Acanthophorus confinis Castelnau (ad DE fe "IE
Acanthophorus confinis Casteln., Hist. nat., II, 1840, p. 395. Acanthophorus maculatus Gerstäick., dans Peters Reise, Ins., 1862; p:318, Tithoes confinis Fâhrs., Oefvers. Vet. Akade-Forh 1272 nr lene dé Tithoes mandibularis Thoms., Rev. et Mag. Zool., 1877, p. 265.
Tithoes intermedius Thoms.. no et Mag. Zool., 1877, p. 266.
Tithoes crassipes Quedf., Berl. Ent. Zeit. 1882%p."920;
Tithoes falcatus Kolbe, Deut. Ost- Africa, IV, 1898, Col., p. 350.
Tithoes qularis Kolbe, Deut. Ost-Africa, IV. 1898, O00l:: D 900:
Tithoes gnatho Kolbe, Deut. Ost-Africa. PS8 Corp SEL.
Tithoes longicornis Kolbe, Deut. Ost- Africa, IV, 1898, Col, p.-901.
Hab. : Afrique tropicale et australe, à l'exception du bassin du Congo.
J'en ai vu des exemplaires du Cap de Bonne-Espérance, du Natal, du Transvaal, du pays des Matebele, du Benguela, du Zambèze, du Mozambique, de l'Afrique orientale allemande, de l'Uganda, du Massaï, du pays des Gallas, de l'Abyssinie, de l'Érythrée, du Sennaar, de Khartoum, du Kordofan, du pays des Niam-Niam, du Gabon, de la Guinée, du Soudan, du Sénégal, de Tombouctou. Le Musée de Tervueren en possède deux mâles envoyés par M. Weyns des bords du Tanganika.
Long de 38 à 80 millimètres, d'un brun rougeâtre, la pubescence d’un gris Jaunâtre ou roussâtre; antennes grèles dans les deux sexes, atteignant au moins le üers postérieur des élytres chez le mâle, le tiers antérieur chez la femelle, le premier article un peu allongé, faiblement conique, un peu anguleux au sommet interne, pubescent comme les suivants et offrant, de même que ceux-ci, une ponctuation fine mêlée de points plus gros, le troisième article un peu plus court que les deux suivants réunis, les cinquième et suivants faiblement dentés en scie au sommet interne, le système porifère couvrant entièrement les deux derniers et complètement ou presque complètement le côté interne des huitième et neuvième, le onzième appendiculé ; mandibules fortement et régulièrement courbées au côté externe, presque en demicercle, densément ponctuées et pubescentes en dedans et en dehors, celles du mâle major falciformes et dilatées extérieurement près de la base, leur carène supérieure non flexueuse, située à peu près à égale distance du bord externe et du bord interne, le dessous assez éparsément et assez fortement ponctué, la carène externe inférieure flexueuse, cintrée du côté interne vers le milieu, dépourvue de dents basilaire et terminale; processus jugulaires saillants; sous-menton large, densément ponctué et pubescent, concave, nettement limité sur les côtés, mais pas en arrière, par une carène ; épistome ponctué et pubescent, large et court, concave, à peine trisinué et presque droit en avant; tubercules antennifères un peu redressés, saillants; yeux largement séparés en dessus et en dessous, mais moins que chez l'A. arabicus, un peu renflés, front pubescent et finement ponctué, comme l'arrière de la tête; prothorax à épines latérales bien développées, toutes presque semblables et aiguës, l’intermédiaire plus forte et rapprochée de l’antérieure; pronotum offrant de chaque côté, en avant du milieu, une gibbosité médiocrement prononcée, le disque finement ponctué et pubescent comme les côtés; prosternum assez densément et finement ponctué, pubescent, la saillie large; élytres offrant des taches de pubescence formant des bandes transversales plus ou moins masquées par des trainées de pubescence intermédiaire, légèrement chagrinées, faiblement rugueuses avec un espace couvert de gros points au milieu de leur base, un peu épineuses à l'angle sutural; côtés du métasternum et épisternums métathoraciques assez densément et finement ponctués, pubescents ; abdomen finement ponctué et pubescent, la ponctuation étant mêlée de gros, points chez le mâle ; pattes finement et densément ponctuées, pubescentes, les tibias sillonnés de part et d'autre au côté externe; tarses larges, à premier article non allongé, les lobes du troisième arrondis, le dernier plus court que les autres réunis.
Les caractères essentiels dé cette espèce ‘sont très constants, et il ny a pas lieu de maintenir dans la nomenclature la forme mandibularis Thoms. fondée sur les exemplaires du Cap de Bonne-Espérance, ni la forme sntermedius Thoms. constituée des individus provenant du Natal | |
Par contre, les caractères sexuels secondaires varient d'une manière remarquable et très intéressante.
Le mâle peut avoir
A. La tête beaucoup plus large et plus forte que chez la femelle, de telle sorte que les yeux sont notablement plus écartés tant en dessus qu'en dessous, ou bien la tête seulement un peu plus grosse que chez la femelle, et alors les yeux sont plus rapprochés en dessus et en dessous.
B. Les mandibules de trois formes principales différentes
1° Les mandibules peuvent être très grandes, ayant leur maximum dépaisseur et de courbure près de la base, où elles forment extérieurement un angle, et régulièrement atténuées de là jusqu à l'extrémité; au côté interne, elles offrent une dent basilaire, et elles sont ensuite dentées du milieu à l'extrémité; cette forme est toujours en rapport avec une tête très forte; des individus ainsi conformés et de taille exceptionnelle sont les types de l'espèce gnatho Kolbe ;
e° Les mandibules peuvent être grandes, mais assez semblables à celles de la femelle, c’est-à-dire présenter leur maximum de courbure au milieu et être dentées au côté interne de la base à l'extrémité; cette structure est celle de l'espèce jalcatus Kolbe ; |
3° Les mandibules peuvent être courtes et tout à fait semblables à celles de la femelle, la tête étant alors toujours également peu développée.
C. Les antennes ne dépassant pas le tiers postérieur des élytres ou bien au contraire le dépassant fortement, sans atteindre leur extrémité : l'espèce longicornis Kolbe est fondée sur un mâle à antennes très longues.
D. Les fémurs très renflés ou bien aussi grêles que chez la femelle : Quedenfeldt a établi l'espèce crassipes sur un mâle de l'Angola à fémurs énormes. |
Toutes les transitions existent entre les différentes formes de tête, de mandibules, d'antennes ou de fémurs. |
Les mêmes caractères varient aussi, mais à un degré beaucoup plus faible chez la’ femelle, sans qu'il y ait la moindre concordance entre les deux sexes pour la même localité; les fémurs peuvent être grêles ou légèrement renflés, les antennes atteignent depuis le premier tiers jusqu'à la moitié des élytres, la tête est petite ou un peu renflée, la distance entre les yeux variant légèrement aussi: M. Kolbe à fondé l'espèce gularis sur des femelles à tête petite et à yeux plus rapprochés.
Les caractères sexuels secondaires du mâle varient en général tous ensemble et se compensent les uns les autres, de manière à amener un polymorphisme extraordinaire de ce sexe : tous ces caractères n'atteignent pas cependant leur développement maximum chez le même individu, un mâle ne pouvant pas être à la fois gnatho, crassipes et longicornis, mais il peut être en même temps soit gnatho et crassipes, Soit crassipes et longicornis, soit gnatho et longicornis ; le plus remarquable exemplaire que j'ai vu est un mâle rapporté de Karema par le capitaine Storms et appartenant au Musée de Bruxelles : il est crassipes par ses fémurs, longicornis par ses antennes, mais en revanche il appartient à la forme falcatus par ses man-
dibules et à la forme gularis par la petitesse de la tête et le rapprochement des yeux.