‹ Lord BaconChapitre 20 sur 53 · DU TRADUCTEUR. XXXI · texte numérisé non relu

DU TRADUCTEUR. XXXI

constances, Fécrit de Téminent savant est resté presque inconnu en France ^, où les hautes questions relatives au progrès de l'esprit humain ne manquent jamais d'attirer Tattention, surtout lorsqu'elles sont traitées par un homme qui lui-même a si largement contribué à ce progrès, j'ai cru que le moyen le plus propice pour

1. Une analyse de l'ouvrage de M. de Liebig^ publiée dans les Mondes de M. l'abbé Moigno (année 1864), fut le seul témoignage d'attention dont on crut, en France, devoir honorer, dans cette occasion, l'un des créateurs de la chimie organique moderne. Au reste, rien ne prouve mieux combien le Bacon de M. de Liebig était ignoré en France, que ce simple fait qu'il n'a jamais été mentionné dans la Revue des Deux-Mondes, ce qui évidemment ne serait pas arrivé si cet écrit, doublement recommandable par son importance et par le nom de son auteur, avait été connu des auteurs du célèbre recueil qui justifie si dignement son titre en faisant apprécier, avec autant d'habileté que d'impartialité, les produits les plus saillants de la littérature et de la science , dans tous les pays et dans toutes les langues. Je ne doute point que la Revue des Deux-Mondes ne s'empresse de réparer cette grave omission, et je m'estime heureux de lui en faciliter le moyen.

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