‹ L’Orchi-Epididymite typhoïdeChapitre 25 sur 37 · STORE · texte numérisé non relu

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La régression de la tuméfaction et la réparation se firent progressivement ; la cicatrisation ne fut complète que le 4 mai ; le testicule avait diminué notablement de volume.

L’affection avait persisté pendant cinquante-deux jours.

OBSERVATION VIIL (résumée) Salles et Barjon (Gazette des Hôpitaux, 16 avril 1896)

Orchite droite survenue au cours de la convalescence et ayant évolué vers la suppuration. — Constatation du bacille d'Eberth avant et après la suppuration.

Le malade entre à l'hôpital le 3 novembre 1895, pour fièvre typhoïde. Cette fièvre typhoïde a une évolution tout à fait normale et le malade part en convalescence le 5 décembre.

Le 12 décembre, il est ramené à l'Hôtel-Dieu. Le matin il a été pris, en effet, de vives douleurs dans le testicule droit avec gonflement,

Le soir, la température monte à 40°.

On note de la rougeur au niveau de la peau qui recouvre le testicule droit. On sent l’épididyme qui est également * gonflé et dont la pression est douloureuse. Le cordon est gros et légèrement sensible à la palpation. Les ganglions inguinaux sont engorgés des deux côtés. Les urines renferment de l’albumine.

Le 13 et le 14, la température baisse légèrement.

Le 14, on voit suinter à l'orifice urétral quelques gouttes d'un Jiquide louche, séro-purulent. Ce pus, coloré successivement par le violet de gentiane, par le bleu de méthylène, traité par le Gram, ne décèle la présence ni du gonocoque, ni d'aucun autre microorganisme. On n'y voit que des globules de pus et des cellules épithéliales desquamées. En tous cas, il semble qu'il s'agisse d'une urétrite purement inflammatoire.

Le 15, la température est normale. Le malade se sent bien et demande à manger, mais il souffre beaucoup de son

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vesticule. L'épididyme paraît plus gonflé que le testicule. La peau du serotum est rouge et œdématiée. Toujours de la funiculite et des adénites inguinales. |

Le 17, après un pansement humide laissé à demeure toute la journée, et une stérilisation soigneuse du scrotum, on ponctionne en plein testicule et on ramène quelques gouttes de sérosité sanguinolente, avec laquelle on ensemence {trois tubes de bouillon.

Le gonflement de l’épididyme s’est encore accentué. Le canal déférent est dur et gonflé ; les ganglions inguinaux sont douloureux.

La température qui était retombée à la normale le 15, est remontée au-dessus de 39° le 46, et est revenue de nouveau à ja normale le 17.

L'état général est bon et le malade ne se plaint plus que des souffrances locales qu’il éprouve.

Le 18, les douleurs sont moins vives, soit spontanément, soit à la pression. La température est normale, mais le gonflement à -encore augmenté ; il est impossible de distinguer le testicule de l'épididyme, les deux organes se confondent.

Il y a probablement un peu d'épanchement dans la vaginale car on sent nettement de la fluctuation, à la partie inférieure de la tumeur. La peau est épaissie, œdématiée, rouge et tendue.

Le 23 décembre, le malade est dans un état stationpaire depuis deux jours ; la tumeur conserve le même vo- Jume ; il y a toujours de la fluctuation à la partie inférointerne.

La douleur à la pression a beaucoup diminué. Pas de fièvre. Le cordon est beaucoup plus volumineux. Les ganglions inguinaux ont à peu près disparu à droite ; ils ont diminué à gauche. :

Le 28 décembre, la tuméfaction a plutôt régressé, mais la fluctuation est devenue plus nette et plus étendue. On la perçoit maintenant sur la face antérieure et jusqu’à la portion moyenne. Le malade est toujours apyrétique.

Une nouvelle ponction, faite avec les mêmes précautions

que la première fois, ramène du pus erémeux qui sera ensemencé. Un examen direct de ce pus reste négatif.

Le 30 décembre le malade, en dépit de tous les conseils, sort de l'hôpital.

Il est apyrétique ; son état général est bon; mais les signes locaux ne se sont pas amendés. ee

L'examen des liquides retirés par les deux ponctions montre des cultures absolument pures de bacilles d'Eberth.

OBSERVATION IX (résumée)

Girode (Archives générales de Médecine, janvier 1892)

Epididymite suppurée au cours d’une fièvre typhoïde grave. — Mort par complications pulmonaires. — Autopsie. — Présence du bacille d’Eberth dans l’épididyme.

GC... Maxime, 29 ans, garçon de bureau, entre à l'hôpital Beaujon, le 22 mai 1891.

. Fièvre typhoïde à forme sévère, avee complications pulmonaires. :

Le 30 mai ; il s'est développé dans la nuit une tuméfaction de la moitié droite des bourses, avec rougeur et un peu de chaleur locale. L'exploration du testicule droit à travers les enveloppes est facile et révèle l'existence d’un gonflement inflammatoire assez dur qui paraît limité à l’'épididyme ; le testicule ne semble pas augmenté de volume et n’est pas douloureux. La sensibilité de l’épididyme lui-même m'est pas trés vive. La moôilié gauche du scro- &um est normale. Le trajet du cordon à droite n'offre rien de particulier.

Pas de blennorragie antérieure. La pression méthodique de l’urètre ne met en évidence aucun écoulement.

Urines normales.

Jusqu'au 4 juin, l'affection épididymaire conserve absolument les mêmes caractères ; le gonflement est un peu plus prononcé. L’épididyme est peu douloureux,

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