‹ LongicornesChapitre 43 sur 98 · Acanthophorus spinicornis Fabricius · texte numérisé non relu

Acanthophorus spinicornis Fabricius

Prionus spinicornis Fab., Ent. Syst., I, 2, 1792, p. 245. — Oliv., Ent. INT D M Ob eet Pl ners 4 Lo Ni.

Prionus buphthalmus Fab., Syst. Eleuth., IT, 1801, p. 260, (pars).

Dorycera spinicornis White, Cat. Brit. Mus., VIT, Longic., 1, 1853, p. 13, t. I, fig. 1 (SG). — Harold, Col. Hefte, XVI, 1879, p. 157 (9).

Hab. : Bathurst (Musée de Tring), Libéria (Musée de Leyde), Axim, Niger, Camerun (Musée de Tring)}, Fernando-Po (British Museum), Ogoué (Muséum de Paris), Kuïlu (Musée de Tring); Congo : Stanley-Pool, Ba-Ngala, Ibembo, Aruwimi, Stanley-Falls, Manyema (Musées de Bruxelles, de Tervueren, de Tring, etc.); Lunda (Musée de Berlin), Usambara (Musées de Berlin et de Tring).

Long de 33 à 58 millimètres, d'un brun rougeñtre ou noirâtre, la pubescence d'un jaune roussâtre; antennes grêles et atteignant au plus le milieu des élytres chez la femelle, très robustes et atteignant presque l'extrémité du corps chez le mâle, le premier article court, faiblement renflé, non anguleux au sommet interne, offrant, comme les suivants, des points assez gros d'où naît un poil, le troisième article plus court que les deux suivants réunis, surtout chez le mâle, très nettement sillonné en dessus, de même que les quatrième et cinquième, mais chez le mâle seulement, denté en scie, de même que les quatrième à dixième, plus fortement que chez l'A. Duvivieri, mais moins que chez l'A. Demeusei, en ce qui concerne la femelle, très fortement chez le mâle, les derniers articles portant au sommet interne un rameau aussi long que l’article, le système porifère couvrant entièrement les quatre derniers articles et complètement le côté interne des quatrième à septième chez la femelle, entièrement les troisième à onzième articles chez le mâle, le onzième appendiculé ; mandibules longues et étroites, semblables dans les deux sexes, réculièrement courbées au côté externe, de la base à l'extrémité, qui est très aiguë, légèrement carénées en dessus et en dessous, assez densément ponctuées et pubescentes ; processus jugulaires très saillants et très aigus, surtout chez le mâle; sous-menton eranuleux, glabre ; épistome étroit, ponctué et pubescent, très concave, trisinué en avant, la sinuosité médiane un peu avancée et plus large que les sinuosités latérales ; tubercules antennifères

redressés, saillants: yeux presque contigus, en dessus et surtout en dessous, très renflés, principalement chez le mâle ; prothorax à épines latérales longues et redressées, la postérieure faible, l'intermédiaire guère plus longue que l'antérieure et située au milieu des côtés; pronotum sans gibbosités, le disque obsolètement ponctué chez la femelle avec les côtés densément ponctués et pubescents, tout le pronotum densément ponctué et pubescent chez le mâle; prosternum longuement pubescent, la saillie étroite ; élytres mates, finement et obsolètement ponctuées et pubescentes sur toute leur étendue, offrant quatre côtes assez distinctes, la pubescence présentant des reflets moirés qui laissent voir des bandes transversales formées de taches à certain jour, épineuses à l'angle sutural, mais chez le mâle seulement : métasternum et épisternums métathoraciques fortement pubescents; abdomen couvert de points épars d'où naît un poil; pattes assez ponctuées et assez pubescentes, la pubescence formant une brosse épaisse en dessous des fémurs, principalement des fémurs antérieurs du mâle; tibias fortement sillonnés de part et d’autre au côté externe; tarses longs et étroits, le premier article allongé, le dernier aussi long que les autres réunis, les lobes du troisième rétrécis aux tarses postérieurs.

Tableau pour la détermination des Acanthophorus.

I. Élytres et pronotum glabres: saillie prosternale non élargie et horizontale; antennes non épaissies chez le mâle; yeux largement séparés; tarses normaux.

Sous-genre ACANTHOPHORUS.

a. Antennes à premier article presque globuleux. b. Antennes de one articles ; saillie prosternale non rétrécie en arrière; sous-menton grossièrement ponctué et glabre, non limité en arrière par une carène; processus jugulaires saillants; épine intermédiaire des côtés du prothorax peu différente des antres. — Yemen, Dhocie SOA Sonnadlr Un Mn Pt run. dec AN G'OUICUS. bb. Antennes de douze articles; saillie prosternale rétrécie en arrière; sous-menton finement ponctué, pubescent et limité en arrière par une carène; processus jugulaires mousses; épine intermédiaire des côtés du prothorax allongée. — Pays des Gallas, S.-E. du HicioMaMn anen fi SUCER ne PO ER ete des MYONSONMUS, aa. Antennes de onze articles, le premier article un peu allongé et conique ; sous-menton pubescent et limité en arrière par une carène. c. Saillie prosternale rétrécie et très aiguë en arrière; antennes courtes et épaisses; mandibules plus robustes, à carène supérieure un peu flexueuse; épine intermédiaire des côtés du prothorax peu différente des autres. — Afrique orientale allemande . , . . . . A. Beringei. cc. Saillie prosternale rétrécie, mais non très aiguë en arrière; antennes longues et grêles; mandibules plus grêles, à carène supérieure non flexueuse; épine intermédiaire des côtés du prothorax notablement allongée, — Du Damara qu Cap. 14120, 0, Ru À. capensts.

IT. Elytres et pronotum au moins en partie pubescents: antennes de onze articles. A. Saillie prosternale non ou à peine inclinée en arrière.

Sous-genre TITHOES.

d. Antennes grêles, non renflées chez le mâle: bord externe des mandibules arrondi; tarses normaux.

e. Yeux largement séparés; antennes faiblement dentées en scie; saillie prosternale large; épine antérieure des côtés du prothorax non recourbée en arrière. — Afrique tropicale et australe, sauf le bassin HU COED Peel GORE Re LEE tee A POIDS ee. Yeux très rapprochés ; ones fortement dentées en scie; saillie prosternale étroite ; épine antérieure des côtés du prothorax fortement recourbée en arrière. — Sierra-Leone. . . A. Palin. dd. Antennes robustes, renflées chez le mâle; bord externe de sa noles non arrondi; saillie prosternale large: épine antérieure des côtés du prothorax non recourbée en arrière.

f. Yeux jamais presque contigus; antennes médiocrement dentées en scie;

tarses normaux. — Toute l'Afrique tropicale . . . fui A, MOCUIAIUES jf. Yeux presque contigus; antennes fortement dentées en scie; tarses

longs et étroits, à lobes du troisième article épineux. — Guinée,

PDO AUTO OM TN AT DU RUN, CERN Serge nes tes A. megalops.

AA. Saillie prosternale fortement inclinée en arrière; tarses longs et étroits.

Sous-genre DORYCERA.

g. Antennes faiblement dentées en scie; carènes supérieure et inférieure des mandibules nulles: épines latérales du prothorax courtes; yeux bien séparés. — Bas-Congo. .) : : .°. A. Duvivieri. gg. Antennes fortement dentées en scie; carènes Diccire inférieure “ mandibules indiquées ; épines latérales du prothorax plas longues; yeux plus rapprochés.

h. Yeux non contigus en dessous ; épine latérale antérieure du prothorax

large. — Haut-Congo . . . sr A4 -Démenset.

hh. Yeux contigus en dessous; épine latérale nr du prothorax mince: 2 Moute l'Afrique tropicales soie Lan Sue. A spinicornis.

Répartition géographique des Acanthophorus.

Les Acanthophorus du sous-genre Acanthophorus sont inférieurs aux Tithoes et ceux-ci sont primitifs par rapport aux Dorycera.

Les Acanthophorus proprement dits sont tous de l'Afrique orientale ou australe : le plus inférieur, À. arabicus, habite les deux rives de la Mer Rouge, l'espèce immédiatement supérieure, À. nyansanus, se rencontre plus au Sud, à l'Est du Victoria-Nyansa, une espèce encore plus perfectionnée, A. Beringei, est de l'Afrique orientale allemande, enfin c’est la forme qui est allée le plus loin dans l’évolution, A. capensis, qui s'étend jusqu'en Afrique australe. Les vrais Acanthophorus semblent donc s'être perfectionnés en émigrant du Nord au Sud sur le continent africain.

Le plus primitif des Tithoes, A. confinis, offre une répartition géographique éminemment intéressante : il se trouve en effet dans toute l'Afrique tropicale et australe, mais il est totalement absent du bassin du Congo et de ses affluents, Tout nous indique que cet Acanthophorus à pour patrie originaire l'Afrique orientale, comme les vrais Acanthophorus, et qu'il s’est étendu sans varier jusqu'au Cap d'une part, jusqu'au Sénégal, par le Soudan, de l'autre; mais, à l’époque bien

reculée où cette forme primitive a effectué cette migration, le bassin du Congo a dû lui être inaccessible. | ‘

Il semble, d'autre part, que les Tithoes, arrivés dans l'Afrique occidentale, ont dù y subir de fortes modifications : c'est dans la Sierra-Leone que $e ie effet l'espèce voisine de l'A. confinis, mais supérieure, À. Palim ; c'est au Sénégal que l’on rencontre la sous-espèce primitive de l'A. maculatus, espèce également supérieure à l'A. confinis; nous avons vu que l'A. maculatus a traversé l'Afrique en sens inverse de l'A. confinis, revenant en quelque sorte sur ses pas par le Soudan et tournant autour du bassin du Congo par l'Afrique orientale pour arriver dans le Congo portugais ; mais, d'autre part, cette forme, plus moderne que l'A. confinis, à pu pénétrer dans le bassin du Congo, et elle semble avoir descendu le fleuve, venant de la Guinée et ayant émigré ensuite du Nord au Sud; c'est dans l'Afrique occidentale enfin, en Guinée encore, quhabite l'espèce supérieure A. megalops, qui se rattache à la sous-espèce yolofus de l'A. maculatus, et elle aussi a pu pénétrer dans le bassin du Congo par le Nord.

Quant aux Dorycera, ce sont des Acanthophorus encore plus modernes que tous les précédents, et les trois espèces connues habitent le Congo. Il y en a deux qui sembient même propres à cette région de l'Afrique, les A. Duvivieri et Demeusei, mais nous avons trop peu de renseignements à leur égard pour en être certains; la troisième, À. spinicornis, qui est le plus perfectionné de tous les Acanthophorus, paraït avoir envahi toute l'Afrique tropicale.

Vi ANACOLENT.

Ces Prioninæ ont la languette plus ou moins grande et bilobée, les yeux échancrés, les antennes à premier article court, les cavités cotyloïdes antérieures ouvertes en arrière, les pattes inermes, point de ponctuation sexuelle chez le mâle, comme les Prionini, mais ils diffèrent essentiellement de ceux-ci par le grand développement des épimères métathoraciques, lesquelles sont élargies en triangle d'avant en arrière, de manière à rétrécir les épisternums métathoraciques du côté externe; ceux-ci ont aussi une forme triangulaire, et ils sont très aigus en arrière, leur bord interne étant plus ou moins parallèle à la ligne médiane, tandis que le bord externe est dirigé obliquement, le rebord latéral du prothorax offre en principe un angle latéral saillant, mais il a une tendance à s'infléchir vers la cavité cotyloïde antérieure, de manière à rétrécir considérablement les épisternums prothoraciques, et il finit par s’effacer et par disparaître : le système porifère des antennes est très développé, et il donne un aspect mat à une grande partie de la surface de tous les articles.

Cette catégorie de Longicornes n’est représentée jusqu'ici dans l'Afrique tropicale que par deux genres voisins l’un de l’autre; ils forment un petit groupe qui se rattache à des formes des Grandes-Antilles ; leurs caractères communs sont les SUIVANTS :

Front vertical, sillonné depuis l’épistome jusqu'au niveau du bord postérieur des yeux ; processus jugulaires mousses ; dernier article des palpes allongé, tronqué à

l'extrémité; yeux extrêmement échancrés, fortement eranulés, à lobe inférieur très gros, plus ou moins avancé; système porifère des antennes couvrant au moins le côté interne des troisième à onzième articles; rebord latéral du prothorax infléchi, s’étendant en arrière, de l'angle basilaire, qui est arrondi, vers l'angle de la cavité cotyloïde antérieure, complètement effacé en avant, de même que la suture entre le prosternum et l’épimère prothoracique; hanches antérieures saïllantes, dépassant le niveau de la saillie prosternale, qui est très étroite ; élytres inermes à l'angle sutural, à côtes plus ou moins distinctes, un peu rétrécies après l'épaule et un peu déhiscentes chez le mâle; saillie intercoxale de l’ahdomen triangulaire dans les deux sexes, n’atteignant pas le métasternum ; pattes différentes dans les deux sexes, au moins pour les tibias postérieurs; dernier article des tarses pas plus long que les autres réunis, ceux-ci parfaitement spongieux en dessous, le troisième bilobé, à lobes étroits.

Tubleau pour la détermination des genres.

Antennes sétacées ; prothorax sans épine jatérale; abdomen normal. . . . . Anoeme. Antennes pectinées ; prothorax offrant une épine de chaque côté ; abdomen à premier arceau ventral aussi long que les autres réunis. . . . . . . Pleclogaster.

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