‹ Lord Rutland est Shakespeare;Chapitre 1 sur 28 · AYANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AYANT-PROPOS

Bien qu il forme un tout complet et décisifs ce livre sera suivi d'un second — terminé à cette heure : les deux ont paru dans le Petit Bleu de Bruxelles, en 1 6g feuilletons^ du 4 avril au 23 septembre igii, sous le titre général: Rutland-Shakespeare.

Trois chapitres (dont les deux derniers ont subi des retnaniements) avaient d'abord paru, en igog, dans la Grande Revue de Paris.

Le présent volwne a pour but essentiel de mettre définitivement hors cause Shaxper ou Shagsbere de Stratford, suivant une rigoureuse méthode chronologique et une analyse serrée — ce qu'on n'avait pas encore tenté. Néanmoins, l'auteur réel <i'Hamlet, lord Rutland, entre en scène dans les deux premiers chapitres et fréquemment au cours des autres. Le premier seul suffit à convaincre tout homme de bonne foi qui connaît bien l'immense littérature shakespearienne et baconienne : aussi sa publication dans la Grande Revue nous at-elle valu de partout, même d'Amérique, des adhésions spontanées de personnalités compétentes. On en aura notamment quelque idée au deuxième chapitre.

VIll AVANT-PROPOS

Dans les pays où Ion sait que l'Art est la Vie suprême, que tout s'y subordonne comme le relatif à r Absolu^ on comprend natiu^ellement ce que signifie la solution du problème shakespearien. D'autant mieux que notre découverte, en soi déjà capitale, coïncide précisément, en outre, avec une phase littéraire ?iouvelle, celle de ridéalisme, qui va remplir ce siècle et les suivants: Lamartine a dit que le monde est jeune encore! Vienne le successeur des Flaubert et des Zola, et bientôt sera desséchée la fange malsaine qui déshonore à cette heure les lettres.

Ces quelques lignes suffisent pour marquer la double portée de notre œuvre. Nous reviendrons d'ailleurs làdessus dans le volume qui va suivre sous le titre de : l'Auteur d' « Hamlet » et son monde. On y trouvera r exposé et la réfutation de la théorie baconienne — sans laquelle pourtant notre sensationnelle exhumation eût été moins facile — et le dévoilement complet du mystère sans pareil: l'histoij^e de la Conspiration d'Essex, à laquelle Rutland prit une si grande part r les motifs de l'incognito qu'il dut garder ; et l'explication rationnelle et détaillée de son œuvre sublime — si déroutante, et pour cause, sous le prête-no fn habilement choisi de l' ex-boucher stratfordien. Le début du présent livre donne déjà, du reste, un sommaire aperçu de ces différents points.

Célestin Demblon.

Bruxelles, juillet 1912.

Page 1