DIAGNOSTIC
Le diagnostie d'orchi-épididynite s'impose dans la grande majorité des cas, par la localisation de la douleur et la constatation de la tuméfaction de la glande génitale.
Il est cependant une affection qui présente des caractères assez voisins de ceux de l’orchi-épididymite et qu'on peut confondre avec.cette dernière : c’est la thrombo-phlébite du cordon, qui s’observe d’ailleurs aussi au cours de la fièvre typhoïde (Widal).
M. le Professeur Ardin-Delteil a rappelé à la Société des sciences médicales de Montpellier (1903), le cas d’un malade chez qui pareille erreur avait été commise. Il s'agissait d'un jeune homme entré à l’hôpital dans un état typhoïde grave, qui fit, au bout de quelques jours, une localisation qui fut prise pour une orchite et que l’autopsie montra être une thrombo-phlébite du cordon.
Comme l’orchite, la thrombo-phlébite débute par une douleur vive siégeant au niveau du cordon et s'irradiant vers le testicule, avec élévation de Ja température et phénomènes généraux marqués. Cette douleur s'accompagne d'une tuméfaction remontant le long du cordon, formant une masse, quelques fois de consistance ligneuse, le plus souvent mollasse, dépressible, pâteuse, dans laquelle on peut reconnaître des stries veineuses, sinueuses.
Dans l’orchi-épididymite, une palpation attentive pourra permettre de se rendre compte que les lésions
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prédominantes portent soit sur l’épididyme, soit sur le testicule, et très accessoirement sur le cordon (Longue).
Quant au diagnostic de la nature de l’orelii-épididymite, il ne peut s'établir, en déhors des recherches bactériologiques, que sur les commémoratifs l’orchi-épididymitée éberthienne ne possédant par ellemême aucun caractère permettant de la différencier des autres orchites infectieuses.
Si ce diagnostic est facile lorsque la complication apparaît au eours de la convalescence ou à la fin-ëe la période fébrile, il n’en est plus de même quand elle se produit dès les débuts de éette période fébrile, et, à plus forte raison, lorsque l’orchite ouvre la scène et constitue le premier symptôme de l'infection ébertbienne.
C'est ainsi, par exemple, que dans notre observalion I, nous nous trouvions en présence d’un malade atteint d'orchi-épididymite aiguë. L'origine blennorragique, à laquelle il était d’abord tout naturel de songer, devait être écartée, le malade n'ayant eu, en effet, qu'une urétrite des plus légères, cinq ans auparavant. Le malade était en excellente santé avant l'apparition de son orchite, à laquelle on ne pouvait reconnaître aucune origine apparente.
L'orchite ourlienne est assez souvent primitive (elle constitue même DER le seul symptôme de la maladie); mais il n'y avait à ce moment aucun cas suspect d’oreillons. Sur le compte de quelle infection devait-on mettre cette lésion? Les constatations cliniques ne permettaient pas d'établir un diagnostic; et les examens de laboratoire seuls (hémoculture, séroréaction), pouvaient montrer que cette orchite était due au bacille d'Eberth, ce qui devait d’ailleurs être vérifié par l’évolution ultérieure de la maladie.