‹ Lord Rutland est Shakespeare;Chapitre 17 sur 28 · DEUXIÈME CHASSEUR · texte numérisé non relu

DEUXIÈME CHASSEUR

Il se troiiverait étrange à son réveil.

LE LORD

Comme dans un rêve caressant ou dans une stérile illusion.. Relevez-le et combinons bien la plaisanterie. Portez-le doucement dans ma plus belle chambre et suspendez tout autour mes peintures légères; embaumez sa tête malpropre avec de l'eau chaude distillée, et brûlez du bois odorant pour rendre le logis agréable ; qu'une musique soit prête, quand il s'éveillera, à faire entendre un air suave et céleste ; et si, par hasard, il parle, soyez sur-le-champ attentifs, et dites, avec une profonde et humble révérence : <^ Qu'est-ce que votre honneur ordonne ? » Que l'un d'entre vous Je serve avec un bassin d'argent rempli d'eau de rose et couvert de fleurs.

Un autre portera l'aigrette, le troisième du linge damassé, et dira : « Plaît-il à votre seigneurie de se rafraîchir les mains ? » Que quelqu'un se tienne prêt avec un riche assor- ;timent et lui demande quel costuma il veut mettre ; qu'un autre lui parle de ses chiens et de son ch-eval, et lui dise que

sa dame pleure de le savoir malade; persuadez-le qu'il a été fou, et quand il déclarera qui il est, dites qu'il rêve, vu qu'il n'est rien d'autre qu'un puissant seigneur. Faites cela, et faites-le avec bienveillance, chers messieurs : ce sera une excellente distraction si tout est fait convenablement.

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