‹ L’Orchi-Epididymite typhoïdeChapitre 35 sur 37 · BOL · texte numérisé non relu

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d'heure environ. Elles occupent toute la portion droite des bourses, sans localisation bien marquée au testicule ou à l'épididyme. Elles ne s’'irradient point vers la glande opposée, le périnée, la verge ou la région lombaire. Pas de douleurs à la miction, La moitié droite des bourses est très augmentée de volume, tandis que la gauche reste étalée et flasque. A droite, le scrotum est rouge, luisant, un peu œdématié : les réseaux veineux superficiels sont légèrement dilatés, la température locale est très élevée. Le testicule malade repose par sa face externe, sur la face interne de la cuisse correspondante que le malade maintient en légère abduction «et rotation externe, seule position qui lui procure un peu de soulagement.

La glande est très volumineuse, d’un volume à peu près triple que celle du côté opposé ; si on soulève avec la main le testicule malade, on est frappé par son poids qui est bien sept à huit fois supérieur à celui du testicule sain.

La palpation réveille la douleur à peu près partout, et

-est, de ce fait, très difficile, et fournit peu de renseigne-

ments.

Cependant, on se rend nettement compte que l’épididyme a. la grosse part dans cette augmentation de volume.

Le testicule est volumineux ; mais, proportionnellement,

-l’épididyme qui le surmonte à la manière d’un cimier de

casque, est énorme ; il est globuleux, très haut et surtout très large. La consistance des deux organes est supérieure à la normale ; à la palpation superficielle, ils semblent durs ; mais une pression un peu forte entre le pouce et l’index révèle une élascité, une rénitence profonde. Nulle part, il n’est possible de sentir de noyaux indurés.

Le cordon spermatique correspondant est volumineux dans sa moitié inférieure.

Du côté gauche, le scrotum est normal, le testicule et l'épididyme sont sains.

Le toucher rectal n'indique point que la prostate et les vésicules séminales soient grosses ou douloureuses.

La pression sur le canal de Rires ne met en es aucun écoulement suspect.

On prescrit un lavement de chloral et l'application sur

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les bourses d’un calaplasme laudanisé. Les bourses sont soulevées à l’aide d'une planchette, mais ce soulèvement exagère les douleurs, au point que l'on est obligé de renoncer à ce mode ordinaire de soutien des testicules enflammés. Température du soir 38°6.

Le 3 juin, pas de changement dans l’état du malade, Pas ae sommeil. Température : matin 36°5 ; soir 38°.

Le à juin, état stationnaire. Le testicule a gardé son volume ; le serotum du côté atteint est toujours rouge et est le siège d’une légère desquamation. -

Contispation. Lavement purgatif.

Température : matin 37° ; soir 37°2.

Le 6 juin, les crises douloureuses, beaucoup moins intenses, ne se renouvellent plus que deux ou trois fois par jour et n'empêchent point le sommeil.

La pression ne réveille plus de douleurs qu’à la partie postéro-inférieure du testicule. Applications de compresses humides sur le scrotum ; on soulève les bourses à l'aide d'une feuille de carton ; ce traitement n'est plus doulou-

reux.

- Urines abondantes, claires et limpides.

Température : matin 36°9, soir 37°.

Le malade est devenu apyrétique, pour le demeurer jusqu’à la fin de $sa maladie.

Le 11 juin, les douleurs spontanées ont disparu, mais la pression est encore douloureuse.

Le serotum est redevenu normal.

Le testicule est moins dur et présente à peu près sa consistance normale ; il est un peu diminué de volume, mais on sent nettement deux noyaux, l’un à la tête, l’autre à la queue de l’épididyme, ce dernier plus gros. |

Le 17 juin, le malade se lève, portant un suspensoir ouaté.

Le 48 juin, le malade reste debout une demi-heure et fait le tour de la salle. :

Le 19 juin, bien portant au réveil, il ressent, vers 7 heures du matin, une douleur au niveau du testicule droit ; la glande n’a pas augmenté de volume ; l’'épididyme présente toujours ses deux noyaux, très douloureux à la pression.

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Température : Imatin 36°6 ; soir 37°8.

Calaplasmes laudanisés ; compresses humides ; repos.

Le 20 juin, le testicule droit à grossi de nouveau dans ‘a nuit, mais sans atteindre les proportions présentées au début de la maladie. Même consistance normale. Les deux uoyaux épididymaires persistent, Pas de douleurs spontanées.

Température : malin 36°4 ; soir 37°1.

Le 27 juin, le testicule qui a diminué peu à peu, a presque repris son volume normal.

Pas de douleurs spontanées ; douleur très légère à la pression des deux noyaux épididymaires.

Le 1% juiliet, cette pression n’est plus douloureuse.

Le 5 juillet, le malade quitte l'hôpital avec un testicule droit redevnu normal, mais on perçoit toujours deux noyaux épididymaires indurés. Plus de douleurs. Etat général excellent.

OBSERVATION XV (résumée) Dô (Thèse Lyon, 1900)

Orchite iégère de la convalescence chez un enfant de 10 ans

X.., âgé de 10 ans, présenta dans les premiers jours de décembre 1891, tous les signes d’une fièvre typhoïde ; fièvre typhoïde à forme sévère qui sembait entrer dans la période de convalescence, loïsque le petit malade se plaignit de vives douleurs dans le coude gauche,

Le Professeur Pontet constata les signes d’une ostéopériostite de l'extrémité postéro-supérieure du eubitus et décida une intervention chirurgicale.

Trois jours après cette intervention, le malade se plaignit d'une douleur dans le testicule gauche.

A l'examen, le Professeur Poncet constata un peu d’augmentation de volume de l'épididyme dans sa totalité avec hypertrophie légère du testicule et pensa qu'il s'agissait d'un peu de vaginalite exsudative ou d'une légère orchite concomitante. |

Les suites de cette orchiépididymite, traitée par le repos au lit et des applications chaudes, furent des plus simples. Elle guérit rapidement, et l'enfant n'en conserva par ja suite aucune trace. M. Poncet a revu plusieurs fois le malade : le testicule et l’épididyme ne présentent absolument rien d’anormal.

OBSERVATION XVI (résumée) Horivitz

(Philadelphia médical journal, 1898, in (hèse Blumenfeld)

Orchite suppurée. Présence dans le pus de cocci pyogènes. Absence de bacilles d'Eberth

Un médecin de 22 ans entra le 29 janvier 1898, à Jefterson-Hospital, pour une fièvre {yphoïde datant de dix jours.

La maladie suivit son cours ordinaire normalement et la défervescence étant survenue le 22 février, le malade sortit le 17 mars.

Le 28 mars, il fut pris sans cause apparente de douleur et de gonflement du testicule gauche. La douleur était angoissante et le gonflement s’accrûüt jusqu’à ce que le testieule eût atteint plusieurs fois son volume normal.

La douleur était plus intense que dans les orchites blennorragiques ; il y eut un peu de fièvre jusqu'au 2 avril. Pas d'écoulement .urétral. Un léger épanchement apparut dans la vaginale ; il n'y eut pas d’épididymite. É

Malgré le traitement, un abcès de la moitié gauche du scrotum se produisit, qui fut incisé le 23 avril.

La guérison fut complète 10 jours après.

L'examen du pus montra la présence de cocei pyogènes et non de bacilles typhiques.

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