DU TRADUCTEUR. XLIX
cette manière que les luttes et les rivalités entre ces deux grands embranchements de Fintelligence humaine feront place à la concorde et à un respect réciproque. Chacune d'elles a son genre de mérite et ses défauts, en sorte qu'il peut s'établir une. compensation mutuelle ; car si les vérités des sciences .d'observation ont un critérium de certitude et un caractère de fixité que ne sauraient avoir les vérités des sciences philosophiques , eu égard à la différence des moyens d'investigation dont disposent les unes et les autres ; si les sciences d'observation ont seules le privilège de travailler à la prospérité matérielle de la société, tout en favorisant par suite la- solution des plus abstraites questions du monde intellectuel, n'oubhons pas que ces questions ellesmêmessont du ressort de la philosophie, et qu'elles s'imposent à l'hornme avec