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Ou iguore les conditions d'où dépend la diathermansie

61. Certaines matières colorantes modifient la diathermansie des écrans de verre, de manière à les rendre moins propres à transmettre les rayons les plus réfrangihles de la flamme ( deutoxide de cuivre ).

62. Le sel gemme y noirci par le noir de fumée , constitue un système d'autant plus perméahle à la chaleur , que le rayonnement provient d'une source de plus basse température. — Le verre noir et le mica opaques transmettent , ainsi que le sel gemmé noirci, de la chaleur obscure, alors même que la source est très lumineuse; mais les rayons transmis ne sont pas les mêmes dans tous les cas.

63. Quand on expose un thermoscope noirci à l'action successive de divers rayonnements caloriques de même intensité , la couche de noir de fumée communique toujours au corps ther-

moscopique la même température,- quelles que soient d^ailleurs l'origine ou les modifications qu'on leur fait subir avant Tes faire tomber sur Tinstniment.

64. La différence de diathermansie des diverses substances explique pourquoi des rayons de chaleur qui ont traversé certains milieux, n'ont plus la même aptitude k en traverser de nouveaux. — Cette aptitude dépend de trois conditions, savoir : la nature de la source, celle du premier milieu ^ et enfin celle du second.

B. Réflexion de la chaleur, lo Réflexion fpécalaire.

65. Les rayons de chaleur se réfléchissent en faisant l'angle de réflexion égal à l'angle d'incidence.

66. La chaleur rayonnante subit une réflexion égale aux quatre centièmes environ (0,0893) de la chaleur incidente, quand elle tombe perpendiculairement sur la surface des substances diathermanes.

67. £n diminuant l'angle d'incidence que les rayons calorifiques forment avec la surface d'une substance diathermane, on obtient un accroissement de réflexion, surtout dans les petites incidences. — Cet effet est, au contraire, presque insensible sur les métaux. ( Infériorité des miroirs métalliques sur les lentilles de sel gemme à sections égales.)

68. L'accroissement de densité qui résulte de Técrouissage des métaux augmente beaucoup leur pouvoir réflecteur.

Obssavation. — 11 existe à la Faculté des sciences de Parb deux systèmes de miroirs conjugués , dont Tun a été fait de métal fondu et façonné au tour, l'autre a été fait au marteau ; celui*ci est excellent , l'autre ne peut pas allumer l'amadou , dans Texpérience dite des miroirs, Dulong connaissait ce fait.

— 6ft —

M. Saigey y ayait égard, dans la construciion de ce gçnre d'appjareil. {fiepuc. scienttf.jUW.)

fo Réflexion par diffkisioiv.'

69. Quand' lés rayons de chaleur rencontrent la surâce dépolie et mate d'iin corps athermane^ ils^se réfléchissent en partie^ de tdlè sorte que chaque point de là surface devient comme un centre, d'où émanent des rayons de chaleur dans toutes les directions. — On. nomme pouvoir diffùsif là faculté d'opérer cette répulsion en tous sens de la radiation calorique.

70. Le pouvoir diffùsif du noir de fumée est très faible et sensiblement le même pour les radiations provenant de toute espèce de source. — Celui dey métaux est également très peu variable, mais il est en général supérieur à celui des autres corp^, à peu d'exceptions ipvks {plomb ^ Jer\ — Dans les autres substances y et surtout dans les corps blancs , il se montre plus énergique pour les rayons de la chaleur incandescente, que pour ceux des sources à basse température. — Les substances diathermanes acquièrent , par le dépoli , un grand pouvoir diffùsif : elles agissent alors à la manière des surfaces blanches.

Observatioiis. — Il résulte des propositions ëaoncées dans ce paragraphe, que le noir de fumée est noir pour la chaleur comme il l'est pour la lumière. Au contraire, les relations des corps blancs avec ce dernier agent sont repré^ séntées par celles des mëtau)! avec la chaleur, et les corps blancs se comportent* à^^leor tonr vi^à-vis dt octlfef^i de la même fkçonqtieles substances colMréar' envers la lumière. — Bans cette assimilaâianv Iff pUaib* et U fèixseraie&i'leii) aatiogues de oertaitis eDrps^dkin<bbnc tamedoiH Tëolat e>t w b r> i i id r e que odui de plusieurs couleuiv. — D'aprèa ce qpe nous venons de dire sur le poupin diffùsif du noir de fumée , on comprend combien il est essentiel d'appliciÊW uoe GOitiAieJdffx:etcocpsi«op let'bwilet dea* thoMMC^pw^^tvdMAtfaeraiométMètenpl«y^ à( l'écoéei dt^ laicUalair rayomiaate; faute de preodM celta*. préiAà«M0v<Wt«bictiradiali9m tvBVêreemitiit le oéKweio dui therraoMOfHlM utÊ^wèûwuMm rai»; pmir.le»dwimoii>èlreaA*ntt««>e, ikjauMU^réiexita*!

sj^illaire'sur le métal, et les rayons trayerseraient une seconde fob le Ter^ pour aller s'égarer dans l*air sans avoir modifié les indications de l'instru* ment. — ^'t'ardes motifs du même genre, on noircira les piles tbermo-éleotriques.

3° Absorption et éroIttloD.

71. LaiFaculré d*ab«oi*ber et d'émettre *de la dhàlenr rayoft- Harite s'appelle poui*oir absorbant et pouvoir émissif, — Ils varient dans les différents corps. — Us sont égaux l'tin à rautre, et suivent les mêmes lois, quand les radiations sur lesquelles ik s'exercent dans une même substance sont identiques; ce qui semble indiquer que les rayons de cbaleur éprouvent les mém^ * tnodifications pour entrer dans les corps que pour en sortir, îét qtie la couche superficielle agit seule dans les changements imprimés à ces deux facultés. — Les pouvoirs absorbant et émissif n'éprouvent aucune variation par le poli ou la rudesse des surfaces, lorsque ces opérations n'altèrent pas d'une manière stable la dureté ( /Voire, marbre y etc.). — Us vont, au contrait^, 'en sens inverse de l'augmentation de dureté ou d'élasticité. — Le pottvoh* absorbant est complémentaire du pouvoir nfléchîssaht.

Obsesvations. — On voit d*après cela conmient agit le dépolissage, qui peut tripler le pouvoir absorbant des métaux, et qui d'autres fois en diminue Tiatensiti^. Si le cuivre écroui augmente de pouvoir absorbant par le rayage , C*e>t que cette opération découvre des parties moins dures, et permet aux couclies superficielles de se détendre. Au contraire, si l'argent poli. perd de son pouvoir absorbant par l'action du diamant , cela résulte de la compressioo 2prouv<êe alors par la surface tendre du métal. {AnnaL de chim. et de phys.^ t.l,à*série.)

Parmi toutes les substances connues, le noir de fumée est celle qui poasèds les pouvoirs absorbant et émissif les plus considérables. — Ceux du verre soot paiement fort énergiques. — h en est encore de même pour les substsooet organique^ épaisses.

lA'hélge absorbe en proportion^ diiSîrente^ les rayons callorifiques des ditMi6S provenances : ainsi, elle absorbe moins bien les rayons solaires directs^

que ceux qui émanent des plantes À:tiauffées par le soleil ; c'est ce qui explique sa fonte hâtive autour de celles-ci. (Mellont, Compt,'rend. 1838. )

Application physiologique — Couleur des vêtements, — Ni, Foumet a constate qu'un thermomètre dont la boule était entourée d'un tissu de laine indiquait à Torobrc ou au soleil une surélévation de température d'environ 5*, quand la couleur du tissu était noire au lieu d'être blanche. {AnnaL de chim. et dcphys.y t. LXXIY, 2* série.) Cette observation concorde parfiûtement avec l'expérience bien connue de Franklin , qui, ayant placé un matin sur de la neige , par un beau soleil , àes échantillons de drap de différentes nuances» vit au bout de quelques heures que le noir s'était creusé un trou tellement profond^ que le soleil n'arrivait plus jusqu'à lui, tandis que le blanc était encore tout-à-fait à la surface : les autres échantillons se trouvaient d'autant plus superficiellement placés que leur couleur était plus foncée. ( Loc. cit. ^ t. II , p. 308.) — Une expérience bien connue des enfants met en évidence cette inégale absorption des rayons de chaleur par les tissus colorés diversement ; ils savent qu'il est très difficile de réussir à enflammer un morceau de drap blanc en y concentrant les rayons solaires à l'aide d'une lentille ; au contraire, avec un drap noir la combustion est instantanée. — Maintenant nous pouvons Impliquer ces résultats à l'influence de la couleur des vêtements : il nous suffirait de rappeler encore cette expérience de Franklin , qui s'exposa durant quelque temps à un soleil ardent vêtu en partie de blanc et en partie de noir; il ne tarda pas à reconnaître qu'au toucher le tissu blanc était frais^ et le noir, brûlant. {Loc. cit, , t. II.) — Aussi conseille-t-il des uniformes blancs pour les soldats qui sont exposés à faire de longues marches dans les pays chauds ; il veut qu*on porte durant le jour en été des chapeaux blancs , etc. — J'ai sou* vent, pour ma part, entendu des personnes se plaindre d'être obhgées de porter par les grandes chaleurs des vêtements noirs, à raison de la chaleur plus forte qu'elles en éprouvaient , à similitude de tissu avec des habits d'une autre couleur. J'ai pu en faire moi même Texpérience. — On peut enfin remarquer que dans les régions tropicales l'usage des tissus blancs est généralement répandu. — Ainsi la coloration blanche est plus convenable pour les vêtements d'été , surtout quand on est dans le cas de recevoir directement les rayons du soleil. Les nuances foncées, que l'on adopte pour l'hiver, ont à la térité l'inconvénient d'augmenter un peu l'émission de là chaleur propre du corps ; mais ce léger désavantage est plus que compensé par la nature moins conductrice de leur tissu, l'entretien plus facile, etc. — Conclurons-nous de

ce qui précède que les nègres ont été doués d*une peau noire pour repsenlir plus de fraîcheur pendant qu'ils sont à l'ombre? Cette interprétation , d'un caractère inhérent à une race spéciale d'hoinmis , ne formant qu'une |>artie très restreinte des habitants des tropiques , me semble non seulement peu ju*- ^dicieuse , mais encore erronée.

Application in oustrielle , etc. — X^auffage et conserpot'ion tle la chaleur reçue, — Il faut un temps infiniment plus long pour échauffer le liquide coa« tenu dans un vase poli , que si ce vase était noir : mais en revanche il s*y conserve chaud plus longtemps. Des tuyaux de conduite d'eau ou de vapeur chaude ne donnent à distance qu'une faible sensation de chaleur^ quand leur surface est brillante : vient-on à les noircir , ils émettent rapidement une forte proportion de chaleur. — Il en est encore de même pour les poêles de faïence comparés à ceux de fonte. — On a conseillé » et la chose a été souvent exécutée , de noircir les murs des espaliers , afin de hâter la maturation des fruits, etc

72. L'intensité des rayons de chaleur est proportionnelle au cosinus de langle que ces rayons font avec la normale de Télément qui rayonne. — Les rayons de chaleur émise partent d'une certaine profondeur au-dessous de la surface.

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