REVIREMENT DANS SA POLITIQUE
leux, avec ordre de négocier directement une réconciliation avec Charles VI, en obtenant la main d’une archiduchesse pour l’un des Infants. Quelque étrange que puisse paraître ce projet, il fut poussé avec une activité fiévreuse par les deux partis, qui ne doutèrent plus de pouvoir poser ainsi les bases d’une puissance, la plus étendue et la plus despotique qu’on eût encore vue en Europe*.
Les choses en étaient là lorsque le renvoi de l’Infante vint mettre le comble à l’animosité de Philippe et de sa vindicative épouse contre la France. Rappelant aussitôt leurs plénipotentiaires de Cambrai, ils réclamèrent la seule médiation de l’Angleterre; mais le roi George, sentant combien l’amitié de la France lui était
concussions et d’immoralité : ou l’arracha de force de la maison de l'ambassadeur d’Angleterre, où il avait cherché un asile, et il fut enfermé dans la tour de Ségovie eu 172G. Parvenu à s’évader au bout de deux ans de captivité, il erra par toute l’Europe sans trouver d’emploi, et finit par se retirer au Maroc, où il prit le turban : il commanda une armée contre les Espagnols, mais il fut battu devant Ceuta. On le mit en prison, et il finit par mourir à Tétuan en 1737.