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Jamwonus subcostatus Harold (Tab. III, fig

Jamwonus subcostatus Harold, Col. Hefte, XVI, 1879, p. 159. Jamnconus shicheli Kolbe, Berl.. Ent. Zeit., XLX, 1900, p. 297, & IV, fs, EL.

Hab. : Afrique orientale allemande, Mhonda et Kilossa (Musée de Berlin, Nguelo, dans l’'Usambara (Musée de Bruxelles), Congo, Mukenge (Musée de Berlin), Bena-Bendi, sur le Sankuru (Musée de Bruxelles) ; Intérieur de l’Angola (Musée de Berlin); Congo français, environs de Brazzaville (Muséum de Paris).

Long de 86 à 63 millimètres, d'uu noir de poix, glabre, sauf sur le métasternum et les épisternums métathoraciques qui sont pubescents et assez densément ponclués; pilosité sexuelle du mâle d’un brun rouge; ponctuation de la tête et des antennes très éparses, celle du prothorax presque nulle, élytres offrant une ponctuation excessivement fine et très serrée qui est parfois peu apparente; abdomen et pattes éparsément ponctués.

Le mâle type de von Harold, de l'intérieur de l’Angola, est de taille médiocre; la longueur et la forme de ses mandibules permettent de le considérer comme un mâle minor : il a le sous-menton fortement creusé et très velu; le mâle type de M. Kolbe, de l'Afrique orientale, est au contraire de grande taille; la longueur et la forme de ses mandibules en font un mâle major : il a le sous-menton glabre et pourvu seulement de deux tubercules mousses antérieurs; un mâle du Muséum de Paris, provenant du Congo français, est intermédiaire entre la forme subcostatus et la forme Sticheli, tant au point de vue des mandibules qu'à celui du sous-menton : ce dernier est glabre, mais il est creusé; M. Kolbe a vu de petits exemplaires mâles de l'Afrique orientale qui avaient le sous-menton glabre et uni, avec des mandibules très courtes. Entre tous ces mâles, c’est la seule différence réelle qui existe : elle ne porte donc que sur des caractères sexuels secondaires. Quant aux femelles, il y en a de deux sortes, mais ne différant entre elles que par une seule particularité :

la femelle type du J. subcostatus Harold à le sous-menton sans trace de tubercules ; il y a au contraire deux tubercules sur le sous-menton de la femelle type du J. Sticheli Kolhe : en toute logique, c’est la femelle qui offre le développement maximum des tubercules du sous-menton qui devrait être rapportée au J. subcostatus Harold et la forme qui n’a pas de tubereules au J. Sticheli Koïlbe, s'il s'agissait de deux espèces distinctes, mais il ne me semble pas douteux qu'il n'en est nullement ainsi.

Le mâle du J. subcostatus peut varier d'après trois caractères, la taille d’abord, deux caractères sexuels secondaires ensuite; ces derniers peuvent être plus où moins développés ; il semble qu'ils se compensent et qu'ils sont aussi en relation avec la taille. Le mâle minor (subcostatus) a de courtes mandibules et un sous-menton creux et velu ;: le mâle major (Sticheli) a au contraire de longues mandibules et un sousmenton plan et glabre; entre les deux se trouve un mâle medius qui a de médiocres mandibules et un sous-menton creusé mais glabre; il y à aussi un mâle minimus à courtes mandibules et à sous-menton plan et glabre; un mâle maæimus réunissant à des mandibules très grandes un sous-menton creux et velu n'existe probablement pas.

Les petites femelles offrent un sous-menton tout à fait simple, mais chez les femelles de taille plus grande il y a une trace du caractère sexuel secondaire du mâle.

Ces variations des caractères sexuels secondaires sont à rapprocher de celles que nous offre l'Acanthophorus confinis Casteln.

Répartition géographique des Jamwonus.

Jamwonus subcostatus est évidemment une forme de l'Afrique orientale qui est arrivée dans l'Afrique occidentale en suivart un chemin très différent de celui de la plupart des autres Prioninæ, chemin qui ne peut être comparé, jusquà un certain point, qu'à celui parcouru par l'Acanthophorus maculatus frontalis : au lieu de passer par le Nord, il a longé la limite méridionale du Congo, et il a pénétré dans le bassin du Kasai et de ses affluents pour arriver jusqu'au Congo français.

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