Moore, t. II, p
la page qui suit, et que nous avons en vain essayé de deviner :
Baldwin me talonne ponr que je présente la pétition des pauvres diables enfermés à Eingsbench (le Clichy de Londres,) Je me chargeai de celle de Gartwright, Tannée dernière; Stanhope et moi ^ous tînmes tète à toute la Chambre, et nous la défendîmes vaillamment; ootre opiniâtreté nous -valu^ môme quelques railleries et un peu de ridicule. Mais je ne suis pas « en veine » pour cette' affaire-ci. Eh bien ! si.,., eût été ici, elle me l'eût fait entreprendre. Voilà une femme qui, au milieu de toutes ses séductions et de tous ses charmes a toujours poussé uu homme vers la gloire et vers tout ce qui est utilp et bon, Si e}le fût restée, elle aurait été mon génie tutélaire....
Baldwin ne cesse de m'importuner ; mais, hélas! c je ne puis pas sortir, je ne puis pas sortir, » répétait le bouvreuil. Ah ! me voilà de niveau avec ce chien de Sterne, qui aimait mieux pleurer un âne mort que secourir sa mère vivante*. Misérable hypocrite, — lâche escUve , — sycophapte I Mais moi, je ne vaux pas mieux que lui. Je ne puis pas trouver le courage de prononcer un discours en faveur de ces malheureux; et trois mots et un demi-sourire de..., si elle était là, pour me le demander (et certes elle aurait insisté, du moins elle m'a toujours pressé de remplir mes devoirs de sénateur^ surtout pour la défense des faibles) ; trois mots et un demisourire auraient fait de moi leur avocat, sinon un éloquent orateur *.
Grâce au goût dépravé de Moore pour les initiales, rien ne nous indique quelle fut cette feiQme qui eût pu exercer, par trois mots et un demi-sourire, sur les pensées et les actions de Byron, une influence si salutaire et si décisive ; qui, si elle fût restée, eût été son génie tutélaire.