I.OXURES
La tombe d'Éléouore de Provence, malgré son inscription en français, est probablement le plus ancien bronze anglais connu. Au xiv*" siècle, la mode des statues d'albâtre d'une facture assez molle, se répandit, mais à la Renaissance on revint au bronze avec Torrigiano, le rival de ^Michel-Ange, qui lit pour Westminster la belle statue funéraire de Margaret de Beaufort, mère du roi Henry \^II.
Les images d'or, estimées plus de cent livres sterling au xiii^ siècle, n'étaient pas rares dans l'église, il y avait sur le sol des mosaïques de marbre à l'ita-
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Intérieur des cloîtres de \\'estmitisier.
lienne, et le magnifique soubassement en mosaïque du reliquaire d'Edouard le Confesseur fut exécuté par un artiste nommé Pierre de Rome. On en a une gravure par Vertue d'après des documents anciens et on peut encore s'en faire une idée, car, après que ce reliquaire eut été détruit par les vandales du temps d'Henry \"in. on le releva en 1557. et on le refit en plâtre, pauvre consolation qui nous reste.
Dans la chapelle d'Henry \'II,où l'on voit encore les délicieuses statues de sainte Anne et de saint Georges, probablement d'art flamand, il y avait à l'origine 48 statues, et les vitraux, oeuvre de Bernard Flower, qui exécuta, au moins en partie, ceux de la chapelle de King's Collège à Cambridge, qui nous ont été conservés, étaient sans doute des chefs-d'œuvre, car ces derniers lui furent commandés, d'après les termes de son contrat passé en 1509,