‹ Lombricose à forme typhöideChapitre 5 sur 16 · MER ME · texte numérisé non relu

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envisager comme nos plus fréquents et nos plus redoutables parasites, on est frappé quand on songe à la fréquence des diphtères, des acariens, des trématodes, et pour en venir à notre sujet, des Nématodes.

Qu’on en juge par ces deux statistiques bien imparfaites, mais intéressantes quand même.

Dans un service des mines d’Anzin, chez M. le D’ Tauchon, une expérience que nous avons faite nous a donné les résultats suivants : sur 65 malades venus à la consultation le 15 septembre 1896, nous avons administré à50, pris au hasard, de la santonine, 17 ont rendu des ascarides lombricoïdes. Ce qui fait une proportion de plus de 1/3.

Mon ami, M. le 1): Tonnel de Lille, faisait à la même époque, dans le service de M. le professeur Wertheimer, une statistique pour le Botriocéphale, et sur 25 autopsies pratiquées par lui ou par ses externes à l’hôpital général, il trouvait onze fois des Botriocéphales.

Qu'on y ajoute le ténia, et surtout l’oxyure vermiculaire, on verra que dans le Nord, au moins, la moitié des individus est atteinte d’helminthiase.

Ces considérations nous ont frappé dès le début de nos études médicales, en même temps que le peu d’importance attribuée par quelques auteurs à ce chapitre pourtant intéressant de la path ologie.

Ce n’est que dans ces derniers temps que la question a été un peu discutée. Les travaux récents de M. le professeur Laboulbène, et l'étude détaillée

RM qu'il fait de l’helminthiase dans le nouveau traité de médecine de Brouardel et Gilbert ont misla question à l’ordre du jour et lui ont donné l'importance qu’elle mérite,

Il est vrai que, dans la majorité des cas, l’helminthiase ne donne lieu qu’à des symptômes peu graves; mais elle peut, quelquefois, devenir dangereuse et compromettre la vie des individus. C’est ce que nous avons cherché à établir dans ce travail. Comme il est sorti de toutes pièces de nos mains, nous ne prétendons pas lui donner plus de va. leur que celle d’une causerie. Nous serions bien heureux s’il allait intéresser nos professeurs et nos

amis qui le liront.

Une aimable coutume nous autorise, à dire, avant de clore cette préface, à tous ceux qui nousont fait médecin, quelle est notre gratitude. Nos professeurs de Lille nous ont donné tant de preuvesde sympathie. MM. Follet, Lemoine, Dubar, Carlier, nous sont restésamis. Quant à Leloir,nous adressons à sa mémoire lhommage de notre vénération ; nous sommes heureux et fier d’avoir rempli les fonctions d’externe, puis provisoirement celles d’interne dans son service des maladies cutanées et syphilitiques.

Quant à nos maîtres de Paris,auprès desquels nous sommes venu parfaire notre éducation médicale et dont nous avons fréquenté les leçons, nous avons gardé pour tousune grande admiration.

M. Tarnier, chez qui nous avons longtemps tra-

vaillé, nous a mis à même d'essayer à bien faire dans

sa spécialité ; nous le remercions de grand cœur. M. Pouchet et M. Brouardel, doyen de la Faculté, nous ont donné quelques preuves de sympathie, nous avons pour eux une vive reconnaissance.

Que tous nos maîtres acceptent enfin les remerciements de leur élève pour les bonnes leçons qu’ils lui ont prodiguées.

M. le professeur Laboulbène a bien voulu signer notre travail et nous donner quelques renseignements pour son achèvement. Nous le remercionsde tout cœur pour l’honneur qu'il nous fait, et le service qu’il nous a rendu.

DICALOD SX FTSENQTO

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