le phénomène de l'évaporation est caractérisé par les circonstances suivantes : Il a lieu à toute température. — La pression extérieure n'exerce aucune influence sur lui. — La tempe* rature du liquide, d'où émane la vapeur, est variable. — Celle-ci part seulement delà surface. — Enfin elle offre une force élastique y qui varie avec la température.

OssEBVATioifs. — Kttesse tfépaporaUon. — Bien que la pression extérieture

mit mus kifiuenat sur U quantité d'aau. ^i «'«lève de U «r(«ce du hqmâm^ en ce sens qu'à une température donnéey un liquide iburiMit une proportia» déterminée de vapeur, elle n'en joue pas moins un rôle important dans quelques uns des phénomènes de Té vaporation. — Ainsi, la vitesse de cette évaporatSon est infiniment plus considérable dans le vide que dans Tair, ce qui tient à M que les couches de ce fluide , qui touchent immédiatement la surface du liquide, sont prom^pCemeot amenées à saturation, et forment ainsi une espèce d'atmosphère humide , dont la présence arrête la formation ultérieure de la vapeur. — C'est ce qui fait que, pour hâter l'évaporation, il suffit de produire un courant d'air, qui amène un déplacement de la couche saturée beaucoup plus rapide que celui qui résulte de la seule différence de densité. Dans ce cas , la vitesse d'évaporation peut être aussi prompte que dans le vide ^ on met souvent cette propriété à profit dans l'industrie, pour accélérer la dessiccation des tissus; nous en ferons tout-à-l'heure une application à l'économie.

Mefroidittement produit par t évapora tion.^V taxi 9k9oAt^ eomne nous FaTons tu, 550 unilés de chaleur, pour se transformer en vapeur» sans changer de température; si donc, par un moyen quelconque, on détermine cette transformation , et que l'on ne fournisse pas au liquide la quantité de chaleur uëccssaire à la cottstitutioo physique de la vapeur, cette chaleur sera empmi^ ^ aux corps environnants; il en résultera un abaissement dans leur tempér»> Sure, abaissement auquel participera bieniôt le Uqnîde luirmême, par voie de conductibihté/^ — Mais œs mêmes corps , et , parmi eux , le vase coutenant le liquide , absorbent de la chaleur qui leur est envoyée de toutes paris , en vertu de ce que nous étudierons pins lom , sous le nom d*ÉqnUière môbiie^ Cette chaleur est promptement transmise au Uquide , dont la force élastique est devenue d'autant moindre, que le refroidissement est plus considérable. Il vient donc un moment, où les acquisitions de chaleur compensent exactement les pertes dues k la vaporisation ; à ce moment l'équilibre a lieu , et la tempélutune cesse de s'abaisser, û^après cela, il est possible de reculer ce terme de deux manières également efficaces» d'abord en rendant Tévaporalion le plus rapidb possible et, en second lieu^ en refroidissant le niilieu ambiant. — L'absorption de la vapeur » à mesure qu'elle se produit , doit être placée en première ligne, parmi les moyens qui en accélèrent la formation. — C'est là la théorie de ces abaissements de température, en quelque sorte illimités, que la dûmie es lapliysique modeanes sont parvenues à réaliser.

Injlutnce de Vétat physique et de f étendue des surfaces, — Ifom avons déjà AaUi en trartant de la théorie des Tapeurs , que Ta glace et Teau à 0^ rour*- Dissent ane vapeur d'égale tension : ainsi Pétat physique est sans influence sur le phénomène. M. Gay-Lussac a prouvé directement qu'à — 20^, il se pro- Ant de la vapeur, dont la force élastique est de !*■•, 333. Voici une preurc Men remarquable que Teau se vaporise & une hmite beaucoup plus reculée, «La neige, dit le capitaine Ross^ subit une grande évaporation, même sous des^ températures très basses ( — làfp ) ; la glace qui la couvre empêche lèvent de la dissiper , et , au printemps , il n'en reste plus qu'une couche mince.» (Loc. cit., p. 112.) —-Mais, s'il se forme encore de la vapeur dans des conditions de température aussi défavorables , à plus forte raison s'en produit-il d'autant plus que la chaleur est plus élevée. — D'un autre côté, on comprendra sans peine qu'il existe une certaine relation entre la quantité de vapeur fournie parle liquide et Tétat hygrométrique du milieu.' Oh peut établir en principe que la quantité de vapeur fournie est proportionnelle à la différence qui existe entre la force élastique de la vapeur qui tend a s'échapper du liquide^ et cetle de la çapeur déjà répandue dans l'air. — Les conséquences directes de cette loî sont : !• qu'il n'y a pas d'évaporation au sein d'un air saturé ; 2?» que le maxi» mttm s'observe quand le liquide est le plus chaud possible , et l'air ambiant le phisToin de la saturation hygrométrique; 3^ enfin, que s'il n*y a pas de com^^ munication libre avec l'extérieur de l'air qui touche le liquide, 3 arrive bientôt à saturation, et févaporation efSt suspendue.

AwttJCJmaïf* mitaiolosi^wu tr PtAnobéMQfm.. — Traa^raUsm nmamée^^ei pulmonaire. — Les animaux , et l'homme en particuliar , petdaaÉ joMiimikir ment une partie très notable de leur poids , par suite de l'issue , sous forme de vapeur, d'une certauie proportion de l'eau, qui entre dans la composition de leurs organes et de leurs humeurs : c'est là, on ne saurait en douter, une cause puissante de réfrigération \ nous chercherons â en apprécier l'importance lorsque nous étudierons la chaleuf animale; iii HMMnous bornons à consigner ce fait de PéVaporation d'une quantité dTean qlÉi peut s'élever à 2'^*,5 par jour, quantité qui représente 1532 unités de cbaleuTy après correct tion failr^ pour la leupésatourcprapreèe l'homme.

Tout ce. qui favorisera celte évaporation s'effectuant sans interruption à la aitrfâee de la peau, procurera une sensation de fratcheur , et, au contraire* tout ce qui teiiSbra, i fa ralentir donnera Heu à une élévation de températutt

souyent assez considérable pour en devenir]^incominode. •— Annesley nous apprend qu'aux Iodes orientales une cause fréquente de maladie est l'habitude adoptée par toutes les classes d'Européens de se coucher, au retour de la promenade ou des courses à cheval , exposé â des courants d'air, le corps échauffé et en sueur, déshabillé , sans col ni ^cravate. L*usage généralement répandu , en pareille circonstance , du punkah , sorte de large éventail , n'est pas moins daDgereux.*( Rescarches inio the causes, etc., in-^"^, p. 202. ) — Sans aller chercher nos exemples si loin , nous* voyons tous les jours parmi nous des preuves du danger inhérent à l'exposition du corps échauffé et en sueur à l'action de Tair en mouvement, particuUèrement quand on reste immobile; l'évaporation rapide et l'abaissement de température qui en sont la conséquence , rendent parfaitement raison des accidents qu'on ne tarde pas à voir se développer. — La sensation bien connue qui résulte de l'usage de Téventail s'explique parfaitement par les principes énoncés plus haut ; l'air qu'il chasse sur le visage est quelquefois assez chaud , mais cet air déplace la couche saturée d'humidité qui restait comme adhérente à la peau, et donne une nouvelle activité à l'évaporation, dont cette membrane est le siège, — Par opposition, les voiles, si légers et perméables qu'ils soient, protègent contre l'action du froid extérieur en entravant les [mouvements de l'air et retenant comme appliquée sur la figure , d'une manière permanente , une couche de gaz tiède et presque saturé de vapeur.

VétemenUy choix des tissus. — Tous les tissus ne se pénètrent pas d'eau avec la même facilité : tous ne la retiennent pas avec la même énergie. Le tableau suivant, emprunté à Tregold, peut donner une idée des différences observées sous ce rapport :

Tiwi. Md* Me. Poid* aprte atelr éM

ae«iillé»cttoi4«.

I l;SO (Fici.IT, TnùU de ia chakur, t. n, p. 100.)

Bien que ce ne soit là qu'une approximation « elle nous semble utile pour les considérations que nous avons à faire valoir. — La première, qui en est une ,

ntDelle

Cftlicot

Soie

ToUe de lin

Toile i voUe

Papier

Papier i dessin

conséquence y pour ainsi dire nécessaire^ c'est que les tissus qui absorbent la plus forte proportion d'eau , sont aussi ceux qui en perdent le moins dans un temps donné , par évaporât ion spontanée , toutes les autres circonstances restant les mêmes. — Or, qui ne sait que lorsqu'on est trempé de sueur, on éprouve une sensation de fraîcheur moindre , si l'on porte du linge de coton que quand il est formé de toile. « Quand on arrive dans les pays tropicaux , dit Johnson, il faut dire adieu au luxe de la toile , si le nom d'objet de luxe peut s'appliquer

à une chojse désagréable et nuisible le coton absorbe la sueur avec facilité |

la retient avec force, tandis que le hnge, alors qu'il est humide, occasionnerait un frisson pénible , si Ton se trouvait exposé à un courant d'air, et déterminerait des conséquences fâcheuses. » {The Infl.oJ tropic climates^ etc., p. 521 et suiv.) — Personne n'ignore combien il es( dangereux, quand on a été mouillé, de laisser sécher ses habits sur soi , mais principalement si Ton se trouve dans l'obligation de garder le repoi , et plus encore si l'air est agité. Je me croirais dispensé, d'après ce qui précède , d'insister sur ce fait , s'il ne me fournissait l'occasion de le présenter comme étant une application directe des expériences entreprises par M. Gay-Lussac , dans le but de déterminer exactement le refroidissement produit par l'évaporation dans l'air. Voici quelques ims des résultats obtenus par ce savant physicien :

T«Mp4ralare d« fair Me. AbaistiMni d« Impéraïur* prod«il.

IQo %• 97

25» Ho 70

C*e8t ici le lieu de mentionner une pratique fort curieuse en usage chez les marins. Ils savent , par expérience , que l'inmiersioù des vêtements dans l'eau de mer, lorsqu'ils ont été trempés par la pluie, est un moyen certain de faire cesser toute sensation pénible de froid, et de prévenir les accidents^: « On n'attrape pas de rhume , dit Franklin , pour avoir ses habits mouillés à la mer. » (Œuvres^ traduction de BarbeUy t. II, p. 300, in-4®. ) C'est qu'effectivement Teau salée qui les imprègne s'évapore beaucoup plus lentement et plus dif-, ficilement que l'eau douce , en conséquence de ce fait, bien connu en physi-,. que , que la force élastique de la vapeur de Teau salée est moindre que celle de^feaii douce, à ce point que les solutions dj 8?li doués d'une grande affinité ,

pour Teau , cessent de fournir de la Tapeur, lorsqu'elles acquièrent une certaine concentration; quelquefois même, elles absorbent lliumiâitë atmo^ sphërique.

L'on s*e5t efforcé plusieurs fois de rendre les différentes parties de ITiabillement imperméablesà feau : on n'a pas réfléchi qu'elles le devenaient également à la transpiration ; de là cette sensation de cbaleur que causent les Tètements préparés de la sorte, et la sueur, souvent Incommode, dont la peau ne tarde pas à se couvrir.

Avant de quitter ce sujet , je rappellerai que Ton réussit très bien à rafraîchir l'air, dans la saison chaude, par de fréquents arrosages, ou bien en garnissant, comme au Bengale, les ouvertures des croisées de branchages mouillés. — On entretient également, sans peine, les boissons fraîches, dans ces mêmes drconstances, en les entourant d'un linge humide et les plaçant à Tombre dam Un courant d'air : tel est aussi le mode d'action des alcarazas.

Enfin , pour montrer combien peuvent être importantes des applications, en apparence futiles , je citerai , en terminant , le passage suivant de l'illustre Franklin : « Je me rappelle qu'étant à la mer , dans ma jeunesse , je remarquai un des matelots , qui , la nuit , pendant un calme , mouillait de temps en temps son doigt dans sa bouche et l'élevait ensuite à l'air , pour découvrir y disait-il , s'kl y avait quelque mouvement dans l'air, et de quel cété il venait, ce qu'il espérait reconnaître en sentant un des côtés de son doigt rafraîchi lout-à-coup, et comptant que le vent ne tarderait pas à veair de ce côté là; ce qui me faisait rirealors, conune d'une imagination chimérique. » ( Loc. cii,^ tom. II, pag. 193. )

G. Higrométrie.

41. Vétat hygrométrique Snn gaz, et de Tair en particulier, compnend la quantité d'humidité, qu'il peut renfermer, eu ^arxL àsa température*

OmaTjrrfoifs.- — H y a deux moytas d'apprécier Tétat hygrométrique dr, nhr: ou bien Ton détermine l'abaissement de la température nécessaire pour ameaer IVir à saturation , ou bien f on observe la marche d'un hygromètn. Celui deHSaussure est le plus généralement répandu; il donne les meiDèoft r&ttltalB. ^Tar la première taéthode , on obUent la tension maximum 3e b

iqmur à la temp&^tore indîqjoée au nàDment de la condensation à la surfaoi du Tase ; cette tension est œlle de la vapeur, qui se trouve dans Tair» Cette méthode a rinconvéniant déjà siipDalé dans une autre occasion , d'exiger une

expérience et non fas une observation. — Pour Fliygromètre , on possède des / ^ / '^)

taUes de force élastique de la vapeur correspondante aux degrés de l'instru- ^' ' ^ — ^

ment, à la. température de 10" centésimaux» exprimée en centièmes de la tension à saturation^

Appucàtion pHrsiou)GiQnE. — Comparaison de l'état hy^ométrique de tair inspiré avec celui de l'air expiré. — Il n'est personne qui n'ait éprouvé la sensation pénible que produit Tinspiration d'un air trop sec Cette sensation résulte de la soustraction d'une proportion considérable de vapeur d'eau, qui a'efiectue alors dans l'acte de la respiration. Il est d^autant plus intéressant d'évaluer le chiffre de l'eau soustraite à l'économie, en pareille circonstance, que des affections phlegmasiques des diverses parties des voies aériennes.sont souvent la conséquence du séjour dans un air ainsi constitué. ///''< -^ d- /,, ^ ^

L'évaluation s'obtiendra ainsi qu'il suit : soit Y le volume de l'air inspiré à ^ -, . f '^

-f-'15*, àO*",758 de pression et à 9"^,47 de saturation hygrométrique, état quicorrespon<kiU/7tAr/y7iii;7t à + 10". On l'isole d'abord de la vapeur qu'ilcon- ' ' '■***/< tient; pour cela on établit la proportion suivante :

Volume d'âlr mêlé . vni H'*ir «mi .. ^ pression toUlc diminaée . , n-^-t^n mi-i-. de vapeur ' ^®*- ^ •^^ ""' " de la tension de la vapeur ' ^^ Passion loUle.

Pour plus de simplicité , nous remplacerons chacun des éléments de cette formule par une lettre, et nous l'écrirons ainsi :

V^ représente ici le volume de Vair sec inspiré , P la pressbn atmo^hérique, et F la force élastique de la vapeur contenue dans l'air. j ,f

En sortant des poumons, cet air s'est saturé d'humidité, et il s'est élevé è * ' r

-f- 37*. Un calcul semblable aupremiernons^permettra d'avoir le volume de Pair réel expiré : . ' ,

¥^' est ce volume, et F^ est la force élastique de la vapeur à la températuie de 4* 37<'. On a donc les deux formules

VP VF / ^*^ /

Dans la première de ces formules tout est connu , savoir : le volume de Taii^ inspirai la pression barométriqne et la tension de la vapeur ; et comme , dans la seconde, le seul facteur inconnu est précisément \\ on peut mettre à sa place sa valeur, dont on opère facilement la réduction. — Une fois connu le' volume de l'air expiré supposé sec , on le réduit en grammes en le multipliant par 1,3 , qui est le coefficient de la pesanteur spécifique de Tair.

Pour avoir le poids de la vapeur, si elle avait la même tension , il suffirait de multiplier le poids de l'air expiré par 5/8 ; mais la force élastique de cette vapeur à 37"* n'étant égale qu'à F^ il faut diminuer le poids de l'air dans le rapport de F' à P : le résultat sera le poids de l'air à la même tension que lavapeur ; en le multipliant par 5/8 on aura le poids de la vapeur sortie ; on* opérera de même pour avoir le poids de la vapeur introduite avec l'air inspiré.

Dans ces différents calcub, on a pris le poids de l'air et de la vapeur, comme s'ils étaient à 0^ Il faut corriger les quantités obtenues, en ramenant les poids aux pi-essions correspondantes aux températures de l'air inspiré et de l'air expiré. — Après chacune des corrections, on aura exactement le poids de la vapeur renfermée tant dans l'un que dans l'autre de ces deux airs. En effectuant la soustraction de ces deux valeurs trouvées, on arriveia au chiffre exact de la quantité d'eau enlevée à Téconomie dans l'acte de la respiration.

D, Sources de U chaleur et du fkt>ld.

42. I^a chaleur et le froid tiennent le plus souvent à des chan» gcments d*état ou de capacité des corps pour la chaleur.

Omkhvaiions. — Les moyens de produire de la chaleur sont mécaniques, physiques ou chimiques. — La compression, le frottement, la flexion brusque, etc., appartiennent aux premiers. — Pour ce qui est des moyens physiques, nous avons déjà vu que les gai dégagent ou absorbent de la chaleur suivant qu'on diminue ou qu*on augmente leur volume. La compression des gai peut être portée au point de produire une température rouge , comme le briquet à air en offre un exemple ; mais dans ce cas il y aurait toujours , d'après M. Thénard , une véritable combustion , par l'oxigène de Tair , des matières organiques telles que l'huile, qui se trouvent dans le tube. {JhmtU. de chim, ti He p/iys^y t. XLIV, i« sorie. ) — Les vapeurs en se conden&ant, les liquides en se solidiflant , laissent échapper toute la clialeur qui s*y trou-

Tait renferniëe à Tëut latent ; comme aussi les solides en se liquéfiant , 1 1 les liquides en se Taporisant, absorbent toute la chaleur qui est nécessaire à la constitution de leur nouvel état , et peuvent produire ainsi un abaissement considérable de température : cVst ainsi qu'agbsent les mélanges réfrige^ rants^ etc. — On doit à M. Pouillet des recherrhes fort intéressantes sur la chaleur qui se développe par rhumeclation des corps pulvérulents {Jnn, dechim. etdcphfs.j t. XX, 2« série.) — On a pu , d'après ces résultats , se soustraire , dans la détermination de la chaleur spécifique par la méthode des mélanges , à une cause d'erreur dont on n'avait pas jusqu'alors apprécié toute l'importance. La chaleur produite résulte d'une véritable condensation du liquide à la surface du corps soUde ; elle est analogue à celle qui se manifeste au contact des gaz et des solides. Dans ce dernier cas l'élévation de température est portée à la chaleur rouge , c'est ce qui arrive avec l'éponge de platine et le mélange d'oxigène et d'hydrogène. (Voy. Dolong et Thénabo, Annal, de chim. et de phys,^ t. XXIII-XXIV, 2« série. ) — C'est encore à cette cause qu'il faut attribuer les incendies spontanés qui consument les amas de charbon < xposés prématurément au contact de l'air après la fabrication. — Enfin , Télectricité en mouvement est une cause puissante de chaleur.

Les actions chimiques s'accompagnent constanmient de production de chaleur. La méthode employée par Rumford pour mesui*er la chaleur de corn- ,. bustion a été heureusement modifiée dans les appareils employés dans leurs recherches par Dulong et M. Despretz. La combustion s'opère non plus à Tair, mais au sein même du vase renfermant l'eau. Les éléments nécessaires à la détermination de la chaleur dégagée pendant l'action chimique fournis par l'expérience » sont les suivants : la différence entre la température du gaz comburant avant son entrée dans le calorimètre , et celle des gaz produits , à leur sortie de l'appareil ; la chaleur spécifique et la composition de ceux-ci ; enfin , la chaleur communiquée à l'eau renfermée dans le calorimètre. ^» Lavoisier et de Laplace estimaient la chaleur dé combustion par la quantité de glace fondue. — Ils ont trouvé que la chaleur dégagée par l'hydrogène dans sa combustion fondait dl5^'*,â , et le carbone 104,2. D'après le nouveau coefficient de chaleur de fusion de la glace ( 79^^^ ) , les 315^^,2 de glace représentent 25,000 unités de chaleur, et les 104,2 en valent 8,257 : ces valeurs sont plus élevées que celles sur lesquelles Dulong avait basé ses calculs dans son travail sur la chaleur animale , puisqu'il avait adopté les nombres fournis par

LftYoisier et de Laplace, que Ton calculait alors avec le coeCRcient de 75 unitÀ de chaleuc, par kilogramme de glace fondue ; il en résultait que, pour lliydro^ gène, on n'avait que 23,620 unités , et 7,805 pour le carbone. M. Despretz , qui a mesuré directement la chaleur développée dans la combustion de l'hydrogène et du carbone , a trouvé pour ce dernier 7,914<»,7, et 24,979 pour le premier, (^/i/i. c^'ii}. et phys.j t. XXYl, 2* série. ) D'après quelques notes laissées par Duloog , le coefficient de combustion de Thydrogène aurait une valeur beaucoup plus élevée y elle s'élèverait à 34,444. Cette circonstance , conune le fait remarquer M. Dumas, auquel on doit la publication de ce résultat, non seulement comblerait ladifierence trouvée par les expérimentateurs entre les résultats de l'observation etceux du calcul dans les recherches sur la chaleur animale , mais elle présenterait un déficit au profit de cette dernière , dont nous aurons à noua occuper bientôt {Ana, ch. et phys, , t. VIII, 1843, 3* série.)

42 bis. La quantité de chaleur développée dans la combustioii complète d^un corps simple sous poids déterminé est constante , quelles que soient les circonstances de la combustion , la pression plus ou moins grande , la proportion et la pureté du gaz oxigène.

Observation. — • Cette dernière proposition résulte des expériences de M. Despretz , qui a trouvé que le coefficient de combustion du carbone était le même , quand l'opération avait Ueu dans Foxigène pur ou dans l'air atmtJK lipbérique.

43. II existe probabtenrent un rapport simple entre les cha* leurs spécifiques et les quantités de chaleur dégagées par iiq.e même absorption d'oxigène dans la combustion.

' -OmftVâiioK, — Les nombvesconeigBés dans une note de AL Çabart relative à Ia4e8criptiendn oalorûiètre deBoloBg , sont favocablefrà œlte proposition* {Jnm. chim. ^tphys^ U VJII., 3« sérk).

ie proûterei de Teocasion pour rappeler que M. Baudtimont a .présenté i l'AcsdéiMe des sciences un mémoire ayaijft pour eJbjct Ja détermination da |Niîds atomiqiie desooipi par le«r chaleur ^cifique {Compi.'ranl.j C X. )

44. Une comLinaison ayant lieu, la quantité de chaleur dégagée est constante ^ soit que la combinaison s'opère directe-

ment, soil qu'elle ait lieu indirectement et adif£érentes reprisesu -«- Qu«Bd deux corps 88< combinent ensemble «d plusieurs pro* portions , les quantités de chalettr dégagées par ces différentes, combinaisons se trouvent entre elles dans un rapport simple et multiple. (Hess., Ann. chim. etphfs.j a* série, t. LXXIV.)

OttBB&TATieif » •— M» Ebelmen , tout en reconnaisiaat que la lûî de Ui coq*^

steBcede la dialeiur d^gée dans lescombinaifloiis directes ou successives > est

conforme à lû«tes les analogies , a aïoiitré que M. HesB s'était trompé eal'ap-N

pliquant à la Uansformation du carbone , immédiatement ou successivement

^ en acide carbonique : l'erreur provient de ce que Fauteur s'ept mépris sur la

. constitution de Facide carbonique. [Ann. chim, etphjrs.^ t. LXXIV, 2* sénc).

45. La quantité de clialeur développée par un combustible organique est égale à la somme des quantités de cbaleur produite par ses éléments. — Il faut, bien entendu, tenir compte dea effets de Toxigène contenu dans le combustible.

46. La proportion de chaleur, dégagée par l'union des acides avec les bases, dépend de celles-ci ; car la même base donne à peu près la même quantité de chaleur, en se combinant avec un équivalent des divers acides^ et les différentes bases en fourniSf* aent de& proportions diverses en s'unissant aux différents acides» —-Dana la transformation d'un sel neutre en sel acide par la eom» binaison avec un équivalent ou phis d'acide, il D*y a pas de changement de température. — La conversion d'un sel neutre en sel basique par la combinaison avec une proportion additionnelle de base , s'accompagne d'un dégagement de cbaleur. ( Aa^ drewa, Jimà* chim.. et phys. y t. IV» 3*" série.)

Observations. — Ces lois relatives aux tranformations des sels pourraientelles concourir à donner l'explication des propriétés tempérantes des acides , et excitantes des alcalis? La question vaut bien, ce me semble, la peine d'être soulevée.

Température propre du globe et chaleur solaire. — Enfin, parmi les sources de

chaleur^ nous devons mentionner celle qui est due à la température propre dtt globe y et celle que le soleil y verse à chaque instant : Venistence de la première est prouvée par Ta. croisscment de température de la partie solide de la terre, à mesure que Ton y pénètre plus profondément : cet accroissement est de 1 degré pour 20 à 30 mètres ( Araco, Ann. du Bureau des Longit, , 1834) ; de telle sorte qu'à la profondeur relativement minime de 30 my rianiètres , les corps les plus réfractaires à Taction de la chaleur que nous connaissions doivent être tenus en liquéfaction ; et cependant, malgré cette énorme chaleur centrale, la te mpérature de la surface ne s'en trouve pas influencée de plus de 1/30 de degré centigrade.

Au contraire , à mesure qu'on s'éloigne de la surface en montant dans l'atmosphère , la température décroît d'environ 1** pour 170" jusqu'à la hauteur de 7000" ; à partir de ce point, le refroidissement se ralentit d'autant plus que Ton considère des points plus éloignés de la surface : toutefob il parait que la loi de décroissement en hauteur subit encore d'autres variations importantes dépendant de la latitude. Remarquons enfin, que l'excessive dilatation qu'éprouve Vair en s'élevant , et l'abaissement de température qui en résulte, en limite le déplacement dans le sens vertical.

La chaleur envoyée à la terre par le soleil a été l'objet d'un grand nombre de travaux. Les plus récents et les plus exacts sont ceux qu'a exécutés M. Pouillet au moyen de deux instruments, \e pjrhéiiomêtre direct et Xepyrhé^ îiomètre à lentilles. Les conséquences de ces recherches sont que, 1* l'atmosphère absorbe des 0,4 aux 0,5 de la chaleur qui nous vient du soleil , alors même qu'elle a les apparences d'une sérénité parfaite: 2<> dans le cours d'une année, la quantité totale de chaleur reçue par la terre de la part du soltil est la même que si, dans cet intervalle, il en entrait, par chaque centimètre carré de la surface qui limite l'atmosphère, 231675 unités ; 3"^ enfin, en admettant que toutes les portions égales du globe du soleil émettent des quantités de clialeur égales, ce qui, jusqu'à présent , parait confirmé par Texpérience, chaque centimètre carré de la surface solaire émet en une minute 84888 unités de chaleur. — Ces déterminations offrent d'autant plus d'intérêt qu'elles sont in« dépendantes de la nature propre du soleil , de la matière qui le compose, de son pouvoir rayonnant , de sa température et de sa chaleur spécifique : elles reposent uniquement sur des nombres fournis par l'expéi ience et sur les pi incipes les moins contestables relatifs à la chaleur rayonnante y {Élém. de phjrs,^ t. Il, 1837.)

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