Sous-genre ACANTHOPHORUS Serville
ACANTHOPHORUS Serville, Ann. Soc. Ent. Fr., 1832, p. 152. — Lacordaire, Genera “tés Colé0bhseY LIL: 1608). 69!
Élytres glabres; saillie prosternale étroite et horizontale ; lobes du troisième article des tarses arrondis.
C'est à ce sous-cenre qu'appartiennent les trois espèces de l'Inde, toutes supérieures à l'espèce la plus primitive, laquelle habite les deux rives de la Mer Rouge.
]. — Acanthophorus arabicus Thomson.
Tithoes arabicus Thoms., Rev. et Mag. Zool., 1877, p. 266 (9). — Gestro, Ann. Mus. Civ. Genova, ser. 2, VII, 1889, p. 68, fig. — Fairm., Ann. - Soc, Ent, Fr., 1890; p. 550 (of).
Hab. : Yemen, Obock et Shoa (Musée de Gênes), Djibouti (Muséum de Paris), Abyssinie (Musée de Tring), Sennaar (Musées de Berlin et de Vienne), Taghazit, au Sahara (Muséum de Paris)
| Long de 45 à 75 millimètres, d'un noir de poix; antennes grêles, atteignant au plus le tiers postérieur des élytres chez le mâle, leur moitié chez la femelle, le premier article presque globuleux, nullement anguleux au sommet interne, offrant, comme les suivants, une ponctuation éparse assez forte, les derniers à peine dentés en scie, le système porifère convrant entièrement les deux derniers et complètement ou presque complètement le côté interne dès huitième et neuvième, le onzième article appendiculé ; mandibules assez robustes, convertes de gros points assez épars et peu pubescentes, courbées faiblement et assez régulièrement au côté externe, leur carène supérieure flexueuse, plus ou moins cintrée vers le côté interne à partir du milieu ; processus jugulaires très saillants, pointus; sous-menton notablement plus large que long, médiocrement concave, non ou à peine distinctement limité en arrière par une carène, couvert de gros points plus ou moins serrés, glabre; épistome fortement ponctué. presque glabre, offrant au milieu seulement une concavité continuée en arrière par un sillon profond, trisinué en avant, la sinuosité médiane plus large que les sinuosités latérales et peu avancée; tubercules antennifères déprimés; yeux fortement séparés en dessus et en dessous, transversaux, étroits; front couvert d'une vermiculation plus ou moins forte qui peut parfois être effacée complètement, le milieu étant toujours plus ou moins lisse, sa limite offrant une carène contre Îles yeux et du côté de l’épistome une convexité de part et d'autre; arrière de la tête
plus ou moins rugueux et presque glabre; prothorax à épines latérales très développées, toutes presque semblables et aiguës, l'intermédiaire plus forte et un peu rapprochée de l’antérieure; pronotum offrant de chaque côté une gibbosité médiocrement prononcée, le disque n'offrant que quelques points épars, une bande transversale de points plus ou moins nombreux se trouvant près du bord antérieur; prosternum finement ponctué ou rugueux, presque glabre, la saillie éparsément ponctuée et arrondie au bout: élytres plus ou moins rugueuses à la base, où elles offrent chacune vers le milieu un espace plus ou moins distinct formé de points rapprochés, plus ou moins éparsément, parfois à peine, ponctuées sur le reste de leur étendue, mousses ou anguleuses à l'angle sutural; côtés du métasternum et épisternums métathoraciques peu densément ponctués et peu pubescents; abdomen n'offrant que des points épars: fémurs assez fortement renflés chez le mâle, très finement ponctués et pubescents : tibias fortement sillonnés de part et d'autre au côté externe, où ils sont couverts de quelques points assez gros d’où sort un poil, densément pubescents au côté interne; tarses à premier article court, le’ dernier presque aussi long que les autres réunis.
2, — Acanthophorus nyansanus Kolbe.
Acanthophorus nyansanus Kolbe, Deut. Ost-Africa, IV 1208, Col:p. 562:
Hab. : Pays des Gallas, de Badditu à Dime (un mâle du Musée de Gênes), Lac Stéphanie (une femelle du Musée de Vienne), Afrique orientale allemande, Sud-Est du Victoria-Nyansa (une femelle du Musée de Berlin).
Long de 52 à 74 millimêtres, d’un brun de poix ; supérieur à l'A. arabicus par ses antennes plus longues. À appendice du onzième article séparé complètement de manière à former un douzième article: mandibules à sinuosité de la carène supérieure plus rapprochée de la base; processus jugulaires non saillants, tout à fait mousses ; sous-menton un peu moins large et un peu plus long, mais toujours plus large que long, três nettement limité aussi bien en arrière que sur les côtés par une carène, couvert dune ponctuation fine et serrée et très pubescent; épistome plus finement ponctué, plus pubescent, offrant une forte concavité occupant toute la région postérieure, la sinuosité médiane un peu moins large et plus avancée ; tubercules antennifères un peu saillants; yeux un peu moins séparés en dessus et en dessous; front lisse, concave en avant; arrière de la tête finement et densément ponctué et pubescent ; prothorax à épine latérale intermédiaire notablement plus développée que les autres qui sont faibles, et plus rapprochée de l’antérieure ; prosternum pubescent, la saillie plus rétrécie en arrière; élytres moins rugueuses à la base; côtés du métasternum et épisternums métathoraciques plus pubescents et plus densément po.ctués ; fémurs glabres, extrêmement renflés chez le mâle, à ponctuation excessivement fine et mêlée de points plus gros très épars: tibias moins fortement sillonnés au
côté externe, plus fortement et plus densément ponctués, pubescents aussi bien extérieurement qu'intérieurement.