Genre ANOËEME Gahan
ANOEME Gahan, Trans. Ent. Soc., 1890, p. 299.
Antennes sétacées, dépassant l'extrémité du corps chez le mâle, atteignant au moins le niveau du dernier tiers des élytres chez la femelle, le premier article dépassant le niveau du bord postérieur de l'œil, le troisième plus long que les suivants qui sont presque égaux; sommet interne des troisième à dixième articles coupé à angle droit, le côté interne des troisième à onzième offrant une carène tranchante; système porifère couvrant tout le côté interne des troisième à onzième articles, la limite de la région interne mate et de la région externe luisante et ponctuée marquée de part et d'autre par une carène qui est tranchante, au moins sur les derniers articles, ceux-ci offrant, en outre, une quatrième carène au côté externe; épistome court, transversal; mandibules courtes, carénées en dessus, offrant une dent interne avant l'extrémité; palpes courts; yeux dépassant fortement en avant l'insertion des antennes, de manière à rétrécir les joues, mais non renflés vers l'arrière, la tête étant allongée et un peu renflée derrière eux et non rétractile; prothorax étranglé en avant, rétréci en arrière, inerme, le rebord latéral s'étendant jusqu'à l'angle de la cavité cotyloïde; mésonotum concave, sans appareil de «tridulation: saillie mésosternale atteignant le métasternum, les hanches intermédiaires dépassant fortement son niveau; élyires peu déhiscentes et peu rétrécies chez le mâle, offrant une forte côte saillante flexueuse, plus rapprochée de la suture que de la marge, une côte semblable se trouvant contre la suture même; abdomen normal: pattes assez courtes, les hanches postérieures contiguës chez le mâle, séparées chez la femelle, les fémurs ovalaires, les tibias postérieurs renflés et velus au côlé interne chez le mâle: corps et appendices pubescents.
1]. — Anoeme nigrita Chevrolat.
Oeme nigrita Chevrol., Rev. Zool., 1855, p. 183. — Murray, Ann. Nat. Hist., So E Vi loi), D. 106, til, ü8 EL.
Anoeme nigrita Gahan, Trans. Ent. Soc., 1890, p. 299.
Hab.: Afrique orientale allemande, Tanga (Musée de Berlin); Warri, aux bouches du Niger (Musée de Tring); Vieux-Calabar (British Museum).
Long de 18 à 22 millimètres, d'un brun ou noir de poix avec les antennes un peu roussâtres, la pubescence assez longue et assez clairsemée ; yeux trés rapprochés en dessus, notablement rapprochés en dessous, non divisés en deux; antennes dépassant l'extrémité du corps de leur dernier article chez le mâle, atteignant leur tiers postérieur chez la femelle, les carènes médiocrement prononcées, surtout sur les articles basilaires, le troisième article notablement plus long que les suivants ; tête à ponctuation serrée, forte, un peu rugueuse, le sous-menton non différencié, prothorax grossièrement ponctué, granuleux sur l'étranglement antérieur, sillonné sur la ligne médiane en dessus ; élytres à ponctuation forte et serrée; côtés du métasternum à ponctuation assez serrée; abdomen à ponctuation éparse; fémurs éparsément ponctlués, les antérieurs et les postérieurs plus pubescents en dessous que les intermédiaires chez le mâle ; tibias à ponctuation serrée, les tibias postérieurs du mâle flexueux au côté interne où ils sont très pubescents ; tarses allongés, à premier article aussi long que les deux suivants réunis.
8. — Anoeme Gahani Jordan (Tab. II, fig. 4, ©. Anoeme Gahani Jordan, Novit. Zoolog., I, 1894, p. 144.
Hab. : Camerun (Musées de Berlin et de Bruxelles); Congo français, Kuilu (Musée de Tring).
Long üe 12 millimètres, orangé avec les antennes noires, la pubescence courte et assez serrée, différant du précédent par les yeux moins rapprochés en dessus et énormément plus écartés en dessous, ces yeux divisés en deux, le liséré réunissant le lobe supérieur et le lobe inférieur ayant disparu; antennes plus longues, dépassant l'extrémité du corps de leurs trois derniers articles chez le mâle, atteignant son extrémité chez la femelle, plus fortement carénées, le troisième article pas notablement plus long que les suivants; ponctuation de la tête et du prothorax plus fine, celle des élytres un peu plus grosse; tibias offrant extérieurement une carène finement denticulée; fémurs postérieurs non flexueux au côté interne chez le mâle; tarses courts, à premier article plus court que les deuxième et troisième réunis.
Tableau pour la détermination des Anoeme.
Coloration d’un brun noirâtre avec les antennes un peu roussâtres et plus courtes. — Afrique orientale, Guinée.
Coloration orangée avec les antennes noires et plus longues. — Camerun, Congo A a ere oO AMI LA be M US ANS ee Nr A CN AS SE
A. nigrua,
Répartilion géographique des Anoeme.
Ces Prionides, de petite taille, ne sont pas encore suffisamment représentés dans les collections pour que nous puissions avoir une idée suffisante de leur habitat; il est . probable que l'espèce inférieure, A. nigrita, s'est répandue de l'Afrique orientale à la Guinée par le pays des Niam-Niam, et que l'espèce supérieure, A. Gahani, est spéciale
à l'Afrique occidentale.
2, — Genre PLECTOGASTER C. O. Waterhouse.
PLECTOGASTER ©. O. Waterhouse, Trans. Ent. Soc., 1881, p. 429. CyrTocerus Kraatz, Deut. Ent. Zeit., 1896, p. 154. KRAATZIELLUS Berg, Comunic., Mus. Buenos-Ayres, I, 1898, p. 18.
NEocLostTERUS Heller, Entom. Nachr., XXV, 1899, pp. 11 et SL.
Antennes dépassant à peine le milieu des élytres dans les deux sexes, où encore bien moins allongées, les troisième à dixième articles à sommet interne prolongé en rameau très long chez le mâle, beaucoup plus court chez la femelle, le onzième aussi long que le précédent, y compris le rameau terminal interne, et brièvement appendiculé, chez le mâle, simple et bien plus court que le précédent chez la femelle; premier article ne dépassant pas le niveau du bord postérieur de l'œil; troisième article plus court que le premier; système porifère couvrant entièrement les troisième à onzième articles, qui offrent au côté interne une faible carène; épistome trapéziforme, un peu allongé, seulement deux fois aussi large que long; mandibules allongées, orêles, non carénées en dessus, sans dent interne, très aiguës à l'extrémité; palpes allongés, surtout chez la femelle ; yeux ne dépassant pas en avant l'insertion des antennes, renilés vers l'arrière, la tête étant rétractile, ni allongée ni renflée postérieurement ; prothorax plus ou moins étranglé en avant, les côtés dirigés obliquement jusqu'à une épine latérale située au dessus du rebord latéral et indépendante de ce dernier qui est très abaissé et qui ne s'étend pas jusqu’à l’angle de la cavité cotyloïde, rétrécis ensuite jusqu’à la base; mésonotum plan, offrant un appareil de stridulation sous forme d'une plage large couverte de rides transversales très fines et très rapprochées; saillie mésosternale n’atteignant pas le métasternum, les hanches intermédiaires ne dépassant guère son niveau, élytres offrant quatre côtes peu saillantes, l'une contre la suture, une interne, une médiane, et une externe parfois peu visible; abdomen du mâle à premier arceau ventral aussi long ou presque aussi long que les autres réunis, les suivants décroissant de longueur, le dernier très transversal et très échancré en arrière, fortement dépassé par le pygidium ; abdomen de la femelle à premier arceau ventral plus long que les autres réunis, le deuxième échancré au bord postérieur qui est densément couvert de soies terminées par un renflement, les suivants renfoncés, formant une large dépression, les troisième et quatrième offrant de chaque côté un lobe frangé de poils longs et serrés et recourbé vers la ligne médiane, de manière à constituer ure corbeille, le dernier étant également
fortement frangé ; pattes plutôt courtes, les hanches postérieures séparées dans les deux sexes, les fémurs ovalaires, les postérieurs, et parfois les antérieurs, déprimés et densément pubescents en dessous chez le mâle, les tibias plus ou moins courbés chez le mâle : tarses courts, à dernier article pas plus long que les deux précédents réunis ; corps et pattes pubescents ; élytres glabres.
Le Muséum de Paris m'a communiqué plusieurs exemplaires des deux sexes d'un Insecte qui ne peut être que le Plectogaster pectinicornis Bates: ce Longicorne, placé parmi les Cérambycides du groupe des Dorcasomides de Lacordaire par MM. Waterhouse et Kolbe, appartient incontestablement aux Prionides, comme la d'ailleurs reconnu M. Kraatz en le redécrivant sous le nom de Cyrtocerus mirabrlis (Berg a remplacé le nom de Cyrtocerus, préoccupé, par celui de Xraatztellus).
Ayant sous les yeux le type du genre Neoclosterus dont M. Heller a fait un Prionide, et deux espèces nouvelles de la même coupe, je constate qu'il n'y à pas de différences génériques entre ces Insectes et le genre Plectogaster : les Neoclosterus sont plus primitifs que les Plectogaster, mais ils peuvent tout au plus constituer un sous-cenre distinct, rattachant les Plectogaster à la souche dont sont sortis également les Anoeme, avec lesquels ils offrent des rapports étroits.
Les auteurs n’ont pas remarqué que les Plectogaster offrent un rebord latéral au prothorax, comme les Anoeme; ce rebord est fortement réduit, il est vrai, mais il n’en existe pas moins sous forme d’une carène partant de l'angle basilaire et s'étendant en dessous presque parallèlement au bord postérieur à une très courte distance de ce bord, vers l’angle de la cavité cotyloïde, qu'elle est d'ailleurs loin d'atteindre.
Il est probable que le genre Megacoelus Lacordaire (Megaproctus Chevrol.) fondé sur une espèce du Natal, nest pas différent de Plectogaster, mais ce genre m'est inconnu en nature.
1]. — $Sous-genre NEOCLOSTERUS Heller.
NEoCLosTERUS Heller, Entom. Nachr., XXV, 1899, pp. 11 et 81.
Antennes atteignant le milieu des élytres dans les deux sexes, le premier article robuste, peu ou point allongé, le troisième plus court que les suivants qui vont en augmentant un peu de longueur; prothorax plus large que long; fémurs antérieurs offrant chez le mâle, comme les fémurs postérieurs, une dépression inférieure tomenteuse. |