‹ LongicornesChapitre 6 sur 98 · Parandra gabonica Thomson (Tab. I, fig. 1, S · texte numérisé non relu

Parandra gabonica Thomson (Tab. I, fig. 1, S

Parandra gabonica Thoms., Arch. Ent., II, 1857, p. 145; Musée scient., 1860, p.60, — bameere, Ann, S0e. Ent. Blé, 1902, p.97.

Parandra capicola Thoms., Musée scient., 1860, p. 81.

Parandra beninensis Murray, Trans. Linn: Soc., XXIII, 1862, p. 452, t. 47, he, 74; Ann. Nat Eist. ser. 4, V, 1870, p. 432.

Parandra aterrima Quedf., Berl. Ent. Zeit., 1882, p. 320.

Parandra conradti Kolbe, Stett. Ent. Zeit.; LIV, 1893, p. 245.

Parandra comoriana Fairm., Ann. Soc. Ent. Fr., 1895, Bull., p. cc.

Hab. : Guinée (British Museum), Ile San-Thomé (Musée de Tring), Camerun (Musée de Berlin), Gabon et Haut-Ogoué (Muséum de Paris), Pays des Niam-Niam (Musée de Bruxelles), Usambara (Musée de Berlin), Grande-Comore (Muséum de Paris), Cap (d'après Thomson), Intérieur de l’Angola (d'après Quedenfeldt).

L'habitat de cette espèce est très remarquable : il entoure le bassin du Congo comme un anneau interrompu par la bouche du fleuve.

Long de 12 à 22 millimètres, variant du brun foncé au noir profond, assez trapu et assez convexe, fortement ponctué, surtout sur les élytres ; troisième à onzième articles des antennes n'offrant qu'une seule fossette porifère interne; mandibules de la femelle à carène peu tranchante et peu sinueuse, celles du mâle à bord externe régulièrement convexe, leur carène mousse, peu sinueuse; œil notablement échancré, cadre oculaire peu dilaté en arrière; saillie du labre prononcée; sillon frontal large et formant une sorte de fossette triangulaire ; prothorax à rétrécissement postérieur à peine indiqué et même nul chez le mâle, les côtés courhés plus ou moirs régulièrement ou à peu

près droits, l'angle latéral effacé, l'angle antérieur aigu ou arrondi, la ponctuation devenant rapeuse chez le mâle et confluente chez la femelle aux angles antérieurs, du pronotum ; bords de la saillie prosternale convergeant en arrière, de manière à lui donner une forme triangulaire ; côté externe des tibias sillonné.

Tableau pour la détermination des Parandra.

Cavités cotyloïdes antérieures fermées en arrière; paronychium tarsal invisible et dépourvu de soies ; troisième à onzième articles des antennes offrant deux fossettes porifères. — Pays des Niam-Niam. . . . P. Kolber. Cavités cotyloïides antérieures ouvertes en arrière ; Dons Aion + di tt ès tite. offrant une soie ; troisième à onzième articles des antennes n’offrant qu'une fossette porifère. — Afrique tropicale, sauf le bassin du Congo. . . . . . À. gabonica.

Répartition géographique des Parandra.

Parandra Kolbei se rattache à P. brunnea, espèce moins perfectionnée, de l'Amérique du Nord. |

P. gabonica est très voisin d'une espèce plus primitive, P. Janus, de la Malaisie, et cette dernière à son tour se rattache à une forme encore plus archaïque du Brésil.

Les Parandra de l'Afrique tropicale semblent done avoir eu pour berceau l'Amérique et leur migration s'est vraisemblablement effectuée de l'Est à l'Ouest.

Il est à remarquer que P. gabonica habite toute l'Afrique tropicale à l’exception du bassin du Congo et de ses affluents.

IT REONEELENTE

Trois genres, Cantharocnemis, de l'Afrique tropicale, Sceleacantha, de l'Australie, Spondylis, dont l'habitat s'étend du Mexique à l'Amérique du Nord, au Japon et à l'Europe, et dont le prothorax a perdu le rebord latéral, forment cette catégorie de Prionines. Les Callidiines en dérivent. |

Leur caractère essentiel consiste en ce que les deux éperons terminaux des tibias postérieurs sont épaissis et émoussés, et que le bord externe de tous les tibias est denticulé.

Par leurs tarses encore imparfaitement spongieux en dessous, par l'absence de ponctuation sexuelle, par le plus grand développement des mandibules du mâle, ces Insectes se montrent comme des Prionines primitifs qui ne peuvent se rattacher qu'aux Parandrini.

La languette est rétrécie, la saillie intercoxale de l'abdomen est restée semblable dans les deux sexes, mais elle n’atteint plus le métasternum, les hanches postérieures étant légèrement contiguës.

Leurs tibias comprimés, tranchants et dentés au côté externe, rappellent les organes correspondants des Lamellicornes, et il est probable qu'ils constituent une adaptation au fouissement dans la vermoulure des arbres.

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