RESSENTIMENT DE PHILIPPE V
cessive au roi et à la reine d’Espagne, et précipitèrent l’exécution des desseins auxquels ils travaillaient déjà depuis quelque temps. Comme nous l'avons dit plus haut, l’Espagne ne pouvait obtenir de l’Empereur la délivrance des lettres d’investiture pour la succession éventuelle des duchés de Toscane, de Parme et de Plaisance, stipulée à Cambrai en faveur de don Carlos. Ces délais affectés indiquaient clairement un mauvais vouloir systématique, et George I" se considérait comme engagé d’honneur à faire rendre justice à l’Infant, de concert avec la France. Il fallait donc arracher à Charles VI un consentement trop longtemps attendu ; mais l’orgueil impérial regardait la fidélité du roi à ses engagements avec l’Espagne, comme un insigne outrage pour la maison d’Autriche, accoutumée depuis tant d’années à une complaisance aveugle de la part de l’Angleterre. Ne devait- elle pas compter encore plus sûrement
a dit qu’il sayait ce qui était dedans. La lettre est revenue entière en France. L’abbé de Livry reçut l’ordre de quitter Madrid dans les vingt-quatre heures. (Mathieu Marais, t. III, p. 163.)