Moore, t. I , p. 227 et suiv
avait méooimn par une sorte de solidarité fatale et vengeresse. Marie ne fut pas plus heureuse que Byron^luiméme. Byron ne put jamais devenir complètement indifférent à cette destinée qu'il eût voulu mêler à la sienne. D parlait tour à tour dans des termes contradictoires, mais toujours émus, de celle dont le portrait ne quitta sa poitrine que devant celui de sa fille, et dont l'image garda toujours une place réservée du tabernacle de son cœur, n disait à Medwin :
Si j'avais épousé miss Ch..., peut-être le cours de ma vie eût-il été différent. J'ai été cependant sa dupe, mais son mariage n'a été rien moins que fortuné. A la fin, elle se sépara de son mari, et m'offrit une entrevue que je refusai, d'après le conseil de ma sœur. Je me rappelle Tavoir rencontrée depuis mon retour de Grèce; mais la fierté avait triomphé de l'amour, et cependant ce n'est pas avec une indifférence parfaite que je la vis'....
Le là juillet 1823, il écrivait de Gènes à son biographe français, sous l'empire de cet apaisement que donne le bonheur d'un attachement inspirateur et salutaire :
Une chose assez singulière, c'est que, tout jeune, je m'attachai beaucoup à la petite nièce et à l'héritière de M. Ghaworth, qui était au môme degré de parenté que mol avec lord Byron, et dans un temps où Ton supposa que les deux familles s'uniraient. Elle avait deux ans de plus que moi et nous étions souvent ensemble dans notre enfance. Elle épousa un homme d'une ancienne famille et très-respectable, mais son mariage ne fut pas plus heureux que le mien. Sa conduite, cependant fut irréprochable, mais leurs caractères ne sympathisaient pas, et ils finirent par se séparer. Je ne l'avais pas vue depuis