L'air expiré contient plus d'acide
carbonique, et moins d'oxigëne que l'air inspiré. Cela pourtant varie selon une foule de circonstances. Avec Fair inspiré, il s'exhale aussi des poumons une vapeur aqueuse {perspiration pulmonaire),
ia6. Les oiseaux qui s'élèvent dans leur vol jusque dans les régions oii l'air est peu respirable , ont une structure particulière qui leur sert à conserver dans certaines vésicules une portion d'air respirable pour s'en servir au besoin (i).
(i) Les poumons des oiseaux ne sont ni divisés en lobes , ni libres comme dans les mamnifères , mais ils sont attachés à l'épine du dos , et recouverts d'une membrane criblée d'ouvertures qui est en rapport avec les cellules pulmonaires ; c'est par ces trous que l'air inspiré s'échappe pour se rendre dans un grand nombre de vésicules ou réservoirs qui se prolongent entre les viscères du bas ventre et qui communiquent entre elles. C'est par là que l'air passe jusque dans les canaux des os longs qui chez eux sont dépourvus de moëUe. Par ce moyen les volatiles se rendent plus légers , volent plus aisément , et se réservent encore une portion d'air qui peut leur servir à la respiration , dans un vol très-rapide on lorsque ils traversent des régions très-élevées. Dans cette classe d'animaux, les bronches sont douées d'une force contractile qui peut remplacer l'action du diaphragme dont ils sont privés. Le Trad.
^7. Les oiseaux consomment, dans un temps donné, bien plus d'oxigène, en proportion du volume de leur corps, que les quadrupèdes; ce qui est dû en partie à retendue et à la fréquente répétition de leurs mouvemens respiratoires.
2,8. La respiration a pour but d'hématoser le chyle et la lymphe, et de rendre au sang veineux les caractères nécessaires à la nutrition , aux différentes sécrétions, à la calorification et à l'irritabilité de la fibre motrice.
2.g» Parmi les avantages qu'offre la respiration, un des plus signalés est de ranimer la force musculaire, en rendant à la fibre son irritabilité épuisée. Aussi la faculté motrice, ainsi que l'activité vitale, chez les différens animaux à double circulation, répondent précisément à la quantité et à l'intensité de leur respiration.
62 ï*OIS PHYSIOLOGIQUES.
3o. Moins la respiration est apte à rétablir l'irritabilité de la fibre animale, plus difficilement cette propriété de la fibre pourra s'épuiser (i).
3i Les animaux à sang chaud, sujets à devenir léthargiques , se trouvent dans la même condition des animaux à sang froid , eu égard à la dose d'oxigène qu'exige leur respiration pendant leur état de léthargie.
(i) On a un exemple frappant de îa justesse de ce théorème physiologique dans les reptiles , dont les chairs palpitent et se contractent long-temps après leur mort; tandis que chez les animaux à sang chaud, cette propriété de la fibre musculaire se perd en se refroidissant. Le Trad»
GENRE QUATRIEME