DU TRADUCTEUR. XI
quinzième et seizième siècles, qui fixèrent mon attention , parce que les sciences naturelles , très-imparfaitement cultivées par les anciens , avaient pris dans ces siècles un essor particulier, et se trouvaient favorisées par l'esprit aventureux qui semblait pousser irrésistiblement les hommes à l'exploration des contrées les plus lointaines et les moins connues. Or, dans ces études, une chose m'avait toujours profondément frappé, à savoir : la stérilité et la complète insignifiance des écrits de Bacon, comparés non-seulement à ceux de ses contemporains, mais même à ceux de ses devanciers de plus de trois siècles , comme Albert le Grand , si judicieusement apprécié par M. Pouchet\ Toutefois, n'ayant ni le temps, ni l'intention de me livrer à un examen ap-
1. Voyez l'excellent ouvrage de ce savant, îïititulë : Histoire des Sciences naturelles au moyen àge^ ou AlLert