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Londres il y a cent ans

Je pliais bagage, quand Evariste, arrivé depuis deux heures à Calais, où j'étais sur le point de m'embarquer, me proposa un tour de promeHade. Impatient de sortir, il s'empara d'une c*aisse, et voulut la ficeler lui-même. ^

Elle était posée sur des tréteaux contre le mur. Evariste a le geste impétueux : il releva le bout de la corde en développant de si belles attitudes, que son coude atteignit un cadre qui, soulevé comme une plume, nous passa par dessus la tête et tom.ba brisé sur le carreau.

L'hôte, qui passait en ce moment devant la porte entr'ouverte, s'écria tout effaré. — Quel malheur ! l'image est perdue I

— Bonne aubaine pour vous ! répondit Evariste; car

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nous voilà forcés delà remplacer par une estampe neuve, où l'on veiTa, si vous le souhaitez, la belle Polonaise, le prince Poniatowski périssant dans les flots de l'Ehter ; Napok'on escaladant le Saint-Bernard ; à moins que vous ne préfériez Paul et Virginie, les quatre Fils Aymon^ le fleuve Scamandre, ou le portîmt de Jean Bart ? De si riantes propositions ne consolaient point maître Baudrillart : il tenait à sa vieille image, qu'il contemplait d'un air piteux.

— Que voulez-vous, disait-il; c'est un sentiment... je ne l'aurais pas donnée pour plus de quinze francs : il y a cent ans passés qu'elle est dans la famille. Voyez : c'est de la gravure, et tout ce qu'u y a de mieux I Non, quand on m'en eût offert plus de quinze francs I . .

Evariste est collectionneur ; il jeta les yeux sur l'estampe, objet d'un se/tfimeMf tarifé si haut, et il murmura: — Quinze francs 1 elle les vaudrait si elle était neuve et pourvue de ses marges : telle (jae la voilà, elle ne vaut pas quinze sous.

— Oh I Monsieur, s'écria le père Baudrillart ; la grand'mère de ma femme, qui la tenait de son père, assurait que c'était une rareté.

— A. Calais, peut-être : j'oubliais que nous sommes à Calais. Vous disiez donc que la grand'mère de votre femme?..

— Tenait cette gravure de son père.

Evariste réfléchit une seconde et dit : — Le bisaïeul de votre femme a dû se nommer Grandsire?

A quoi l'aubergiste répliqua : -^ Ma femme est une Grandsire.

Intrigué à mon tour, je pris la gravure, qui représentait dès soldats, des marchands, des maraîchers, le tout devant une porte de ville ; la lettre portait : tlie Gâte of Calais. Evariste ne me laissa pas le temps d'un long examen ; il se saisit de l'objet, avec une insouciance apparente, coimue des bouquinistes , et je le vis , s'approcliant de la fenêtre, lorgner, à la transparence du jour, cette estampe, au dos de laquelle on avait collé

un feuillet de papier imprimé. Enlin, il la déposa sur la table et se mit à arpenter la chambre en chantonnant. Le bonhomme Baudi'illart allait se retirer, emportant les ruines de l'image, lorsqu'Evariste lui dit :

— Vpus voyez bien, sur la gauche, cette tête obscurcie par une tache rousse et dont le papier est écorché ? eh bien! c'est, ou plutôt c'étaitle portrait de Grandsire, le trisaïeul de vos enfants.

— Ah ! quel dommage! s'écria notre hôte; un éclat du verre a aiTaché le nez.

— r C'est ma faute, répliTiua Evariste: qui casse les nez les paye, et je me charge de tout réparer. Je possède la même gi^avure, très-belle et bien encadrée; je vous l'enverrai pour remplacer celle-ci.

Dès que notre hôte nous eut quittés, Evariste traçant une note au crayon, me dit :

— Tu m'achèteras à Londres, clicz un éditeur dont je t'indique l'adresse, cette estampe, qui coûtera deux livres et six schillings ; à ton retour, tu la feras encadrer et tu l'oflriras à l'heureux Baudrillart.

Tandis que j'attendais l'explication de ce mystère, Evariste allait grommelant :

— Le ciel soit loué : je la tiens; je la tiens !

— Et moi, je ne tiens rien du tout, lui dis-je. Ma caisse n'est pas fermée, tu m'as mis en retard, tu éveilles ma curiosité,, .

— Je suis prêt à la satisfaire, interrompit-il. Cette planche retrace le souvenir d'une aventure, à laquelle l'Angleterre doit peut-être un de ses plus grands peintres. Le héros de l'anecdote, à qui la sottise des bourgeois de Calais a fait jouer un rôle ridicule, s'en est rudement vengé, en attisant toute sa vie, contre nous, l'aversion de ses compatriotes; enfin, cette estampe en lambeaux, indigne de figurer dans le carton d'un amateur, ajoute une perle à ma collection d'autographes,

— Mais comment as-tu deviné que le bisaïeul de la femme de notre hôte se nortlmait Grandsire ? et comment,..

— Tu comprendras tout, si tu te donnes la peine de lire la page 19 de l'introduction à VAyialyse de la beauté^

ouvrage traduit de l'anglais par Jansen ; situ rapproches ce passage du récit de iMchols et si tu daignes corroborer ces documents des piquants commentaires de lordOrford.

— Conmie assurément je n'entreprendrai rien do semblable...

— Tuas la bonté de me choisir pour historien. Fautil te compter l'aventure tout bêtement, ou d'une façon très-littéraire?

— Je ne saisis pas bien la différence ; mais fais comme tu voudras.

— Pendant le carême de 1735, un vendredi, jour où se tenait, à Calais, le marché au poisson, devant la porte de la ville, les bourgeois du quartier, effrayés dès le matin par un grand tumulte, mirent timidement le nez à la fenêtre.

« On ne pensait guère à la politique, il y a cent seize ans, dans la cité de Calais; mais on s'y ressouvenait des guerres, et la première idée des bourgeois fut de se demander si les Anglais n'auraient point débarqué. C'était s'exagérer un incident sur la nature duquel ils furent bientôt instruits en ces termes: — Ce n'est rien, c'est un Anglais que l'on assomme.

» Comme les bourgeois n'en étaient pas fâchés, ils se hâtèrent démettre à profit une si patriotique distraction,

et le soleil, qui découpait de grandes ombres blêmes sur la porte de la ville, leur sembla ^lus doux : ils appelèrent leurs femmes, leurs marmots, et les châssis relevés de toutes les fenêtres furent remplacés par des groupes de visages, plus ou moins empaquetés, mais généralement épanouis. Ce qu'ils virent était de nature à les intéresser, et nous sommes à même d* le rapporter fidèlement ; car ce tableau nous a été conservé par • • une gravure (celle-là môme que tu vois sans la regarder ), connue sous le titre de The gatè of Calais. Le désordre était à spn comble ; on se poussait, on criait ; les revendeuses du marché, glapissant avec fureur, cherchaient à- retirer par la queue leurs poissons piétines et bourbeux ; des pyramides de légumes dévalaient sur le pavé ; les enfants étaient foulés aux pieds, et, ce qui advient trop rarement, les agresseurs payaient les frais de la guerre.

» On faisait cependant plus de fracas que de besogne, et l'étranger, cause première de cette émeute, était le moins maltraité. Les gens entassés autour de lui sf gour-' maient entre eux, tandis qu'il profitait des diversions pour repousser les plus hardis. 11 avait eu la prudence de s'adosser à un mur, de manière à ne pouvoir être tourné, et il inaiDtcnait sa position en disti'ibuant des coups de poing avec mesure et rapidité.

» C'était un petit jeune homme, d'un aspect résolu.

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A ses pieds gisaient renversés des pastels, des crayons, un canif, ainsi qu'un carton entr'ouvéft, d'où s'échappaient des esquisses inachevées : l'une d'elles représentait la porte de Calais, avec ses factionnaires, et un groupe de revendeuses de marée.

)) Tout en soutenant une lutte inégale, le jeune homme avaj| su mettre à l'abri, derrière une de ses •jambes, le carton qu'il ne perdait pas de vue. Néanmoins, il est aisé de concevoir ce qui eût fini par arriver, si l'intervention de quatre fantassins en habit blanc, coiffés d'un tourne-vis et le dos orné d'une longue queue de rat, n'eût dérangé les assaillants. Les soldats pénétrèrent conjme un coin dans la foufe, qu'ils divisèrent à coups de crosses de fusil; ce que voyant, l'étranger , loin d'être sensible à cette assistance, se mit à invectiver le populaire, lui reprochant de se laisser molester par des sbires, et le qualifiant de troupeau d'esclaves, indignes de s'élever à la dignité d'un peuple libre.

» Ce discours traduit par un maficieux Ecossais, charma médiocrement messieurs du régiment de Picardie; c'est pourquoi, sans plus attendre, le sergent saisit par le collet notre étranger, qu'il entraîna au logis du gouverneur, pour y subir un interrogatoire. Désormais placé sous la protection de la loi, l'Anglais devenait sacré comme elle ; on le suivit donc avec des huées, en lui lançant des pierres, et chacun sur sa route allait ré-

pûtant : — C'est un (.'spioii du Walpole et du duc de Cumberlaiid, qui levait le plan deja ville pour le compte de r Angleterre. »

— A. merveille! m'écriai-je; on ne compterait pas à Paris plus de trois cents feuilletonistes aussi ingénieux que toi f

— Mais comme je n'ai pas l'habitude -de cette pro* fession, si tu m'interromps, je resterai court.

— Cette idée me fait frémir ! me voilà muet comme un turbot,

— Tu sauras donc , que depuis trois jours, le gouverneur de Calais entendait parler d'un Anglais qui, fraîchement débarqué sur le continent, avec les préjugés du peuple de Londres, se gaussait d'un chacun, traitait la ville en pays conquis , et abusait du peu de mots français qu'il avait retenus, pour houspiller les passants. En conséquence, M. le gouverneur affectant de prendre au sérieux l'accusation d'espionnage, fit entendre au prisonnier, à l'aide d'un intorprctc , que si la paix ne venait d'être signée entre le roi Louis XY et le ministère anglais, on eût sans cérémonie pendu l'imprudent artiste; mais qu'on se contenterait de l'écrouer jusqu'à nouvel ordre.

A (juoi le dessinateur répondit, qu'un Anglais est libre partout, que monseigneur avait le cerveau troublé, et beaucoup d'autres impertinences.

« Les choses en étaient à ce point, lorsque le sieur Grandsirc , aubergiste , se présenta pour réclamer son hôte, attendu qu'il payait bien et faisait le portrait des gens de l'hôtellerie. La caution fut acceptée; on permit à l'insulaire de garder les arrêts chez son hôte et ami, le bonhomme Grandsire, à la porte de qui l'on plaça deux factionnaires.

» Au bout de quelques jours, comme l'émotion populaire ne se calmait pas; comme, en outre, notre homme avait converti la cuisine de l'auberge en une salle de prêche où, à l'aide d'un truchement , il développait les droits du peuple et tonnait contre le papisme, on le conduisit au bord de la mer, on l'assit dans une barque entre deux soldats et on gagna le large. C'est en vain que notre héros protesta contre l'arbitraire, alléguant que sa volonté était de voyager en France et de gagner Paris. 11 dut se consoler en esquissant la silhouette de ses gardiens , qui, après trois heures de navigation, le remirent à des pêcheurs des environs de Ramsgate , lui promettant que s'il osait reprendre teVre au rivage de France, on lui ferait tirer la langue.

» L'aventurier breton haussa les épaules , lança des imprécations à la canaille française, et promit aux Calaisiens qu'ils auraient de ses nouvelles.

» Cet incident était depuis longtemps oublié à Calais, lorsqu'un jour les habitants aperçurent deux

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estampes burlesques , collées par des mains inconnues contre les portes mêmes de la cité; L'une d'elles représentait la poterne, le carrefour de la rue, avec des marchandes de poissons. La plus rechignes tenait une raie qui, par un singulier caprice, ressemblait à M. le gouverneur. Tandis que, tout auprès, un homme gras et ventru, peu soucieux du carême, fait porter devant lui un énorme quartier de bœuf ( grosse facétie protestante ), des soldats français, maigres, déguenillés, traversent la scène avec une marmite remplie d'eau claire. La sentinelle, ornée d'un pied de nez, d'une petite queue retroussée, et exténuée par la faim, n'a pas de chemise; mais elle porte des manchettes en papier. Enfin le sergent est si bizarrement enchevêtré parmi les chaînes du pont-levis, qu'on croit vojr un pendu. Au loin , on entrevoit une arrestation. Le mérite principal de ces figures consistait dans leur implacable ressemblance.

» La seconde planche, intitulée France and Emjland, représentait les Français se disposant à conquérir l'Angleterre : ces guerriers sont des spectres couverts de loques, des nains difformes , des phthisiques , des fiévreux , des bossus ; des soudards faméliques , qui se serrent le ventre devant l'auberge du Sahot royaU où l'on débite un triste brouet désigné par l'auteur sous le titre de Soup memjre ( soupe maigre). A gauche, sur une charrette, on voit des matériaux destinés à l'établis-

sèment d'un couvent à Blackfriars (1); à savoir : un gril, dos carcans, une roue, un gibet et autres instruments de l'inquisition. Un moine essaye du bout du doigt le lil tranchant d'une hache. C'est à l'aide de ces défroques du mélodrame philosophique, que l'on entretient encore John -Bull dans la haine du papisme. A droite, un officier , se servant de son épée en guise de broche, fait rôtir quatre grenouilles pour le dîner de quatre fantassins. Dans le lointain, des femmes à demi nues sont occupées, faute d'hommes, caries bras manquent pour l'agriculture , à labourer une côte stérile , avec des haridelles. Les préjugés anglais, sous l'ancien régime, ont constamment représenté la France comme un pays ruiné , peuplé de moines gras , de maîtres de danse impalpables, et de soldats débilités par la faim. Ces illusions sur nos armées ranimaient, parmi les Anglais, l'esprit de conquête.

» Ici, la satire parut d'autant plus amère, qu'elle fourmillait de portraits. Chacun riait donc aux dépens des victimes de ces représailles ; les plus maltraités s'indignaient d'avoir laissé échapper le coupable , et voulaient que l'on déclarât la guerre à l'Angleterre. De son côté, M. le gouverneur avait reçu un exemplaire de son

(1) Ce nom de lieu précise, à l'aide d'un jeu de mots, les ironiques intentions du sujet. Les frères noirs désignent les Jésuites.

portrait représenté sous la forme peu héraldique d'une raie. 11 ordonna d'arracher les gravures collées contre la porte de la ville, et les fit brûler en pubhc. Mais auparavant, en jetant lès yeux sur la légende inscrite au bas des vignettes, il avait déchiffré le nom de William

HOGARTII. »

— Penses-tu, demandai -je à Evariste lorsqu'il eut cessé de parler, penses-tu que cette anecdote soit bien authentique ?

11 répondit : — J'y avais toujours cru , bien qu'elle ait été racontée par l'artiste lui-même. Maintenant , il ne m'est plus permis-dela révoquer en doute : car l'estampe satirique tlie Gâte of Calais, que je soupçonne le sieur Grandsire d'avoir collée lui-même contre la poterne, n'a pu être adressée par l'artiste qu'à son ancien hôte, la seule intimité qu'il eût formée dans la ville. i\ul autre n'aurait daigné, ou n'auraitosé conserver l'image proscrite.

— Tes raisons semblent assez plausibles.

— Cette aventure est la complète relation des voyages du célèbre Ilogarth sur le continent : il ne repassa jamais le détroit. La pauvreté l'avait chassé de l'Angleterre, où il ne serait pas revenu peut-être sans sa déconvenue, car il n'avait pas le pied poudreux. Ainsi, c est l'imprévoyance du gouverneur de Calais qui a

rendu à nos voisins leur grand peintre de mœurs.

Peu de jours après , en cherchant à Londres la fameuse estampe, pour accomplir l'engagement contracté, je parcourais l'œuvre de cet 'étrange artiste, et j'y trouvais un curieux sujet d'observations.

'Le monument élevé par Hogarth, vaste comédie morale d'un peuple et d'une époque, m'apparut en effet , comme un miroir où se réfléchissent vivantes encore , les physionomies accentuées de l'ancienne société anglaise. En perçant l'obscurité des fonds, en déchiffrant les caractères résumés sous tant de pittoresques formules , je voyais renaître et se mouvoir toute une ville. Je recueillis donc, à travers ces cartons explorés , les intimes impressions du voyage ; mêlé, dans la Babylone de Pitt, aux ancêtres d'une postérité d'autant plus reconnaissable, que les fils sont expliqués par les aïeux.

Cette étude suivie pas à pas, avec un guide si subtil, et la recherche d'une vive clarté , est devenue le complément , et chronologiquement le prologue, de celles que j'avais consacrées à l'Angleterre actuelle (1).

Si ce tableau, non moins animé, qui, groupant des éléments très-divers, met en scène une pléiade de per-

(1) Dans son ouvrage intitulé : Les Anglais chez eux, en 1 vol, pelit in-12 de cette collection. La dernière édition, revue et augmentée, est de 1857.

sonnages illustres, et. souvent participe du roman de mœurs, mais où le mouvement et l'air ne peuvent circuler que grâce aux artifices du iplan, reçoit un aussi favorable accueil, l'auteur, une fois de plus, reconnaîtra combien il est tenu coçipte des difficultés.

Ainsi, c'est à une cause fortuite, que sont dûs, la pensée de cette excursion posthume, et cet essai, risqué pour compléter un travail antérieur.

Sur le point de m'embarquer à Calais , quand je fermais, à l'hôtel, ma caisse et ma valise, j'étais donc bien loin de soupçonner la tâche où m'engageait, à son insu, l'ami Évariste,en me chargeant de lui acheter à Londres une vieille gravure. .

Il m'accompagna jusqu'à la jetée. Près de monter à boni, — tu as, lui dis-Jc, oublié de m'apprendre comment tu t'es assuré que l'estampe de notre hôte le sieur Bandrillart est celle-hV môme qui fut envoyée par l'artiste â l'hôtelier Grandsire?

— • En l'examinant au défautdu jour, j'ai lu, malgré l'épaisseur delà feuille collée au dos del'estampe, la dédicace du maître, — à son ancien hôte et ami Grandsire, signée de William Hogarth ...

J'avouai qu'il me paraissait difficile d'être si subtil connaisseur sans devenir un peu aigi'cfm. Mais, jetant

sur moi un 'regard empreint de cette dédaigneuse quiétude qui est le propre des convictions arrêtées, il me quitta avec ces mots : — On voit bien que tu n'es pas collectionneur d'autographes.

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