DU TRADUCTEUR. XXIII
sèment démontrée, parce que ces expériences sont du nombre de celles qui ne varient point selon le degré d'habileté personnelle de Fexpérimentateur . ou selon l'état de perfectionnement de la science, mais parce qu'elles reposent uniquement sur les perceptions les plus élémentaires, les plus infaillibles de nos sens. Après de telles preuves, il est donc permis de dire maintenant que le rôle de Bacon, dans l'histoire des sciences d'observation, fut à peu près celui de Julien rApostat dans l'histoire du christianisme, et que la seule place vraiment saillante qu'il occupera dorénavant dans les fastes du passé est celle du plus hardi et surtout du plus
heureux des mvstificateurs connus ; à ce t,'
titre il brillera, en les effaçant, au-dessus
du comte de Saint-Germain et de Cagliostro.
Pour démontrer tout cela, M. deLiebig
n'a point exigé qu'on le crût sur parole :