‹ Lord ByronChapitre 23 sur 116 · CHAPITRE CJNQLIFMK. 6t · texte numérisé non relu

CHAPITRE CJNQLIFMK. 6t

s'était imposé. Tout en accusant lord Byron d'être

cause de ses malheurs, elle en parle avec un mélange de ressentiment et de tendresse dans des vers fort curieux qu'elle fit en 1816, et qu'elle adressa à sa iille, ainsi que dans des stances à une de ses amies. Le hasard le plus singulier a fait tomher ces papiers entre mes mains. Comme ils n'ont jamais paru en Angleterre, j'ai hésité un moment si je les publierais ici ; mais je m'y suis décid|ée,en réfléchissant qu ils jettent du jour sur une des circonstances les plus importantes de la vie de lord Byron, et qu ils ne contiennent rien d'offensant pour personne : car lady Byron ne pouvait itre un juge impartial des torts de son mari; et s'il est vrai qu'elle Teût beaucoup aimé, et que la malveillance d'un tiers les eût désunis , elle avait trop souffert pour n être pas injuste. Quant à ses regrets, il me semble qu'ils ne peuvent que l'ho* norer.

11 y a, dans ces deux pièces de vers , quelques passages obscurs par l'expression, mais dont le sentiment se fait comprendre. Avant de les traduire, l'ai consulté un littérateur anglais, et je me suis attachée surtout à rendre le sens aussi clair que possible. Plusieurs comparaisons tirées de la sainte écriture annoncent une disposition religieuse et sévère. Des circonstances et des pensées sont quelquefois sous- entendues ou laissées dans le vague. On voit que ces vers s'adressaient à une

amie qui connaissait tous les détails de la vie de

lady Byron, et de ses chagrins.

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