‹ Lord ByronChapitre 8 sur 116 · CHAPITRE SFCOND · texte numérisé non relu

CHAPITRE SFCOND

sur les bords du Don (*). Ils montaient et marchaient tour à tour ; mais quand ils atteignirent un Tîeox pont jeté sur la rivière Byron arrêta Técolier et le supplia de mettre pied à terre et de le laisser passer seul avec le cheval, parce qu'il existait une vieille prophétie populaire qui disait que le pont de Balgounic tomberait si le fils unique d'une veuve et le seul poulain d*une jument y pas* saient à-la-fois. « Et qui sait , dit-il , si ce poidain nest pas le seul enfant d'une jument, et nous sommes tous deux fils de veuves; mais toi, tu as une sœur; et moi, personne que ma mère ne me pleurera. » Son camarade céda; mais aussitôt que Byron eut échappé aux dangers de ce terrible passage, Tautre enfant voulut absolument le tenter aussL 11 arriva sans accident sur Vautre bord , et

(*) Pedtt rivière qui a Mm cariHnidnure près ffAbcrdceo.

(**) a Le pont dttDuiiy fttkêét Ift vieille TÎIIed'AbefdecD, avec m graiwf a t avcbe, et leaouretprofiiiid connnt qui pUMit au-dcignat, Mtautsi pi*^ « sent à ma mémoire ([itai je raT«tivnliicr. le merappdîe encore , quoi-

u que peut-c'ire je le cite mal, le terrible proTeibe qui me fil m'arréter u araut <k- L- iiavcrser , puii eniuilc nj'appuyev sur îa rampe avec un u plauir eutauliu j car jVlais fils iiniqiir , du moiiu du côté de rua mère. <t Lr dictoD , s'il m'en snu^ itiit bien , ( je ne l'ai ni \u (icrit , ni entendu « députa l'âge de neuf aot ) , était ainai couçu ;

Bri§ of Bdgpame, Uach*9 jour wa* j Wi* a wilc^a ae jon and a mear^t aefiai, DooB 7« sludl fil*!

Foot «le Balgounie , votre mur eat noir ; si wi flb «nique et Tunique poulain d'une jument paMcnt à-la-lbii tur ▼OUiy vont loin- Wrei. » ( Mole de Loiu» Bybkui. )

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tous deux en conclurent très sérieusement que la

mere du petit cheval avait eu d'autres poulains.

Pendant son séjour à l école d* Aberdeen , Byron , quoique fort jeune, vivait déjà un peu à 1 écart Ses camarades se plaignaient de sa réserve et d'une sorte de dignité qu ils prenaient pour du dédain. Cependant, tous s'accordaient à lui trouver de la générosité et un cœur chaud. H supportait impatiemment les railleries sur sou iufirmité £n général, toute injustice le révoltait. Il fisiillit un jour être victime d'un malentendu. On voulut le fouetter pour une frute qu'il n'avait pas commise. Le surlendemain , arriva la nouvelle de la mort de son grand-oncle qui lui laissait, avec son titre, une fortune immense. On Tinscrivit sur la liste des écoliers comme Seigneur de Byrou. Au moment de lappel, on le nonmia Dominas de Byron, Un de ses camarades lui demanda pourc^uoi ou lui dounait ce titre; il répondit : « Je n'y suis pour rien. Hier, le hasard a manqué me (aire fouetter pour ce qu'uu autre avait lait; aujourd'hui, il nie lait lord, parce qu'un ai^tre a cessé de vivre. Dans tous les cas, je ue lui dois point de remercimens, car je ne lui ai rien demandé. » Le jeune Byron avait alors dix ans.

Cl tte élévation soudaine ue lui causa pas uue gnmde joie. Quelques-uns de ses compagnons

(*) n cuit Teuu au inoaJc avec lui pied coulre&U.

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S eloiguèreut de lui par envie ou par fierté ; l'habitude d'un respect servile pour le rang retint les autres à distauce , et il se trouva presqu'isolé. Il en éprouva un si vif chagrin, qu'il lui arrivait par fois d'en fondre en larmes.

Son tuteur, le comte de Carlisle, le fit passer au collège dUarrow; mais il n'y apporta point cette disposition à la docilité , si nécessaire pour les' études. Accoutumé à juger par lui-même, ennemi né de la routine, il trouva le système d'éducation absurde. Il se moqua du pédantisme des professeurs et de la nullité des élèves. Il' découvrit avec dégoût l'espèce de culte qu'on rendait à l'argent et aux titres Là commença son mépris pour les hommes. Après un séjour de six ans à Harrow, il se rendît au collège de la Trinité à Cambridge. Son amour pour l'indépendance n'avait filît que s accroître ; il offensa l'orgueil des docteurs , en ne voulant s'astreindre à attcune des règles de Tiiistruction. Il s'ai)|)liquait surtout à 1 étude det^ langues anciennes, et modernes.

n Voycs dans les poéties fttgicÎTet : Thoughts êuggetted by a CùiUge exammatioa.

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