Macrotoma gracilipes Kolbe
Macrotoma gracilipes Kolbe, Stett. Ent. Zeit., 1894, p. 46. — Lameere, Mém. Soc. Ent. Belg., XI, 1903, p. 145.
Hab. : Guinée, Warri, aux bouches du Niger (Musée de Tring)}, Camerun (Musées de Berlin et de Vienne), Gabon (Musée de Bruxelles).
Long de 45 à 60 millimètres, de forme svelte, d’un brun rougeâtre où noiratre avec les élytres d’un brun testacé et bordées d'obscur; antennes dépassant l'extrémité du corps chez le mâle, dépassant franchement le milieu des élytres chez la femelle ; premier article allongé, épaissi à l'extrémité, surtout chez le mâle, concave en dessus et particuliè-
ment en dessous, de sorte qu’il est très déprimé près de la base, très rugueux et crénelé intérieurement chez le mâle; troisième article plus court que les deux suivants réunis, épineux en dessous, de même que les suivants, surtout chez le mâle qui à le troisième article très épaissi, très concave en dessus et en dessous et très scabre ; les trois derniers articles des antennes entièrement striés dans les deux sexes ; tête faiblement rugueuse, toute sa région postérieure couverte de fines granulations médiocrement serrées ; yeux rapprochés en dessus; pli juxtaoculaire faiblement saïllant ; dépression frontale assez forte, se continuant par un sillon peu profond situé au fond de la vallée qui sépare les tubercules antennifères, prothorax du mâle trapéziforme, ses côtés légèrement concaves, bordés de fines épines, les angles antérieurs légèrement saillants, les angles postérieurs prolongés en une épine assez forte, le pronotum entièrement rugueux avec un vague dessin et trois faibles dépressions rappelant les espaces luisants disparus; prothorax de la femelle à côtés plus convergeant en avant, le pronotum à rugosités plus faibles, le disque offrant un espace luisant plus ou moins lisse, les impressions étant presque nulles; prosternum couvert de granulations sur un fond un peu rugueux ; épisternums prothoraciques très réduits; élytres très finement rugueuses et entièrement semées de petites granulations nombreuses et serrées, avec beaucoup de fortes granulations rapeuses près de l’écusson: épisternums métathoraciques et métasternum finement ponctués et poilus ; abdomen de la femelle entièrement couvert de points assez serrés et assez gros d'où naît un poil assez court; abdomen du mâle très densément ponctué et fortement poilu, les deux derniers arceaux étant ornés d'une forte brosse de longs poils roux; pattes longues et grêles; dessous des fémurs et côté interne des tibias fortement épineux, bord externe des tibias antérieurs nettement épineux, les épines moins distinctes au bord externe des tibias intermédiaires et surtout des tibias postérieurs,; tarses très allongés et étroits, le premier article notablement plus long que les deux suivants réunis, les lobes du troisième article rétrécis; tarses antérieurs remarquablement longs et grêles chez le mâle.
CINQUIÈME CATÉGORIE. — Tarses notablement élargis, à toutes les pattes, dans les deux sexes, les tarses antérieurs du mâle encore plus larges que ceux de la femelle ; pronotum pubescent et à bord postérieur nettement cintré en arrière, au moins chez la femelle; élytres non renflées près de l’écusson; abdomen densément ponctué dans les deux sexes, parfois fortement pubescent chez le mâle ; tubercules antennifères séparés par un sillon profond.
Dans cette catégorie, essentiellement caractérisée par la largeur des tarses, les épisternums métathoraciques sont variables, comme aussi le dimorphisme sexuel; une espèce, M. Wilwerthi, offre de la ponctuation sexuelle au prothorax, sur les côtés du métasternum et sur l'écusson; les mâles de deux autres espèces sont dépourvus de ponctuation sexuelle, mais offrent, comme M. gracilipes, une pilosité particulière de l’abdomen.