Genre HOPLODERES Serville
HopLiperes Serville, Ann. Soc. Ent. Fr., 1832, p. 147. — Lacordaire, Genera Coléop., di O0, -D:07,
Corps assez large, un peu déprimé; tête petite dans les deux sexes ; antennes dépassant l'extrémité du corps chez le mâle, le milieu des élytres chez la femelle; premier article un peu allongé, ne dépassant pas le niveau du bord postérieur de l'œil ; troisième article notablement plus long que le quatrième; système porifère non réticulé ni strié; tubercules antennifères dressés ; épistome vertical en avant, concave en arrière, labre tronqué en avant; mandibules courtes et triangulaires dans les deux sexes, non velues, offrant une dent interne ; languette assez large, à palpes assez écartés, ceux-Ci courts ; processus jJugulaires saillants ; prothorax fortement transversal, convexe sur le disque, un peu étalé sur les côtés, qui portent chacun cinq épines, brusquement
rétréci en arrière, couvert, comme le prosternum, de ponctuation sexuelle chez le male; élytres assez courtes, dentées à l'angle sutural, sans côtes, couvertes de ponctuation sexuelle chez le mâle; épisternums métathoraciques peu élargis, à bords parallèles, un peu rétrécis en arrière ; abdomen montrant cinq arceaux ventraux dans les deux sexes; pattes inermes, les antérieures plus ou moins allongées et plus ou moins scabres chez le mâle; tarses larges, le dernier article pas notablement plus court que les autres réunis, les tarses antérieurs plus ou moins dilatés chez le mâle,
Les Æoploderes sont surtout intéressants par la présence d’une ponctuation sexuelle sur les élytres du mâle, ce qui ne se voit chez aucun autre Longicorne; ils offrent de l'affinité pour les Narosoma de l'Amérique du Sud et ils sont, à part une espèce de l'Afrique tropicale et australe inférieure aux autres, propres à Madagascar. L'espèce du continent africain a donné lieu à la création d’un genre, Pixodarus Fairm., dont la conservation serait non seulement inutile, mais nuisible, car elle nous ferait perdre la notion d'unité qui se dégage de l'étude de ces Callipogonini; le nom spécifique suffit pour exprimer les différences, le nom générique est fait pour indiquer une parenté ; créer un genre nouveau parce qu une espèce diffère même assez notablement de ses congénères est contraire aux principes de la systématique. Je maintiendrai cependant le genre Pixodarus à titre de sous-genre, simplement parce qu'il existe, car il n'aurait jamais dû être constitué.