HÉSITATIONS DE LA FRANCE
Les difficultés de sa tâche étaient encore aggravées par les alarmes de George I", par la violence de lordTownshend, et ses dissentiments avec sir Robert Walpole, enfin par lès anxiétés des ministres anglais, qui les rendaient souvent injustes envers le cabinet de Versailles, en l’accusant de froideur, sans tenir assez compte de la délicatesse et des embarras de sa position. Convaincu de la nécessité de l’alliance anglaise, il n’en était pas moins opposé à une rupture ouverte avec un prince de la maison de Bourbon, oncle du roi Louis XV, et dont le trône avait coûté à la France tant de sang et de trésors. De là résultaient souvent de la lenteur et des oscillations dans la conduite des ministres, et leurs résolutions vigoureuses n’étaient dues qu’à l’énergie et à l’insistance de Walpole. Il était parvenu à se rendre agréable à la famille d’Orléans comme à celle de Bourbon, si profondément divisées, et il avait fait en sorte de ne blesser ni la France ni l’Espagne dans la question du renvoi de l’infante*. Cette conduite adroite lui attira les