CONCLUSIONS
I. — La fièvre typhoïde est susceptible d'entraîner des complications du côté des glandes génitales de l’homme.
IT. — Ces complications sont rares. Elles s’observent surtout de 16 à 32 ans et surviennent en général pendant la convalescence, rarement pendant le cours de la période fébrile.
Elles peuvent cependant marquer le début de la maladie et en constituer pendant un certain temps l'unique symptôme.
III. — Elles sont la conséquence de l'infection de la glande par le bacille d’Eberth ou, dans des cas très rares, par des microbes d'infection secondaire.
Cette infection peut se faire, exceptionnellement, par voie canaliculaire; dans la plupart des cas, par voie sanguine.
IV..— Le plus souvent, le testicule et l’épididyme sont pris simultanément. Assez souvent, le testicule est seul atteint; l’'épididyme l’est rarement.
VI. — L'orchi-épididymite débute brusquement par une douleur violente avec élévation marquée de la température.
La période d'état est généralement courte.
Elle évolue soit vers la résolution avec, parfois, atrophie légère ou persistance de noyaux indurés,
LApRE
soit vers la suppuration, avec élimination de tissu testiculaire.
VI. — Le pronostic vital n’est pas grave, mais le pronostic fonctionnel est sérieux, la suppuration el l'atrophie de la glande étant assez fréquentes.
VII. — L'orchi-épididymite typhoïdique ne présente pas de caractères cliniques permettant de la différencier des autres orchites infectieuses. Le diagnostic se fait d’après les commémoratifs et les examens de laboratoire.
VIII, — Le traitement est celui des autres orchites aiguës
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Le Président de thèse, P. ARDIN-DELTEIL.
< Vu :
Le doyen,
J. CURTILLET.
Alger, le 42 janvier 1914,