‹ Lois générales de la chaleur, analyse et discussion des principauxChapitre 8 sur 8 · C. Réfraction de la chaleur · texte numérisé non relu

C. Réfraction de la chaleur

73. Les rayons de chaleur sont susceptibles d'éprouver la réfraction à la manière des rayons lumineux.

Observation. — Will. Bourne^ habile navigateur du xvi* siècle, avait remarqué que le foyer de la chaleur et celui de la lumière ne sont pas identiques. — Plus tard Herschei a reconnu au moyen du thermomètre que le maximum de la chaleur du spectre est situé en dehors des limites visibles du rouge.— Mais c'est à Delaroche, et surtout à H. Melloni, qu'est dû le développement qu'a pris de nos jours l'étude de la réfraction de la chaleur.

' 74. Les indices de réfraction des rayons de chaleur sont peu différents de ceux de la lumière. — La réfrangibilité moyenne d'un rayon de chaleur augmente avec la température de la source. '— Il en résulte que les rayons de chaleur provenant d'une série de sources disposées dans Tordre de leurs propres températures

^'-OuVM

— 'te —

lormenl une sorte de spectre calorifique analogue au spectre solaire. (Melloni, Jnn. chim. el ph/s^^ t/LXXII, assène.)

inoMt. — 'Si fonvonpare lcr<éettK'tpMlrc8 rm'âfecinmve ,'ite voit qae les rayons ëmanës des coq» încaodescms répoiidre ut MX rtfjmartil^ Jrti, et ce«x des sovrees ohscores mkûl rayons ronges. -«-^ Le wnv "sonore voriespactrexmlorifiifit^ oonmiele'wrre^tMct'sarie ipeetre-sdlrif^

75. Les radiations calorifiques analogues à la partie supérieure du spectre solaire éprouvent dans Tintérieur de chaque corps •doué de diathermansie , nue absorption moindre q«e le» fl«Zt4Mhlorifiqoes des sources inférieures , qui , dans fous lescas, sont iB« terceptés par nne lame de a à 3 millimètres d'épaisseur, quand ta température de la source s'approche de -H loo*. (Mellosi, Ann. de chim. et de phys.^ t. LXXII, ^"^ série.)

7C. I^/naxf>n£im de chaleur n'est pas toujours à la même place dans l'espace obscur qui se prolon^^e au-delà de la limite rouge du spectre y malgré lapp.irence d'identité dans la force de rayonnementi la sérénité du ciel et la transmission deVair.

Obsutation. * M. Melloni pense, d*âpiès ce phénomèDe, que les rayons et chaleur dénués de lumière nous arrivent en quantité pins on nwitis (Tândc •nivant i*éut de ceruincs constitutions atmosphériques qui n'exercent infflnae influence sur la transmission des rayons lumineux (/oc. cit.^ U LXX. )

77. Quand l'incidence atteint une linùle convenable, las rayoM de chaleur éptouvent ta réflexioa totale*

9l PidéÊthmttom de ia dUiArnr.

78. Les flux calorifiques transmis par les avrjpé de diversft'ïbalure se polarisent totts également par néfraction. — Oii em «cqmIiII que la pobrisation prodtiite par ins iorces réfriaytiitcs ëenntlMdK est indépendante de la quantité des rayons câlerifiq u es. Um^^im de polarisation complète par rélit'xion sur4e WÊifom^ «M de U*f3if»

QmuWi^Twn^ -r- -SL FQiibe8.aTaiUiri de «ea exp^riences^a conaéqppnce qfft la cfaaleur.Qhsauiie.t8t jnoina pqkrisëe c^ Jajchaleur luMÛneuse* ALiMelloM. • aiOOinbattu.i;eU&opibioa{.<6m. chinu.etK^s.^^x. LXIU,,^ séricV,.

79'. La proportibn de chaleur polarisée par réflexion est dTàutant glus gf;ande c^^ie Tang)^ soust lequel les rayons en rencoor tnenlJle8s«i£ice8^estxaQÎudre^v.ûc uo Jiomjbr d'élémeaiia

daMAle»'!»!»» >polam8aiitefl • de mîeft^ X^inmMinmimtàiidSeï obtenir t. ànin'ewtmnançle^VneHttarison', est^emufCeconter^pé-ponr toifte»^^ lés inclinaisons pliis' pBtitfes que lés rayons pewvent fbrmer suc*cessivement avec lés lames. — ^inclinaison comptée à partir de la 6jur(ace ^hOÙ commence à se montrer Teffet invariable , augmaaba aii^ec le.iu>mbDed&lames.dûikt les pîles sont comipjçsées . — L»vafetir>dft«elte JîfDke>del polaiâsatian.catiji. peU'.pEè^coostantei dans 'Doutes les sérifes^ et s^fproefae>de hi polarisation oonplètei;

801 Eés rayons calorrifi^cs sont polatisables par' réfraction* 4' travers lés tourmalines. — Dans cettfe espèce de polarisation, 1er' diverses chaleurs présentent des différences qui peuvent tenir i' ce qii'il y a double réfraction et inégale absorption de Tun des faîsoeautf pnavenant decatta dcmblaréfraotiou.

2^ Propagation ût 1â chaleur m' contact; ovGondticfMTilé.'

8T. Quand on chauffe un corps solide allbngë en forme d«^ tige par l'une de ses extrémités, la chaleur se propage de proche en proche le long de cette tige. — Cette propagation n'a pas lieu avec la même rapidité dans une série de tiges de mêmes . dimension», mais de M^uveidifféreate.. — Elk s'effectue beaii^ cotvp plus rapidemenrC dffns res'métaint que dans lou& ks auMM*. corps.

OBSBRTÀTioifS. -» On appelle conductibilité ou conducibilité la propriété dont jouissent les corps d*absorber la chaleur, et de la répandre dans leur masse. — La conducit>ilhé est distinguée en extérieure et en intérieure ou propre, — La conducibilité extérieure, ou pcnétrabiii té , est la faculté que présente un corps d'admettre la chaleur émanée de la surface d'un autre corps en contact avec lui, et réciproquement. — La conducibilité intérieure, qu'on nomme aussi /y^rméabilité, est la propriété dont est doué un corps de laisser passer la chaleur d^un point à un autre de sa propre masse. — D*aprè8 cela , le coefficient depénétrabilité représente la quantité de chaleur que gagnerait ou que perdrait dans l'unité de temps un corps en contact avec un autre corps dont la température serait supérieure ou inférieure à la sienne. — Le coefficient de perméabilité indique la quantité de chaleur qui passe , pendant Tunité de temps , â travers différentes couches d'un solide , ayant pour épaisseur et pour surface l'unité, et dont les deux faces parallèles seraient entretenues à des températures constantes, différentes entre elletid'une unité. — Si Ton plonge, par une de ses extrémités , une barre cylindrique ou prismatique d'un diamètre et d'une longueur suffisants , dans une source de température invariable, l'air ambiant étant luimême à une température constante, inférieure â celle delà source, on remarque qu'au bout d'un certain temps Téquilibrr s'établit dans cette barre, c'est-àdire que la température de chacune des différentes sections transversales, qui la partagent en parties égales, atteint un certain maximum qu'elle ne dépasse plus. — La transmission de la chaleur se fait de la manière suivante : la section la plus rapprochée de la source de chaleur en reçoit la chaleur, la transmet à la seconde , qMi la communique à la troisième , et ainsi de suite , jusqu'à une certaine distance , qui varie suivant des conditions que nous indiquerons plus loin. — Prenons maintenant la température de trois sections successives : en vertu de la loi de Newton , que nous exposerons en traitant des lois du refroi* diisement^ la section intermédiaire recevra de celle qui la précède du côté de la source une quantité de chaleur proportionnelle à l'excès de la température de cette section sur sa propre température ; elle transmettra , de son côté , à la section qui la suit, une quanlilé de chaleur également proportionnelle à l'excès de sa propre température sur celle de cette section. Si Ton fait la somme des excès de température des deux sections extrêmes, que Ton considère, sur l'air ambiant , et que l'on divise cette somme par l'excès de température de la section intermédiaire, on aura un certain quotient : or, ce quotient sera le même dans

tooft les points de la barre où Tou comparera ainsi les températures de trois sections successiTes. — Si l'ou se borne à diviser Texcès d'une section quel» conque par Texcès de la section suivante , on aura encore un même quotient dans toute la longueur de la bai te où cette opëratiou sera exécutée. Ces faits ont été démontrés de la manière la plus complète dans le mémoire de M. Detpretzsur la conducibilité. {Ànn, chim et phys,^ t. XIX, 2* série.) — Des comparaisons qui précèdent, on tire la loi suivante :

82. Dans un corps solide de fortne cylindrique ou prismatique, les distances à la source croissent en progression arithmétique , les excès correspondants croissant en progression géométrique.

OssBavATioNs. — Nous verrons plus loin que la loi de Newton cesse d'être applicable quand les excès de la température du corps sur celle de l'air dépassent une ceruine limite; ensuite qu'il faut, dans les expériences sur la conducibilité , ne comparer entre elles que dis m ctions dont les excès soient peu considérables ; on y réussit en donnant aux substances sur lesquelles on expérimente des dimensions plus grandes, ou bien encore en rapprochant les theiw momètres qui servent à apprécier la température des diverses sections. Les substances pour lesquelles le quotient de la somme de deux excès par l'excès intermédiaire est constant, sont les seules dont la conducibilité puisse être déterminée par des expériences directes sans leur faire subir d'autres préparations, que de les disposer dans la forme indiquée. Pour celles qui ne rentrent pas dans cette même catégorie, on les façonnera aussi en barres prismatiques, et on les couvrira d'une couche de vernis qui leur communiquera la faculté d'éprouver des pertes égales par le rayonnement et le contact de l'air ; le reste de l'opération sera le même que dans le premier cas.

83. Pour un même corps disposé en barres d'inégal diamètre, les distances du foyer aux points où la température est la même sont entre elles comme les racines carrées des épaisseurs.

OasiavATtoNs. — Cest pour cette raison que Ton peut tenir avec le doigt, sans se brûler, un fil métallique très fin, à quelques millimètres de l'endroit où il est à la température rouge.

Nous ayons parié plus haut de l'équilibre de température qui s'établit ainsi

— dedans une barre prismatique , et nous avons' dit que chacune des sectiom/ de cette barre atteint un maximum qu'elle ne dépasse plus. Cet équilibre résulte de ce que chaque section perd , par le rayonnement , le contact de Tair et^la perméabilité, une quantité de chaleur précisément égale à celle qu'elle reçoit de la source par Tintermédiaire des couches qui l'en séparent.

84. En général, Jes métaux sont de bons abducteurs de la .çhaleiir; les oxides^ les pierres, la porcelaine^ les terres^ le .|kW^^ etc., sont de mauvais .conducteurs.

Appucations physiologiques , irroiÉNiQUis ET PATH0L0OiQ««s. — BabitatioM. Nous parlerons plus loin des tissus considérés sous le point de yùç de kv conducibilité pour la chaleur ; nous nous bornerons ici à indiquer l'emploi du bois comme propre à conserver la chaleur des habitations quand il est employé à la construction des planchers, parquets, etc. — Poiir la classe in digente, l'appUcation du bois à la confection àeè chaussures est doublement précieuse 80US le rapport de la salubrité et de l'économie. — Dans ces divers cas , le bois agit encore en préservant de Thuniidité

La perte de chaleur qui se fait à chaque instant par les parois des édifices est considérable ; elle atteint son maximum durant la nuit. Suivant M. Péclet, pour des chauffages intermittents et pour des murs de 0",25 à 0",50 , les appareils de chauffage devront fournir 70 unités de chalerir par mètre carré de murs et GO unités p^ir mètre carré de vitres, jwur une différence maximum de 20** entre Tair intérieur et l'air extérieur. Au-dessous du minimum d'épaisseur précité , la température de la surface extérieure de la paroi atteint lin degré plus élevé : aussi décroUelle plus rapidement. (Xoc. c//. , p. 393. ) — Ce ne sont là que des approximations , car les pertes doivent varier beaucoup suivant que les maisons sont isolée» ou contiguës à d'autres maisons, qu'elles août simples ou doubles en poofood^ur, etc. -^ Diane. Ioim lea cas, on doit jyrc^dre en grande coosid^^alion fat perte nocturne de la dialeur intérieure dfs habitations à travers leurs paiois , car c'est pendant le sommeil que la chaleur animale est à son minimum de développement, et chez les malades ce minimum , est encore plus miarqué. — ' Y aiimi^iMà' Ttttetiehtiou entre ISbaissemsnt de ' tempëratare et l'excès de mortalHé pendant lat période noetume- du syctMméron sur celle qu'on observe durant la périodediume ?

imperméëbiHie de in neige au froid. '— ' La Aei^fe est très* peu conduetNce de

l4,.ch.q1eu^,: aussi fonnept<*eIle pendant T hiver une enveloppe protectrice pour

lçj{,pl^nte8, gu'çUe g^antit de la rigueur du froid extérieur* — Elle est d'une

gff{X\^^ çe^jjource pour les pauvrçs habitants des rë{;ion8 polaires : les Esqni- f

iQ^^. païKient letu* hiver dans des huttes dç nejg^, qu'ils se construisent en

mpio# ^'u'^^ heure ; ils la couptefit en morceaux comme des moellons, et la d-

mçntei)t,av€C de l'eau ; im passage long et toilueux , opposé au vent régnant,

conduit à l'entrée de la hutie, auprès de laquelle est un réduit pour les chiens.

Uoje hutte destinée à une ou c'eiix familles occupe une surface d'environ 5 mè-

trè$ de diamètie; elle 4 0*,7 de hauteur; tout autour de la pièce intérieure^

sont des bancs couverts de peaux, où les habitants se couchent; une lampe,

dont la mèche est faite de mousse , alimentée avec de l'huile de poisson , sert

à foire cuire dans un vase de pierre un mélange d'htiile et de chair de renne

ou de veau ntarin, destiné à la nourritiue commune. Dana cette simple de*

meure^ ils dorment abrités contre les intcuipéries de l'air extérictir. ^ Les

compagnons du capitaine Ross se sont plus d'une fois estimés heureux do pro*

fiter de ce modeste abri. Us s'y trouvaient chaudement et à l'aise, surtout par

contraste avec le temps qu'il faisait au-dehors. {Loc. cit. y passim,)^ Ajouionê

encore que durant l'hiver les Esquimaux enfouissent sous la neige le produit

de leurs pêches pour les conserver jusqu'au retour de l'été. — Dans nos dî*-

mats, plus d'un voyageur, se laissant aller par une nuit d'hiver à ce sommeil

irrésistible qui foillit devenir si fotal à Solander, a dû sa conservation à la

neige dans laquelle il s'est heureuseiuent troi^vé enseveli.

Cautères actuels. — Dans l'appUcation immédiate de la chaleur, on choisit en général le fer ou l'acier, dont le maniement commode, l'entretien focile, la résistance à la fusion et le bas i^rix , expliqtient la préférence qui leur est accordée sur les autres métaux. Néanmoins, quand on considère que la gobductiViUté du cuivre l'emporte beaucoup sur celle du fer, leurs coefficients de perméabilité étant respectivement 898,^ et 374,3, on conçoit que quelai^es praticiens, M. Gondret en particulier, préfèrent le cuivre dans la construction de leurs cautères. L'adustion est alors plus rapide, plus énergique, et conséquemment moins douloureuse. A la vérité, la chaleur spéciBque du fer est an peu siipéneore à celle du cuivre, dans le rapport de liûO. à 949; maia oetfe différence je<t loin de coii^peos^r celle qui ti«iit à leur inhale condim;ibili|lé. D'^lleyrs, ces d^ux métaux s'altèrent aii même d^gré par l'action de la cba* leur rouge^ leur surface s'oxidc et tombe en écailles. — Cette séparation plus

OU moins rapide de la chaleur accumulée dans le métal explique peut-être ce qui faisait regarder par les Arabes et leurs successeurs Tor et l'argent comme donnant lieu a une cautérisation /^/t/j douce. En effet, ces deux métaux jouis» sent au plus haut degré de la faculté de propager la chaleur ; le coefficient de perméabilité du premier est représenté par 1000, et celui du second par 973. Le platine, dont le coefficient est 981, aurait sur For et forgent l'avantage d^étre infusible, et, partaut , de pouvoir être chauffé au rouge blanc le plus éclatant ; ajoutez à cela qu'il est inaltérable, et que sa valeur vénale est à peu près constante. Voilà bien des motifs pour le faire préférer à tous les autres » malgré l'élévation de son prix commercial.

85. Dans le passage de la chaleur A\\n corps solide dans un autre, elle éprouve un obstacle, ou, si l'on veut , un changement de vitesse analogue à celui qu'on observe dans rélectricité en mouvement quand elle change de conducteur. (Despretz , Comptes -rendus ^ etc., t. VIL )

86. On explique la transmission de la chaleur à travers les corps solides, en admettant qu'il y a rayonnement de molécule à molécule.

B. lÀquidei.

87. Lorsqu'on chauffe les liquides par leur partie supérieure, leur perméabilité est assujettie aux mêmes lois que celle des solides. — Les liquides, échauffés de celte manière, sont très mauvais conducteurs delà chaleur (/e mercure excepté), (Desprktz.)

88. Mais si Ton expose à la source de chaleur la face inférieure du liquide, le couche la plus voisine du foyer se dilate, diminue de densité , s'élève , et est remplacée par la couche placée au-dessus d elle : celle-ci éprouve à son tour la même dilatation el le même déplacement. De là deux courants, l'un ascendant de liquide chaud, l'autre descendant de liquide froid. — Au commencement, le mouvement ascensionnel est fort limitr*, parce

que les couches qui montent n*ont reçu qu'une feible proportion de chaleur, qu^elles partagent avec les couches plus froides qu'elles traversent. Mais, à mesure que lef fet se prolonge, les couches échauffées atteignent une hauteur plus grande, la masse s'échauffe de |>lii$ en plus, et dans le cas où le liquide est susceptible de se vaporiser, le phénomène de Tébullition apparaît quand la tension de la vapeur dépasse la somme des pressions de Pair sur la surface du liquide , et de la colonne liquide étendue de cette même sur£ice au point que Ion considère dans la masse échauffée.

C fUidêê éloêtiqmt.

89. l..es fluides élastiques sont de tous les corps ceux qui conduisent le plus mal la chaleur. — Aussi les rayons de chaleur les trav<rsent-ils sans éprouver une absorption bien considérable.

Obsbivation. — Toutefois, d'après les résultats obtenus par M. Pouilkt , que nous ayons cités plus haut» dans de grandes niasses, comme Tatmosphère, l'absorption de la chaleur est non seulement mesurable, mais elle atteint un chiffre fort élevé (0,4 à 0,5. )

90. Les fluides élastiques s'échauffent par courants de la même manière que les liquides.

Applications pbtsiolooiques rr pathologiques — Fétements. «- Dans des expériences directes , M. Pëclet a cherché i établir b quantité de chaleur perdue en une hetu-e par une enveloppe d'un mètA carré , dont une des fiures était en contact avec une source de chaleur, et dont la lace exposée à l'air différait seulement de 1* avec la température de ce fluide. Yoici quelques uns des résultats auxquels il est arrWé.

oogle

Paille hacbée Coton divisé Ootoo très comprimé Laine très divisée Laine Iré» comprimée

Il est bien entendu que ces substances étaient desséchées d'avance, sans quoi les pertes s'élèveraient beaucoup plus haut (loc, cit. , t. II.) — Il est évident» d'après les résultats obtenus, que les tissus dont sont composés nos Vêtements doivent une grande partie de leurs propriétés protectrices contre le froid k Pair emprisonné entre leurs mailles. — Voyons , d'atlleurt, ce qui se passe autour de nous dans la nature. — Au retour des froids, la fourrure 4^ mammifères s'épaissit, un poil 6n et serré remplit les interstices de la toison plus rude et plus épaisse qu'ils avaient coqservée durant Tété. — Chez les oiseaux nn léger duvet vient combler les intervalles que laissent entre elles les plames. — Dans le Nord , cette disposition est encore plus marquée, et les mémfs anin)^MX qui vivent (Jans lescUm^^ oppo^s par leurs extrêmes de température , présentent des différences correspondantes dans leur toison ou leur fourrure : le cheval du Baskir et celui du Norvégien sont velus comme les chèvres du Thibet. — Mais, au retour des chaleurs, la peau de tous ces animaux se dépouille d'un superflu qui pourrait de«e|iif i^tpiaîble.^^Pour d'autres anioMux à pe^u nue» coQUiite lef^ cétapéa,.upe cqpç^iç^ épaisse de tissu adipeiftx;protèg0 leurs organes i&térÂeUTA^QQtve; lAirpMestr-, cesslf des régions qu*il$ habitent. , ,, .

Dans nos pays civilisés on met à profit toutes ces particularités , et le prix d'une fourrure est réglé non seulement par la rareté de l'animal qui Ta fournie , mais encore par le pays qu'il habite et la saison où il a été tué. ^ Dant les variétés du cqisf qme adopté p«^r, 1^ ,4i9*^rcQt^9 /i^tipns ^ on a p^lus^ou moins 4gard i^ux, circonstances quepouf vendons d'indiquer*

Mais les ti^us.qui empl|thç.i>.t la déperditi^qn de la chaleur propre du çpi*ps ne sop^ p^ mqin^ uti)^, potff arrêter danj^ ^n pass«ige la transmission de celle ^^\ novL§ Yifinf d^ del^o^a^, -7 « Qo pIaç«^,ditJphnspn^j à Madras pendant 1^ journée, dans une même chambre où le thç^^^ètre marquait -|- 32, deux lits , dont l'un fut couvert avec une paire de couvertures de laine et l'autre avec une paire de draps de toile. Le soir» lorsqu'on découvrit les lits, cebû aux couvertures était frais et agréable; la chaleur de l'autre était insuppor-

«bto^ n*(Èoo,»fit.^^^l\md(mt ptm è^re mrpnif à'mçwèê (uU^m le^tkamét UàÊtiStéBmi^Êmtêntm foitcotmflf dat»k» paysobauds : depltifl,ks téte- «lebtftv ànM ees tontfe*^, oot UNii0Qrt<beirittcoii|» d'aaipleurf alui d'empritoniier4e ^ihis d^alr fW x wW e entre le ooifM et Tmir extérieur. • * 9i«oiit>vo«leM ime promue phtt ff«pp«nte de celte efficacité de» lieiiM ëpeU ^' léger» ioBi k k toir pour arrêter la ohaleur taot^rmfemiaate ^ue directe , umis'la irMiverdnê dans to* particularité des expériences deBk^deo, qui ne «VtpDM Ipie fétu de lÉbe ^è la température de + 130», qu*il supporU pendant quelques minutes. — Sans doute il aftût èennaissancr de ce Cûc, ce baie» ■fclir qufiate a rvt p t l ^ iu t le Butinip sen puMic entrer dans unfiaur, où il restait jusque ce qu'wR grasse pièce de mnde , qu*il y avait intrutliiite avec lui* fût complètement cuite. Il ayait , hâtons-nous de le dire , la précaution de se couvrir même le visage et les mains d'un épais tissu de laine. — Disons en ter^ nàlUânt qile dans Téconomie domestique , en horticulture , dans l'industrie , tiB a de fréquentes occasions d'utiliser les propriétés non conductrices des enveloppes de la nature de celles dont nous venons de parler.

Ventilation, — L*air que nous i espirons est sans cesse vicie par les émanations qui s'échappent de nos corps , par Faction des appareils d'éciairagr , etc. t>ans des circonstances spéciales , il l'est par la présence de miasmes délétères ou de certaines vapeurs ou gaz inorganiques. Il importe donc d'autaat pins de le renouveler fréquemment que la stagnation de ce fluide amène à sa suite ks conséquences les plus fâcheuses et les effets les plus prompts. — Il ne peUt entrer dans mon sujet de donner des détails sur la ventiiation '^ il me suffira de dire que les procédés employés pour l*eflectuer sont précisément fondés sur le mode d'échauffement des fluides élastiques* Je rappeHerai aussi les nombreuses appUcatîons Csîtespar M. D'Arcct des cheminées d'appel â l'aseainissement des ateUers , des amphitliéâtres , etc. {Jnn, fthyg, et de méd, légale, t. I,'ni, XII, XVI et XVII. ) Je citerai encore les recherches importantes tfc II. Combes sur r./er/?^<* fies mines, — Toutefois il ne sera pas hors de propok de rappeler que, pour nos habitations particu hères, le chauffage au moyen des cheminées est plus propre â effectuer une bonne ventilation que celui qn'tm se procure avec les poêles. — Mais il est d'tme haute importance d'avoir des tuyaux de conduite potur la fumée parfaitement isolés de ceiu qui servent A d'autres foyers. Nous avons eu l'exemple, il y a deux ans, au Conseil de salubrité, d'une double asphyxie par suite de la conununication du tuyau de la

tkeaànée d'une des Tictimes avec celui du foyer d*un éubliMemeot de baiûa. UVy ayait pas de feu dans la diambre de^ce naalheureux; maïs un yoiiin , dont la chenrinée commandait celle du premier ^ en «Uunia un très fort , à rabon du froid excessif qu'il faisait; de là appel énerg9i{ue de Pair extérieur , qui descendit par la cheminée de la cbambre sans feu , entraînant avec lui l'acide carbonique émané du foyer de l'établisseniânt de bains. Les deux indi> ^idus furent bientôt asphyxiés, et celui qui occupait la ehambreaans feu succomba , tandis que l'autre , placé dans des conditions de yeatilatton moins défavorables , put être rappelé à la vie.

En météorologie , on explique la formation des 'f ents par des changements de densités produits eux-mêmes par des variations de température. *

. 91. Liorsque la température d'un gaz combustible est suffi- •sMiament élevée, il ^enflamme. — La température de ^flamme est toujours supérieure à la température rouge des corps so« lides.

AppucATiONâ HYGIENIQUES. — Oo counait la belle application queDavya faite des propriétés découvertes par lui dans la flamme , à la construction d'une lampe de sûreté pour les mineurs. {Ànn, de chim, etphys.^ t. IV et V, 2* série.) Cet instrument a été avantageusement modifié dans ces derniers temps : on a substitué au cyUudre de toile métallique un cylindre de verre épais ; la cheminée de cette nouvelle lampe est libre, mais longue et étroite, de manière que le courant d'air chaud ascendant empêche la rentrée de l'air extérieur» auquel on a d'ailleurs ménagé des moyens faciles d'introduction , pour que la combustion ne se ralentisse jamais. (Comses, Aérage des mines.) — M. D'Arcet a conseillé l'établissijement d'im rideau de toile métallique entre la scène et la salle, dans les théâtres. On le laisserait tomber, en cas d'incendie, pour empêcher la communication du feu fie Tune à l'autre. — Enfin , M. Aldiui a fait confectionner avec des toiles métalliques un vêtement protecteur pour les pompiers. — Plusieurs expériences ont été exécutées avec cet appareil.

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D. ËaAi du refroidiisement.

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92. Quand un corps chaud se refroidit spontanément, il perd à chaque instant une quantité de chaleur proportionnelle à Texcès de sa température sur le milieu ambiant. /< , J -' ^V AA

Observation. — Ce principe , qui porte le nom de ioi de Newton , peut s'cx- ^' ^

primer encore en ces termes : les vitesses de refroidissement d'un corps aban- '

donné à lui-même sont proportÎQlineUes aux excès de température de ce corps 0/ >« /, i^

sur le milieu ambiant. -4f far l'expression vitesse de refroidissement il faut ctt- ' ^ . '

tendre le nombre de degf es dont s'abaisse la température du corps en expérience , pendant un intervalle de temps infiniment petit et constant.

93. La proportionnalité pr'^citée ne s'observe plus quand il y \ 7 a lô^ à 20"* d'excès de température du corps sur le milieu où 1 il est plongé.

94. Lorsqu'on suit la marche du refroidissement d'un corps, il faut distinguer les pertes occasionnées par le rayonnement de celles qui tiennent au contact de l'air.

95. Dans un espace vide^ terminé par une enceinte dépourvue de chaleur ou privée de la faculté de rayonner, les vitesses de

refroidissement décroîtraient en progression géométrique lorsque les températures diminueraient en progression arithmétique. — Mais on comprend que ces conditions ne sauraient être réalisées.

96. Pour une même température de l'enceinte vide dans laquelle un corps est placé , ses vitesses de refroidissement pour des excès de température en progression arithmétique , décroissent comme les termes d*une progression géométrique diminués d'un nombre constant. Le rapport de cette progression géométrique est le même pour tous les corps et égale à 1,0077. ^ ^ ^ / ; ^

97. La vitesse de refroidissement dans le vide , pour un même

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excès de température croit en progression géométrique, la température de l'enceinte cmissant^n progression arithmétique. Le rapport de la progression est encore 1,0077 pour tous les corps.

'98. La viteme de refroidissement, due au conlaot d*\in gaz, -est entièrement indépendante de U nature de k surface des corps. — Elle varie en progression géométrique^ Traccès de température variant lui-même en progression géométrique. Le rap- «poiTt -de cette seconde progression étant a, celui de la première ^est 2,35 quelle qoesoit la nature dugae et sa force élastique. «— On peut encore énoncer cette loi en disant 4qn<e la quantité de clialeur, enlevée par un gaz, est , dans tous les cas, proportionnelle à Texcès de la température du corps élevé à la puissance i,a33.

99. Le pouvoir refroidissant d'an fluide diminue ^en progression géométrique , lorsque sa tension diminue elle-même en progression géométrique. Si le rapport de cette seconde progression est Q, celui de la première est 1 ,366 pour l'air , i,3di pour l'hydrogène, i,43i pour l'acide carbonique, 1,41^ pour Je gaz oléfiant.

Cette loi peut encore s'énoncer en disant : le pouvoir refiroidissant d'un gaz est, toutes choses égales d'ailleurs, propor^ tionnel à une certaine puissance de la pression. L'exposant de -cette puissance , qui dépend de la nature du gaz est 0,4^ pour l'air, 0,3 1 5 pour l'hydrogène , 0,617 pour l'acide carbonique, 0,001 pour le gaz oléfiant.

dOO. Le pouvoir reCroidtasant d'un gaz varie avec sa tempe» rature» de 'telle manière que si oe gaz peut se dilater -et qu'il conserve toujours la méme£oroe élastique, le pouvoir refroidissant se trotnrara autant diminué par la raréfaction du gaz^ qu'il est augmenté par*sion>éohau£feii»eDt; en eorle qu'il ne dépend en définive >qii6 de aatenskui.

OfiSEavATioNs. — On voit par l*ëncnicé des proposUions qui' pfMâentcma^ înen est compliquée la Ibi totstle^ltr refroidÎMêmeiit, coinpre»ant touta^les'UMi partielles de ce phénomène. On n'avait fait, pendant longtemps, que de vaines tentatiNFes pour arriver à la solution du problème, lorsque,, de nos jours, Dulong etPedt parvinrent à le résoudre en étudiant à part chacune des causes qui contribuent à l'effet total : le trayail de ces célèbres physiciens , l'un des plus remarquables qui aient jamais été produits, a été couronné, en 1818, par l'Académie des.aciances. {Jnn, dechim, etphys.j. t. YIl, 2* série.) — M. Péclet fait observer qu'il est difficile d'admettre que les lois du refroidissement des corps dans toutes les circonstances soient exactement les mêmes : peut-être n'y a-t-il pas beaucpup d'écart , mais il est présumable qu'il en existe. Ainsi la forme des corps àûk influer en modiâant la vitesse du déplacement de l'air et la durée de son contact avec la surfeice du corps. — Il en est de même de la position : un ther- Boomètce à long réservoir ne se refroidit pas aussi rapidement dans une situation verticale, que quand il est horizontalement placé , etc. ( Traité de la chaleur^ tu, p. 340.)

E. équilibre mobUe de la chaleur, ^'

101. Tout corp», si basse que soit sa température,, peut être cmisidéré, par rapport à un corps encore plus froid, commâ rayonnant de la chaleur. — La quantité de chaleur rayonnëe varie suivant la température du corps, sa nature, l'état de sa surface, etc.

102. Les corps placés dans un même espace émettant de la dialeur, et ahsofbaot une partie de celle qui leur arrive de finîtes parts , se trouvent en équilibre de Imnpératuce aa houJt d*nn temps plus OU' moins long. — Dans cet échange mutuel:, les corps dont la tempéra tin^e initiale était la plus élevée se refroidissent , puisqu'ils donnent plus qu'ils ne reçoivent ; ceux qjui sont dans des conditions opposées, s*échauffent.— L'équihbiûd. a liea. lorsque les pertes et lesi gains se compensent pour efawpie) corps. — Mais on vmI qu« cet équilibre ^t très instar Me, et que les eorp&, bien qu-aywyt la ménae tempéiature ,

tinuent sans interruption à émettre et à absorber de la chaleur rayonnante. De là , le nom è! équilibre mobile qui lui a été assigné.

Observation. — CTcst â Prévost de Genève qu'est due Tingénieuse théorie dont nous venons de présenter un aperçu : cette théorie s^accorde parfaite-ment avec les faits , et elle réfute, entre autres, la prétendue réflexion dafroidy qui avait fsût admettre par quelques physiciens Texistence A^nn fluide frigo^ Tique. — Les applications de la théorie de l'équilibre mobile sont nombreuse» et importantes; nous allons en présenter quelques unes des plus intéressantes.

Rosée, — Les espaces planétaires ont une température déterminée, laquelle résulte du croisement dans toutes les directions des radiations émanées des corps célestes. Fourrier a fixé cette température entre — 50° et — 60*. — Depuis les travaux de cet illustre géomètre , on a pu arriver a une détermination plus précise par dix voies différentes , savoir : le froid extrême du pôle glacial; le terme des variations diurnes; la comparaison des observations thermométriques faites simultanément à Genève, à Fribourg et à Thospice du Falnt-Bernard ; celles que M. Gay-Lnssac a recueillies dans son ascension aérostatique; les observations de température faites au Mont-Blanc dans les régions équatoriales , au Mexique, et enfin sur huit pics différents. La moyenne de ces dix sénés d'observations donne — 62^,2 pour la température des espaces planétaires (Saiget, Petite Phys, du giobe. )

D*après les principes de la théorie de l'équilibre mobile, tout corps exposé pendant la nuit en plein air, alors que Tatmosphère est parfaitement sereine, devra émettre de la chaleur rayonnante vers ces espaces dont la température n'est pas infiniment froide^^comme on le croyait jadis, mais bien à — 62°; on voit au premier coup d'œil que les pertes ne sauraient être , non pas compensées , mais même atténuées par les acquisitions ; ces corps se refroidissant ainsi de plus en plus, la couche d^air qui les touche immédiatement participera à leur abaissement de température ; bientôt elle atteindra et dépassera son maximum de saturation hygrométrique ; à ce moment , Peau , jusqu'alors à l'état de vapeur, se liquéfiera (roj<^r); elle pourra même , plus tard, se solidifier (^/^ blanche) si le refroidissement continue à faire des progrès. — La quantité d*eau déposée sera toujours proportionnelle au pouvoir émissif des corps qui rayonnent vers l'espace. — Tout ce qui tendra, au contraire, à limiter le rayonnement en car Lmnt une partie du ciel (écrans^ nuages, etc.), à déplacer ou échaiiC-

Cer la couche d*atr en contact arec le corps rayonnant (vr/«/}, diininueia la quantité de rosëe produite. — Telle est l'ingënieuse explication donnée par Wells d*un phénomène qui avait cxttcé en Tain la sagacité des obser?at«iirs de tous les tcmp», depuis Aristote jusqu'à nous.

Une infinité de phénomènes se lient à celui de la rosée. M. Arago les a interprétés, dans C /annuaire de 1827, d*après les idées que nous venons démettre le plus clairement qu'il nous a éié possible de le faire : nous y renverrons donc le lecteur , nous bornant ici â rappeler que dans cet article se trouve une explication extrêmement ingénieuse de la lune rousse^ k laquelle, de nos jours encore, tant de personnes attribuent une influeiiCe funeste sur les productions du sol, la conservation dts viandis, etc. — Remarquons, avec M. Arago, que la lune ne brille que par un temps serein, et qu'à l'époque de cette lune si maljmsantc^ le soleil a déjà assez de force pour hâter le développement des plantes pendant le jour , tandis que la terre n'ayant pas eu le temps d*absorber une proportion de chaleur bien considérable, ne saurait compenser par son émission durant les nuits, encore assez longues, les pertes que le rayonnenient fait éprouver aux plantes. — De là ces gelées blanches, si promptement fatales aux cultivateurs. — Mais de là aussi TutiUté de certaines pratiques, regardées par les esprits présomptueux et ignorants comme de véritables pri^jugés. Telle est, entre autres, la production de la fumée dans les jardins, où Ton redoute les effets dont nous parlons. — Ce moyen était connu des anciens : Pline l'indique d'une manière positive ; après avoir exposé les conditions dans lesquelles la lune peut être nuisible aux productions du sol, il ajoute : « Sarmenta^ aut palearum acervos et evulsas herbas fructicts-^ que y per vineas camposque ^ cum timebis , incendito^ fumus medebitur. (HisC nat., lib. 18, cap. 29.) — Lors de la conquête du Pérou, les Espagnols le trouvèrent également en usage parmi les Indiens, comme le prouve un passage de Garcilasso Tlnca , dont M. fioussingault a donné la traduction. {Obsrrp. sur le rayonnement nocturne dans les Cordillères , etc., dans Jnn. c/iim. et phys.^ t LU, 2- série.;

Je n'ai insisté aussi longuement sur cette pratique , que parce qu'elle me semble applicable et utile dans une infinité de circonstances.

Le rayonnement est mis à profit au Bengale pour obtenir de la glace, que rend si précieuse l'extrême chaleur du climat.

M*|,Pouillet a fait, aytcYactinomctre^ dont il est l'inventeur, ime suite

d^txpériences intéreasante» sur le racyoïmemeiit nocturne , expériences dont les résultats complètent ceux qu'il avak obtenus sur la radiation solaire* Les ccMir séquences auxquelles il est pajTveilu sont les suivantes. Le soleil donne à la terre une quantité de chaleur 1,7633 par minute et par centimètre carré. — Par um ciel serein, l'atmosphère absorbe environ les 0,4 de cette chaleur et de celle de l'espace. Elle absorbe les 0,9 de la chaleur émise par la terre. — Enfin la température de l'espace à l'époque présente est de — 142«. {Étém de. phys, , t. II , 3* édit.) — Cette évaluation s'éloigne beaucoup de celle que nous avons donnée plus haut : c'est le motif pour lequel nous n'avons pas cru devoir la faire concourir à la détermination de la moyenne — 62** ; elle eut , par aon introduction « élevé considérablement le chiffre obtenu par les autres méthodes, dont les résultats varient dans les limites de — 45* à — 78^, et Timporlance qu'elle reçoit de son élévation et des moyens qui l'ont fournie eût été beaucoup diminuée par la dépréciation qu'elle aurait subie.

Appuc4Tions physiologiques et pathologiques. — Tout ce que nous venons de dire sur la puissance réfrigérante du rayounement vers l'espace nous permettra de passer rapidement sur les effets qui peuvent en résulter pour l'homme, — Wells nous apprend que le rayonnement , pendant le jour, peut quelquefois être porté assez loin , dans les régions tropicales , pour que la rosée se dépose sur les parties nues de la peau. S'il n'en est pas de même dans nos pay^ tempérés , le refroidissement n'en a pas moins Ueu. Ne serait-il pas permis de rattacher à cette cause ces rhumatismes aigus qui apparaissent brusquement à la suite d'un sommeil plus ou moins prolongé à l'air libre ? Peut-être aussi ces dysenteries si graves et si fréquentes dans les régions tropicales , ne reconnaissent-elles pas d*autre cause ? — S'il en était ainsi , il suffirait de tendre, audessus du lieu où l'on repose , une simple toile , pour neutraliser, en grande partie , l'infiuence de ce rayonnement énergique. — L'usage des tentes serait encore plus efficace, parce qu'il s'opposerait en même temps aux courants d^air latéraux résultant de la différence de température du corps et des objets voisins. — On préviendrait ainsi le développement d'une foule d'affections , que les anciens militaires attribuent , non sans fondement, à rinAuence du bivouac.

CflAPlTaS M«

CHALEUR PEOPRX DES AtESS VIVANTS.

' l^ttdfaqtM les Mi de l^éqoiiibre th i l ede l»elialenrr<giateaiiej ioorgBAique » ks êtres offgseiriseumHwit sr^oustmke à cette sè^legiii^iale^ leeaninMiiix, enpar^eiilier,olbreiU, avec les sahtliiwti minérales, UMteott traste d*aatant plus prononcé qu'ils sont eux-mêmes plus âevés dans récheUe organique : ainsi , dans les régions polaires, sous un froid qui peut dépasser le terme de la congélation du mercure , les mammif^es et les oiseaux ofirent une température constante de +37'' â + 43*. Et , d*autre part, dans les régions tropicales , lA où le thermomètre s'élève quelquefois au-delà de -|- ^7*, ces mêmes animaux présentent les mêmes limites de température propre.

Tous les êtres vivants sont-ils doués de la (acuité d'avoir une température propre , indépendante de la température extérieure? Quelle en est l'origine? Comment se maiotient-elle à un degré constant au milieu des variations de la chaleur extérieure? Enfin , que devient-elle dans les maladies? Ce sont là autant de grandes questions que nous allons avoir à examiner.

lo Toof les èlret vivants ont one températore propre.

De tout temps on a reconnu, dans les deux premières classes des vertébrés ^ l'existence d'une chaleur plus élevée que le milieu au sein duquel ils vivent Mais c'est seulement dans ces dernières années que l'on a pu étendre cette propriété à la généraUté des êtres organisés et vivants. — Dans l'impossibilité où je me trouve de m'appesantir sur les détails critiques de Thistolte de cette partie de la science , je me bornerai â dire que c'est aux travaux le MM. Becquerel , Breschet et Dutrochet que l'on doit d'avoir fixé définitivement l'opinion du monde savant sur la chaleur propre des animaux infi^ rieurs, et surtout des plantes. Les résultats obtenus par ces habiles expérimetttateurs ont prouvé qu'il était aussi contraire â Tobservation de refuser aux animaux à sang froid et aux végétaux une température propre, que de leur

en attribuer une d*un chiffre trop ëlevé. La science ëtait Tëritabletnent entra» Tée dans sa marche par tes opinions les plus contradictoires. M. Dutrochet, en se mettant à Tabri de rabaissement de la température dû à l'ëvaporation opérée à la surface de Tanimal ou de la plante en expérience, a établi d'une manière incontestable que tous les êtres vivants de fiin et de t autre règne sont doués ffune chaleur propre; en second lieu, que dans les circonstances ordi" naires Acette chaleur propre ne dépasse pas quelques fractions de degrés dans les plantes et les animaux a basse température. Le prôcédi! employé par M. Dotro» chét pour neutraliser la cause d*erreur dépendant du refroidissement par éva» por^tiôn , a consisté simplement à opérer au milieu d*unair satur.é d'humidité. [Comptes rendus^ t. IX et X.)

Appréciation de la chaleur animale. — Elle se fait à l'aide du thermomètre ou des aiguilles thermométriques : nous avons déjà parlé du premier de ces iqstr.uments , et des motifs qui devaient diriger dans le choix qu*on voulait en faire sous le rapport de la forme et de la sensibilité ; pour ce qui est du lieu . d'application , l'aisselle est celui qui est le mieux adapté à l'exploration de la ç chaleur générale; quant à la chaleur locale, elle fixe nécessairement le lieu de l'application de l'instrument. Dans tous les cas , on aura soin de veiller à ce qu'il ne soit soumis à aucune pression capable de refouler le mercure du réservoir dans le tube. On pourra , pour l'examen des régions superficielles , recourir à la disposition employée par Jonh Davy : elle consiste à loger le réservoir du thermomètre dans une gouttière de liège garnie de laine fine : on protège ainsi la portion , qui ne touche pas le corps contre le rayonnement extérieur et le contact de l'air.

Quand on fait usage de l'appareil thermo-électrique ^ il faut avoir à sa disposition une température invariable , pour y exposer une des aiguilles ; à défaut de V appareil Sorelj la bouche d'une personne accoutumée à ce genre d'expériences pourra la recevoir, lorsqu'il s'agit de la température des deux premières classes d'animaux vertébrés : l'aiguille, destiné à être tenue dans la bouche, devra être recouverte d'un vernis à la gomme laque, afin d'éviter les effets électro-chimiques, provenant de la réaction des mucosités sur l'acier, qui concourt à la former. — La personne à ^laquelle cette aiguille est confiée, en maintiendra la soudure sous la langue, et respirera par le nez , pour éviter le refroidissement dû a l'évaporation. Pour ce qui est de l'aiguille

destinée à Texploration des organes , on ne manquera pas de la décaper sou- Tent et avec le plus grand sbiu ; pour la vérification , on recommencera en renversant les aiguilles.

Différences de température dans les divers animaux , et dans les tlifférentes parties des mêmes animaux, — Parmi les vertébrés, les mammifères et les oiseaux se distinguent par Télévation de leur chaleur propre, et ceux-ci l'emportent même à cet égard sur les premiers. — Ainsi; il est rare que les oiseaux ne dépassent ])as la limite de -|- 40^ : dans les régions polaires aussi bien que dans les régions tropicales , on a trouvé chez certains individus au-delà de 4- 43"*. — Les mammifères n'atteignent, au contraire, qu'exceptionnellement le chiffre de + 40®, et, le plus souvent , le degré de leur chaleur propre oscille entre + 36» et + 39*. — Celle do l'homme est de + 36*» à + 37*. — Les reptiles et les poissons ne présentent jamais qu'un léger excès de température au-dessus de l'air ambiant. Si quelquefois on a même trouvé qu'ils étaient un peu plus froids, cela tient à ce qu'on ne s'est pas mis à Tabri du refroidissement causé par l'évaporation , qui avait lieu à la surface du corps de l'animal* — Parmi les invertébrés, ceux qui vivent en famille offrent, dans quelques cas, une chaleur propre extrêmement élevée. Réaumur a vu, dans une ruche d'abeilles» le thermomètre monter à -|- 40<* Les animaux ayant été irrités , la température prit un tel accroissement , que la cire ne tarda pas à fondre. — Les insectes solitaires ont, d'après Newport, une température plus élevée que les autres. Le maximwn , observé par M. Dutrochet, a été obtenu %\xx\^sphrnx atropos : il était de 0%54. — En général, les animaux inférieurs sont remarquables par la promptitude avec laquelle ik se mettent en équilibre âTec les corps environnants.

La température est loin d'être la même dans toutes les régions du corps : suivant John Davy , les parties superficielles sont moins chaudes que les parties profondes : la chaleur est plus élevée dans le bassin que dans le cer^ veau ; elle est la même dans le poumon, le foie, le cœur et les viscères voisins, où elle est à son maximum. Au niveau des gros vaisseaux, et surtout aux plis des articulations, elle est toujours plus considérable ; enfin , il y a un demidegré en fiBLveiu* du ventricule gauche sur le droit, difféience un peu momdre que celle qui existe entre le sang artériel et le sang vaineux. {Phil. trans. 1814.) — Dans une expérience faite sur un homme par le même observateur, l'aisselle 'donna + 36o,67, tandis que la plante du pied n'accusa àxm + 32«,22.

BuMiauBi aK|>éneiice8^MM« fireachet et Becquerel ont recomm qoe le I <»Uuliiieiuit4e 1%3B à Vfi3 moias chaud que.les muscles , ce qui prouVe qu'il y a refroidissement de la périphérie au centre ; .ils ont aussi mesuré la ^Ufféience de chaleur des deux sortes de sang, en implantant , ches un agneau, «lae aiguille dans la veine jugulaire, et une autre dans la carotide ; celle-ci indiqua 0*,74 d'excès sur telle-là. Chez un chien , la différence entre les deux .aaiigs alla jusqu'à l%Oi. — Ainsi on peut poser les principes suivants : l"" Ze ^atigurtériel est /fias chaud que le sang veineux . â* La température des viscères Jhoradjfues et abdominaux C emporte sur celle des autres parties du corps. 3* I^ [ de chaleur s* observe dans les cavités gauches du cœur.

S* Froduetlon tieit elMivvr propre dstantatiix.

Théorie chimique de la calorification , ^-^ Je vit m'arrêterai -pas aux «ipMiations que les différentes écoles ont cherché à donner de la lAal eur piep re^ux êtres vivants. Le temps a fait justice de ces théories de la cshaleur nntée, ée'la fermentation, des actions mécaniques, etc., qui, à l'époque ût leur appaiHi #n, ont été accueillies avec tant de faveur par les uns , et repoussées «viec mt d^énergie par les autres.

Il était réservé à Lavoisier de donner la véritable explication de cettefaodité si remarquable , dont sont doués les êtres vivants. — A la vérité , q«dq«es personnes revendiquent pour Black Thonneur de partager le mérhe Ik e6tle l)elle découverte. — Mais, alors même que cet habile physicien «mak eu la même pensée que notre illustre compatriote, la persévérance avec l aq wi U e celui-ci s'est attaché à féconder cette id^e première , la hitte qu'il a sootcaue pour la Eeiire prévaloir, les expériences ingénieuses à l'aide desquelles 'il est parvenu à lui donner une base inébranlable, ne permettent pas de hii disputer la gloire d'être le véritable et le seul fondateur de la théorie efaiiaique ^ delà calorification.

Analyse comparative de Tair inspiré et de Vair expiré. — LerfntfondamMttal de cette théorie, celui qui a servi de point de départ à Lavoisier, c'eét'l^abs^rp» tionde Toxigène et l'émission de l'acide carbonique dans Tacte delà vespiration. — Tous les chimistes ont constatéla i^Itté de res âiangementsde'etinpDsition del'airi —De nos jours, Dulon^ et TW. ^Deipretz , flànrdes red i tei c L es •xécutées sur des animaux de toute eq>èce , retlierëhes dontuous aUouvpm^ler

t9ii^4r-l!bfeure, Itt ont déterminét de la manière la plus eiacte.— D'un autre c^^^MDl.. Andcal et Gararret oat étudié avec le plus g^and soin les modifications qu'ëprouTe la production de l'acide chez Thommis dans l'état de santé^ suivant les âges,, les sexes, etc. ( Ann. de chim. et pays. , 3* série. ) Et , dans lasnéne teno^ps, BL Scharling , en employant un récipient d'un mètre cube de cafiscîté^apu expérimenter. aussi sur l'homme, dans des conditions tout-àfait normales , et établir d'une manière exacte la variation que l'état de som^ mailaiyocte dans la consommation d'oxigène , et dans la production d'acide carbonique. {Ann. de chim\etphjrs.j aoct, 1843, 3* série). — En suivant une we détournée , AL Magnus est arrivé à un résultat qui est tout aussi con* dUiant que les précédents. Ce chimiste a soumis à l'analyse les gaz contenu^ dansksang,.et ila constaté que le sang artériel renferme de l'acide carbonique. '^ ''' v-^^ aussi, bien que le sang veineux, et que Tun et l'autre contiennent de l'oxigène -J mais il y a cette différence entre eux que la proportion de l'oxigène comparée à eeUede l'acide carbonique est moindre dans le saog veineux que dans le sang artérieL En évaluant la quantité de sang lancée par le cœur à chaque pulsation y mulsipliant.cette quantité par le nombre de pulsations en une minute, VLm Magnuaeslime que le aang; veineux renferme un volume plus que double de l'acide carbonicpie rejeté dans l'acte de la respiration. (^Ann. chim. etphy. , t.LX.V^2*séne.^

Puisque les végétaux produisent aussi de la chaleur, il était important dé a'assurer si « dans, les circonstances où cette chaleur prend un accroissement considérable ,,la proportion d'acide carbonique n'était pas augmentée dans Fair amiMant. — |^G'cst ce que MM. Yrolick et de Vrièse ont constaté pour le coio^ casia odora \ dont le spadice développe pendant la floraison une chaleur sou- \ '/ M ¥ent supérieure de plus de 10® à celle de l'air environnant. Pendant le déve- ! lopyement de cette température élevée , l'oxigène de l'air disparaît, et est ' ytmplari^ par de l'acide carbonique. {Conip,~rend,y etc, t. XI.) /

Ifoas sommes donc amené à établir cette proposition générale : Le dévelop^ \de> ta.chaleur propre des Ares organisés coïncide avec la disparition d'une i qmmtiêé d'ojsigène dans l'air inspiré ^ et l'apparition d'un excès d'acide eméom^e dans l'air expîKé,

Cbmparaison de lu cHabsur proàkite mp9c ê^àekle emfhoni^pmfHmé. et Haxigfmfi enlevé, — ir ne suffît para Eaimsierd'awîr émisoVopinieB cpie la^comlmatipii du carbone dans le poumon et sa transformation en acide carbonique étaient

la cause de la chaleur animale, il voulut prouTer que la chaleur développa par la combustion d'une proportion de carbone ^gale à celle que contenait l'acide carbonique expiré correspondait exactement à celle que développait ranimai. Pour cela, il plaça des animaux dans son calorimètre h glace i les différences qu'il observa le portèrent à admettre qu'il se brûlait aussi de Thydrogène peur former de l'eau. Mais la basse température du milieu où était plongé ranimai , la stagnation forcée de l'air qu'il respirait , présentaient des inconvénients trop graves pour qu'on ne cherchât pas à employer des moyens plus parfaits. — C'est à l'occasion du prix prnpcsé par l'Académie des sciences que MM. Dulong et Despretz entreprirent leurs travaux , qui se distinguent de tous ceux qu'on avait exécutés jusqu'alors sur le même sujet par l'heureuse dis|K>sition des appareils ^ et par le judicieux emplor des moyens les plus propres à fournir des données aussi exactes que possible pour établir Téquation cherchée. — Dans les deux appareils, Tanimal était placé dans un récipient environné d'eau , dans laquelle circulait le gaz à sa sortie du récipient : un écoulement constant réglait l'arrivée de l'air neuf; les températures de l'air à rentrée et à la sortie, celles de l*eau du calorimètre, au commencen^ent et à la fin de l'expérience , étaient notées avec le plus grand soin ; enfin , le gat était analysé avec toutes les précautions convenables. — Les différences suivantes distinguaient les deux appareils : Dulong, recevant son gaz sur l'eau, avait Imaginé d'en couvrir la surface d'un flotteur en liège coiffé d'un taffetas imperméable pour prévenir l'absoi-ption de l'acide carbonique par le liquide. Il avait fait usage du procédé de Rumford pour éviter les causes d^erreur provenant d'un excès trop considérable de la température du calorimètre sur l'air ambiant. Enfin , n'ayant pas déterminé directement la chaleur de combustion de l'hydrogène et du carbone , il avait adopté pour ses calculs les nombres donnés par Lavoisier et Delaplace. — M. Despretz, de son c6té , s'était servi du mercure pour recueillir les gaz ; il avait employé l'eau du calorimètre à la température ambiante, et avait évalué la perte par des expériences à part avec le calorimètre : enfin , il avait déterminé directement la chaleur de combustion du carbone et de l'hydrogène. — Malgré ces légères différences dans le dispositif et le mode d'expérimentation , les résultats obtenus ont concordé assez exactement : de part et d'autre , il s'est trouvé une fraction de la chaleur pi oduite, dont Icschaleurs de combustion ducarbone^et del'hydiogène, aiiplréciées d'après la proportion totale de Toxigène absorbé et l'acide carboni-

que produits, n'ont pas pu expliquer la formation : le dë6cit a ët^ de 0,2 pour Dulong et de 0,1 pour M. Despretz. — Si l'oo adopte le nouveau coefficient de chaleur de coDibustion de Thydrogène indiqué par M. Dumas, d'api es des notes trouvées dans les papiers de Dulong (34,444) et dont j'ait fait mentiop plus haut , on trouve qu'au lieu de perte il y a excédant, c'est-à-dire qu'une portion de la chaleur produite est dissimulée, M. Dumas pense que cela tient è ce que dans l'état de repos, comme celui où se trouve Tanimal en expérience, la quantité de chaleur perdue par le rayonnement est inférieure à celle que développe la respiration : elle «e dissimule en se diangeant en électricité , pour reparaître au moment du travail musculaire. Dans un animal en mouvimrnt c'est le contraire qu'on observe ; il produit moins de chaleur qu'il n'en laisse échapper, {^nn. dechim.et de phys.^ 3* sér., t. VIII.)

Détermination de la chaleur produite par r homme. — En moyenne, la quantité de carbone brûlée par heure et par individu s'élève à 10 gr. , soit environ 240 gr. par jour: ces 240 multipliés par 7900, coefficient de la chaleur de combustion du carbone, donnent 1,896,000 unités de chaleur ou calories. ,y ,, ^ // I/hydrogène brûlé par jour s'élève à 16 {;r. ; cette quantité multipliée pai le coefficient de chaleur de combustion de ce gaz, 35,00v), en nombre rond, .^

fournit encore 560,000 calories; en réunissant ces deux valeurs, on a donc 2,500,000 calories produites en moyenne par l'homme dans les 24 heures. Il faut donc qu'il trouve, dans ses aliments, les matériaux néct ssaires à cette ^^'^

énorme production de chaleur , ce qui revient à dire qu'il doit leur emprunter pour cette destination 250 gr. environ de carbone , et 16 gr. d'hydrogène par jour. \^ alimentation peut donc être définie Vart de rendre au sang les ma^ tériaux, dont il est composé, pour que ces matériaux consommés par la vie, qui en dHermine la combustion , ne soient pas repris par le sang aux organes ( Domas^ jinn. de chim. et de phy.y t. VI, 3* série.)

On peut se faire une idée de la quantité de chaleur produite par l'homme au moyen du rapprochement suivant : un amphithéâtre pouvant contenir 1,200 personnes perdrait par les murs et les vitres environ 51,680 unités de chaleur par heure, pour une différence de 20* avec Tair extérieur que l'on suppose à — 5»: maiS) comme la chaleur nécessaire à réchauffement de l'air de ventilation d'une pareille enceinte est de 46,800 unités, il en résulte que l'air devrait pénétrer dans la salle à une température supérieure à +35*, pour avoir seulement -|-15^ de température intérieure. — Mais la respiration des

lïOO personnes prodmra 80,000 unités dans k même temps» D^lrpit* oeIktV 1^ ne devrait pas être éfevé à unetempëhiture supérieure « -f>19^ p^ur-sul^ Ste on refroidissement des parois. -— Ainsi , dans les grandes- saHeyfT asiemM Uée 9 la chaleur animale compense presque toujours hf perte par 1er swCi tetf dès parois, et il suffit de chauffer Pair de Tentilatîon à une tfem p<ia f w e* p e n, ' dfflërente de celle que ('on doit maintenir d^ns fit saRe ( PictET, ioc. cit^ t*. IF.y

Origine électrique de la chaleur des êtres vivants, — Je ne saurais passer sous silence la théorie proposée par M. Delarive pour expliquer la productiçn de la chaleur chez les êtres organisés. — On sait , dit ce physicien , que quandf l'électricité circule dans les corps , il y a chaleur produite, partout où se trou- Tent des obstacles à sa libre propagation. Réciproquement, dans la circulation de la chaleur à traTcrs les corps , on observe la séparation des deux électricités dans les deux points où se rencontrent des obstacles à sa transmission libre. Rappelons encore que , dans tout conducteur interpolaire , il y a chaleur produite , et qu'elle est d'autant plus élevée , que le corps est moins bon conducteur. Ceci posé , voici comme on peut se rendre compte de la chaleur chez les animaux.

Le sang se charge dans le poumon d'oxigène , qu'il cède dans la circulation aux substai;ices capables de s'oxider. S'il s'en trouve dans le nombre qui soient plus oxidables les unes qpe les autres ^ et vice versa , et qu'elles soient liées entre elles par des filaments très ténus , comme les derniers filamena nerveux , susceptibles non seulement par leur nature de conduire durant la vie le fluide électrique, mais encore , à raison de leur ténuité , d'en gêner le passagie, on aura là une suite d'appareils voltaïques simples, qui produiront de la chaleur, partout où il y aura du sang artériel pour apporter de Toxigène. N'aur^-tron pas là deux sub8tan<;es animales de matière différentes e% des Çlaments qui établissent leur jonction? Il se produira donc de la chaleur dans tout le coqpst, partout. où il y aura des nerfs et des artères. , , Dans la théorie que nous venons d'exposer tout est hypothétique , à l'exicepj^ioD des polott de départ qui sont du domaine de la pl|ysique. On ne sait nen sur la disposition intime des organes ,, et on ne pourrait conséq^mment admettve à priori une, /disposition seml^lable à, cellç qu'indique H. I]|el,pi:|va| ^!aiUeurs , les expériences les plus , récentes des physiciens sont loipdayoir reconu!! dans les nerfs cette faculté isolante , sans laquelle tout cet édifice de théorie s'écroule.

^ Toatefoit Toid une expérioice de Bonten , qui Tient è rappoi de la théorie électrique de la cbalenr animale»

Une geniase tut tuée ; on dikouTrit le neiTcrnraly oliturateur et natique ; ^k fiirent dÎTÎaés et annés de plaques de, zbc. Les mutclet de la cuisse furent

I jrecpuyertf d*uiie lame, mince d'argent. Une iodsion fut faite dans ces musdes, £i pn Y logea la boule d'un thermomètre à air. V Index en mercure monta , puisxesta stationuaire à 3&7 lignes; slors on ferma le circuit, et réunissant les armatures des muscles et des^nerfiib V Index monta immédiatement à 206 lignes, où il se tint jusqu'à ce que la contract'dité fût éteinte. (Ann. de Gilbert, t. XXT.) Siège de la calorificoiion^ — XaToisier pensait que la combustion du carbone et de rhjdrogèoe avait lieu dans le poumon même. Lagraoge calcula que la ,icbal|rart s*il ^tait ainsi, s'accumulerait dans cet oqpme an poiot d'en altérer la Jtmctur^; il pensa qu'il y avait absorption d'oxigène daos l'acte de la retpî-

j ration, que ce gaz allait dans les capillaires opérer des combustions, et que le sang veineux rapportait au poumon, par lequel. ils s'échappaient, reaaet J'adde carbonique tout formés. — Il est certain que les expériences prédtées

.de MagBUS sont favorables à cette manière de voir : le sang artériel et le sapg vdneux renferment Tunxt l'autre de Toxigène et de Tadde carbonique ; mais le sang artériel contient plus du premier relativement au second que le lai^g qui drcule dans les veines. Donc il n'y a pas eu dans le poumon de combustion jiu carbone par l'oxigène. — Cette conclusion n'est peut-être pas rigoureuse, mais elle est du moins fort logique. —

En se bornant aux seuls faits observés, on peut attribuer la chaleur produite dans IVconomie vivante à l'action , quelle qu'elle soit , exercée sur les tissus par le sang artériel. On se rend ainsi raison de la température propre des différentes parties du corps , au milieu des causes incessantes de soustraction et,de déperdition par les milieux ambiants. On explique encore par là le rapport constamment observé entre l'activité delà vie , l'énergie de la circulation et l'élévation de la température locale. — Dans cette manière de voir, Tadde carbonique formé dans la chaîne des tissus serait apporté par le sang dans le poumon et s'échapperait dans l'air , en vertu de ce principe bien connu en physique , qu'un gaz dissous s'échappe dans un autre gaz avec autant d'énergie que s'il s'écoulait dans le vide.

3« Variations d'iotensUé de la ehaleur dea étre« organiaéa.

Rapports de la respiration avec la calorification, — La relation qui lie ta fonction respiratoire à la chaleur animale avait été observée par Galien. « Il est bien démontré , dit-il j que le plus grand et le plus important usa^ de la respiration , c'est la conservation de la chaleur innée.» {De dijfic. respirât lib. i.) Mais c'est principalement aux travaux des physiologistes modernes que l'on doit d'avoir mis dans tout son jour cette dépendance mutuelle des deux fonctions. — Legallois a constaté que toute gène apportée à la respiration d'un animal en abaisse la température , soit que l'on entrave les mouvements respiratoires, soit que l'on raréfie l'air par addition d'une proportion suffisante d'hydrogène, ou*par diminution de la pression. {Ann. de chim, etphjrs.^t, IV, 2« série). Dans ses expi^riences sur les animaux hibernants , M. Flourens a vu qu'il suffisait de gêner la respiration d'un lérot bien éveillé pour abaisser sa température, réduire ses pulsations et le faire tomber en léthargie. {Bull, fies se. médic, de Férussac, 1829.) Enfin les oiseaux , qui possèdent la respiration la plus active, ont au5si la chaleur propre la plus développée. — Nous allons voir que parmi les causes susceptibles de faire varier la chaleur animale, le plus grand nombre agit sur la respiration.

Sommeil, — La chaleur animale offre , comme la respiration , une oscillation diurne, dont la différence, entre le minimum, qui a lieu durant le sommeil, et le maximum, qu'on observe durant le jour, ne monte guère qu*à une fraction de degré , chez les individus bien portant ; mais , chez les personnes délicates ou affaiblies par de grandes privations ou des maladies, cette différence peut s'élever à plusieurs degrés.

Repos et moufcrnent. — Ib agissent dans le même sens que le sommeil : la circulation et la respiration sont influencées de la même manière Tune que l'autre, et, par suite, la chaleur éprouve une variation correspondante. L'imitation du mouvement exécuté par les scieurs de bois, a procuré une élévation de 1*, après cinq minutes de cet exercice. (Baeschet et Becquerel, loc, cit.)

Saisons et climats,'^ Les saisons et les climats chauds élèvent la température propre du corps (John Davy); mais ils dimmuent plutôt qu'ils n'augmentent l'aptitude à produire de la chaleur. Le contraire a lieu pour les contrées et les saisons froides. Aussi y au sortir de l'hiver, trouvons>noiis chauds des jours qui , six mois plus tard , nous paraîtront bien rigoureux.

Incubation. — Chez les oiseaux , k chaleur est beaucoup plus développa durant Tincubation ^h a^cuoe autre époque de leur existence : elle peut atteindre jusqu'à + 56*. — Une particularité semblable a été observée «or certains reptiles. Récemment encore , M. Yalenciennes a suivi la marche de la température durant l'incubation chez une femelle du python à deux raies. Il a constaté un excès de température sur Vair extérieur qui s'est élevé jus^'à 21^. A mesure que l'incubation approchait de son terme , la chaleur deveJiait moins considérable. — D est fâcheux que Ton n'ait pas &it l'analyse de f air de la caisse où se trouvait renfermé l'animal. On eût pu , avec cette donnée , se faire une idée plus exacte de la cause de cette chaleur anormale. Ces analyses sont d'autant plus à désirer, que les animaux durant l'incubation s'abstiennent presque complètement de nourriture. — I^ semblables expériences exécutées sur des oiseaux , avec toutes les ressources que la science possède aujourd'hui, ne pourraient manquer de hâter la solution du problème qui nous occupe.

4* Maintien de la chaleur propre du corps.

A. Résistance à une température trop basse.

Nous n'avons que quelques mots à dire sur les conditions physiques de b résistance au froid : elles se trouvent toutes comprises dans l'action des enveloppes protectrices naturelles des animaux , et dans celles que Thomme 'peut se procurer pour prévenir la déperdition d'une trop forte quantité de chaleur. Comme nous avons indiqué ailleurs les propriétés qui doivent dis» tinguer les tissus employés à les confectionner, nous n'y reviendrons pas ici

Pour donner, d'ailleurs, une idée précise des avantages de ces vêtements naturels ou artificieb, je rappellerai une expérience de MM. Becquerel et Breschet : dans cette expérience , on coupa les poils d'un lapin , et on lui couvrit la peau d'une sorte d'enduit imperméable : au moment de l'opération, le thermomètre marquait -}~ 38« sous l'aisselle ; au bout d'une heure et dentie, la température était abaissée à -\- 20«, l'air étant k-\- 17^. L'animal

succomba peu de temps après. (Compt.'rend., t. XIII,)

roq

IQ

B« Hisùta0icê à mit tempértttun trop Unéè,

f^étements. -—Les réflexions que nou« aTons frites dans le précédent parar gicaphe trouvent, encore ici leur application. Nous ne pouvons donc que nous . borner à renvoyer aux différents passages de cette thèse, où nous avons ezir ■ûné (|vec détail les propriétés physiques et le mode d'action des tissus.

Perspiration cutanée et pulmonaire. — La perspiration dont ces deux surfiices sont le siégp concourt à maintenir un grand nombre d'animaux dans leur t^pér^ture propre. — H en est même qi^i ont ^eçu de la nature des.ré» servoirs particuliers pour l'accumulation de certains liquides destinés à cet usage. Les grenouilles sont dans ce cas; elles portent une humeur aussi pure . que l'eau distillée dans une pqche ordinairement bilobée, située dans la partie inférieure de l'abdomen, au-dessous des viscères : l'eau extérieure est rapidement absorbée par les diverses parties de la peau , surtout chez les rainettes , par la partie inférieure du ventre ; de là elle paose dans Véconomie, et va se rassembler dans la poche , confondue à tort avec la vessie urinaire. Elle reste en dépôt jusqu'à ce que le besoin de combattre la chaleur extérieure se fosse sentir. Alors elle s' 'vapore avec une rapidité proportionnée à l'élévation de la température. ( DuMiiiL et Bibron , Erpétologie générale^ t. I. ) Aussi voit-oo ces animaux mourir en 2' dans de Teau à -f"^^» ^^ vivre plus de 5** dans un air humide à cette même température.

Chez l'homme, on peut apprécier assez exactement l'efiTet réfrigérant produit piur le seul fait de la double perspiration , puisqu'il su£Bt de multiplier par le coefficient de la chaleur latente de la vapeur d'eau à 4- 37* les 2k,5 quï, sui-'

. -^ ~ vaut Lavoisier et Seguin, s'échappent du corps en vingt-quatre Heures": on

^ '^ trouve 1467 unités. Cette quantité est minime en apparence, puisqu'elle donne

1 unité pair minute; riaais l'accumulation progressive que suit là chaleur dans \ y^\ * toute Téconomie, quand |a perspiration est seulement diminuée , prouve que

cette fraction ne saurait être négligée : ce que nous avons dit sur l'action , en été, des bains à une température voisine de celle du corps , mais lui étant un peu inférieure , le prouve de la manière h plus évidente. . V. Pouvoir émissif et 'absorbant du corj t« ■» On peut supposer , par analogiCi quo

le corps de l'homme est doué d'un pouvoir absorbant et d'un pouvoir émissif très énergiques ; mais on ne possède aucune notion positive sur ce sujet -■

Dtna^efteBpëriftQcea «uzquelles il «'«it soumis, BU|gdan n*a pu supporter reitwÛTecluUcMir dfl4rl60« qu'en se ooiuTraot de yét^meots épais.

Iljp<««ko de< tout cc^ que ooM9 atpiis dit sur ee suj^t » que les animaux ^ et l'homme ta particuUert résistent à une température élevée; d'abord au moyen de ré vaporation lente , mais continue , dont la peau et la membrane muqueuse des voies aériennes sout le^ sîége ; en second lieu , en se mettant à l'abri des radiations caloriBques Tenues du dehprs; enfin, dans quelques cas exceptionnels, en se-spustrayant au contact im m édiat de l'air échauSé.

Chaleur animale dans les maladies.

Manière de l'apprécier. — La première question qui se présente dans Tétude de la chaleur animale chez l'homme malade est celle-ci : Comment doit-on apprécier les variations de la température propre du corps dans le cours des maladies ? — On ])eut invoquer à cet égard l'autorité d'un des plus £prands {Hraticiens du siècle dernier. « La chaleur , dit Yan-Swiéten , est un symptôme tellement habituel dans la fièvre, que Gallen avait pour. ainsi dire identifié le symptôme avec la maladie , et son exemple a été suivi par les plus célèbres médecins» « Plus loin , il recommande expressément d'explorer les organes avec le thermomètre , et il conseille celui à mercure comme étant préférable. {Comment. , etc. , t. IL ) — On sait le parti qu'ont tiré de ce mode d'exploration Schwenck et Martine. — Enfin de nos jours MM. Andral et Bouillaud ont £Bdt une série de recherches thermométriques dont ils ont obtenu les résultats lès plus satisfaisants. — « (Test bien à tort , dit ce dernier , qu'on avait pi^étendu que l'on ne pouvait pas apprécier au thermomètre l'accroissement de . chaleur «qui accompagne l'étut fébrile , et en général toutes les variatift]|is réelles, de chaleur que peut jubir le corps humain. Plus de 300 observations nous.qnt démontré que rien n'était plus £^le ,. au contraire , que d'apprécier avec,)^,thermpmètre les différences de la température, animale. L'état (ébr^e intense Csit monter le thermomètre centigrade de -f 34* à -f- AQp^ et mémç.^àsi]ii,<{CUnique médicale y ];$37,.t lU.) — Nç {neyt-on pas, supposer que l'erreur dans Jbquelle plusieurs personnes étaient tombées à ce sujet provemiit de.cetqu'e|les(aijiraient voulu Csîre concorder les indications thermom^triqipuei av^ le# ^^nsatiçffks éprpuyéef par le fnslade? .Qr, on peut reconiiiiiûtre ,.m^x>e au tom^ber , qu.'ieUes sont firéquemment çn désaccord.

yariatîons de la température dans hs différentes classes de maladies^ -*• Ne pouvant pas entrer dans de grands détails, à cause des l'imites de teknps qui noui sont imposées, je résumerai les faits relatifs à ces variations dans les proposinons suivantes , extraites des notes que j'ai recueillies au cours de M. Andralen 1841.

!• Jamais, dans les maladies, la température ne dépasse, chez rhonune, la limite supérieure observée chez les oiseaux ( + 44').

2* U n*y a qu'un seul état morbide, la fièvre, dans lequel la température du corps 8*élève. — Cette élévation a même lieu pendant le frisson des fièvres intermittentes. ( Martine , Gavarret. )

3* Dans les phlegmasies, etc., l'augmentation de la température est un fait con9écutif à la phlegmasie.

4* Le maximum observé dans les fièvres a été de •\- 43°.

ô^ Aucune maladie , à l'exception peut-être du choléra , n'abaisse la température de Taisselle au-dessous de la limite inférieure de l'état physiologique.

6* D\nsles phlegmasies locales, non seulement la chaleur locale est augmentée, mais la résistance au froid l'est également ( Expér, précitée de Hdntea à l'article Congélation.)

7® Dans les affections qui ralentissent le cours du sang dans une partie , la température locale esî; abaissée. Ce fait est e;a rapport avec une expérience de MM. Breschet et Becquerel , qui ont vu la température de l'avant-bras baisser de quelques dixièmes de degré par la compression de l'artère humérale.

8° Les grands troubles du système nerveux amènent souvent une diminution de la chaleur animale.

Obscevatioi^ — n serait possible d'augmenter la série de ces propositions ; mats ce serait sans utilité pour la question qui nous occupe. — Eu effet, nous avons à détei-miner quelle est l'origine physique de la chaleur animale : tout ce qui ne tend pas vers la solution de cette question doit être rejeté conune lui étant étranger.

Or, dans l'état actuel de la science , nous avons plutôt à enregistrer des projets que des résultats d'expériences. — Si , comme on est autorisé à le croire , la théorie de Lavoibier est vraie dans l'étal normal , quelle transfor^ mation doit-elle subir dans Véjax de maladie? — Et , par exemple; dan^les affections piilegmaslques ou or[^ani;ues, chronique6|oo aiguës qui pervertis-

sent d'une manière grave les fonctions respiratoires , dans la pneumonie , la phthisie, l'hydrothorax , etc., que devient la proportion d'acide carbonique eipirë , et combien y a-t-il d'oxigène d'absorbé 7 — Quelques faits , malheu reusement trop peu nombreux , font soupçonner quUl doit y avoir de grandes variations : amsi l'analyse de Vair expiré par des cholériques a donné à M. Rayer une proportion d'acide carbonique inférieure de beaucoup à celle qu'on trouve dans l'état de santé : ainsi encore, M. Gregor a trouvé le chiffre de ce gaz doublé chez des varioleux , et augmenté notablement dans des cas de rougeole et de scarlatine. Ces accroissements n'apparaissaient que dans la période croisr santé de la maladie , et le retour à l'état normal se faisait d'une manière progressive , à partir de la période de déclin.

Conclusion. — S'il m'était permis de hasarder ici quelques conjectures, je dirais que j'adopte volontiers la théorie qui place dans la trame des capillaires le siège des combustions , dont la respiration fournit le principe comburant , et l'alimentation , les principes combustibles. £n second lieu, je suppose que chez l'homme malade, il peut y avoir déviation de l'acide carbonique qui , au lieu de sortir de l'économie par le poumon , peut bien être évacué par une tout autre voie. Enfin , il se pourrait qu'au lieu de se transformer en acide carbonique et en eau , le carbone et l'hydrpgène ne subissent qu'une combustion incomplète; qu'ils concourussent alors âia formation de composés mixtes, plus ou moins faciles à expulser de l'économie, et qu'on irait vainement chercher dans les produits de l'exhalation pulmonaire.

Mab laissons là de vaines hypothèses , et n'oublions pas que c'est seulement de l'application des méthodes expérimentales que dépend l'avenir de la médecine et des sciences qui s'y rattachent.

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