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La fièvre a suivi un cours régulier et, au 10 décembre, elle était si bien tombée, que le sujet a commencé à s’alimenter.
La convalescence paraissait franche, lorsque, le 27 décembre, au moment de la visite, on trouve le malade eu proie à des douleurs abdominales extrêmement vives. Le visage est grippé, et légèrement cyanosé, les yeux sont enfoncés, les extrémités froides. En somme tout laspect d'un sujet qui a une complication abdominale redoutable, avec des douleurs atroces dans le ventre et dans le flane gauche.
En examinant le sujet, on découvre rapidemnt l’explication de ces phénomènes. La partie gauche du serotum est considérablement augmentée de volume ; le testicule et l'épididyme ne forment qu'une même masse, extrêmement douloureuse à la pression ; le cordon tuméfié à le volume d'un porte-plume.
L'examen de l’urètre montre absence de toute trace d'écoulement, et l'orchite est mise au compte de la maladie infectieuse dont le malade est atteint.
La température est-remontée à 39°. On est surtout frappé de lintensité des douleurs et de laspect lamentable du malade, ‘qui raconte que son orchite a débuté insidieusement il y a une huïtaine de jours, mais que les douleurs . ne sont devenues vives que dans la nuit du 26 au 27 décembre. ù
On lui administre 6 grammes dantipyrine pour la journée, et des cataplasmes belladonnés sur les bourses.
Les douleurs sont calmées dès la troisime dose d'antipyrine. :
Le lendemain, la température est tombée et la douleur a cessé, sauf à la pression. La masse testiculaire et le cordon sont encore très volumineux. On continue la même médication. |
Le 30 décembre, l'amélioration continue. Le testicule est un peu moins volumineux et la pression est très bien supportée. On baisse la dose d’antipyrine à 3 grammes. |
Le 31, la douleur à réapparu, quoique moins vive qu’au début ; la pression est mal supportée et le volume de la