‹ Londres, Hampton Court et WindsorChapitre 35 sur 44 · MUSÉE DR SOUTH KENSIXGTON ET COLLECTION WALI^VCE · texte numérisé non relu

MUSÉE DR SOUTH KENSIXGTON ET COLLECTION WALI^VCE

grand hall attenant aux salles de sculpture, et des sculptures sur bois architecturales, jusqu'à un escalier entier provenant d'une maison gothique de Morlaix, dans le hall qui fait suite, et un grand nombre de moulages d'architecture et de sculpture italienne. I^a collection de sculpture française est encore relativement peu importante.

l'iioto .Muiibell.

Reynolds. Mrs Robinson (Collection W'allace),

La collection d'ivoires, verres antiques et modernes, d'émaux et de céramiques, plus complète peut-être que celle du British Muséum, présente en tous cas un ensemble beaucoup plus intéressant dans sa classification méthodique. D'ailleurs les pièces les plus précieuses que possède le musée dans cet ordre d'objets sont peut-être à part, dans la collection Salting, unique comme réunion de céramiques italiennes et orientales de premier ordre.

Le département de la gravure, illustration, impression, reliure, admirablement classé au point de vue technique, ne présente rien qui puisse être comparé aux trésors du British Muséum.

LONDRES

La grande division des Arts du métal qui va de la ferronnerie architecturale à l'orfèvrerie, contient des séries admirables, les plus belles pièces encore peut-être dans la collection Salting et dans les objets prêtés par ^I. Pierpont ]\Iorgan.

La galerie de peinture comprend, comme nous l'avons dit, le plus remarquable ensemble de peintures et dessins de Constable en Angleterre, une collection importante de peinture française du xix^ siècle dans le legs

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Jan Steen. La leçon de musique (Collection Wallace).

lonides, les portraits des collections Dyce et Forster, et dans les salles consacrées à l'aquarelle anglaise, des spécimens des meilleurs artistes de l'école : Girtin, Turner, Bonington, Crome, Cotman, etc. La section de la miniature est une des plus intéressantes, surtout avec le supplément d'œuvres anciennes, des xvi^ et xvii^ siècles, qu'a apporté la collection Salting. Enfin, on \erra dans une salle spéciale, les sept célèbres Cartons de Raphaël, pour les tapisseries du Vatican, dessinées en 15 lo par le pape Léon X et achetées en 1630 pour le roi Charles I*^'", sur le conseil de Rubens, à Bruxelles, où ils avaient été exécutés plusieurs fois déjà en tapisseries.

Les tapisseries du South Kensington sont surtout d'art flamand, et la

MUSÉE DE SOUTH KKNSIXGTOX KT COLLKCTION WAI^LACK i;,;

tapisserie française y est mal représentée. Parmi les tapisseries flamandes on remarquera avant tout la magnifique série de quatre tapisseries de chasses (Bruxelles, xv^ siècle, prêtées par le duc et la duchesse de Devonshire) et celles des Triomphes de Pétrarque et des Trois Parques (commencement du xvi*-' siècle). On verra aussi avec intérêt les produits anglais de la manufac-

l'hnto M.uis.ll.

Frans Hais. Le cavalier riant Collection Wallace).

ture de Mortlake, du temps de Charles 1^?^, et deux tapisseries de WilUam Morris et Burne Jones.

Parmi les tapis d'Orient le plus célèbre est celui de la mosquée d'Ardabil en Perse, daté de 1540.

Les broderies anglaises du moyen âge sont d'un art particulièrement intéressant et le musée possède la plus célèbre, la chape de Syon (xiii^ siècle).

Dans la section du mobilier, ce qu'il y a de plus remarquable ce sont les ensembles de chambres, et surtout le délicieux boudoir peint de la marquise de

Sérilh', dame d'honneur de Marie- Antoinette, qui fut exécuté, dit-on, sur les indications de la reine. Il y a d'autres beaux meubles français dans la collection Jones.

Nous avons mentionné plusieurs fois déjà la collection Salting, léguée au musée en 1909. Mr George Salting, né en 1836, était un Australien vivant à Londres, qui avait réuni une admirable collection d'objets d'art de toute

sorte. Il a laissé au British ^luseum un choix à faire dans ses dessins et gravures, à la National Gallers', un choix de ses tableaux, dont nous avons parlé, et le reste de ses collections au musée de South Kensington, à la seule condition qu'elles ne seraient pas réparties mais formeraient un ensemble à part.

Cet ensemble qui remplit cinq salles témoigne non seulement de la richesse, mais du goiit exquis du collectionneur. Il n'y a presque pas d'objets douteux ou inférieurs, et certaines séries comme celle des fa'iences italiennes de la Renaissance sont vraiment incomparables comme qualité. Elle comprend les plus beaux spécimens des différentes fabriques italiennes, y compris des porcelaines de la fabrique des Médicis et des fa'iences à décor incisé du xv^ siècle (sgraffiato). Les faïences françaises comprennent des spécimens d'Oiron ou Saint-Porchaire, et la céramique orientale d'admirables plats ou vases de Damas, de Perse et de Syrie.

Les bronzes de la Renaissance, surtout italiens, la collection de médailles et de plaquettes de la Renaissance peuvent faire rivaliser la collection Salting avec la collction Carrand, au Bargello de Florence.

Quelques-uns des plus beaux i\oires de la collection Spitzer avaient passé

•MAI^ilE - ST VA RT • RI YHE • DE$( DE FRANÇOIS -S] LOYX>E FRANC]

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Miniature de Clouet (Collection Wallace).

MUSÉE DK SOUTH K K X S I XCTO X HT CO L L KCT I O X WALI.ACI-: 139

dans la collection Salting et figurent maintenant au musée de vSouth Kensington. La collection de miniatures est surtout remarquable dans les portraits des xvi^ et xvii*^ siècles, de Holbein et de l'école anglaise depuis Hilliard, le plus ancien miniaturiste anglais connu, jusqu'à Richard Cosway et John Downman, que nous retrouverons à la collection Wallace.

La collection Salting comprend encore une magnifique série d'objets de la Chine et du Japon, bronzes, jades, laques et surtout porcelaines de Chine, une des passions de ce collectionneur si passionné que fut George Salting, qui avait réussi, comme M. Grandidier pour le Louvre, à réunir pour le musée de South Kensington, un ensemble merveilleux de spécimens de toutes les « familles »

de cet art charmant.

La collection Wallace, léguée à la nation anglaise par testament de Lad}' Wallace en 1894, à l'unique condition qu'elle serait conservée à part dans un bâtiment spécial, au centre de Londres, a été principalement formée par Francis Charles et Richard, marquis de Hertford, mais augmentée encore par leur héritier Sir Richard Wallace, le bienfaiteur de Paris pendant le siège de 1870. Après le siège de Paris, la partie française de la collection, qui est la plus importante, fut transportée à Londres, et exposée pendant trois ans à la section du musée de South Kensington qui sert à des expositions temporaires, dans un des plus pauvres quartiers de Londres, à Bethnal Green. Puis toute la collection fut installée à Hertford House, où le comité nommé pour l'étude de la construction du nouveau musée a cru bon de la laisser. C'est donc dans la demeure même de la famille qui a réuni ces merveilles, pour en former une collection privée qui restera peut-être unique au monde, qu'on la visite aujourd'hui comme musée public.

Clouet. Portrait de Renée BaiUet ^Collection \\'allace

LONDRES

La collection comprend un musée de peinture très important (près de 800 tableaux), des bronzes et sculptures de la Renaissance au xix*" siècle, une réunion unique de mobilier français du xyiii^ siècle (meubles, bronzes et marbres d'ameublement, porcelaines et émaux), une série d'objets d'art plus anciens (émaux, miniatures, médailles, objets de métal et orfèvrerie du moyen âge et de la Renaissance jusqu'à la fin du xyiii^ siècle). La collection

des portraits en miniature, des aquarelles et dessins des écoles française et anglaise des xviiie et xix<^ siècles, n'est pas moins remarquable que celle des peintures. Pour donner une idée de ce que renferme la collection Wallace au Français qui ne l'a pas visitée, on pourrait dire que pour la peinture française du xviii^ siècle elle est égale et, pour certains maîtres , supérieure au Louvre, tandis que pour le mobilier, la porcelaine, les bronzes du xviii^ siècle, il faudrait rassembler presque tout le mobiJier national pour rencontrer d'aussi belles pièces. Ajoutons par la pensée une sélection importante d'objets du moyen âge et de la Renaissance pris au Louvre ou à Cluny et on aura l'idée de ce qu'avait su rassembler cette famille de collectionneurs. Ici comme dans la collection Salting. c'est la persévérance et le goût que nous admirons, quoique la collection Wallace représente une valeur pécuniaire si énorme qu'on hésite à croire qu'elle pourrait être réunie de nouveau aujourd'hui même par le plus milliardaire des Américains.

S'il y avait une critique, ou plutôt une observation générale à formuler ce serait celle-ci, que c'est le goîit du joli, plus encore que du beau, qui a présidé

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Fragonard. L'Enfant blond , Collection Wallace^

MUSÉE DE SOLTH Kl- NSINCTOX ET COLLECTION WALLACE 141

à la collection. On s'étonne un peu de voir que des amateurs qui disposaient de moyens pareils se sont attachés à rassembler tant d'œuvres françaises du x^^II^ siècle, en négligeant trop d'autres périodes d'art plus viril, et dans le xviii^ siècle même, tout ce qui a un accent plus mâle. Pas de Chardin, pas de Latour, dans une collection qui a plus de vingt Boucher. Cela étonne d" autant plus que dans les écoles étrangères la collection Wallace contient beaucoup d'œuvres de grand art, qui ne sont pas seulement agréables et fines, mais belles.

Dans l'école italienne c'est la réunion de peintures de Venise, Canaletto et surtout Guardi, qui est peut-être la plus intéressante, quoiqu'il y ait parmi les maîtres plus anciens des Andréa del Sarto. des Bernardino Luini et un Perséc et Andromède qui est peut-être l'original de Titien.

Parmi les Flamands, Rubens et Van Dyck sont représentés, le premier avec un de ses beaux paysages, Y Arc-en-ciel qu'on croit avoir fait pendant à l'admirable Château de Steen de la National Galler}-. et plusieurs autres tableaux, \'an Dyck avec les portraits de Philippe le Roy et sa femme, deux de ses chefs-d'œuvre.

De Frans Hais il n'y a qu'une toile.

mais une merveille, le Cavalier riant que nous reproduisons. Les petits maîtres hollandais sont presque tous

bien représentés, et il y a dix Rembrandt, dont le très beau portrait de son fils Titus.

L'école anglaise n'est pas sacrifiée, avec plusieurs des chefs-d'œuvre de Gainsborough et de Reynolds. Pour beaucoup, la Mrs Robinson de Gainsborough et la Xelly O'Brien de Reynolds, qui se font pendant dans une salle, sont les deux tableaux les plus séduisants de ces deux peintres et les chefsd'œuvre de l'école anglaise.

Mar>- Robin.son, qu'on surnommait Perdita du rôle de la Tempête de Shakespeare dans lequel elle avait su plaire au prince de Galles, était une des

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Houdon. Buste de M™' de Sérilly (^Collection Wallace .

LONDRES

femmes « intéressantes » de la fin du xyiii*^ siècle. Gainsborough l'a peinte dans ses dernières années avec un visage aigu de phtisique qui allait mourir bientôt. Il y a des portraits d'elle par Romney et par Reynolds dans la même collection.

Le portrait de la petite Miss Havcrfield, que nous reproduisons aussi, est encore un chef-d'œuvre de Gainsborough. Il est difficile de donner une idée de

l'harmonie de ce tableau, réussite presque unique même chez Gainsborough et qui ne doit rien à aucun maître, car ces noirs et roses ne sont pas ceux de Velasquez.

Ne quittons pas l'école anglaise sans signaler, parmi les aquarelles et dessins, la série très importante de Bonington. Mais nous avons préféré choisir deux œuvres d'un artiste moins connu en France, le charmant Downman dont nous avons parlé plus haut.

Neuf Watteau, vingt Boucher, quatorze Pater, onze Lancret, vingt et un Greuze, dont le portrait de Sophie Arnould. huit Fragonard, voilà des chiffres dont rénumération paraîtra peut-être naïve, mais qui suffisent à prouver l'importance de la collection Wallace pour la peinture française du xYiii*" siècle. La qualité est égale à la quantité. Les deux grands Boucher qui sont dans l'escalier, le Lcvcy et le Coucher du soleil, commandés en 1748 pour être copiés à la manufacture des Gobelins, sont les chefs-d'œuvre du grand décorateur. Ils furent donnés par Louis XV à ^M'"*-' de Pompadour pour le château de Bellevue.

Les petits Watteau de la collection Wallace sont les plus parfaits et les mieux conservés qu'on puisse voir. Nous donnons deux de ces petites merveilles, la Leçon de musique et la Famille de Gilles, qui doivent être toutes deux des dernières années de la courte vie du peintre, qu'on ne jugera jamais mieux qu'ici, en comparaison avec les Pater et les Lancret qui font

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Miniature de Hall

'Collection Wallace\

MUSKE 1)K SOUTH KKXSlNdTON KT CO LL ECT I O X WALLACE 143

ressortir toute la solidité, le sérieux, si l'on peut dire, du maître de la grâce.

L,a collection des miniatures est si importante que nous avons voulu en donner une idée par quelques spécimens. Du xvi« siècle il y a le portrait de Mary Stuart par un maître inconnu qui pourrait être un Français de l'école de Clouet. Elle est représentée en deuil blanc pour la mort de son jeune mari François II.

Il y a plusieurs répliques de ce portrait dont le dessin est à la Bibliothèque Nationale.

Un original plus certain de François Clouet est le double portrait de Jean de Thou et de sa femme Renée Baillet, que nous reproduisons. Il y a du reste une difficulté à propos des personnages représentés, ce qui n'importe guère à qui ne veut voir que le charme du portrait.

Nous avons déjà mentionné la miniature de Hans Holbein par lui-même. Il y en a plus de 300 de l'école du xviii*^ siècle et du commencement du xix*^ par le Suédois lyavreince et son compatriote Hall, qui lui est si supérieur, le portrait de M'"^ de Pompadour en miniature par Boucher, et une miniature de Fragonard, déjà si bien représenté à la peinture par son Enfant Blond. I^a série des Isabey est une des plus belles qui existent.

Quant à la sculpture elle ne comprend qu'un petit nombre de morceaux, mais de choix, comme le buste par Houdon de Madame de SériLiy, cette dame d'honneur de Marie-Antoinette dont nous avons vu le boudoir conservé au musée de South Kensington. C'est bien une des plus fines et charmantes figures de femme qu'il ait fixées, et l'autre buste de la collec-

Secrctaire, par Saunier ^Collection Waliace'.

tion Wallace, celui de ^ladame \'ictoire de France, soufifre de la comparaison.

Un joli groupe de Cayot, sculpteur peu connu de la fin du règne de

Louis XI\'. cet Amour avec Psyché qu'on daterait du temps de Louis XV, des

statuettes de Falconet, un admirable vase de marbre blanc sculpté par Clo-

dion, voilà un ensemble de sculpture française rare à trouver hors de France, mais les bronzes comprennent deux pièces de plus grand art, le buste de Louis XIV par Coysevox, réplique originale en bronze du buste du musée de Dijon, et surtout le buste de Charles IX (on disait autrefois Henri III) par Germain Pilon, un chef-d'œuvre de la Renaissance française d'une sincérité impitoyable et presque accablante pour le dégénéré qui a posé.

Le mobilier de la collection Wallace est presque tout entier d'art français, et vraiment incomparable.

Depuis le moment où l'on met la main sur la rampe de l'escalier, qui est une merveille du temps de Louis XIV, provenant d'un des hôtels qui ont formé la Bibliothèque Nationale, on ne voit que pièces rares et précieuses, meuble de tapisserie de Beauvais dessinée par Oudry. lustres de Caffieri, vases montés par lui ou par les meilleurs artistes du temps de Louis XV et de Louis X\'I. secrétaires et bureaux d'Oeben et de Riesener, candélabres et pendules de Boizot, de Gouthière, meubles en marqueterie ou à plaques de Sèvres, il semble que tout ce qui est introuvable soit ici réuni. Il y a beaucoup de ces objets dont l'his-

lllulO.\l.lU>0il.

Encoignure de marqueterie Louis XVI [^South Kensington).

ML' SKI'. 1)K SOL'TII Ki:.\M XC.TOX KT COLLECTION WALL ACE 145

toire est connue, comme le brûle-parfums de jaspe rouge du duc d'Aumont, monté par Gouthière, acheté 12.000 livres à sa vente pour Marie-Antoinette et qualifié déjà de « chef-d'œuvre de l'art », mais bien des pièces moins célèbres ne sont pas moins belles ou moins exceptionnelles par leur exécution et on peut dire que c'est à la collection Wallace qu'on peut le mieux apprécier cette période, incomparable dans la décoration, de l'art français.

Les objets qu'on appelle aujourd'hui « objets de vitrine » et qui perdent tant de leur intérêt à être vus ainsi en nombre, les tabatières, les miniatures, les bijoux, menus chefs-d'œuvre dont le mérite est d'être précieux et rares, et qui ne devraient pas être assemblés en collections nombreuses, sont cependant si choisis à la collection Wallace qu'on leur pardonne leur nombre et leur entassement.

Un Français doit-il avoir un sentiment de regret en visitant cette admirable collection d'art français, qui aurait pu rester en France? Xous ne le croyons pas et nous pensons même qu'elle sert beaucoup mieux la cause de l'art français en Angleterre, où elle a excité un intérêt tout nouveau dans ce pa^'S pour notre xviii^ siècle, où on ne voulait guère voir une époque de grand art. Les œuvres si gracieuses réunies avec un goût qui a ses limites, mais qui s'est porté précisément sur ce qui pouvait plaire à tous, ont rendu la collection extrêmement populaire et sûrement c'est un ser\-ice rendu à la France que d'avoir fait connaître ainsi l'art français.

Médaillon aux armes de René dWnjou, par Luca Délia Robbia i^South Kensington)

PliDto ValoiitiiU'

La Tamise à Hampton.

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