Acanthophorus Beringei Kolbe
Acanthophorus beringei Kolbe, Deut. Ost-Africa, IV, 1898, Col., p. 352. Hab. : Afrique orientale allemande, Mpuapua (Musée de Berlin), Morogoro (Musée de Vienne), Dar-es-Salaam (Musée de Tring), Tanga (collection de M. Villard).
Long de 45 à 75 millimètres, d’un brun ou noir de poix: antennes robustes, courtes, n’atteignant pas le tiers postérieur des élytres chez le mâle, leur moitié chez la femelle, le premier article en cône, très renflé de la base au sommet qui est un peu anguleux au côté interne, offrant, comme les suivants, une ponctuation éparse assez fine, les sixième à dixième très nettement dentés en scie dans les deux sexes, pour le reste semblables à celles de l'A. arabicus; mandibules robustes, plus densément ponctuées et plus pubescentes que chez l'A. arabicus, courbées davantage et plus brusquement vers l'extrémité, leur carène supérieure très peu flexueuse; processus jugulaires saillants, mousses; sous-menton plus long que large, très concave, très nettement limité aussi bien en arrière que sur les côtés par une carène, couvert d'une ponctuation fine plus ou moins serrée, pubescent; épistome finement ponctué, pubescent, déprimé au milieu et en arrière, trisinué en avant, la sinuosité médiane moins large que les sinuosités latérales et peu avancée; tubercules antennifères redressés, saillants; yeux moins séparés en dessus et en dessous que chez les précédents, plus renflés; front lisse ou un peu vermiculé, caréné contre les yeux, doucement incliné en avant: arrière de la tête finement granuleux et pubescent; prothorax à épines latérales bien développées, aiguës, la postérieure faible, l'intermédiaire plus forte et rapprochée de l’antérieure; pronotum offrant de chaque côté une gibbosité assez faible, le disque couvert d’une ponctuation uniforme fine et assez serrée; prosternum finement ponctué et pubescent, la saillie éparsément ponctuée et rétrécie en angle très aigu en arrière ; élytres très faiblement chagrinées, avec où sans espace, formé de points rapprochés, vers le milieu de la base, où elles sont plus où moins rugueuses, mais parfois pas du tout, anguleuses où épineuses à l'angle sutural; cÔtés du métasternum et épisternums métathoraciques finement et densément ponctués, pubescents; abdomen éparsément ponctué; fémurs fortement renflés chez le mâle, à ponctuation excessivement fine mêlée de points plus gros d’où sort un poil; tibias fortement sillonnés de part et d'autre au côté externe où ils sont couverts de points assez gros d’où sort un poil, densément pubescents au côté interne ; tarses à premier article court, le dernier plus court que les autres réunis.
4, — Acanthophorus capensis White.
Acanthophorus capensis White, Cat. Brit. Mus., VIT, Longic., 1, 1853, p. 14. Tithoes capensis Lacord., Gen. Col., VIII, 1869, p. 69. Acanthophorus Hahni Dohrn, Stett. Ent. Zeit., XXXV, 1874, p. 423; XLV,
Hab. : Angola (collection de M. Nonfried), Ovampo (Muséum de Paris), Damara (Musée de Stettin), Pays des Namaquas et Kalahari (Musée de Tring), Afrique allemande australe (Musées de Berlin et de Bruxelles), Cap de Bonne-Espérance (British Museum).
Long de 32 à 63 millimètres, d’un brun ou noir de poix; différant de l'A. Beringet par les antennes moins robustes et plus longues, atteignant au moins le tiers postérieur des élyires chez le mâle, leur moitié chez la femelle, le premier article moins renflé, non anguleux au sommet interne, les mandibules plus étroites, courbées moins brusquement à l'extrémité, beaucoup plus longues que la tête chez le mâle major, leur carène supérieure non flexueuse, plus éparsément pouctuées et moins pubescentes, les processus jugulaires un peu plus saillants, plus aigus, le sous-menton pas aussi allongé, granuleux, l'épistome plus densément ponctué et pubescent, entièrement et fortement concave, les tubercules antennifères moins saillants. le front plus vermiculé entre les yeux, l’épine intermédiaire des côtés du prothorax notablement plus longue, le disque du pronotum en grande partie lisse, la saillie prosternale rétrécie, mais non aiguë à l'extrémité, la pubescence des côtés du métasternum et des épisternums métathoraciques plus longue et plus fournie, les fémurs finement ponctués et plus pubescents, le premier article des tarses un peu allongé, le dernier notablement plus court que les autres réunis.