‹ Lord Byron, histoire d'un hommeChapitre 34 sur 104 · Moore, t. II, p. 185. — 2. Moore, t. I, p · texte numérisé non relu

Moore, t. II, p. 185. — 2. Moore, t. I, p

HISTOIRE D'UN HOMME. ITl

de Doncaster et s'ensevelissait huit jours chez un ami, marié et heureux, où, par un singulier ftc^sard, on le faisait coucher dans la maison où 3on père avait conduit lady Carmarthen, compromise par l'adultère et le' divorce. Et, par un effet plus étrange encore , et qui peipt bien cette âme o^obile , Byron , tpqché du contraste de ce bonheur domestique avec la maison de mauvais augure qui lui servait d'asile, retombait au désir de cette suprême expérience, la seule qui manquât à son désabusement : le mariage.

Ce serait maintenant le moment, si l'espace ne nous manquait pour cette intéressante étude, de feuilleter son journal^ si simple et si éloquent, si familier et si sublime, « où les mots sont des choses, » et où la vérité jaillit étincelante et sinistre du choc même des contradictions. Byron l'a ainsi expliqué, délîni, justifié :

Ce journal est un soulagement. Quand je suis fatigué (ce qui m'arrive en général), tout passe ici, et balaye de mon âme peines et ennuis. Mais je ne puis le relire; et Dieu sait combien il doit renfermer de contradictions. Si je suis sincère avec moi-même (car je crains qu'on ne se mente à soi-même autant qu'aux autres), chaque page doit contredire, réfuter, renier celle qui la précède *....

C'est ce journal qui seul pourrait nous livrer l'intelligence complète de Byron, le secret de ses tergiversations, de ses douleurs et de ses fautes. Jamais , depuis Job, le cœur humain sur son fumier n'a gémi d'une plainte plus poignante et plus vraie. Écoutons-l'y se

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