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M. Kolbe (Deut. Ost-Africa, IV, 1898, Col., p. 299) a eu raison de soupconner la synonymie indiquée ci-dessus, le matériel que m'a communiqué le Muséum de Paris ne laissant pas de doute quant à la grande variabilité de couleur de l'Insecte.

Long de 32 à 48 millimètres, variant du testacé rougeâtre au noir, les deux teintes pouvant exister à la fois sur les antennes, sur le prothorax, sur les élytres et sur les pattes, couvert d'une courte pubescence roussâtre et offrant quelques soies dressées sur les élytres; mandibules sans dent externe; yeux à peu près semblables à ceux du P. curvipes, mais dépassés en avant par la cavité d'insertion de l'antenne qui est ramenée en avant, les joues étant développées comme chez le P. Severini; premier article des antennes longuement conique, sillonné au côté interne, le troisième article aussi long que le premier avec l’appendice à peu près égal à la moitié de l’article, chez le femelle, beaucoup plus court que le premier avec l’appendice au moins cinq fois aussi long que l’article, chez le mâle, les antennes étant très fortement pectinées chez la femelle, très longuement flabellées chez le mâle; tête fortement creusée entre les tubercules antennifères, densément ponctuée en avant, rugueuse en arrière; prothorax à bord antérieur très avancé dans les deux sexes, les côtés fortement déclives, offrant une bosse après l'étranglement antérieur, puis concaves jusqu’à l'épine latérale qui est très proéminente et très aiguë, surtout chez la femelle ; pronotum inégal, rugueux, offrant deux gibbosités transversales situées en avant du milieu et un espace médian basilaire plus ou moins triangulaire qui est continué en avant par une traînée couverte comme lui de rugosités moins serrées mais plus fortes ; saillie prosternale fortement dépassée par les hanches antérieures; stries de l'appareil de stridulation invisibles à la loupe; élytres médiocrement déhiscentes, mais assez notablement rétrécies après l'épaule, surtout chez le mâle, offrant quatre côtes bien visibles, l’externe plus faible chez le mâle, élargie chez la femelle, couvertes d'une grosse ponctuation réticulée, moins serrée cependant à la base et à l'extrémité; métasternum, abdomen et pattes finement et densément ponctués; pattes plutôt allongées, à premier article des tarses un peu allongé.

Tableau pour la détermination des Plectogaster.

A. Antennes: atteignant le milieu des élytres dans les deux sexes, le premier article robuste; prothorax plus large que long.

Sous-genre NEOCLOSTERUS.

a. Œil non dépassé en avant par le bord antérieur de la cavité d'insertion de l'antenne dont le premier article est court; côtés du prothorax du mâle convexes en avant de l’épine latérale qui est mousse; élytres jaunâtres, celles du mâle plus rétrécies après l'épaule. — Togo . . P. curvipes. aa. Œil dépassé en avant par le bord antérieur de la cavité d'insertion de l'antenne dont le premier article est un peu allongé; côtés du prothorax concaves en avant de l’épine latérale qui est aiguë ; élytres non jaunâtres, celles du mâle moins rétrécies après l'épaule. b. Élytres chagrinées; côtés du prothorax peu déclives, le disque du propotum sans intumescences très marquées. — Gabon, Congo français. P. Severini. bb. Élytres ponctuées; côtés du prothorax très déclives, le disque du pronotum offrant des intumescences très marquées. — Katanga . P. Lemairei.

AA. Antennes ne dépassant que de peu la base des élytres dans les deux sexes, le premier article grèle e° allongé; prothorax plus long que large.

Sous-genre PLECTOGASTER.

Œil dépassé en avant par le bord antérieur de la cavité de l’antenne; côtés du prothorax concaves en avant de l’épine latérale et très déclives, le disque du pronotum très inégal. — Guinée, Congo français, Afrique Ur CHee iMaunde. se ait En Le ON ANNE RE PS DE CTER ONE

Répartition géographique des Plectogaster.

Les Plectogaster sont encore tellement rares qu'il est inutile de discuter leurs relations géographiques ; remarquons cependant que P. curvipes, du Togo, est inférieur à P. Severini, connu par trois exemplaires du Gabon et du Congo français, et que P. Lemairei, dont nous ne possédons encore qu'un seul exemplaire du Katanga, est l'espèce la plus perfectionnée des Neoclosterus. Plectogaster pectinicornis, supérieur aux Neoclosterus, a été trouvé à la fois dans l'Afrique occidentale et dans l'Afrique orientale, mais pas encore au Congo, où il existe probablement. Les Plectogaster semblent, en effet, avoir une répartition géographique comparable à celle des Acanthophorus du sous-genre Dorycera, et il est vraisemblable qu'ils sont originaires de la Guinée.

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